Pédiatrie · neurodéveloppement
Troubles du neurodéveloppement de l'enfant : repérer tôt, orienter juste
Autisme, TDAH, trouble du développement intellectuel, troubles du langage, « dys », trouble de la coordination : ce sont des troubles fréquents, et le généraliste est souvent le premier médecin à pouvoir les repérer. Cette fiche donne la grille officielle de repérage par âge, les outils, les critères de chaque trouble, et surtout quoi faire sans attendre le diagnostic : bilans, plateforme, école, famille.
Pour les médecins généralistes, les internes, et les familles qui veulent comprendre. Ne remplace pas l'avis de l'équipe qui suit l'enfant.
La grille officielle de repérage, âge par âge
C'est la grille « Repérer un développement inhabituel chez les enfants de moins de 7 ans » de la Délégation interministérielle (annexe de la recommandation HAS 2020), dans sa deuxième édition de janvier 2024, avec son critère d'orientation vers la plateforme de coordination et d'orientation (PCO) ; et, pour les 7-12 ans, le volet médecin du livret de 2022.123 L'outil ne pose aucun diagnostic : il structure l'examen et prépare l'adressage.
Repérer un développement inhabituel
La synthèse reprend les items non acquis, les facteurs de risque et les comportements particuliers cochés : elle se colle dans la rubrique « Signes d'alerte » du formulaire d'adressage à la plateforme, qui demande aussi l'identité de l'enfant et de l'assuré, les bilans prescrits et l'accord du représentant légal.3 Les coordonnées de la plateforme s'affichent dans le générateur ci-dessous, une fois le département choisi.
Préparer le dossier pour la plateforme
Le médecin
L'enfant et sa famille
Antécédents, examen, évaluations déjà faites
Tableau du formulaire (cases étroites : quelques mots).
Évaluations et interventions (volet médecin).
Ce que je demande
Examens et bilans souhaités dans le parcours de la plateforme.
« Je retiens chez cet enfant » : réponses proposées d'après la grille, à vérifier.
Hypothèse(s) :
La plateforme destinataire
D'après l'annuaire officiel des plateformes du 2 septembre 2026, tel qu'imprimé.4 Choisir une plateforme remplit les champs ci-dessous, qui restent modifiables.
Formulaires officiels vierges : livret 0-6 ans à remplir (2024) ; pour les 7-12 ans, volet famille et volet enseignant, à donner avant la consultation.23 Le formulaire « à remplir » du livret 0-6 ans n'a pas de cases pour deux items de la version imprimable (« Utilise le je » à 24 mois, « Peut dialoguer en respectant le tour de parole » à 6 ans) : leurs réponses sont écrites dans le commentaire libre de la page. Le dossier reste à relire, dater, signer et tamponner.
Facteurs de risque et calendrier de suivi
La recommandation HAS de février 2020, portée par la Société française de néonatologie, classe les facteurs périnataux en « haut risque » et « risque modéré », et en déduit qui suit l'enfant et à quel rythme.1 Le facteur de risque se cherche au mieux en période prénatale ou périnatale ; sinon, il se recherche devant tout signe d'appel.
| Haut risque de TND | Risque modéré de TND |
|---|---|
| Grande prématurité < 32 SA (grade B) | Prématurité modérée 32 SA + 0 j à 33 SA + 6 j, ou tardive 34 SA + 0 j à 36 SA + 6 j (grade B) |
| Prématuré < 37 SA avec retard de croissance intra-utérin ou petit poids pour l'âge gestationnel (< 3e percentile ou < −2 DS) (grade B) | Petit poids pour l'âge gestationnel isolé (< 3e percentile ou < −2 DS) (grade B) |
| Encéphalopathie supposée hypoxo-ischémique avec indication d'hypothermie (grade B) | Encéphalopathie supposée hypoxo-ischémique de grade 1 (grade C) |
| AVC artériel périnatal (20e semaine fœtale → 28e jour) (grade B) | Malformation cérébrale ou cérébelleuse de pronostic indéterminé : agénésie isolée du corps calleux, ventriculomégalie > 15 mm, petit cervelet, kyste de la fosse postérieure (grade C) |
| Microcéphalie < −2 DS à la naissance vérifiée (grade C) ; macrocéphalie > +3 DS persistante (AE) | Exposition prénatale à l'alcool significative sans signe de fœtopathie (AE) |
| Antécédent familial de TND sévère au 1er degré (grade C) | Exposition prénatale à une substance psychoactive : psychotropes, substances illicites (grade C) |
| Infection congénitale symptomatique à CMV (grade C) et autres fœtopathies infectieuses (toxoplasmose, Zika, rubéole) | Choc septique avec hémoculture positive (grade C) |
| Méningo-encéphalite bactérienne ou herpétique (grade C) | Méningo-encéphalite à entérovirus (AE) |
| Cardiopathie congénitale complexe opérée : transposition des gros vaisseaux, hypoplasie du ventricule gauche (grade C) | L'environnement peut faire passer un enfant en haut risque (AE) : vulnérabilité socio-économique élevée (sans domicile, pauvreté, parent isolé, faible niveau scolaire parental), vulnérabilité psychoaffective (violences conjugales ou intrafamiliales, maltraitance ou négligence grave, trouble psychiatrique dans la famille). |
| Exposition prénatale à un toxique majeur : valproate (grade B), alcool sévère ou avec signes de fœtopathie (grade B) | |
| Chirurgie majeure, prolongée et répétée : cardiaque, cérébrale, abdominale, thoracique (AE) |
SA : semaines d'aménorrhée ; DS : déviation standard ; AE : accord d'experts. D'après la recommandation HAS 2020.1 La brochure de repérage ajoute à sa liste de haut risque le poids de naissance inférieur à 1 500 g et l'ictère néonatal sévère.3
Qui suit, et à quel rythme
- Tout enfant à risque
- Un médecin référent identifié dans le carnet de santé assure le suivi du neurodéveloppement. Signes d'appel recherchés à chaque examen obligatoire, en âge corrigé jusqu'à 2 ans chez le prématuré.
- Risque modéré
- Consultations de repérage par le médecin de première ligne (médecin habituel, PMI, médecin scolaire). Si plusieurs signes d'alerte : intervention précoce et orientation vers une consultation spécialisée en neurodéveloppement ou la PCO, consultation spécialisée dans les 3 mois.
- Haut risque
- Sortie de néonatologie avec un rendez-vous déjà fixé de consultation spécialisée en neurodéveloppement, par un médecin formé aux TND (hospitalier ou libéral, réseau de suivi). Test de repérage global standardisé à 9, 18, 24, 30-36 mois, 4 et 5 ans, et test spécifique pour tout domaine échoué.
- Doute après la consultation spécialisée
- Nouvelle évaluation clinique 3 mois plus tard, avec un nouveau test de repérage adapté. Si elle ne confirme toujours pas : retour au suivi habituel d'un enfant à risque.
- TND fortement suspecté
- Orientation « dans les meilleurs délais » vers bilans et rééducations, prescrits et coordonnés par le médecin référent ; forfait précoce de la PCO quand elle existe. Si trouble sévère, plusieurs domaines touchés ou absence d'amélioration après 3 mois d'interventions bien conduites : consultation diagnostique auprès d'une équipe multidisciplinaire.
Vers qui adresser, sans attendre le diagnostic
| Déficit repéré | Intervention précoce à prescrire (en gras : à prioriser) |
|---|---|
| Tonus, motricité, posture | Kinésithérapie, ergothérapie, psychomotricité |
| Oralité alimentaire et verbale | Orthophonie, kinésithérapie, psychomotricité, ergothérapie |
| Communication et langage | Orthophonie, ORL |
| Vision | Orthoptie, ophtalmologie |
| Comportement : anxiété, inhibition, agitation, régulation émotionnelle | Psychomotricité, éducation spécialisée, psychologie ou pédopsychiatrie |
| Coordination isolée (maladresse), motricité fine, graphisme | Ergothérapie, psychomotricité |
| Décalage global des acquisitions (suspicion de TDI) | < 4 ans : orthophonie, psychomotricité ; > 4 ans : idem, plus neuropsychologie si possible |
| Attention et fonctions exécutives | Neuropsychologie, ergothérapie, orthophonie, psychomotricité |
Tableau d'orientation de la HAS 2020, « simultanément ou en attente du diagnostic », à adapter à l'âge et au maillage local.1 En libéral, seules l'orthophonie, l'orthoptie et la kinésithérapie sont remboursées par l'Assurance maladie ; psychomotricité, ergothérapie et psychologie le sont dans le cadre du forfait de la PCO (section 10).35
Les outils de repérage validés en français
« Les tests ne remplacent pas l'expertise clinique. Ils sont utiles pour structurer l'examen clinique. »1 Deux familles : les tests globaux (tout le développement) et les tests spécifiques d'un domaine, à utiliser pour explorer ce que le test global ou la grille a mis en défaut. Aucun ne pose un diagnostic.
| Outil | Domaine | Âge | Qui / durée | Performances rapportées | Accès |
|---|---|---|---|---|---|
| ASQ-3 Ages and Stages Questionnaires | Global | 1 à 66 mois | Parents, 40 items dont 10 questions ouvertes ; 10-15 min, cotation 1-3 min | Se 86 %, Sp 85 %1 | Payant |
| IDE, version brève Inventaire du développement de l'enfant | Global | 15 mois à 6 ans | Parents, 70 items ; 5 min + 5 min | Se 84 %, Sp 92 %1 | Traduit en français |
| PEDS Parents' Evaluation of Developmental Status | Global | 0 à 7 ans 11 mois | Parents, 10 items ; 2 min | Se 75 %, Sp 74 %1 | Traduit en français |
| Denver (DDST), Brunet-Lézine révisé, test simplifié de Gesell | Suivi global du développement | Naissance à 6 ans (Denver) ; 2 à 30 mois (Brunet-Lézine) ; 4 semaines à 5 ans (Gesell) | Professionnel ; 4 domaines (motricité, motricité fine, langage, contact social) | Outils de positionnement par rapport au développement typique, pas des tests de dépistage à proprement parler16 | Denver et Gesell en accès libre (AFPA) ; Brunet-Lézine payant |
| IFDC Inventaires français du développement communicatif | Langage | 12, 18 et 24 mois | Parents ; 25 gestes à 12 mois, 97 mots à 18 mois, 120 mots à 24 mois ; 5-10 min | Repérage en percentiles (10e à 90e) ; pas de Se/Sp publiées dans la reco16 | Libre (ministère, AFPA) |
| ERTL4 Épreuve de repérage des troubles du langage à 4 ans | Langage | 3 ans 9 mois à 4 ans 6 mois | Médecin ; 3 épreuves obligatoires, 2 facultatives ; 5 min | Se 79 %, Sp 83 %1 | Payant (COM-Médic) |
| ERTLA6 Épreuve de repérage des troubles du langage et des apprentissages à 6 ans | Langage et apprentissages | 6 ans (GSM-CP) | Médecin ; 18 épreuves à partir d'une seule image ; 20 min | Se 79 %, Sp 87 %1 | Payant |
| M-CHAT-R/F Modified Checklist for Autism in Toddlers, Revised with Follow-up | TSA | 16 à 30 mois | Parents, 20 items oui/non ; puis entretien de suivi (Follow-up) si score 3-7 | Score 0-2 faible risque ; 3-7 risque moyen → entretien de suivi ; ≥ 8 risque élevé → adressage direct. Ancien M-CHAT (23 items, seuil 3) : Se 71 %, Sp 88 %16 | Libre (mchatscreen.com, version française) |
| Q-CHAT | TSA | 18-24 mois | Parents, 25 items cotés 0-4 | Non chiffrées dans la reco6 | Libre (Autism Research Centre) |
| SCQ Social Communication Questionnaire | TSA | ≥ 4 ans et âge mental > 2 ans | Parents, 40 items, 2 versions (vie entière, comportement actuel) ; court | Se 82 %, Sp 68 %1 | Payant |
| ASSQ Autism Spectrum Screening Questionnaire | TSA sans TDI | Enfants et adolescents | Parents, enseignant ; 27 items en 3 points ; seuil 20 | Non chiffrées dans la reco6 | Libre |
| AQ Autism-spectrum Quotient | TSA sans TDI | 12-15 ans (version adolescent) | Auto-questionnaire, 50 items ; seuil 26 en français | Non chiffrées dans la reco6 | Libre |
| SRS-2 Social Responsiveness Scale | TSA | 2 ans ½ à l'âge adulte | Parents et/ou enseignants ; 65 items ; 15-20 min | Compatible DSM-5 ; traduction en cours de validation lors de la reco6 | Payant |
| CBCL abrégé Child Behavior Checklist | Comportement | 18 mois à 5 ans | Parents, 52 items ; 15 min | Non applicable (profil, pas de seuil unique)1 | Payant |
| SDQ Strengths and Difficulties Questionnaire | Comportement | 3-16 ans | Parents, enseignant ; 25 items | Se 67-75 %, Sp 76-81 %1 | Libre (sdqinfo.org) |
| Profil sensoriel de Dunn (échelle courte) | Profil sensoriel | 3-11 ans | Parents, 38 items ; 15 min | Non applicable1 | Payant |
| BRIEF-P / BRIEF Behavior Rating Inventory of Executive Function | Fonctions exécutives | 2 à 5 ans 11 mois (BRIEF-P, 63 items) ; 5 à 18 ans (BRIEF, 86 items) | Parents, enseignant ; 10-15 min | Mesure la fréquence des difficultés exécutives ; validé en français17 | Payant |
| Échelles de Brown | Fonctions exécutives (TDAH) | 6-18 ans | Enfant, parents, enseignants | Référence DSM-5, validées en français ; cotation payante7 | Payant |
| ADHD-RS | TDAH | Enfants et adolescents | Parents et enseignants ; les 18 critères du DSM | Recense les critères ; ne fait pas le diagnostic7 | Libre |
| SNAP-IV | TDAH + trouble oppositionnel | Enfants et adolescents | Parents et enseignants | Critères TDAH et TOP ; ne fait pas le diagnostic7 | Libre |
| Conners (parents, enseignants) | TDAH | 6-18 ans | Parents, enseignants ; 10 items (index d'hyperactivité) à 5 min dans la version courte | Traduction non validée en français : « les algorithmes de cotation ne semblent pas suffisamment fiables pour être recommandés » ; utile pour le suivi17 | Payant |
| BMT-a / BMT-i Batterie modulable de tests, abrégée / intégrale | Langage écrit, cognition mathématique, langage oral, attention, graphisme | GSM à 5e (BMT-a) ; 4 ans à 13 ans (BMT-i) | Médecin, infirmier scolaire, psychologue ; 10 min (BMT-a) | Validée pour la BMT-i, dont la BMT-a est extraite1 | Payant (Ortho Édition) |
| QTAC / DCDQ-FE Questionnaire sur le trouble de l'acquisition de la coordination | Coordination | 5-15 ans | Parents, 15 questions ; 10-15 min | Non chiffrées dans la reco HAS ; seuils par tranche d'âge dans le manuel1 | Libre (dcdq.ca, version française) |
Tableau construit d'après l'annexe 2 de la recommandation HAS 2020 sur les TND, les annexes 2 et 3 de la recommandation HAS 2018 sur le TSA et le chapitre « outils » de la recommandation HAS 2024 sur le TDAH ; les sensibilités et spécificités sont celles qu'y rapporte la HAS, non recalculées.176 Les items des questionnaires soumis à droits (SCQ, Conners, BRIEF, ASQ) ne sont pas reproduits ici.
Six familles de troubles, un même réflexe : ne pas attendre
Les troubles du neurodéveloppement (TND) sont des affections qui débutent pendant la période du développement et dévient la trajectoire habituelle : ils entraînent « des difficultés significatives dans l'acquisition et l'exécution de fonctions spécifiques intellectuelles, motrices, sensorielles, comportementales ou sociales ».1 Leur origine est multifactorielle (génétique, épigénétique, environnementale), et ils sont très souvent associés entre eux.
La liste du DSM-5, telle que la HAS la reprend
Communication sociale altérée et comportements, intérêts ou activités restreints et répétitifs.
Voir la section →Inattention et/ou hyperactivité-impulsivité persistantes, inappropriées pour l'âge, dans au moins deux milieux.
Voir la section →Déficit du raisonnement et du fonctionnement adaptatif, débutant pendant le développement. Avant 5 ans : « retard global de développement ».
Voir la section →Trouble du langage oral (ex-dysphasie), trouble des sons de la parole, bégaiement, trouble de la communication sociale.
Voir la section →Lecture (dyslexie), expression écrite (dysorthographie), calcul (dyscalculie), malgré une scolarisation adéquate.
Voir la section →Trouble développemental de la coordination (ex-dyspraxie), mouvements stéréotypés, tics et syndrome de Gilles de la Tourette.
Voir la section →S'y ajoutent les TND « autres, spécifiés » (par exemple après exposition prénatale à l'alcool) ou « non spécifiés ». La HAS rappelle qu'il existe « un continuum entre ces différentes catégories nosographiques, parfois associées entre elles », et que les signes d'appel initiaux sont souvent communs : c'est pourquoi la paralysie cérébrale et les troubles de la vision et de l'audition sont traités dans la même démarche de repérage.1
Combien d'enfants ?
Il n'existe pas de chiffre national français pour l'ensemble des TND. Aux États-Unis, 17,8 % des enfants de 3 à 17 ans avaient un trouble du développement déclaré par les parents en 2015-2017, TDAH et troubles des apprentissages en tête.8 Par trouble, les estimations convergent :
| Trouble | Prévalence | Source |
|---|---|---|
| TDAH | 5,3 % des enfants et adolescents dans le monde, sans augmentation en trente ans à critères constants ; en France, 3,5 à 5,6 % des 6-12 ans ; deux fois plus de garçons. | Méta-analyses mondiales910 ; enquête française11 ; HAS 20247 |
| Trouble du langage | 7,6 % des enfants de 4-5 ans ont un trouble développemental du langage, 9,9 % un trouble du langage toutes causes confondues : « environ deux enfants par classe de 30 ». | Cohorte anglaise SCALES12 |
| Trouble du développement intellectuel | 10,4 pour 1 000, plus élevé dans les pays à revenu faible ou intermédiaire et dans les études portant sur des enfants. | Méta-analyse de 52 études13 |
| Trouble du spectre de l'autisme | Médiane mondiale 1 % (de 0,01 à 4,4 % selon les études), 4,2 garçons pour 1 fille, un tiers avec TDI associé. En France, le registre de Haute-Garonne passe de 2,1 ‰ en 2003 à 13,5 ‰ des enfants de 8 ans en 2024 (21,1 ‰ chez les garçons), hausse portée par les formes sans TDI ; âge médian au diagnostic : 4 ans. | Revue systématique14 ; registre français15 |
| Trouble développemental de la coordination | 1,7 % des enfants de 7 ans avec critères stricts ; environ 4,9 % en ajoutant les formes probables (341 enfants sur 6 990, calcul fait sur les effectifs publiés). | Cohorte anglaise ALSPAC16 |
| Troubles spécifiques des apprentissages | Les chiffres dépendent du seuil retenu et de la langue : voir la section 08. | |
| Après une naissance prématurée | À 5 ans et demi, troubles neurodéveloppementaux sévères ou modérés chez 28 % des enfants nés à 24-26 semaines, 19 % à 27-31 semaines, 12 % à 32-34 semaines ; troubles légers chez 38,5 %, 36 % et 34 % respectivement. | Cohorte française EPIPAGE-217 |
Les prévalences mondiales viennent de méta-analyses et dépendent des critères et des méthodes ; les données françaises sont régionales (registre) ou déclaratives (enquête téléphonique). Les hausses observées pour l'autisme tiennent pour une large part à l'élargissement des critères, à la substitution diagnostique et au repérage ; la part d'une augmentation réelle reste discutée (voir la section 17).1415
Pourquoi tout se joue sur le délai
- Le diagnostic n'est pas le préalable aux soins. Dès qu'un écart de développement est repéré, la HAS recommande de prescrire les premiers bilans, de débuter les rééducations utiles et la guidance parentale, et d'adresser en parallèle vers l'équipe de diagnostic : « cette évaluation ne doit en aucun cas différer la mise en place des interventions précoces ».1
- Les délais recommandés sont courts. Entre le repérage et le début des interventions : moins de 3 mois avant 18 mois, moins de 6 mois ensuite ; la consultation spécialisée en neurodéveloppement dans les 3 mois après la consultation de repérage.1 Pour l'autisme, consultation dédiée en soins primaires dans les 3 semaines après une inquiétude, et interventions débutées dans les 3 mois, « du fait de l'urgence développementale chez le jeune enfant ».6
- L'inquiétude des parents est un signe d'appel en soi, à tout âge, et doit donner lieu à un examen clinique détaillé du développement. De même « toute régression ou non-progression des acquisitions ».1
- Depuis 2019, il existe une porte d'entrée financée : les plateformes de coordination et d'orientation (PCO), saisies par le médecin de première ligne, organisent bilans et interventions sans reste à charge pour la famille, avant même le diagnostic, de 0 à 6 ans puis de 7 à 12 ans (section 10).12
Trouble du spectre de l'autisme (TSA)
Un enfant sur cent environ, diagnostiqué vers 4 ans dans le registre de Haute-Garonne. Le médecin de l'enfant le voit dans les 3 semaines, prescrit les premiers bilans, adresse en deuxième ligne et fait démarrer les interventions sans attendre le diagnostic.1415618
Repères
- Définition
- Trouble du neurodéveloppement associant des difficultés persistantes de communication sociale et des comportements, intérêts ou activités restreints et répétitifs, présents dès la petite enfance.6
- Les mots
- Depuis le DSM-5 (2013), « TSA » remplace les « troubles envahissants du développement » (dont le syndrome d'Asperger). « Psychose infantile » est un terme inapproprié ; un tel diagnostic ancien peut être réactualisé.618 « Enfant avec TSA » et « enfant autiste » coexistent ; la HAS a retenu « enfant autiste » en 2026.18
- Fréquence
- 1 à 2 % selon la HAS ; médiane mondiale 1 %.1418 En Haute-Garonne, prévalence à 8 ans de 2,1 ‰ en 2003 et 13,5 ‰ en 2024, hausse portée par les formes sans trouble du développement intellectuel (TDI), près de 70 % des cas récents.15
- Sexe
- 4,2 garçons pour une fille dans les études, plus près de 3 quand on dépiste toute la population : les filles semblent sous-diagnostiquées.1419
- Causes, facteurs
- Héritabilité d'environ 80 %.20 20 % des petits frères et sœurs d'un enfant autiste développent un TSA.21 Prématurité, valproate pendant la grossesse (risque absolu 4,4 % contre 1,5 % dans l'ensemble des naissances), alcool, anomalies génétiques (X fragile, SHANK3, sclérose tubéreuse).622 Aucun lien avec les vaccins (dont le ROR), le paracétamol pendant la grossesse ou les écrans.1823
- Évolution
- Durable ; la plupart des adultes ne vivent pas de façon indépendante, certains n'ont presque plus de symptômes.24 Une minorité ne remplit plus les critères, surtout sans TDI.625
Les critères
- A
- Déficits persistants de la communication sociale dans les trois domaines : réciprocité socio-émotionnelle ; communication non verbale ; relations (les nouer, les maintenir, les comprendre).6
- B
- Au moins deux sur quatre, actuels ou passés : stéréotypies (gestes, objets, langage) ; intolérance au changement, rituels ; intérêts restreints, anormaux par leur intensité ou leur but ; hyper- ou hyporéactivité sensorielle.6
- C, D, E
- Début précoce, mais parfois visible seulement quand les exigences sociales dépassent les capacités ; retentissement ; pas mieux expliqué par un TDI ou un retard global.6
- Préciser
- Niveau 1, 2 ou 3 selon l'aide requise ; avec ou sans déficit intellectuel, avec ou sans altération du langage, cause génétique ou environnementale connue, catatonie.6
Avec un TDI, on ne retient un TSA que si la communication sociale est plus altérée que le niveau de développement général. Sans critère B, il s'agit d'un trouble de la communication sociale (pragmatique), qui exclut le TSA.6
Les signes d'alerte
Autres signes majeurs : consultation dédiée dans les 3 semaines
- Tout âge Inquiétude des parents sur la communication ou le langage.6
- 12 mois Ni babillage, ni pointage à distance, ni « coucou », « au revoir ».6
- 18 mois Aucun mot.6
- 24 mois Pas d'association de deux mots qui ne soit pas une répétition (écholalie).6
Signes d'appel
- Avant 18 mois Aucun signe spécifique ; indices d'un TND s'ils persistent : bébé trop calme ou irritable, sommeil, refus des textures, colères, « n'aime pas » les bras, exploration inhabituelle des objets.6
- Vers 18 mois Au moins deux difficultés : engagement relationnel, attention conjointe et sourire partagé, réponse au prénom, compréhension et premiers mots, jeu d'imitation, réponses sensorielles.6
- Après 18 mois Difficultés relationnelles (amitiés, conversation, second degré) et intérêts ou comportements répétitifs.6
- Filles Repérées plus tard : comportements sociaux moins altérés, moins de comportements répétitifs.6
- Collège Formes sans TDI : signes révélés quand les exigences augmentent.6
À surveiller dès la fin de la première année : fratrie, prématurés, exposition prénatale à un antiépileptique ou à l'alcool, anomalie génétique connue (section 02).6
Repérer : les outils
- M-CHAT-R/F, 16-30 mois, 20 questions aux parents, cotation en moins de 2 minutes : 0-2 risque faible (le refaire après 24 mois si l'enfant est plus jeune) ; 3-7 entretien de suivi, positif si 2 items ou plus restent échoués ; 8-20 adressage direct. Libre : PDF officiel en français, à utiliser en entier.26 Positif après entretien : TSA dans 47,5 % des cas, autre difficulté de développement dans 94,6 %.27
- SCQ, après 4 ans (âge mental > 2 ans) : 40 items, payant ; sensibilité 0,88 et spécificité 0,72 à 9-10 ans (82 % et 68 % selon la HAS 2020).1628
- ASSQ, AQ, SRS-2 sans TDI : section 03.6
Un questionnaire positif signale un risque, pas un diagnostic. La HAS ne recommande pas de dépistage de toute la population ; l'Académie américaine de pédiatrie le recommande à 18 et 24 mois.629 La loi prévoit un examen de repérage des TND à 9 mois et dans l'année qui suit le 6e anniversaire.30
À quel âge peut-on poser le diagnostic
- Dès 18 mois ; avant, on parle de « trouble du neurodéveloppement ».6
- Stabilité : un diagnostic posé entre 12 et 36 mois se confirme dans 84 % des cas, 50 % seulement à 12-13 mois ; près d'un enfant autiste sur quatre n'est pas reconnu à la première évaluation : il faut le revoir.31
- Âge médian en France : 4 ans (Haute-Garonne).15
- Adolescence : un premier diagnostic reste utile, posé par une équipe pluriprofessionnelle.18
Les bilans
Risque confirmé : adresser sans attendre en deuxième ligne (CMP, CAMSP, CMPP, pédiatrie, libéraux coordonnés, plateforme : section 10) et lancer en parallèle bilans et interventions, dans les 3 mois. Doute : revoir dans le mois ; second avis demandé : donner ses observations par écrit. Le centre de ressources autisme (CRA) est réservé aux cas complexes.6
Examen de la vision (ophtalmologiste ou orthoptiste)
Bilan orthophonique de la communication et du langage oral, avec rééducation si nécessaire
Si difficultés motrices : bilan du développement moteur (psychomotricien, masseur-kinésithérapeute ou ergothérapeute)
Accueil en crèche et observation par l'équipe6
Deuxième ligne et examens
- ADOS-2 : observation de l'enfant en jeu, 30 à 45 minutes.6
- ADI-R : entretien avec les parents, 1 h 30 à 3 h, peu sensible avant 30 mois.6
- CARS-2 : sévérité, pas un outil diagnostique.6
- Vineland-II : autonomie et adaptation au quotidien.6
- WPPSI-IV, WISC-V, PEP-3 : niveau et profil cognitifs.6
- Orthophonie (dont pragmatique), psychomotricité, profil sensoriel.618
- Génétique : consultation proposée systématiquement, surtout si TDI ou dysmorphie ; à l'hôpital.618 En cas de retard, TDI ou TSA inexpliqués, l'ACPA (puce à ADN) trouve une cause dans 15 à 20 % des cas, l'exome dans 36 %.3233
- Neuropédiatre : régression, périmètre crânien anormal, crise, trouble moteur, prématurité, tableau atypique.6
- EEG, IRM, bilan métabolique : jamais systématiques, sur signe d'appel, en troisième ligne.6
Orthophonie et kinésithérapie sont remboursées ; psychomotricité, ergothérapie et psychologie passent par le forfait de la plateforme.34 Un diagnostic provisoire de TND permet d'ouvrir les droits MDPH et ALD, démarches du médecin traitant.6
La prise en soin
À la maison
- Guidance parentale dès la suspicion (PACT, JASPER), éducation thérapeutique, répit.18
- PACT (2-4 ans) : moins de symptômes autistiques sur l'ensemble de l'essai et de ses près de 6 ans de suivi, sans gain de langage.35
- Quotidien prévisible : emploi du temps visuel, phrases concrètes, changements annoncés.18
- Santé : sommeil, transit, dents, sport, vaccins habituels.18
À l'école
- Classe ordinaire d'abord, transitions préparées, harcèlement prévenu.18
- Sur notification MDPH : AESH, ULIS, autorégulation, UEMA dès 3 ans, UEEA, SESSAD, IME (section 11).18
Rééducations et interventions
- Dès les premiers signes, avant 6 ans : au moins 10 heures par semaine par des professionnels formés, plus les parents et la crèche.18
- Recommandées : EIBI (fondée sur l'ABA), ESDM, JASPER, PACT, TEACCH, interventions médiées par les parents ; grade B sur la communication sociale, sauf TEACCH.18 Preuves encore faibles pour l'EIBI.36
- Communication alternative (pictogrammes, tablette) dès le début, sans prérequis.18
- 6-12 ans : TCC (grade C) ; groupes d'habiletés sociales de 6 à 19 ans, sans handicap intellectuel (grade B).18
- Réévaluer chaque année ; sans progrès en quelques mois, changer d'approche.18
- Non recommandés : psychanalyse, packing, 3i, Son-Rise®, Doman-Delacato, Feuerstein, Padovan, communication facilitée et Rapid Prompting Method, Saccade®, intégration auditive (Tomatis), réflexes archaïques, neurofeedback, Snoezelen ; méfiance envers toute méthode promettant la guérison ou exigeant l'exclusivité.18
- Régimes sans gluten ou caséine et compléments alimentaires, sauf intolérance ou maladie digestive prouvée.18
- Sécrétine, chélation, oxygénothérapie hyperbare.37
Aucun médicament ne traite l'autisme : mélatonine pour un trouble chronique du sommeil, en complément des mesures comportementales ; psychotropes exceptionnels initiés par un spécialiste (section 12).18
Les troubles associés
- TDI : un tiers.14
- TDAH : 28 % (section 05).38
- Anxiété : 20 % ; dépression : 11 %, idées suicidaires à demander à l'adolescence.1838
- Troubles du sommeil : 13 % de troubles diagnostiqués, insomnie fréquente.1838
- Épilepsie : 12 %.39
- Sélectivité alimentaire, constipation, douleur exprimée par agressivité ou retrait.18
Estimations de méta-analyses, études très hétérogènes. Voir la section 13.
Ce qui peut y ressembler
- Surdité, basse vision → trouble relationnel chez un enfant qui entend ou voit mal → ORL, ophtalmologiste.6
- Carence grave, trouble de l'attachement → négligence → évaluation pluriprofessionnelle, sans confondre autisme et maltraitance.618
- Trouble du langage → difficultés sociales secondaires, sans critère B → orthophonie (section 07).6
- TDI ou retard global → communication au niveau du développement → psychométrie (section 06).6
- Anxiété sociale, mutisme sélectif → retrait sans retard de communication, échanges normaux ailleurs.6
- Landau-Kleffner, Rett → perte du langage avec crises (3-7 ans), régression (1-4 ans) → neuropédiatre.6
- TOC, schizophrénie débutante → adolescent ; stéréotypies, intérêts restreints, croyances atypiques → pédopsychiatre.6
Détail en section 14.
Risque confirmé : adresser sans attendre, prescrire audition, vision, orthophonie et crèche.6 Doute : revoir dans le mois.6
Guidance parentale dès la suspicion, méthodes non recommandées écartées.18
Rester référent : sommeil, épilepsie, douleur, MDPH, ALD, génétique.618
Trouble déficit de l'attention avec ou sans hyperactivité (TDAH)
Environ un enfant sur vingt ; le symptôme central est l'inattention, pas l'agitation. Le généraliste repère, élimine ce qui l'imite, lance guidance parentale et aménagements scolaires sans attendre, puis adresse au médecin spécialisé du TDAH.7
Repères
- Définition
- Trouble du neurodéveloppement : inattention, avec ou sans hyperactivité et impulsivité, d'intensité inadaptée à l'âge, qui altère la vie scolaire, familiale et sociale ; chronique a priori.7
- Les noms
- « Troubles hyperkinétiques » (CIM-10), « hyperkinésie », THADA (jusqu'en 1994) ; aujourd'hui TDAH (CIM-11 : 6A05).740
- Fréquence
- 5,29 % des moins de 18 ans dans le monde9 ; 3,5 à 5,6 % des 6-12 ans en France11 ; environ 3 % des adultes.7 À méthode constante, la prévalence n'a pas augmenté en trente ans : c'est le diagnostic qui est plus souvent posé.1041
- Sexe
- Deux garçons pour une fille ; les filles, plus souvent inattentives, sont moins bien repérées.741
- Causes
- Héritabilité supérieure à 70 %7 ; risque triplé chez les grands prématurés.41 L'adversité psychosociale n'en est « ni une cause unique » ni un motif d'exclure le diagnostic.7 Le sucre ne modifie pas le comportement.42
- Évolution
- L'agitation s'atténue à l'adolescence, l'inattention persiste, l'impulsivité expose aux conduites à risque.40 À 25 ans, 15 % remplissent encore tous les critères, 65 % en comptant les rémissions partielles.43 Blessures accidentelles majorées de 40 à 50 %41 ; mortalité doublée, d'abord par accident.44
Les critères
Diagnostic clinique (DSM-5-TR ou CIM-11) : aucun examen ni biomarqueur ne le confirme.7
| A1 — Inattention : souvent… | A2 — Hyperactivité-impulsivité : souvent… |
|---|---|
| néglige les détails, fautes d'étourderie | remue mains ou pieds, se tortille |
| peine à soutenir son attention | se lève quand il devrait rester assis |
| semble ne pas écouter quand on lui parle | court, grimpe à contretemps (adolescent : agitation ressentie) |
| ne termine pas devoirs et tâches | peine à jouer calmement |
| s'organise mal (étapes, affaires, temps) | « monté sur ressorts » |
| évite l'effort mental soutenu | parle trop |
| perd ses affaires | répond avant la fin de la question |
| se laisse distraire | peine à attendre son tour |
| oublie dans la vie quotidienne | interrompt, s'impose |
D'après l'annexe 3 de la HAS 2024.7
- Seuil : au moins 6 symptômes sur 9 dans une dimension (5 dès 17 ans), depuis au moins 6 mois, inadaptés au développement, et pas seulement de l'opposition ou une incompréhension des consignes.7
- Début : certains symptômes avant 12 ans (7 ans dans le DSM-IV).740
- Au moins deux milieux (maison, école, loisirs), retentissement significatif.7
- Exclusion : pas mieux expliqué par un autre trouble mental ou une substance ; le TSA n'exclut plus le diagnostic.7
- Présentations : combinée (F90.2, la plus fréquente en consultation), inattentive (F90.0), hyperactive-impulsive (F90.1) ; elles varient avec l'âge. Sévérité : légère, modérée, sévère.7
- Normal ou non : l'agitation du jeune enfant est banale ; alertent une intensité, une durée et un retentissement disproportionnés pour l'âge.7 Un enfant calme en consultation n'élimine rien : l'attention tient en tête-à-tête.740
Les signes d'alerte
Aucun signe n'est spécifique : on évoque un TDAH devant plusieurs plaintes durables, dans plusieurs milieux.40 Grille par âge : section 01.
Ce qui presse : avis spécialisé rapide
- tout âge Accidents à répétition : fractures, points de suture, enfant qui échappe à la surveillance.5
- tout âge Exclusions répétées.7
- tout âge Épuisement parental, soupçon de maltraitance.40
- avant 5 ans Retentissement qui impose d'intervenir tôt : équipe de niveau 2.7
- adolescent Irritabilité récente, idées suicidaires rarement dites, substances.7
Signes d'appel
- maternelle Agitation incontrôlable avec mise en danger.3
- 6 ans Ne tient pas dix minutes sur une activité qui l'intéresse, sans recadrage.3
- primaire « Dans la lune », tâches non finies.5
- primaire « Curieux et intelligent mais a des résultats scolaires mauvais ou irréguliers ».5
- primaire Pas d'amis bien que de bon contact.5
- collège-lycée Travail personnel qui se dégrade quand la demande attentionnelle augmente.40
- collège-lycée Faible estime de soi, conflits familiaux, conduites à risque.75
Repérer : les outils
Aucune échelle ne fait le diagnostic. Aucune échelle gratuite n'est validée en population française.740 Tableau général : section 03.
- SNAP-IV 26 : critères TDAH et opposition, parents et enseignant, libre ; proposée au premier recours « à titre d'exploration ».740 Seuil américain (score moyen par item, parents) : au-delà de 1,2, problème probable (rapport de vraisemblance supérieur à 10) ; au-delà de 1,8, TDAH plus probable (supérieur à 3).45
- ADHD-RS : les 18 critères, parents et enseignants, libre ; normes américaines par âge et sexe (5-17 ans), sans seuil unique.746
- Conners : payante, traduction non validée selon la HAS7 ; la version courte parents de Lausanne a pourtant été validée chez des écoliers français.47
- Brown (6-18 ans) et BRIEF (2-18 ans) : fonctions exécutives, validées en français ; cotation payante pour Brown.7
- Livret 7-12 ans : items attention, agitation, impulsivité pour enseignant et parents.2
À quel âge peut-on poser le diagnostic
- Pas d'âge minimal, mais prudence accrue avant 5 ans ; accompagner sans attendre l'étiquette.7 Aux États-Unis, le médecin de premier recours évalue dès 4 ans.48
- Le plus jeune de la classe a 1,34 fois plus de risque d'être diagnostiqué : juger l'enfant à son âge, pas à sa classe.49
- Sans diagnostic, la PCO (0-12 ans) peut être saisie dès un écart de développement (section 10).7
Les bilans
Niveau 1 (généraliste, pédiatre, médecin scolaire) : repérage, premières mesures. Niveau 2 : médecin « spécialisé » du TDAH (pédopsychiatre, psychiatre, pédiatre, neuropédiatre, neurologue, ou médecin formé), en ville, CMP, CMPP ou CAMSP : diagnostic en plusieurs consultations, dont une en présentiel. Niveau 3 : centres experts des CHU.7
Le généraliste : poids, taille, IMC, périmètre crânien ; pression artérielle et pouls de référence ; vision, audition, examen neurologique, peau (taches café-au-lait, traces de coups), puberté ; sommeil, écrans, consommations ; questionnaire, bulletins et cahiers de l'école.740
Bilan psychomoteur des fonctions motrices et du graphisme.
Sur point d'appel seulement ; diagnostic et interventions n'attendent pas ces bilans.7 En libéral, orthophoniste, orthoptiste et kinésithérapeute sont remboursés ; psychomotricien, ergothérapeute et psychologue ne le sont pas, sauf forfait PCO ou aide de la MDPH.5
- Bilan neuropsychologique (WISC, TEA-Ch, KiTAP, NEPSY-2) : inutile au diagnostic, recommandé si troubles associés multiples, suspicion de trouble du développement intellectuel ou forme sévère ; un résultat normal n'élimine rien.740
- Aucun examen systématique ; ferritinémie si impatiences des jambes, ORL si ronflement avec pauses, EEG si absences.7
- Avant méthylphénidate, pas d'ECG systématique ; avis cardiologique ou ECG si cardiopathie congénitale, mort subite d'un parent du premier degré avant 40 ans, souffle ou hypertension.7
La prise en soin
À la maison
- Psychoéducation de l'enfant et des parents dès le diagnostic (grade B).7
- Programme d'entraînement aux habiletés parentales en première intention (grade C), en groupe de préférence, dès la suspicion.7 Avant 6 ans, il réduit modérément les symptômes rapportés par les parents.41
- Programmes validés : Barkley (3-12 ans et adolescents), Ces années incroyables (3-6 ans), Triple P (0-12 ans), thérapie d'interaction parent-enfant (2-7 ans).7
- Sommeil : horaires réguliers, lumière le jour, calme le soir, apnées éliminées.7 En deuxième intention, mélatonine à libération prolongée (Slenyto®), instaurée par un médecin expérimenté.50
- Activité physique soutenue au moins 30 minutes trois fois par semaine ; alimentation équilibrée, sans éviction ni supplément.7
À l'école
- Aménagements dès la suspicion : PPRE en attendant, PAP sur avis du médecin scolaire, PPS si handicap reconnu, PAI si médicament à l'école.7
- Une consigne à la fois, place près de l'enseignant, « missions » pour bouger, pas de récréation confisquée.7
- Examens : pauses avec temps compensatoire dès la première heure plutôt que tiers-temps systématique ; AESH non systématique si TDAH isolé léger ou modéré (section 11).7
Rééducations et interventions
- Thérapies comportementales, cognitives et émotionnelles si anxiété, dépression ou débordements émotionnels (grade C), plus efficaces chez l'adolescent s'il est motivé ; éducation thérapeutique.7
- Orthophonie, psychomotricité, ergothérapie quand les bilans révèlent un trouble associé.7
- Non recommandés : neurofeedback, entraînement cognitif sur application, pleine conscience, psychanalyse, kinésiologie, ostéopathie, acupuncture.7
Médicaments. Méthylphénidate à libération prolongée en première intention (grade A), dès 6 ans si le non médicamenteux ne suffit pas, rapidement après la psychoéducation dans les formes sévères ; avant 6 ans, hors AMM, par une équipe de niveau 2.7 Premier choix à court terme chez l'enfant et l'adolescent51 ; il ne favorise pas l'abus de substances (31 % de moins sous traitement).52 Ensuite : lisdexamfétamine (Xurta®)53, atomoxétine en accès compassionnel, clonidine hors AMM.7 Primo-prescription et renouvellement annuel : psychiatre, pédiatre ou neurologue, en ville comme à l'hôpital depuis le 13 septembre 2021 ; renouvellements mensuels par tout médecin, qui peut adapter la dose ; taille, poids et appétit tous les 3 mois, pression artérielle et pouls au moins tous les 6 mois.7 Détails : section 12.
Les troubles associés
- Au moins un chez 66 % des enfants nouvellement diagnostiqués : apprentissages 56 %, sommeil 23 %, opposition 20 %, anxiété 12 %.54
- Troubles des apprentissages : 45 % en moyenne (troubles dys).55
- TSA : critères remplis par 21 % des enfants avec TDAH (TSA).56
- Trouble développemental de la coordination (ce qu'on appelait dyspraxie), tics : fréquents (TDC, troubles associés).7
- Opposition : fréquente, mais elle « n'est pas un symptôme de TDAH ».7
- Anxiété, dépression ; idées et tentatives de suicide deux fois plus fréquentes.7
- Énurésie, obésité, épilepsie ; addictions plus précoces, à chercher dès le collège.7
Ce qui peut y ressembler
- Déficit auditif ou visuel → « n'écoute pas » → vérification systématique.7
- Apnées du sommeil → ronflement, pauses, fatigue au réveil → ORL (végétations, amygdales).7
- Jambes sans repos (11 à 43 % des enfants avec TDAH57) → impatiences du soir soulagées par le mouvement → ferritinémie.7
- Absences épileptiques → suspensions brèves de la conscience → avis neuropédiatrique, EEG.7
- Anxiété, dépression, trouble de l'adaptation → début tardif ou lié à un événement → traiter, puis réévaluer.7
- Maltraitance, harcèlement → « à envisager systématiquement » → protéger avant d'étiqueter.7
- Thyroïde, plomb, alcool prénatal, corticoïdes, syndromes génétiques → anamnèse, examen, dosages orientés (section 14).7
Trouble du développement intellectuel (TDI)
Un raisonnement et une autonomie nettement en deçà de l'âge, installés dès l'enfance. Avant 5 ans on parle de retard global de développement, et l'on n'attend ni le diagnostic ni la cause pour rééduquer.
Repères
- Définition : limitation du fonctionnement intellectuel (raisonnement, abstraction, jugement) et du fonctionnement adaptatif (habiletés conceptuelles, sociales, pratiques), apparue pendant le développement.5859
- Les mots : « retard mental », puis « déficience intellectuelle » ou « handicap intellectuel », aujourd'hui « trouble du développement intellectuel » (DSM-5-TR ; CIM-11, en vigueur depuis janvier 2022).585960 Ce n'est pas une maladie dont on guérit : on parle de soutien, de stimulation, d'adaptation.58
- Fréquence : 10,4 pour 1 000 (méta-analyse de 52 études), davantage chez l'enfant.13 En France : forme légère 10 à 20 pour 1 000, forme sévère 3 à 4 pour 1 000 ; 1,2 à 1,9 garçon pour 1 fille.61
- Causes : génétiques (plus de 700 gènes connus, mutations souvent non héritées) ou environnementales (alcool pendant la grossesse, infections congénitales, grande prématurité, encéphalite, traumatisme crânien).586162 Une cause est trouvée dans 75 % des formes sévères, 20 % des légères ; les formes légères sont plus fréquentes en milieu défavorisé.61
- Évolution : trouble durable, trajectoire non écrite d'avance.58 Espérance de vie réduite d'environ 20 ans ; 37 % des décès évitables par des soins de qualité, contre 13 % en population générale (enquête anglaise).6364
Les critères
- A. Intelligence
- Raisonnement, planification, abstraction, jugement et apprentissages déficitaires à l'examen clinique et à un test individuel standardisé : QI autour de 70 (2 écarts-types sous la moyenne, 2,3 % de la population), marge d'erreur d'environ 5 points.596165
- B. Autonomie
- Sans aide, autonomie et responsabilité sociale en deçà de l'âge : environ 2 écarts-types sous la moyenne à une échelle standardisée, dans un domaine (conceptuel, social, pratique) ou au total.5965
- C. Début
- Enfance ou adolescence ; l'association américaine AAIDD fixe la limite à 18 ans.6165
- Un QI seul ne suffit pas : l'échelle d'autonomie évite faux positifs et faux négatifs, surtout dans la forme légère.61
- La sévérité (légère, moyenne, grave, profonde) se définit par l'autonomie et le besoin de soutien, plus par le QI comme au DSM-IV.658
- Un QI entre 70 et 85 n'est pas un TDI : c'est le « fonctionnement intellectuel limite », que le DSM-5-TR ne range pas parmi les troubles.59
Les signes d'alerte
Plus la forme est sévère, plus les signes sont précoces ; une forme légère peut passer inaperçue jusqu'à l'école.61 Repères par âge : section 01.
- Tout âge Régression (perte de mots, de la marche, du contact) : adresser sans attendre, avis neuropédiatrique.63
- Tout âge Inquiétude des parents, acquisitions qui ne progressent plus.1
- Tout âge Périmètre crânien anormal, examen neurologique anormal, crises, traits morphologiques particuliers, malformations : avis neuropédiatrique ou génétique.666
- 0-6 mois Hypotonie franche, contact oculaire pauvre, pas de sourire-réponse, pas de préhension volontaire : forme sévère ou cause organique probable.61
- 1-5 ans Retard de langage, de marche, agitation, agressivité : formes moyennes.61
- 18 mois-2 ans Pas de marche à 18 mois, pas de langage à 2 ans : parfois simple variante ou manque de stimulation ; stimuler et réévaluer.61
- 0-6 ans Retard dans au moins deux domaines (motricité, langage, socialisation, cognition après 4 ans) : seuil d'orientation vers la plateforme.13
- École, collège Échec scolaire global, troubles des conduites, dépression : révélation des formes légères.61
Repérer : les outils
Aucun questionnaire n'est propre au TDI : jugement clinique et outils de développement global.61 Tableau complet : section 03.
- Grille « Repérer un développement inhabituel » (0-6 ans) : médecin ; gratuite (handicap.gouv.fr) ; sert de formulaire d'adressage à la plateforme.3
- ASQ-3 (1 à 66 mois, Se 86 %, Sp 85 %) et IDE brève (15 mois à 6 ans, Se 84 %, Sp 92 %) : questionnaires parentaux de développement global, 5 à 15 min.1
- Livret 7-12 ans : volets famille, enseignant, médecin ; le médecin décide de l'adressage.2
À quel âge peut-on poser le diagnostic
- avant 3 ans Formes graves et profondes : diagnostic possible ; « pas de TDI avant 5 ans » est une simplification.5861
- 4-5 ans Forme moyenne : confirmée à la première psychométrie avec évaluation de l'autonomie.5861
- école, collège Forme légère : l'écart se révèle quand les exigences scolaires montent.58
- Avant 5 ans : « retard global de développement », diagnostic d'attente ; les quotients de développement du petit prédisent mal le QI ultérieur.5861
- L'épreuve du temps : rattrapage sous rééducation = variante du développement ; retard persistant après 6 mois à un an de rééducation bien conduite = TND suspecté.58 Pas d'amélioration après 3 mois : consultation spécialisée.1
Les bilans
Le médecin traitant objective le retard, vérifie audition et vision, examine, prescrit, adresse à la plateforme (section 10).1 Le diagnostic revient à un pédiatre, neuropédiatre ou généticien formé au neurodéveloppement, sur les évaluations des psychologues et rééducateurs.58
Bilan psychomoteur, avec rééducation si nécessaire.
Consultation ORL avec examen de l'audition adapté à l'âge.
Consultation ophtalmologique, avec bilan orthoptique si nécessaire.
Après 4 ans, ajouter si possible la neuropsychologie.1 Orthophonie, orthoptie et kinésithérapie sont remboursées par l'Assurance maladie ; psychologue, psychomotricien et ergothérapeute libéraux ne le sont pas, sauf par le forfait de la plateforme (barème : section 10).34
Les tests du diagnostic (psychologue)
- WPPSI-IV : 2 ans ½ à 7 ans ½, environ 60 min.6
- WISC-V : 6 ans à 16 ans 11 mois, environ 60 min, QI total et 5 indices.6
- K-ABC-II, NEMI-2 : autres batteries validées ; SON-R, matrices de Raven si le langage manque, sans valeur de QI complet.661
- Brunet-Lézine révisé (2 à 30 mois), Bayley : quotient de développement, pas un QI.661
- Vineland-II : entretien avec un parent, 0 à 90 ans, 30 à 60 min ; seule échelle d'autonomie normée en français selon l'Inserm 2016.661 ABAS-II : 0 à 89 ans, parent ou enseignant.65
- Version récente exigée : les tests anciens surestiment le QI (effet Flynn).61
Chercher la cause
- La clinique d'abord : arbre généalogique (consanguinité, autres TND, fausses couches), grossesse, croissance et périmètre crânien, examen morphologique et neurologique.661 Étape la plus rentable : anomalie à l'examen neurologique dans 43 % des cas, à l'examen morphologique dans 39 à 81 %.67
- ACPA (puce à ADN) et X fragile : première intention quels que soient le sexe et la sévérité, le plus souvent via la consultation de génétique, en établissement de santé.6616668 L'ACPA trouve une cause dans 15 à 20 % des cas, le caryotype dans 3 %.32
- Exome, génome : l'exome trouve une cause dans 36 % des TND, 31 % quand le trouble est isolé, 53 % quand il s'accompagne d'autres atteintes (par exemple des traits évoquant un syndrome de Rett).33 En France (DEFIDIAG), chez l'enfant jamais testé : 17 % avec la stratégie de référence, 42 % avec le génome en trio.69 La « déficience intellectuelle » est une préindication du Plan France médecine génomique.70
- IRM cérébrale : pas systématique (anomalie dans 30 % des cas, diagnostic dans 0,2 à 3,9 %, souvent sous anesthésie) ; si périmètre crânien ou examen neurologique anormal, régression, marche non acquise à 2 ans, retard sévère.6166
- Bilan métabolique : 1 % de rendement sans signe d'appel ; vérifier que le dépistage néonatal (phénylcétonurie, hypothyroïdie) a été fait.6166
- EEG : sur point d'appel (crises, régression du langage).6
- Pas de cause : réévaluer régulièrement, les techniques progressent.61
La prise en soin
À la maison
- Guidance parentale dès le repérage, activités à domicile, crèche ou multi-accueil ; l'intervention marche mieux quand les parents y participent.161
- Communiquer avant de parler : gestes, pictogrammes, puis si besoin communication alternative (PECS, Makaton, tablette à synthèse vocale), qui facilite ensuite la parole.61 Même outil pour tous les adultes.58
- Bouger plusieurs fois par semaine ; soutenir la famille (information, répit, fratrie).58
À l'école
- Supports concrets, consignes en étapes, rappel des acquis, textes en FALC (facile à lire et à comprendre), outils numériques.71
- Lire, écrire, compter à partir de la vie quotidienne (cuisine, courses).71
- Aménagements d'examens demandés dès la rentrée à l'enseignant référent.71
- Dispositif selon le profil : classe ordinaire avec AESH, ULIS, IME ; SESSAD sur les lieux de vie.6172 PPS, MDPH : section 11.
Rééducations et interventions
- Orthophonie et psychomotricité d'abord ; ergothérapie pour les gestes du quotidien ; neuropsychologie après 4 ans.158
- Délai entre le repérage et le début des interventions : moins de 3 mois si l'enfant a moins de 18 mois, moins de 6 mois ensuite ; on n'attend pas le diagnostic pour commencer.1
- Santé somatique : dents, vue, audition (appareiller même une perte légère), poids, sommeil, épilepsie.61
- Comportement-défi (automutilation, agressivité) : chercher d'abord une douleur (dents, otite, constipation, reflux, fracture, infection), puis un trouble psychique, un défaut de communication, un environnement inadapté.6172
- Aucun médicament ne traite le TDI.5861 Psychotropes surprescrits ; seule la rispéridone a des essais contrôlés (agressivité), de preuve fragile : section 12.61
Les troubles associés
- Troubles psychiques : 30 à 50 % des enfants et adolescents avec TDI.73 Anxiété : 9 % contre 3,5 %.61
- TSA : 18 à 40 % des personnes avec TDI ; un tiers des enfants autistes ont un TDI.1461
- TDAH : 11 à 50 %, contre environ 5 % des enfants.61
- Épilepsie : 22 % ; environ 3 % (forme légère), 15 % (moyenne), 30 à 50 % (sévère à profonde).6174
- Somatique : déficience motrice dans 20 % des formes sévères ; surdité environ deux fois plus fréquente ; troubles visuels, obésité, caries, troubles du sommeil.61
- Langage, coordination, attention : trouble retenu en plus quand la difficulté dépasse ce qu'explique le niveau intellectuel ; section 13.58
Ce qui peut y ressembler
- Surdité, malvoyance → retard de langage, enfant « absent » → audition et vision avant tout test.16
- Trouble sévère du langage → raisonnement non verbal préservé → orthophonie, épreuves non verbales ; section 07.5861
- TSA → communication sociale plus touchée que le reste → TDI seul si les deux niveaux concordent ; section 04.6
- Plusieurs troubles des apprentissages (« multidys ») → échec scolaire, profil hétérogène, autonomie correcte → psychométrie, échelle d'autonomie ; section 08.61
- Manque de stimulation, négligence → retard qui se réduit quand on stimule → stimuler, réévaluer, protéger ; ces facteurs aggravent aussi un vrai TDI.5861
- Épilepsie (dont Landau-Kleffner), maladie neurologique évolutive → régression → neuropédiatre, EEG.63
- Test mal passé (langue, fatigue, handicap sensoriel) → QI sous-estimé → passation aménagée. Autres pistes : section 14.61
Devant un retard dans plusieurs domaines : grille remplie, audition et vision vérifiées, périmètre crânien mesuré, examen morphologique et neurologique, puis orthophonie et psychomotricité prescrites sans attendre.163 Adresser à la plateforme et, pour la cause, en génétique : ACPA et X fragile en première intention, exome ou génome selon le généticien.6169 Avant 5 ans, parler de retard global de développement et réévaluer ; ne jamais suspendre la rééducation au diagnostic ou à la cause.158 Ensuite, rester le médecin du corps : dents, oreilles, yeux, poids, sommeil, épilepsie, et une douleur cherchée d'abord devant tout changement de comportement.6172
Troubles de la communication et du langage oral
Trouble développemental du langage, trouble des sons de la parole, trouble de la communication sociale, bégaiement : environ deux enfants par classe ont un trouble du langage à l'entrée à l'école. La règle : vérifier l'audition d'emblée, et ne jamais rassurer sans revoir l'enfant.
Repères
Définition. Le trouble développemental du langage (TDL), ce qu'on appelait dysphasie, désigne des difficultés de compréhension et/ou d'expression qui gênent la vie quotidienne, persistantes ou probablement persistantes, sans cause médicale connue ; sinon, on parle de « trouble du langage associé à » une surdité, un syndrome génétique, une déficience intellectuelle.75 Le consensus international CATALISE n'exige plus d'écart entre le langage et le quotient intellectuel (QI) non verbal, et admet la coexistence avec un autre trouble du neurodéveloppement (TND).1275
- Fréquence : à l'entrée à l'école (4-5 ans), 7,6 % des enfants ont un TDL et 9,9 % un trouble du langage toutes causes confondues, soit environ deux enfants par classe de trente.12
- Sexe : un peu plus de garçons (8 %) que de filles (6 %) dans une cohorte américaine de 7 218 enfants.76
- Facteurs de risque : antécédents familiaux de trouble du langage, sexe masculin, prématurité.57778
- Trouble des sons de la parole (enfant difficile à comprendre parce qu'il produit mal les sons, sans trouble du langage) : 3,4 % des enfants de 4 ans.79 Isolé, son pronostic est bon.75
- Devenir : à l'âge adulte, diplômes moins élevés et emplois moins qualifiés en moyenne, avec de larges écarts individuels.80
Les critères
- Trouble du langage
- Difficultés persistantes du langage (oral, écrit, signé) : vocabulaire réduit, phrases pauvres, difficulté à raconter ou converser ; niveau mesurablement inférieur à l'âge, avec retentissement ; début précoce ; non expliqué par une surdité, un trouble moteur ou neurologique, une déficience intellectuelle.59
- Trouble des sons de la parole
- Difficulté persistante à produire les sons, qui gêne l'intelligibilité, avec retentissement, début précoce, sans fente palatine, surdité, paralysie cérébrale ou lésion acquise pour l'expliquer.59
- Trouble de la communication sociale (pragmatique)
- Difficulté à utiliser le langage en situation sociale : saluer, adapter son discours à l'interlocuteur, respecter le tour de parole, comprendre l'implicite, l'humour, les métaphores. Diagnostic exclu en cas de TSA : il n'y a ni intérêts restreints ni comportements répétitifs.659
Retard ou trouble ? À 24 mois, 13 % des enfants ont un langage en retard au questionnaire parental.77 Beaucoup de ces « parleurs tardifs » rattrapent sans aide, sans qu'on sache prédire lesquels : parmi les enfants au vocabulaire sous le 10e percentile à 2 ans, 44 % ont encore des difficultés à 3 ans, 40 % à 4 ans.7881 Ceux qui rattrapent restent en moyenne un peu en dessous de leurs pairs jusqu'à l'adolescence.82 Persistance plus probable si la compréhension est faible, les gestes rares, ou s'il existe des antécédents familiaux.78
Les signes d'alerte
Signes majeurs : examen, audition et bilan orthophonique sans attendre.
- Tout âge Régression du langage ou de la communication → avis neuropédiatrique.63
- Tout âge Inquiétude des parents sur le langage ou la communication.16
- 12 mois Pas de babillage.6
- 12 mois Pas de pointage ni d'autre geste social pour communiquer (« coucou », « au revoir »).6
- 18 mois Aucun mot qui ait un sens.65
- 24 mois Pas d'association de deux mots (en dehors des phrases répétées telles quelles).6
- 24 mois Ne semble pas comprendre alors qu'il communique bien par le regard et les gestes.5
- 3-4 ans ½ Inintelligible pour les personnes hors de la famille.5
- 3-4 ans ½ Pas de phrase sujet-verbe ou verbe-complément.5
- 3-4 ans ½ Compréhension altérée.5
- 5 ans Tout trouble du langage qui persiste.5
Signes d'appel : compétence absente à l'âge où au moins 90 % des enfants l'ont acquise.3
- 12 mois Ne réagit pas à son prénom.3
- 12 mois Ne comprend pas le « non ».3
- 12 mois Ne dit pas de syllabes redoublées (« ba ba », « pa pa »).3
- 18 mois Ne dit pas spontanément cinq mots.3
- 18 mois Ne désigne pas un objet ou une image sur demande orale.3
- 24 mois Moins de dix mots usuels.3
- 3 ans Pas de phrase de trois mots (sujet, verbe, objet).3
- 3 ans N'utilise ni son prénom ni « je » pour parler de lui.3
- 3 ans Ne comprend pas une consigne orale simple sans geste.3
- 4 ans Pas compris par une personne étrangère à la famille.3
- 4 ans Ne conjugue pas les verbes au présent.3
- 4 ans Ne pose pas la question « pourquoi ? ».3
- 5 ans Pas de phrase de six mots grammaticalement correcte.3
- 6 ans Ne raconte pas une petite histoire avec un début, un milieu et une fin.3
- 6 ans Ne dialogue pas en respectant le tour de parole.3
- Après 5 ans Ne sait pas raconter ou redire une histoire de façon cohérente.78
- Après 5 ans Comprend mal ce qu'on lui lit ou lui dit, peine à suivre les consignes orales.78
- Après 5 ans Parle beaucoup mais sans vraie conversation à deux.78
- Après 5 ans Prend souvent tout au pied de la lettre.78
Chercher autre chose devant une régression, un examen neurologique anormal, un décalage global ou une communication non verbale pauvre (voir plus bas). Vigilance accrue en cas d'antécédents familiaux ou de prématurité.65
Repérer : les outils
- Grille officielle de repérage (0-6 ans) : items de langage à chaque âge, voir section 01.3
- IFDC (inventaires français du développement communicatif) : questionnaire rempli par les parents à 12, 18 et 24 mois ; 5 à 10 minutes ; Se et Sp non publiées.1
- ERTL4 (épreuve de repérage des troubles du langage à 4 ans) : de 3 ans 9 mois à 4 ans 6 mois, passée par le médecin ; 5 minutes pour les 3 épreuves obligatoires ; Se 79 %, Sp 83 %.1
- ERTLA6 (langage et apprentissages à 6 ans) : grande section-CP ; 20 minutes ; Se 79 %, Sp 87 %.1
Un test de repérage ne remplace pas l'examen clinique et ne pose pas de diagnostic.1 Tableau complet, accès et autres batteries : section 03.
À quel âge peut-on poser le diagnostic
Avant 3 ans, l'évolution est imprévisible : hors signes majeurs, on revoit l'enfant 6 mois plus tard.7578 Entre 4 et 5 ans, le langage change encore beaucoup, même sans rééducation : 37 % des enfants de 4 ans avec un trouble du langage n'en avaient plus à 5 ans ½ ; savoir raconter une histoire en images prédisait le mieux l'évolution.7883 Un trouble encore présent à 5 ans persiste le plus souvent : le diagnostic de TDL peut alors être retenu.75 La rééducation, elle, n'attend pas le diagnostic.5
Les bilans
Qui. Premier niveau : le médecin de l'enfant avec l'orthophoniste. Deuxième et troisième niveaux (équipe pluridisciplinaire, centres de référence des troubles du langage et des apprentissages, CRTLA) : situations complexes ou sans progrès, voir section 10.5
Bilan orthophonique de la communication et du langage oral, et rééducation si nécessaire.
Les deux en même temps : le doute sur l'audition s'élimine d'emblée, sans attendre le résultat du bilan orthophonique.65
- Bilan orthophonique : expression (sons, vocabulaire, grammaire, récit), compréhension et usage social du langage, par épreuves étalonnées ; prescriptible à tout âge, devant toute inquiétude.65 Acte de la nomenclature des orthophonistes ; bilan de renouvellement à 30, 50 ou 100 séances.5
- Bilan psychologique (WPPSI-IV, puis WISC-V à partir de 6 ans : raisonnement verbal et non verbal) : si les difficultés débordent le langage ou en cas de doute sur l'efficience intellectuelle.5 Pris en charge en libéral via une plateforme de coordination et d'orientation (PCO).34
- Neuropédiatre : régression, examen neurologique anormal, épilepsie, particularités morphologiques.65
- Électroencéphalogramme (EEG) : seulement sur signe d'appel (régression, épilepsie suspectée).6
- Pédopsychiatre ou psychologue : souffrance psychique, difficultés relationnelles ou de comportement.5
La prise en soin
À la maison
Les interventions menées par les parents formés par un professionnel améliorent compréhension et expression de 18 mois à 5 ans (méta-analyse de 18 études).84 Sans signe de gravité, guidance parentale et suivi à 6 mois par le médecin suffisent d'abord.5
À l'école
Dès la petite section, après contrôle de l'audition, l'enfant en décalage relève d'activités de stimulation intensives, l'adulte s'adressant directement à lui.5 Le langage oral, puis la conscience phonologique en grande section, préparent la lecture.5 Avec l'accord des parents, l'enseignant est informé des difficultés et des adaptations possibles.5 PAP, PPS et MDPH : section 11.
Rééducations et interventions
- Orthophonie : dès que possible si l'enfant est inintelligible, ne fait pas de phrases ou comprend mal ; après 3 ans si le bilan confirme un trouble.5
- Efficacité (revue Cochrane, 25 essais) : démontrée sur les sons de la parole et le vocabulaire expressif, discutée sur la grammaire, non prouvée sur la compréhension ; parents formés et thérapeute font jeu égal.85
- Médicaments : aucun ne traite le langage lui-même ; ceux d'un trouble associé (TDAH) relèvent de la section 12.
- Rassurer sur un « retard simple » sans revoir l'enfant : on ne sait pas prédire qui rattrapera.7881
- Conditionner l'accès aux soins à un QI non verbal normal : les enfants au QI non verbal moyen ou limite ont la même gêne.12
Les troubles associés
- Dyslexie : à 15 ans, les enfants avec trouble du langage préscolaire lisent et écrivent moins bien que leurs pairs, sauf ceux dont le trouble se limitait à la production des sons ; voir section 08.86
- Difficultés scolaires : 88 % des enfants avec trouble du langage ne progressent pas comme attendu en première année d'école.12
- Troubles émotionnels, du comportement, TDAH : environ deux fois plus fréquents que chez les enfants au langage typique.87
- Trouble des sons de la parole : associé à un trouble du langage dans 41 % des cas à 4 ans.79
- Autres TND (TDAH, TSA) : coexistence possible ; voir section 13.675
Ce qui peut y ressembler
- Surdité → retard de parole, enfant « qui n'écoute pas » → ORL et audiogramme avant ou avec le bilan orthophonique.65
- TSA → pointage, attention conjointe, jeu de faire semblant absents ; intérêts restreints → voir section 04.65
- Trouble du développement intellectuel → retard dans tous les domaines → bilan psychologique, voir section 06.5
- Syndrome de Landau-Kleffner → perte du langage entre 3 et 7 ans, crises d'épilepsie → neuropédiatre et EEG rapides.6
- Mutisme sélectif → l'enfant parle dans certaines situations et reste mutique dans d'autres, avec une réciprocité sociale préservée → avis pédopsychiatrique.6
- Autre langue à la maison → difficultés en français seulement → pas un trouble si la langue maternelle est normale pour l'âge : la faire décrire.578
- Carence, négligence → environnement peu stimulant ou défaillant → évaluation sociale, voir section 14.65
Le bégaiement
Repères
Répétitions de sons ou de syllabes, prolongations, blocages, mots interrompus, tension visible, inadaptés à l'âge, avec anxiété de parler ou gêne à communiquer.59 À 4 ans, 11 % des enfants ont commencé à bégayer ; 6 % seulement guérissent dans l'année.88 À plus long terme, environ trois sur quatre guérissent spontanément, dans les 4 ans suivant le début.8990 Héritabilité estimée de 70 % à plus de 80 %.91
Quand adresser
Le bilan orthophonique se prescrit dès l'inquiétude.5 La recommandation allemande propose d'observer 6 à 12 mois l'enfant de 3 à 6 ans avant de traiter, mais de traiter sans attendre en cas de facteurs de risque de persistance, de blocages avec effort ou perte de contrôle, et de souffrance avec évitements ; elle constate des traitements souvent retardés sans nécessité.91
Traitement
- Programme Lidcombe (avant 6 ans) : les parents, formés par l'orthophoniste, commentent au quotidien la parole fluide et la parole bégayée.92 Essai pivot : 1,5 % contre 3,9 % de syllabes bégayées à 9 mois.93 Effet confirmé par la revue Cochrane (4 essais), certitude très faible.94
- De 6 à 12 ans, aucun traitement n'a de preuve solide ; chez l'adolescent, les techniques de restructuration de la parole sont les mieux étayées.91
- « Respire », « parle moins vite » : ces consignes renvoient à des techniques (régulation de la respiration, parole rythmée) qui n'ont pas fait la preuve de leur efficacité comme traitement principal ; les médicaments et l'hypnose non plus.91
Lire, écrire, compter : les troubles spécifiques des apprentissages
Un enfant qui peine à lire n'est pas forcément dyslexique : sauf difficulté d'emblée sévère, la HAS demande d'abord 3 à 6 mois de pédagogie différenciée ; ce qui résiste relève d'une évaluation médicale.5 Le trouble se mesure, se rééduque tôt et se compense à l'école. La dysgraphie est traitée en section 09.
Repères
- Définition : difficulté durable et inattendue à apprendre à lire (mots reconnus lentement et inexactement), à orthographier ou à calculer, chez un enfant normalement scolarisé, sans déficience intellectuelle ni déficit sensoriel qui l'explique.5995
- Terminologie : dyslexie, dysorthographie et dyscalculie deviennent dans le DSM-5 le trouble spécifique des apprentissages « avec déficit de la lecture », « de l'expression écrite » ou « du calcul » ; en France, les troubles spécifiques du langage et des apprentissages (TSLA), ou « dys ».5
- Un trouble du langage, pas des yeux : la dyslexie repose surtout sur un déficit phonologique (relier les sons de la langue aux lettres) ; la fonction visuelle des enfants dyslexiques est normale.9596
- Fréquence : environ 8 % des enfants pour l'ensemble des TSLA.5 Dyslexie : au moins 3 à 5 % vers 10 ans.97 Dyscalculie : 3 à 7 % (6,5 % dans une cohorte de 3 029 élèves) ; isolée, plus rare que la dyslexie.979899 Dysorthographie : pas de chiffre propre. Tout dépend du seuil : 16 % des enfants sous 1 écart-type, 2,5 % sous 2.97
- Sexe : environ 2 garçons pour 1 fille dans la dyslexie, écart en partie dû au repérage scolaire mais retrouvé dans quatre cohortes en population.97100101 La dyscalculie touche autant les filles, voire davantage.98102
- Facteurs de risque : héritabilité de 50 à 65 % (dyslexie) ; un trouble du langage oral en maternelle est suivi d'une dyslexie une fois sur deux.97 Vigilance accrue si antécédents familiaux, prématurité ou souffrance néonatale.5 À Paris en CE1 : difficultés de lecture confirmées chez 23,2 % des élèves de l'éducation prioritaire la plus défavorisée, 2,7 % hors éducation prioritaire.97
- Évolution : persistant au collège et au lycée ; parfois révélé tard, quand les exigences dépassent la compensation.5997
Les critères
- A. Symptômes
- Au moins un, depuis au moins 6 mois malgré des mesures ciblées : lecture inexacte ou lente ; compréhension de l'écrit ; orthographe ; expression écrite ; sens du nombre et calcul ; raisonnement mathématique.59
- B. Écart mesuré
- Nettement sous l'attendu pour l'âge aux tests standardisés, avec retentissement ; repère : au moins 1,5 écart-type sous la moyenne (sous le 7e centile). Après 17 ans, des antécédents documentés suffisent.59
- C. Début
- Pendant la scolarité, parfois masqué jusqu'à ce que les exigences dépassent les capacités.59
- D. Pas mieux expliqué
- Par une déficience intellectuelle, un déficit visuel ou auditif non corrigé, un trouble neurologique ou mental, une adversité psychosociale, la langue d'enseignement, un enseignement inadéquat.59
- Spécifications
- Lecture (exactitude, fluidité, compréhension) ; expression écrite (orthographe, grammaire, organisation) ; calcul (sens du nombre, faits arithmétiques, calcul, raisonnement). Sévérité légère, moyenne ou grave.59
Les signes d'alerte
- GSM Lettres mal connues, conscience phonologique faible (rimes, syllabes), langage oral fragile → entraînement pédagogique.5
- CP, 2e trimestre Majeur : ne relie pas lettres et sons, ne lit pas les syllabes simples, langage oral toujours en difficulté → bilan orthophonique sans attendre.5
- CP, 3e trimestre Difficultés persistantes malgré l'aide pédagogique → bilan orthophonique.5
- CE1 Lecture lente, imprécise ou sans compréhension, erreurs phonétiques → évaluation normée ; 3-4 mois d'aide si déficit modéré, bilan orthophonique s'il persiste.5
- CE2 et après Déchiffrage laborieux, mots d'usage et accords non retenus → bilan orthophonique.5
- 6e Lenteur qui gêne l'accès au sens → bilan si jamais reconnu, sinon compenser.5
- GSM Calcul : comptine numérique non acquise, dénombrement impossible → réponse pédagogique si isolé.5
- Primaire Calcul : difficulté persistante sur le nombre, surtout avec un trouble du langage ou des praxies → bilan orthophonique de la cognition mathématique au plus tard en fin de CE2.5
- Signes qui masquent : lenteur, refus d'écrire ou d'aller à l'école, agitation, plaintes somatiques.5
- Chercher autre chose si difficultés globales, compréhension orale atteinte ou pathologie neurologique → section 14.5
Repérer : les outils
Outil étalonné, aux limites connues ; dépister n'est pas diagnostiquer.5 Tableau général : section 03.
- ERTLA6 : GSM-CP, médecin, 20 min ; sensibilité 79 %, spécificité 87 %.1
- BMT-a (batterie modulable de tests, abrégée) : GSM à 5e, lecture, orthographe, calcul, 10 min ; validée via la BMT-i, sans sensibilité publiée.1 BMT-i : version intégrale sur tablette ; payantes.104
- Odédys 2 : CE1 à 5e, 20 à 30 min, gratuit ; normes sur 665 élèves ; ne distingue pas une dyslexie d'un retard de lecture d'une autre nature.103
- Alouette : texte sans signification lu en 3 minutes, très sensible à la dyslexie ; professionnel averti.97
- Livret 7-12 ans : volet enseignant (lecture, orthographe, calcul) pour l'adressage à la plateforme (PCO).2
À quel âge peut-on poser le diagnostic
- Dyslexie, dysorthographie : il faut un enseignement reçu et 6 mois de difficultés malgré l'aide, donc pas avant la seconde moitié du CP (déduit des critères) ; au CP, retard et trouble se distinguent mal.5997
- La rééducation n'attend pas : début du CP si antécédents personnels et familiaux de trouble du langage oral ; milieu du CP si pas de décodage ; CE1 si décodage ou encodage restent imprécis et lents.5
- Dyscalculie : bilan au plus tard en fin de CE2 ; la prise en charge peut débuter dès le début du primaire.597
- Tardif : possible au collège ou à l'âge adulte.59
Les bilans
Niveau 1 : médecin de l'enfant et orthophoniste, qui pose le diagnostic orthophonique ; niveau 2 : équipe pluridisciplinaire si comorbidités, doute ou échec ; niveau 3 : une quarantaine de centres de référence (CRTLA) dans les CHU.5 Voir section 10.
Bilan orthophonique de la dyscalculie et des troubles du raisonnement logico-mathématique et rééducation si nécessaire
Bilan orthophonique de la communication et du langage oral et rééducation si nécessaire
Libellés HAS ; le troisième si l'oral est en cause.5
- Toujours : examen neurologique et cutané, audition, vision.5
- Bilan orthoptique si trouble de la fonction visuelle (lettres qui « bougent », sauts de ligne).597
- Bilan psychométrique (échelle de Wechsler) : inutile si trouble isolé avec compréhension conservée ; indispensable si troubles globaux ou doute sur l'efficience ; neuropsychologique si besoin.5
- Tests de l'orthophoniste : Alouette, BALE, EVALEC (lecture) ; Tedi-Math, Zareki-R, UDN-II (calcul).97
- Remboursement : en libéral, l'orthophonie et l'orthoptie sont remboursées (comme la kinésithérapie) ; psychologue, ergothérapeute et psychomotricien ne le sont pas, sauf parfois via la MDPH.5 Forfait de la plateforme : section 10.
La prise en soin
À la maison
- Expliquer le trouble à l'enfant, valoriser ses compétences préservées ; les parents sont « experts de leur enfant » ; signaler les associations de patients.5
- Devoirs : une difficulté à la fois (lire l'énoncé, écrire sous sa dictée), application du principe de la HAS.5
À l'école
- Toujours : éviter la « double tâche », ne pas solliciter la fonction déficitaire quand on apprend ou évalue autre chose.5
- Dyslexie : lire les énoncés, y compris en mathématiques, ou donner du temps supplémentaire.97
- Dysorthographie : ordinateur, correcteur orthographique, synthèse et dictée vocales.97
- Dyscalculie : outils de calcul autorisés quand on évalue le raisonnement (même principe).5
- Examens : aménagements du décret n° 2005-1617.97 PAP, PPS, demande sans attendre le diagnostic : section 11.1
Rééducations et interventions
- Orthophonie : enseignement explicite lettres-sons et décodage, puis fluence et compréhension ; seule approche à l'efficacité démontrée (méta-analyse de 22 essais randomisés).96105
- Intensité : plusieurs séances par semaine ; entraînements ciblés de 30 minutes, 4 jours par semaine, 5 à 10 semaines.97
- Suivi : bilan de renouvellement à 30, 50 ou 100 séances ; arrêt quand la lecture permet de comprendre un texte de son niveau.5
- Dyscalculie : orthophonie, parfois neuropsychologue, ergothérapeute ou psychomotricien ; effet moyen modéré des interventions (taille d'effet 0,52), meilleur quand elles ciblent les contenus déficitaires.599
- Orthoptie : seulement pour un trouble visuel objectivé ; elle ne traite pas la dyslexie.9697
- Lunettes d'entraînement, prismes, verres ou filtres colorés : effet faible ou de type placebo, non recommandés.96106
- Thérapies visuelles optométriques, exercices de poursuite oculaire : sans preuve.96
- Entraînements auditifs ou moteurs isolés, médicaments testés : non significatifs.105 TDAH associé : section 12.
Les troubles associés
- Autre « dys » : déficits 4 à 5 fois plus fréquents quand un domaine est déjà atteint.102
- Trouble du langage oral : précède la dyslexie dans plus de la moitié des cas → section 07.97
- Dyscalculie-dyslexie : 17 à 64 % des dyscalculiques sont dyslexiques.97
- TDAH : coexistence moyenne de 45 % avec les troubles des apprentissages, surtout l'inattention → section 05.55107
- Coordination, dysgraphie → section 09.97
- Anxiété, dépression : plus fréquentes chez les mauvais lecteurs (taille d'effet 0,41 et 0,23) ; avis psychologique si souffrance.5108
Ce qui peut y ressembler
- Retard simple → cède à 3 à 6 mois de pédagogie différenciée → PPRE, réévaluer.5
- Déficit auditif ou visuel → sauts de ligne, plainte sensorielle → ORL, ophtalmologue, orthoptiste.597
- Trouble du développement intellectuel → difficultés globales → psychométrie → section 06.5
- Trouble du langage oral → oral atteint → bilan du langage oral → section 07.5
- TDAH inattentif → « dans la lune », résultats irréguliers → questionnaires → section 05.5
- Langue de l'école mal maîtrisée → bilinguisme → chercher la langue parlée et comprise à la maison.5
- Pathologie neurologique → examen anormal, épilepsie → neuropédiatre → section 14.5
L'enfant maladroit, l'écriture qui ne suit pas, les tics
Le trouble développemental de la coordination (TDC, ce qu'on appelait dyspraxie) concerne environ 5 % des enfants d'âge scolaire et reste méconnu ;109 son diagnostic exige d'avoir écarté une cause neurologique, visuelle ou musculaire. Les tics, eux, sont fréquents et le plus souvent transitoires : on informe, on observe, et on ne traite que la gêne.
Repères
- Définition : coordination motrice nettement inférieure à l'âge, qui gêne la vie quotidienne et l'école, sans cause neurologique, visuelle ou intellectuelle.59 L'Inserm tient TDC et « dyspraxie » pour synonymes ; CIM-10 : F82.109110
- Prévalence : 5 à 6 %, chiffre le plus cité ; 1,7 % à 7 ans avec des critères stricts, 4,9 % en ajoutant les TDC « probables ».16109 Aucune donnée française.110
- Sex-ratio : de 1,8 à 7 garçons pour une fille selon les études.109110
- Facteurs de risque : prématurité d'abord (risque multiplié par 3 à 8), petit poids de naissance, milieu défavorisé ; pas de lien démontré avec l'alcool ou le tabac prénatals.16110
- Évolution : difficultés persistantes à l'adolescence chez 50 à 70 % ; à l'âge adulte, apprendre un geste nouveau (conduire) reste difficile.109
Les critères
- A. Coordination
- Nettement inférieure à l'âge malgré les occasions d'apprendre : maladresse, lenteur, imprécision (attraper, ciseaux, couverts, écriture, vélo, sport).59
- B. Retentissement
- Gêne persistante dans les soins personnels, l'école, les loisirs.59
- C. Début précoce
- Symptômes présents dès la petite enfance.59
- D. Exclusion
- Ni déficience intellectuelle ou visuelle, ni affection neurologique motrice (paralysie cérébrale, myopathie, maladie dégénérative).59
Un simple retard se rattrape, le TDC persiste ; les grandes étapes sont souvent acquises à temps.59110 Un QI bas n'exclut pas le diagnostic ; une déficience intellectuelle sévère, si.109110
Les signes d'alerte
Ce qui fait chercher autre chose : avis neuropédiatrique
- Perte d'acquis moteurs ou dégradation rapide de la motricité.109
- Asymétrie de la force musculaire.110
- Anomalie du tonus, spasticité même discrète.110
- Céphalées, strabisme, antécédent de traumatisme crânien.110
- Faiblesse : escaliers difficiles, marche sur la pointe, signe de Gowers (se relève en s'appuyant sur ses cuisses) → créatine kinase (CPK), avis neuromusculaire.110111
Signes d'appel (repères moteurs du nourrisson : section 01)
- MS-GS Refuse construction, dessin, vélo, jeux collectifs.5
- MS-GS Pas de carré en fin de MS, pas de triangle en GS.5
- GS Prénom illisible en fin de GS.5
- MS-GS Dessin pauvre, récit riche.5
- MS-GS Ne s'habille pas seul (manteau, gants), ne se mouche pas.5
- MS-GS Chutes fréquentes, travail brouillon.5
- CP-CE1 Lettres mal formées, écriture lente.5
- CP-CE1 Règle, ciseaux, compas mal maniés.5
- CP-CE1 N'accélère pas un geste appris.5
- CE1 et après Tableaux à double entrée, cartes.5
- Collège Gêne révélée par les exigences accrues, après des années de compensation.5110
Sauf gêne sévère, adaptation pédagogique d'abord ; bilan si la gêne persiste.5
Repérer : les outils
- Au cabinet : copie de figures, bonhomme, écriture ; boutonner, dévisser une bouteille, sauter, courir.5
- DCDQ-FE (5-15 ans, parents, 15 questions, version française du DCDQ'07) : seuil ≤ 56 ; sensibilité 85,0 %, spécificité 81,6 % ; dcdq.ca.112113
- LDCDQ-FE (3 ans à 5 ans 11 mois, parents) : seuil ≤ 67 ; sensibilité 81,3 %, spécificité 77,8 % (étude pilote, 154 enfants) ; centrepsycle-amu.fr.114
- Limite : ils documentent le critère B sans remplacer le test moteur ; le DCDQ n'est pas un dépistage de population (sensibilité trop faible).109
Tableau général des outils : section 03.
À quel âge peut-on poser le diagnostic
- Pas avant 5 ans (rattrapages spontanés, tests peu fiables), sauf atteinte sévère : alors deux évaluations motrices à au moins 3 mois d'intervalle.109110
- Ensuite : nouveau bilan 1 an à 18 mois plus tard ; diagnostic possible aussi chez l'adolescent et l'adulte.109110
Les bilans
Diagnostic : un médecin formé (généraliste compris) et un psychomotricien ou ergothérapeute au minimum. Niveau 2 si échec de la rééducation ou troubles associés ; niveau 3 si diagnostic non posé et échec.5110 Parcours : section 10.
Examen ophtalmologique ; bilan orthoptique si plainte visuelle ou visuospatiale.
- M-ABC-2 (3-16 ans ; dextérité, viser-attraper, équilibre) : le plus étudié ; seuil ≤ 16e percentile de la note totale, ≤ 5e = preuve sans équivoque.109 L'Inserm, sans test de référence absolu, retient aussi le 16e.110
- Second test (BOT-2) si la clinique est forte et le M-ABC-2 normal : sensibilité des tests < 90 %.109
- BHK : copie de 5 minutes, qualité et vitesse, 6-11 ans, seuil 2 écarts-types.115
- Bilan psychométrique (WISC-V) si doute sur l'efficience.5110
- IRM, EEG, EMG, CPK, génétique : sur signe d'appel seulement.110
- Remboursement : psychomotricité et ergothérapie libérales non remboursées (2019) ;110 avant 12 ans, forfait d'intervention précoce via une plateforme de coordination et d'orientation (PCO).34
La prise en soin
À la maison
- Expliquer aux parents ce qui coûte à l'enfant et comment l'aider.109
- Multiplier les occasions de pratiquer en situation réelle.109
- Activité physique régulière (obésité deux fois plus fréquente).110
À l'école
- Clavier appris tôt.109
- Ordinateur ou tablette si l'écriture n'est pas fonctionnelle, sans surcharger l'enfant.110
- Sport scolaire adapté et inclusif.110
- PPRE, PAP, PPS et MDPH : section 11.
Rééducations et interventions
- Psychomotricien ou ergothérapeute, approche orientée vers l'activité : on entraîne les gestes choisis avec l'enfant (lacets, vélo) ; CO-OP, Neuromotor Task Training (NTT) ; niveau A.109
- Efficacité : effet fort des approches centrées sur la tâche (d = 0,89), faible de celles centrées sur les processus (d = 0,12) ;116 effet global 1,06 en 2012-2017.117
- Désaccord : pour l'Inserm, la CO-OP n'a qu'une preuve modérée, sur les progrès ressentis et non sur la motricité.110
- Rythme : hebdomadaire ; 12 à 16 séances font mieux que 4 à 8.110
- Format : petit groupe si TDC léger ; individuel si sévère ou anxieux.109110
- Réévaluer en fin de série ou tous les 3 mois ; sans progrès, passer à la compensation.109110
- Intégration sensorielle, entraînement kinesthésique : non recommandés.109116
- Acides gras et vitamine E : aucun effet sur la motricité.109
Aucun médicament pour le TDC ; en cas de TDAH associé, le méthylphénidate peut améliorer l'écriture, mais la moitié des enfants gardent besoin de rééducation.109 Voir section 12.
Les troubles associés
- TDAH : 50 à 60 % des enfants avec TDC (section TDAH).109
- Trouble du langage oral : un TDC chez un tiers de ces enfants.109
- Dyslexie : risque triplé en centre de référence (section 08).110
- Dysgraphie : l'écriture est habituellement touchée.109
- Dépression à 9-10 ans : odds ratio 2,08 ; harcèlement et estime de soi en cause en partie.118
- Anxiété sociale : 30 %.109
- Obésité : fréquence environ doublée.110
Vue d'ensemble : les troubles associés.
Ce qui peut y ressembler
- Paralysie cérébrale a minima → asymétrie, spasticité → neuropédiatre, médecin de rééducation.5110
- Myopathie de Duchenne → garçon faible, Gowers ; transaminases élevées qui égarent vers le foie → CPK.111
- Trouble visuel ou neurovisuel → strabisme, plainte visuelle → ophtalmologue, orthoptiste.5110
- Déficience intellectuelle → retard global → bilan psychométrique.5
- TDAH seul → maladresse par impulsivité → TDC seulement si non mieux expliqué ; souvent les deux.7109
- Maladie neurodégénérative, ataxie → dégradation → neuropédiatre.109
- Carence, maltraitance, manque d'occasions → contexte de vie → protection de l'enfance.109
Voir aussi section 14.
La dysgraphie
- Définition : trouble de la mécanique de l'écriture, illisible et/ou trop lente.115 Pas un diagnostic du DSM-5, où l'écriture figure dans le critère A du TDC.59
- Diagnostic : BHK, qualité ou vitesse au-delà de 2 écarts-types.115
- Âge : à partir de 7 ans, après environ 2 ans d'écriture ; plus tôt si sévère.110
- Patience : à 7-8 ans, la dysgraphie passe de 37 à 17 % dans l'année, puis 6 % l'année suivante ; conclure seulement si elle dure.119
- Rééducation : séances courtes et régulières qui font écrire, au moins 20, évaluées avant et après, avec parents et enseignants ;110 orthophonie si l'orthographe est touchée.5
- En classe : les programmes d'écriture améliorent un peu la lisibilité, pas clairement la vitesse ;120 clavier en parallèle.109
Tics et syndrome de Gilles de la Tourette
Repères
- Tic : mouvement ou son soudain, rapide, répétitif, qu'on peut retenir un moment au prix d'un effort ; la sensation qui l'annonce est rarement perçue avant 10 ans.59121
- Fréquence : tics transitoires chez 3 % des enfants ; syndrome de Gilles de la Tourette (SGT) chez 0,77 % (garçons 1,06 %, filles 0,25 %).122
- Évolution : début vers 5-6 ans, pic vers 10 ans ; à 18 ans, près de la moitié n'ont presque plus de tics.123 Persistance adulte chez un tiers ; pronostic individuel imprévisible.121
- Errance : 5 ans en moyenne ; clignements pris pour une conjonctivite, toux pour de l'asthme.121
Les critères
- Tics provisoires : moins d'un an.59121
- Tics moteurs ou vocaux persistants : plus d'un an, d'un seul type.59121
- SGT : au moins deux tics moteurs et un vocal, pas forcément simultanés, plus d'un an, début avant 18 ans, sans cause toxique ou médicale.59121
- Coprolalie : 20 % des cas seulement, inutile au diagnostic.121
- Diagnostic clinique : aucun examen ; tics souvent retenus en consultation, une vidéo aide.121
- Différentiels : stéréotypies, compulsions d'un TOC (précédées d'obsessions), myoclonies, dystonie, chorée, épilepsie, trouble fonctionnel ; EEG ou IRM seulement si suspectés.121
- Comorbidités : 85 % des patients, TOC ou TDAH chez 72 % ;121124 elles pèsent souvent plus que les tics.121
Quand traiter
- Toujours : psychoéducation de l'enfant, de la famille, de l'école ; souvent suffisante.121125
- Traiter si moqueries ou isolement, souffrance émotionnelle, gêne pour lire, écrire, se concentrer, douleurs ou blessures ; viser moins de gêne, pas zéro tic.121
- Thérapie comportementale (inversion d'habitude, CBIT, exposition avec prévention de la réponse) : première intention ; environ six mois de travail quotidien ; plus difficile avant 10 ans.121125
- Médicaments, par le spécialiste : AMM pour l'halopéridol (Haldol®, tics sévères de 10 à 17 ans, après échec du reste), le pimozide (Orap®, après 6 ans), le tiapride (Tiapridal®, tics sévères après 6 ans).126127128 Aripiprazole (Abilify®) : premier choix du PNDS, hors AMM ; toxine botulique pour un tic isolé sévère.121 Indications et précautions (ECG, interactions) : section 12.
- Méthylphénidate : non contre-indiqué par les tics ; les surveiller à chaque palier puis tous les 6 mois, avis spécialisé s'ils deviennent invalidants.7121
Qui adresser
- Gêne importante → pédopsychiatre ou neuropédiatre, qui évalue et coordonne.121
- Le médecin traitant relaie : observance, effets indésirables, stigmatisation, aménagements scolaires (tiers temps) ; spécialiste une à deux fois par an.121
- Ressources : centre de référence (Pitié-Salpêtrière) et sa liste de thérapeutes formés ; association AFSGT.121
Devant un enfant maladroit, examinez d'abord : asymétrie, tonus, faiblesse, signe de Gowers, perte d'acquis, vision ; au moindre doute, CPK et neuropédiatre. Faites remplir le DCDQ-FE (LDCDQ-FE avant 6 ans) et prescrivez un bilan psychomoteur ou ergothérapique si la gêne persiste malgré l'aide pédagogique, d'emblée si elle est sévère. Le TDC se diagnostique à partir de 5 ans sur un test normé (M-ABC-2 ≤ 16e percentile) ; cherchez un TDAH et un trouble du langage. La rééducation entraîne les gestes utiles ; l'école compense. Pour les tics : expliquer, rassurer, ne traiter que la gêne, adresser si elle est importante.
La plateforme, les trois lignes, les délais
Le système français est organisé en trois « lignes » : le médecin de l'enfant repère et prescrit les premiers bilans ; une équipe de proximité diagnostique et coordonne ; un centre de référence tranche les situations complexes. Depuis 2019, les plateformes de coordination et d'orientation (PCO) financent la première étape.165
Les plateformes de coordination et d'orientation (PCO)
- Pour qui
- Tout enfant de 0 à 6 ans chez qui le médecin repère un écart de développement (critères de la grille, section 01), puis les 7 à 12 ans dont les difficultés scolaires ou de fonctionnement « semblent persistantes et ne paraissent pas se réduire lorsque des aides sont proposées », y compris ceux déjà suivis ou avec un dossier MDPH mais sans diagnostic précis.23 Sans couverture sociale, l'enfant est « tout de même orienté sans délai » : la plateforme règle la question sans retarder le parcours.3
- Qui adresse
- Un médecin (généraliste, pédiatre, PMI, médecin scolaire) : « l'orientation vers la PCO est une décision du médecin », en accord avec la famille ; elle peut suivre une réunion d'équipe éducative quand l'école est à l'origine de la demande.2 Formulaire d'adressage : grille renseignée, identité de l'enfant et de l'assuré, bilans prescrits, double remis à la famille.3
- Qui la porte
- La plateforme regroupe les structures spécialisées d'un territoire : CAMSP, CMP, CMPP, centres hospitaliers, SESSAD ou réseaux de professionnels libéraux.129 Ses coordonnées sont souvent celles de l'une d'elles, en particulier d'un CAMSP : dans le Pas-de-Calais, par exemple, la plateforme 7-12 ans répond au mél du CAMSP d'Arras.4 L'organisation varie d'un département à l'autre ; le générateur du dossier (section 01) donne les plateformes du département choisi.
- Ce qu'elle fait
- Elle organise « gratuitement et sans retard » les bilans spécialisés (diagnostic fonctionnel), le démarrage des rééducations et les aménagements de la scolarité, et accompagne la famille dans ses démarches. Elle rémunère les professionnels non conventionnés (psychologues et neuropsychologues, psychomotriciens, ergothérapeutes) pour qu'il n'y ait pas de reste à charge ; orthophonistes, orthoptistes et kinésithérapeutes restent remboursés par l'Assurance maladie.23
- Combien de temps
- Un parcours de 12 mois, renouvelable une fois (2 ans au total) ; premier rendez-vous dans les 3 mois au plus, réunion de synthèse dans les 6 mois au plus selon le formulaire.23 Le forfait rémunère les ergothérapeutes, psychomotriciens et psychologues libéraux ayant signé un contrat avec la plateforme (barème de mars 2025) : ergothérapeute ou psychomotricien, 140 € le bilan seul, 1 500 € bilan et interventions (en moyenne 35 séances de 45 minutes sur l'année) ; psychologue, 120 € le bilan simple ou 300 € le bilan neuropsychologique complet, puis 512 € pour au moins 12 séances ou 1 500 € pour en moyenne 35 séances. Le forfait s'entend tout compris : comptes rendus, coordination et déplacements.34
- Ce qu'elle n'est pas
- Une consultation d'urgence ou une structure de soins au long cours : après le parcours, le relais est pris par les équipes de deuxième ligne, les libéraux et, si besoin, la MDPH. Et elle n'est pas obligatoire : un enfant peut être adressé directement à un CAMSP, un CMP ou un spécialiste.
Les trois lignes
| Ligne | Qui | Rôle |
|---|---|---|
| 1re ligne | Médecin de l'enfant (généraliste, pédiatre), PMI, médecin et infirmier scolaires, rééducateurs libéraux, psychologues | Repérage aux examens obligatoires et consultation dédiée ; examen clinique complet ; audition et vision ; prescription des premiers bilans (« bilan orthophonique avec rééducation si nécessaire », bilan psychomoteur ou ergothérapique) ; adressage PCO ou 2e ligne ; démarches MDPH et ALD ; lien avec l'école ; suivi médical général.165 |
| 2e ligne | Équipes pluridisciplinaires de proximité : CAMSP (0-6 ans), CMP, CMPP, services de pédiatrie et de pédopsychiatrie, réseaux de suivi, médecins « spécialisés » du TND et libéraux coordonnés par un médecin | Diagnostic de TND puis diagnostic précis (TSA, TDAH, dys…), évaluation du fonctionnement, projet de soins coordonné, projet de scolarisation, synthèse médicale, suivi et réévaluation. « Toute structure de 2e ligne peut réaliser des diagnostics de TND puis de TSA dès lors qu'elle a les compétences requises. »765 |
| 3e ligne | Centres de ressources autisme (CRA), centres de référence des troubles du langage et des apprentissages (CRTLA), centres experts TDAH des CHU, génétique médicale | Situations complexes : diagnostic différentiel difficile, troubles associés multiples, tableau atypique ou repéré tard, désaccord diagnostique, absence de progression ; examens de 3e ligne (EEG, IRM, génétique, métabolique) ; formation et recherche.765 |
Les délais que la HAS fixe
- Régression (perte d'acquisitions antérieures), à tout âge → orientation en urgence vers une consultation hospitalière de pédiatrie ou de neuropédiatrie.3
- Inquiétude parentale sur la communication ou le langage → consultation dédiée en soins primaires programmée dans les 3 semaines ; si elle ne conclut pas, la renouveler à 1 mois ; si le médecin ne confirme pas les craintes persistantes des parents, ils « doivent avoir la liberté de prendre un deuxième avis », avec les observations écrites du premier examen.6
- Signes d'alerte chez l'enfant à risque → consultation spécialisée en neurodéveloppement dans les 3 mois.1
- Repérage → début des interventions : < 3 mois avant 18 mois, < 6 mois au-delà (TND) ; < 3 mois en cas de risque de TSA.16
- Difficultés d'apprentissage → évaluation médicale après 3 à 6 mois de pédagogie différenciée sans résultat, ou d'emblée si sévères.5
- Absence d'amélioration après 3 mois d'interventions bien conduites → équipe multidisciplinaire de diagnostic.1
Annoncer un risque, puis un diagnostic
- Un risque n'est pas un diagnostic. La notion à transmettre est celle d'une trajectoire « qui n'est pas figée à la sortie de la période néonatale » ; l'enfant « n'est pas identifié comme porteur d'un trouble, mais comme à risque d'en développer un », et le suivi renforcé sert à agir plus vite si un trouble apparaît.1
- Consultation dédiée, les deux parents si possible, information « claire, loyale, complète » mais modulée pour ne pas inquiéter outre mesure, répétée à chaque consultation et harmonisée entre professionnels ; le carnet de santé est l'outil de référence où chacun note les facteurs de risque.1
- Pour le TSA, l'annonce du diagnostic est faite par le médecin qui coordonne la démarche, à l'issue des bilans ; en attendant, « poser et annoncer un diagnostic provisoire de troubles du neurodéveloppement » avec un diagnostic fonctionnel ouvre déjà les interventions et les droits (MDPH, ALD). Le terme « psychose infantile » est inapproprié ; un ancien diagnostic hors DSM-5 ou CIM-10 peut être réactualisé à la demande des parents.6
- Les parents reçoivent un compte rendu écrit du diagnostic, des bilans et des préconisations ; le secret médical ne leur est pas opposable ; le compte rendu est transmis aux professionnels concernés dans les conditions légales du partage d'informations.76
PPRE, PAP, PPS, PAI : quatre plans, et le rôle du médecin
« Il est recommandé de ne pas attendre un diagnostic précis pour faire une demande d'aménagement scolaire, si l'évaluation de l'enfant met au jour la nécessité d'une telle demande. »1 Les aménagements pédagogiques « sont toujours nécessaires pour permettre à l'élève de poursuivre les acquisitions », quels que soient les soins prescrits.5
| Plan | Pour qui | Qui décide | Ce qu'il permet |
|---|---|---|---|
| PPRE programme personnalisé de réussite éducative | Élève en difficulté, sans diagnostic | Directeur ou chef d'établissement, à l'initiative de l'équipe pédagogique, présenté à la famille | Actions concrètes et ponctuelles (quelques semaines) pour une compétence ciblée ; rapide à mettre en œuvre, sans attendre le diagnostic ni le PAP. Il doit rattraper « de simples retards d'apprentissage, non pathologiques ».75 |
| PAP plan d'accompagnement personnalisé | Élève avec trouble des apprentissages ou du neurodéveloppement, sans reconnaissance de handicap, difficultés durables | Équipe pédagogique avec la famille ; avis préalable obligatoire d'un médecin, en priorité le médecin scolaire, qui décrit les points d'appui et le retentissement des troubles | Adaptations exclusivement pédagogiques et usage du matériel informatique (de l'école ou personnel) ; document normalisé national (circulaire n° 2015-016).75 |
| PPS projet personnalisé de scolarisation | Élève dont le handicap est reconnu par la MDPH | Équipe pluridisciplinaire de la MDPH, décision de la CDAPH, suivi par l'enseignant référent et l'équipe de suivi de scolarisation | Compensation : aménagements, matériel pédagogique adapté, AESH, orientation (ULIS, IME, SESSAD), AEEH. « S'il y a une reconnaissance de handicap par la MDPH, le PAP sera remplacé par le PPS. »75 |
| PAI projet d'accueil individualisé | Élève qui doit prendre un médicament sur le temps scolaire ou a des besoins de santé spécifiques | Directeur, à la demande de la famille, avec le médecin scolaire sur ordonnance du médecin traitant | Administration du traitement (par exemple méthylphénidate à midi), conduite à tenir ; voir la page PAI.7 |
Le livret de parcours inclusif (LPI) rassemble ces plans. La mise en place d'un PAP ou d'un PPS ne dépend pas d'un PPRE préalable.5
Ce que le médecin écrit pour l'école
Pour le PAP, la HAS donne l'exemple de ce qu'attend l'équipe enseignante : les points d'appui (« bonne compréhension orale, lecture fluide… ») et le retentissement fonctionnel (« difficulté importante à se concentrer, à maintenir son attention dans la durée, à faire deux choses à la fois, à s'organiser ; impulsivité pénalisante, erreurs d'étourderie, difficulté à attendre son tour, à initier et terminer une activité »), pas le diagnostic lui-même.7 Même logique pour les troubles dys : décrire ce que l'enfant ne peut pas faire sans aide (déchiffrer vite, copier, écrire lisiblement, poser une opération), pour que l'enseignant évite la « double tâche » et choisisse les adaptations.5
Aménagements : quelques repères par trouble
- TDAH : place près de l'enseignant et loin des distracteurs, une seule consigne à la fois, consigne reformulée et écrite au tableau, tâches longues fragmentées, routines et emploi du temps affichés, renforcement positif fréquent, « missions » pour bouger (effacer le tableau, porter les cahiers), objets à manipuler, espace d'apaisement ; ne pas priver de récréation en punition. Aux examens, pas de tiers temps systématique pour un TDAH isolé, mais des pauses avec temps compensatoire dès la première heure et le passage en priorité à l'oral.7
- Dyslexie, dysorthographie, dyscalculie : le principe est d'éviter la « double tâche », c'est-à-dire de ne pas solliciter la fonction déficitaire pendant qu'on apprend autre chose (lire la consigne d'un problème de mathématiques, recopier une leçon d'histoire) ; le PAP permet l'usage du matériel informatique, de l'école ou personnel. Exemples concrets en section 08.5
- Trouble de la coordination, dysgraphie : réduire la quantité d'écrit (photocopies, textes à trous, secrétaire), ordinateur avec apprentissage de la frappe, outils adaptés (règle antidérapante, compas, ciseaux), tolérance sur la présentation, adaptation de l'EPS ; la rééducation en ergothérapie se double d'un aménagement scolaire car « l'enfant peut ne plus avoir besoin d'aménagements lorsque le soin a été efficace », pas avant.5
- TSA : environnement structuré et prévisible (emploi du temps individuel, durées et enchaînements des activités clarifiés, changements annoncés), informations et consignes rendues visibles (pictogrammes, séquentiels photos), langage concret et non ambigu, confort sensoriel et un espace pour se retirer. Sur notification de la MDPH : AESH, ULIS, dispositif d'autorégulation, unités d'enseignement en maternelle (UEMA) ou en élémentaire (UEEA), SESSAD, IME.18
- AESH : utile « lorsque le retentissement scolaire est conséquent ou lorsque l'intensité des symptômes reste sévère malgré les traitements » ; pour un TDAH isolé léger ou modéré, « la mise en place d'un soutien par un AESH n'est pas recommandée de façon systématique ».7
Saisir la MDPH : quand, comment, ce que ça ouvre
- Quand : si les besoins « ne peuvent pas être couverts par des réponses de droit commun », ou, pour le TDAH, « lorsqu'un plan de compensation est nécessaire, que ce soit par l'intensité du trouble et/ou l'existence de comorbidités, malgré la mise en place d'interventions thérapeutiques adaptées ».75 Un diagnostic provisoire de TND avec diagnostic fonctionnel suffit à ouvrir des droits.6
- Comment : la famille rédige le projet de vie et dépose le formulaire ; le médecin rédige le certificat médical (dans les cas complexes, « préférentiellement par un médecin expert intervenant en niveau 2 ») ; l'équipe pluridisciplinaire évalue, la CDAPH notifie.5 Le détail, rubrique par rubrique, est dans la page MDPH.
- Ce que ça ouvre : PPS avec matériel pédagogique adapté, aide humaine, orientation (ULIS, SESSAD, IME), AEEH et ses compléments pour les dépenses non remboursées (ergothérapie, psychomotricité, psychologue hors forfait PCO), carte mobilité inclusion le cas échéant.75
- L'ALD (affection de longue durée) est une démarche distincte, auprès de l'Assurance maladie, portée par le médecin traitant pour les TND sévères (TSA avec TDI, par exemple) : elle exonère du ticket modérateur et ouvre les consultations longues et complexes.16
Ce qu'on prescrit, qui le prescrit, ce que le généraliste renouvelle
Aucun médicament ne guérit un trouble du neurodéveloppement. Trois situations seulement relèvent d'un traitement : les symptômes du TDAH, l'insomnie, et certains comportements ou tics sévères. Dans les trois cas, le médicament s'ajoute aux mesures éducatives et rééducatives, il ne les remplace pas : pour le TDAH, il est « systématiquement associé à des mesures non médicamenteuses ».7
Le méthylphénidate dans le TDAH
- Indication
- TDAH de l'enfant de 6 ans et plus, « dans le cadre d'une prise en charge globale », lorsque les mesures correctives seules sont insuffisantes.130 Dans les formes sévères, la HAS admet de le débuter rapidement après la psychoéducation. Avant 6 ans : hors AMM, non remboursé, réservé aux formes particulièrement sévères après échec des mesures non médicamenteuses, sur décision d'une équipe de 2e ligne ou d'une réunion pluridisciplinaire.7
- Première intention
- Une forme à libération prolongée (grade A). L'efficacité et la tolérance varient d'un enfant à l'autre et d'une spécialité à l'autre sans qu'on puisse le prévoir : en cas d'échec ou d'effet indésirable, on change de dosage ou de spécialité avant de changer de molécule.7
- Qui prescrit
- Prescription initiale et renouvellement annuel : psychiatre, pédiatre ou neurologue, en ville comme à l'hôpital depuis le 13 septembre 2021. Entre deux : tout médecin peut renouveler, et adapter la posologie. La HAS souhaite ouvrir l'initiation à tout médecin formé au TDAH ; ce n'est pas le droit en vigueur.7130
- Ordonnance
- Stupéfiant : ordonnance sécurisée, en toutes lettres (dosage, posologie, durée), 28 jours au plus, nom de la pharmacie choisie par la famille sur chaque ordonnance, à présenter dans les 3 jours. Le pharmacien délivre sur l'ordonnance initiale du spécialiste, ou sur un renouvellement accompagné de l'ordonnance initiale de moins d'un an.7130
| Spécialité | Dosages | Durée d'action | Part à libération immédiate | À savoir |
|---|---|---|---|---|
| Ritaline® 10 mg | Comprimé sécable 10 mg | 2 à 4 h | 100 % | Libération immédiate ; complément de fin de journée |
| Ritaline® LP et génériques (Arrow LP) | Gélules 10, 20, 30, 40 mg | ≈ 8 h | 50 % | Gélule ouvrable, une prise le matin |
| Medikinet® | Gélules 5, 10, 20, 30, 40 mg | ≈ 8 h | 50 % | Pendant ou après le repas |
| Quasym® LP | Gélules 10, 20, 30 mg | ≈ 8 h | 30 % | Peut se prendre à jeun |
| Concerta® LP et génériques (Viatris, Biogaran, EG LP) | Comprimés 18, 36, 54 mg | ≈ 12 h | 22 % | Avaler entier, ne pas couper ni croquer |
D'après le tableau 4 de la HAS 2024 et la liste des spécialités commercialisées de la base publique des médicaments (consultée le 3 octobre 2026).7131 Les gélules à libération prolongée peuvent être ouvertes et leur contenu avalé sans être croqué ; les comprimés à libération prolongée ne se croquent pas.7
Posologie chez l'enfant de 6 ans et plus
Ritaline® LP : débuter à 10 mg le matin (ou 5 mg de Ritaline® une à deux fois par jour), paliers hebdomadaires de 5 à 10 mg ; maximum 60 mg/j ; pas de prise trop tard dans la matinée.130
Concerta® LP : débuter à 18 mg le matin, paliers de 18 mg ; maximum 54 mg/j chez l'enfant.132
Effet fin de dose : une petite dose de forme immédiate (5 ou 10 mg selon le poids) en fin d'après-midi peut se discuter au cas par cas.7130
Comorbidité (anxiété, tics, TSA, épilepsie) : paliers plus lents et plus longs.7
Avant de commencer
- Pression artérielle et fréquence cardiaque, poids et taille reportés sur la courbe de croissance.7130
- Interrogatoire cardiaque : cardiopathie congénitale ou chirurgie cardiaque, mort subite d'un parent du 1er degré avant 40 ans évoquant une cause cardiaque ou antécédents familiaux inconnus, souffle à l'auscultation, hypertension.7
- Pas d'ECG systématique chez l'enfant ; ECG ou avis cardiologique en cas de doute ou d'élément positif.7
- Contre-indications du RCP : glaucome ; phéochromocytome ; traitement par IMAO en cours ou arrêté depuis moins de 14 jours (poussée hypertensive) ; hyperthyroïdie ; dépression sévère, anorexie mentale, tendances suicidaires, symptômes psychotiques, troubles de l'humeur sévères, manie, schizophrénie, trouble de la personnalité limite ou psychopathique, actuels ou passés ; trouble bipolaire de type 1 sévère mal contrôlé ; troubles cardiovasculaires (hypertension sévère, insuffisance cardiaque, artériopathie, angor, infarctus, cardiomyopathie, arythmies, canalopathies, cardiopathie congénitale avec retentissement hémodynamique) ; troubles cérébrovasculaires (anévrisme, vascularite, AVC).130
- Tics : chercher des tics et un syndrome de Gilles de la Tourette, chez l'enfant et dans la famille, avant la première prise ; le méthylphénidate peut en faire apparaître ou les aggraver.130
- Interactions à connaître : IMAO (contre-indiqués) ; baisse d'efficacité des antihypertenseurs ; prudence avec un autre médicament qui élève la pression artérielle ; inhibition possible du métabolisme des anticoagulants coumariniques, de certains antiépileptiques (phénobarbital, phénytoïne, primidone), des tricycliques et des ISRS, avec dosages ou INR à l'initiation et à l'arrêt ; prudence avec les antipsychotiques ; pas d'alcool ; pas de prise le jour d'une intervention chirurgicale (risque de poussée tensionnelle sous anesthésie).130
Ce que le généraliste surveille au renouvellement
- Taille, poids, appétit : tous les 3 mois selon la HAS, au moins tous les 6 mois selon le RCP, sur la courbe de croissance. Si le poids baisse : petit-déjeuner et collations hors des heures d'effet, repas plus riches, voire fenêtre thérapeutique ou autre spécialité ; si la croissance ralentit, interruption planifiée (vacances) ou avis spécialisé.7130
- Pression artérielle et pouls à chaque changement de dose et au moins tous les 6 mois ; palpitations persistantes : arrêter et demander un avis cardiologique. Pas de bilan biologique ni d'ECG de routine.7
- Sommeil : une insomnie d'endormissement apparue ou aggravée fait réduire la dose, avancer la prise ou changer de spécialité.7
- Tics : à surveiller à chaque adaptation puis au moins tous les 6 mois ; le lien avec le méthylphénidate reste controversé, les tics peuvent être transitoires ; avis spécialisé s'ils deviennent invalidants.7
- Humeur et symptômes psychiatriques : anxiété, dépression, idées suicidaires, symptômes psychotiques ou maniaques, agressivité.7130
- Mésusage : rechercher à partir du collège une conduite addictive, y compris sans substance ; le traitement diminue le risque d'addiction à l'adolescence, il ne l'annule pas.7
- Arrêt : sans précaution particulière ; pas de pause systématique le week-end ni pendant les vacances, mais une fenêtre peut se décider avec la famille ; réévaluer chaque année l'utilité du traitement.7
Rédiger une ordonnance sécurisée de renouvellement
À recopier sur l'ordonnance sécurisée, avec le nom et l'adresse de la pharmacie choisie par la famille. Le médecin qui renouvelle peut adapter la posologie dans les limites fixées par le spécialiste.7
Après le méthylphénidate
- Atomoxétine : deuxième intention (grade B) si le méthylphénidate est inefficace, mal toléré ou contre-indiqué. Pas d'AMM en France : autorisation d'accès compassionnel demandée par le spécialiste. Strattera® n'est plus disponible depuis le 27 février 2026 ; l'accès se fait par Atomoxetin Stada® ou Atomoxetin Zentiva®, sans forme buvable.7133
- Lisdexamfétamine (Xurta®) : AMM française du 30 janvier 2025, chez l'enfant de 6 ans et plus après une réponse insuffisante au méthylphénidate. Stupéfiant, ordonnance sécurisée de 4 semaines, prescription initiale annuelle par neurologue, pédiatre ou psychiatre, renouvellement non restreint ; 30 mg (ou 20 mg) le matin, paliers de 10 ou 20 mg par semaine, maximum 70 mg/j, arrêt s'il n'y a pas d'amélioration après un mois d'ajustement. Non remboursé au 29 septembre 2026, prix libre, malgré un avis favorable de la Commission de la transparence (service médical rendu modéré).53134
- Clonidine : troisième ligne, hors AMM, en monothérapie ou associée au méthylphénidate ; son AMM française est l'hypertension artérielle.7135 Ne jamais l'arrêter brutalement : risque de rebond tensionnel, d'agitation et de palpitations ; décroissance sur 2 à 4 jours.135
- Guanfacine (Intuniv®) : AMM européenne de 6 à 17 ans, mais non commercialisée en France selon la HAS 2024.7
L'insomnie : la mélatonine
- D'abord le sommeil lui-même : agenda, horaires réguliers, écrans, et éliminer un syndrome d'apnées (ronflement) ou des jambes sans repos (ferritine) ; la HAS recommande les stratégies comportementales avant tout médicament.7
- Slenyto® (mélatonine à libération prolongée, comprimés de 1 et 5 mg) : AMM pour l'insomnie de 2 à 18 ans avec TSA et/ou « troubles neurogénétiques avec une sécrétion diurne atypique de mélatonine et/ou des réveils nocturnes », et de 6 à 17 ans avec TDAH, après échec des mesures d'hygiène du sommeil. Dose initiale 2 mg (TSA) ou 1 à 2 mg (TDAH), puis 5 mg, maximum 10 mg, 30 minutes à 1 heure avant le coucher, pendant ou après le repas. Avaler le comprimé entier, sans le casser, l'écraser ni le mâcher (il perdrait sa libération prolongée) ; il peut être mis dans un yaourt, du jus d'orange ou une glace, à prendre aussitôt. Évaluer l'effet après 3 mois et arrêter s'il n'y en a pas ; réévaluer au moins tous les 6 mois et tenter l'arrêt au moins une fois par an.136 Remboursé à 65 %137 ; la Commission de la transparence regrette l'absence de dosage à 2 mg et le risque de fausse route des comprimés.50
- Mélatonine à libération immédiate : hors AMM ; dans le TDAH, elle avance la phase du sommeil et « peut diminuer les difficultés d'endormissement ».7 Dans l'autisme, la HAS 2026 recommande la mélatonine, à libération immédiate ou prolongée, en cas de troubles du sommeil significatifs et chroniques, toujours en complément des mesures éducatives et comportementales, avec un schéma d'introduction et une dose maximale clairs, et de la poursuivre après 18 ans si les troubles persistent.18
Irritabilité, agressivité, tics : le spécialiste
- Avant tout psychotrope : devant toute modification aiguë du comportement, chercher systématiquement une cause médicale ou environnementale ; la douleur s'exprime souvent autrement chez l'enfant qui communique peu (agressivité, retrait), d'où l'intérêt d'échelles adaptées (GED-DI, ESDDA) ; penser à la constipation, au sommeil, aux douleurs gynécologiques. Les psychotropes se prescrivent « de manière exceptionnelle et temporaire », à faible dose, avec une réévaluation au moins tous les 6 mois et des fenêtres thérapeutiques.18
- Rispéridone (Risperdal®) : AMM de 5 à 18 ans pour le traitement symptomatique de courte durée (jusqu'à 6 semaines) de l'agressivité persistante dans le trouble des conduites avec fonctionnement intellectuel inférieur à la moyenne, dans un programme incluant des mesures psychosociales et éducatives ; prescription recommandée par un spécialiste de neurologie ou de psychiatrie de l'enfant.138
- Halopéridol (Haldol®) : AMM pour l'agressivité sévère persistante de 6 à 17 ans avec autisme, et pour les tics sévères de 10 à 17 ans après échec des prises en charge éducatives, psychologiques et pharmacologiques.126 Pimozide (Orap®) : tics et Gilles de la Tourette, et troubles graves du comportement dans l'autisme, après 6 ans.127 Tiapride (Tiapridal®) : tics sévères après 6 ans quand le traitement non pharmacologique ne suffit pas.128 L'aripiprazole, utilisé dans les tics, n'a pas d'AMM pédiatrique dans cette indication.121
- Surveillance des psychotropes : suivi médical plus fréquent, à la recherche de signes extrapyramidaux ou métaboliques, de troubles de l'humeur, de l'appétit ou du sommeil ; éviter de multiplier les prescripteurs et les prescriptions anticipées.18
- ECG avant de commencer. Obligatoire avant le pimozide, puis périodiquement ; arrêt si le QTc dépasse 500 ms.127 Recommandé à l'initiation de l'halopéridol126 et dans le bilan initial du tiapride au long cours.128 Dans les tics, le PNDS conseille « fortement » un ECG en début de traitement et un bilan métabolique annuel (NFS, transaminases, CPK, bilan thyroïdien et lipidique, prolactine).121
- Associations contre-indiquées avec le pimozide : antifongiques azolés, y compris le miconazole en gel buccal ; clarithromycine, érythromycine, josamycine ; dompéridone, hydroxyzine ; citalopram, escitalopram, sertraline, paroxétine ; diltiazem, entre autres (liste complète dans le RCP).127 Avec le tiapride : citalopram, escitalopram, dompéridone, hydroxyzine.128 Avec l'halopéridol : tout médicament qui allonge le QT.126 Ce sont des prescriptions courantes du généraliste : les vérifier à chaque ordonnance.
- Rispéridone et méthylphénidate ensemble : des symptômes extrapyramidaux peuvent apparaître quand on ajuste l'un ou l'autre ; les rechercher régulièrement.138
Un TND vient rarement seul : ce qu'il faut chercher, et chez qui
La HAS décrit « un continuum » entre les TND, « parfois associés entre eux », et des troubles moteurs ou sensoriels qui s'y ajoutent.1 En pratique, le trouble associé change souvent plus la vie de l'enfant que le trouble principal : une épilepsie, une constipation douloureuse, une insomnie ou une dépression méconnues aggravent tout le reste. Leur recherche fait partie du « diagnostic fonctionnel ».6
Entre TND, la règle est l'association
| Association | Ce que disent les études |
|---|---|
| TSA et TDAH | Une revue de 2010 rapportait que 30 à 80 % des enfants autistes remplissent aussi les critères du TDAH, et 20 à 50 % des enfants avec TDAH ceux du TSA : des chiffres très dispersés, selon les échantillons et les critères des études.139 En les mettant en commun, une méta-analyse de 2019 retient un TDAH chez 28 % des personnes autistes : c'est le chiffre à garder.38 Le DSM-5 autorise désormais le double diagnostic.7 |
| TSA et TDI | Un tiers des personnes autistes (médiane 33 %) a un TDI associé ; la part des formes sans TDI augmente dans les diagnostics récents.1415 |
| TDC et TDAH | Dans une cohorte suédoise d'enfants de 7 ans, environ la moitié des enfants avec TDC avaient des symptômes de TDAH modérés à sévères.140 |
| Dyslexie et TDAH | Les enfants dyslexiques remplissent plus souvent les critères du TDAH, surtout pour l'inattention, aussi bien selon les parents que selon les enseignants : ce n'est pas qu'une réaction à l'échec scolaire.107 |
| Trouble du langage oral et langage écrit | Un trouble du langage oral persistant est le premier facteur de risque de dyslexie : le guide HAS recommande la rééducation du langage écrit dès le début du CP en cas d'antécédent de trouble du langage oral.5 |
| Tics et TDAH | Les personnes avec un syndrome de Gilles de la Tourette ont souvent aussi un TDAH ; les tics font partie des comorbidités à rechercher dans tout TDAH.7121 |
Conséquence pratique : un diagnostic posé n'arrête pas la recherche. Un enfant dyslexique qui ne progresse pas malgré une rééducation bien conduite, un enfant TDAH qui reste maladroit sous traitement, un enfant autiste qui s'agite : chercher le trouble associé, et réévaluer.75
Le corps : ce que l'enfant ne dit pas
- Sommeil : insomnie d'endormissement, réveils, retard de phase, parasomnies, syndrome des jambes sans repos (chercher une carence en fer), apnées obstructives (ronflement). Très fréquent dans le TDAH et l'autisme ; un sommeil insuffisant aggrave l'attention et le comportement. Agenda de sommeil, stratégies comportementales, puis mélatonine (section 12).718
- Épilepsie : prévalence médiane de 12 % chez les personnes autistes ; absences confondues avec de l'inattention ; régression ou épisode neurologique aigu → neuropédiatre et EEG.7639
- Digestif : chez l'enfant autiste, constipation (médiane 22 % des études) et symptômes digestifs fréquents mais mal mesurés ; la HAS demande un suivi régulier du transit pour prévenir les complications.18141
- Alimentation : grande sélectivité (textures lisses, refus des morceaux, aversion pour certaines couleurs), repas très longs, réflexe nauséeux massif — ce sont des signes de la grille de repérage ; en cas de sélectivité installée, bilan complet et suivi de la croissance.318
- Poids : l'obésité est associée au TDAH (enfants : 10,3 % contre 7,4 %, rapport de cotes 1,20), indépendamment du traitement ; à l'inverse, le méthylphénidate réduit l'appétit et doit faire suivre la courbe.7142 Les psychotropes, antipsychotiques en tête, exposent à des effets métaboliques et à une augmentation de l'appétit.18
- Dents : hygiène bucco-dentaire à accompagner comme pour tout enfant, soins souvent difficiles ; une douleur dentaire peut s'exprimer par un trouble du comportement.18
- Douleur : chez l'enfant qui communique peu, elle se manifeste par de l'agressivité, de l'automutilation ou un retrait accru ; échelles adaptées (GED-DI, ESDDA) ; attention aux douleurs gynécologiques et aux règles à l'adolescence.18
- Vision et audition : à recontrôler en cas de signe d'appel même si elles ont été vérifiées au diagnostic ; amblyopie et strabisme sont fréquents et difficiles à traiter chez l'enfant autiste.618
- Énurésie et encoprésie : comorbidités fréquentes du TDAH, notées dans le livret de repérage 7-12 ans.72
- Accidents : le TDAH augmente les accidents domestiques et de la voie publique ; prévention à aborder avec la famille, puis à l'adolescence (deux-roues, conduite).7
- Vaccinations et suivi ordinaire : calendrier vaccinal habituel pour tout enfant autiste ; le repérage d'un TND ne dispense pas du suivi médical régulier dans toutes ses dimensions.118
La santé mentale
- Anxiété : 20 % des personnes autistes selon une méta-analyse ; dans le TDAH, l'anxiété de performance et le refus scolaire anxieux sont fréquents. Thérapie comportementale et cognitive en première intention.738
- Dépression et suicide : 11 % de troubles dépressifs chez les personnes autistes ; dans le TDAH, tentatives de suicide et idées suicidaires deux fois plus fréquentes qu'en population générale. Chez l'enfant, la dépression s'exprime souvent par l'irritabilité et les colères.738
- Trouble oppositionnel et troubles des conduites : 12 % chez les personnes autistes ; comorbidité fréquente du TDAH, première indication des programmes d'entraînement aux habiletés parentales.738
- Estime de soi : l'échec scolaire répété, le harcèlement et les remarques de l'entourage l'abîment, dans tous les TND ; c'est souvent elle que la famille vient chercher à protéger.75
- Addictions : apparition plus précoce chez l'adolescent avec TDAH, y compris addictions sans substance (écrans, jeux d'argent) ; à rechercher dès l'entrée au collège.7
- Mon soutien psy : les troubles du neurodéveloppement sont un critère de non-inclusion du dispositif chez l'enfant, qui relève d'emblée d'un avis spécialisé ; pendant le parcours de la PCO (jusqu'à 12 ans), les séances de psychologue sont financées par le forfait d'intervention précoce ; ensuite, l'AEEH peut aider à les couvrir.34143
Chez l'enfant né prématuré
À 5 ans et demi, dans la cohorte française EPIPAGE-2, les troubles neurodéveloppementaux sévères ou modérés touchent 28 % des enfants nés à 24-26 semaines, 19 % à 27-31 semaines et 12 % à 32-34 semaines, et des troubles légers 38,5 %, 36 % et 34 % d'entre eux ; le comportement est la première inquiétude des parents. La moitié des enfants nés avant 27 semaines a reçu au moins une intervention de développement, un quart de ceux nés à 32-34 semaines.17 D'où le suivi organisé jusqu'à 7 ans et le raisonnement en âge corrigé jusqu'à 2 ans (section 02).1
Avant de conclure : ce qui imite, ce qui aggrave, ce qui se cache
Un TND est un diagnostic clinique : aucun examen ne le confirme, et plusieurs affections somatiques, sensorielles ou psychosociales en reproduisent les signes ou s'y ajoutent. La HAS demande de les chercher systématiquement, et de les réévaluer une fois les symptômes améliorés, car « la plupart des troubles comorbides peuvent également être des diagnostics différentiels ».76 Trois questions, dans l'ordre : l'enfant entend-il et voit-il ? Que se passe-t-il dans sa vie et dans son sommeil ? Y a-t-il un signe neurologique ou génétique ?
Ce que l'examen de première ligne vérifie chez tout enfant
| À chercher | Ce qu'il imite ou aggrave | Comment |
|---|---|---|
| Audition | Retard de langage, « enfant qui n'écoute pas », inattention ; associée à des troubles du comportement ou relationnels, une surdité peut ressembler à un TSA.65 | Vérification systématique à chaque bilan ; examen ORL avec audiométrie adaptée à l'âge devant tout trouble du langage ou de la communication, avant le bilan orthophonique.65 |
| Vision et fonction visuelle | Lenteur de lecture, maladresse, difficultés graphiques et d'organisation spatiale, inattention. Les troubles neurovisuels (perception, oculomotricité) imitent une dys ou un TDC.75 | Dépistage visuel systématique ; ophtalmologue, puis bilan orthoptique (optomoteur, sensoriel, neurovisuel) si signes d'appel ou avant de conclure à un trouble des apprentissages.5 |
| Sommeil | Un sommeil non réparateur « peut se traduire par des symptômes d'hyperactivité, d'irritabilité, de difficultés d'attention » ; la somnolence diurne de l'enfant s'exprime souvent par de l'agitation.7 | Agenda de sommeil ; ronflement, pauses, sueurs nocturnes, respiration buccale → syndrome d'apnées obstructives (ORL, hypertrophie adéno-amygdalienne) ; impatiences des jambes le soir → syndrome des jambes sans repos, chercher une carence martiale ; retard de phase de l'adolescent.7 |
| Épilepsie | Absences (suspension brève et brutale de la conscience) prises pour de l'inattention ; régression du langage (syndrome de Landau-Kleffner).76 | Interrogatoire ciblé ; EEG sur signe d'appel, pas en systématique (prescription de deuxième ou troisième ligne).6 |
| Endocrinien et métabolique | Hypo- ou hyperthyroïdie, diabète, hyperplasie congénitale des surrénales (TDAH) ; hypothyroïdie et phénylcétonurie non dépistées dans le pays de naissance (TDI).7 | Vérifier que les dépistages néonataux ont eu lieu, en particulier chez l'enfant né dans un pays où ils n'existent pas ; TSH sur point d'appel. |
| Toxiques | Plomb et mercure : diagnostics différentiels du TDAH. Alcool in utero : le syndrome d'alcoolisation fœtale est « souvent associé au TDAH » et compte parmi les TND spécifiés.17 | Plombémie devant un facteur d'exposition (habitat ancien dégradé, autres facteurs : voir la page saturnisme) ; anamnèse prénatale sans jugement. |
| Médicaments | Corticoïdes chez l'enfant ; valproate pendant la grossesse (facteur de haut risque de TND).17 | Ordonnances de l'enfant et de la grossesse. |
| Maladie génétique | Beaucoup de TND sont le symptôme d'un syndrome : X fragile, délétion 22q11, Prader-Willi, Angelman, Williams-Beuren, neurofibromatose de type 1, sclérose tubéreuse, trisomie 21.76 | Courbes de croissance et de périmètre crânien ; particularités morphologiques du visage, de la peau, des extrémités, des organes ; consultation de génétique systématiquement proposée dans le TSA avec TDI, dysmorphie ou tout signe évocateur, et pour tout conseil génétique familial.6 |
| Maladie neuromusculaire ou neurodégénérative | Une « maladresse » qui est une faiblesse : signe de Gowers (se relève du sol en prenant appui sur ses cuisses), difficulté à monter les escaliers, marche sur la pointe des pieds, chutes (dystrophie musculaire de Duchenne) ; ataxie ; paralysie cérébrale a minima.1111 | Examen neurologique complet ; le trouble de la coordination ne se diagnostique qu'après exclusion d'une affection neurologique (critère D du DSM-5). Dosage de la créatine kinase devant ces signes chez un garçon.59111 |
Ce qui vient de la vie de l'enfant
- Maltraitance, négligence, carence affective grave : « à envisager systématiquement » ; les « états de marasme dans un contexte de carence affective grave et le trouble réactionnel de l'attachement » peuvent ressembler à un TSA ; la négligence imite ou aggrave un retard de langage, un TDI, un TDAH.76 Si le doute est sérieux : urgence vitale, le 15 ; danger important avec auteur présumé au domicile, hospitalisation sans délai et signalement au procureur de la République ; hors urgence, information préoccupante à la cellule départementale (CRIP), qui conseille aussi le médecin qui doute. Prévenir les parents de ses inquiétudes, sauf si c'est contraire à l'intérêt de l'enfant.144 Le 119, gratuit, répond jour et nuit pour tout enfant en danger ou qui risque de l'être.145
- Événement traumatique, trouble de l'adaptation, état de stress post-traumatique : modification récente du comportement, évitement, hypervigilance, troubles du sommeil ; à rechercher systématiquement en cas d'antécédent de traumatisme.7
- Harcèlement scolaire et cyberharcèlement : inattention, refus scolaire, plaintes somatiques ; les enfants avec TDAH ou TSA y sont particulièrement exposés, comme victimes et parfois comme acteurs.7
- Bilinguisme ou langue de scolarisation différente de la langue parlée à la maison : un décalage dans la langue de l'école n'est pas un trouble ; chercher quelle langue l'enfant parle et comprend, et comment il se développe dans sa langue première.5
- Pédagogie inadaptée, absentéisme, parcours scolaire haché : avant de médicaliser une difficulté d'apprentissage, 3 à 6 mois de pédagogie différenciée (précoce, ciblée, explicite, intensive, répétée chaque jour) ; une difficulté qui cède est un retard, non un trouble.5
- Vulnérabilité sociale et psychoaffective : la HAS la compte parmi les circonstances qui peuvent faire passer l'enfant en haut risque de TND, et recommande alors l'orientation vers la PMI (suivi, mesures sociales, visites à domicile).1
- Écrans : un usage excessif est à évaluer dans toute anamnèse de TDAH ; il peut aggraver sommeil et attention sans être la cause du trouble (voir la page écrans et enfants).7
Ce qui relève de la psychiatrie de l'enfant
- Troubles anxieux : l'anxiété généralisée donne irritabilité et agitation « mais aussi une forme d'inhibition comportementale » ; l'anxiété de performance imite l'inattention ; l'anxiété sociale partage avec le TSA le retrait, mais sans retard du langage ni de la communication.76
- Dépression : chez l'enfant, tristesse et idées suicidaires s'expriment souvent par des colères et une irritabilité ; modification nette et récente de l'humeur.7
- Trouble obsessionnel compulsif : obsessions, compulsions ou rituels ; il « peut comporter des stéréotypies et des intérêts restreints » qui font évoquer un TSA, et s'associe aux tics.6
- Trouble oppositionnel avec provocation : « l'opposition n'est pas un symptôme de TDAH », mais une comorbidité fréquente.7
- Trouble disruptif avec dysrégulation émotionnelle, trouble bipolaire : accès de colère explosifs ; le trouble bipolaire est rare avant l'adolescence et fait chercher des antécédents familiaux.7
- Mutisme sélectif : compétences sociales normales dans certaines situations, réciprocité sociale conservée ; il exclut le TSA.6
- Trouble de la communication sociale (pragmatique) : altération de la communication sociale sans comportements ni intérêts restreints et répétitifs ; il exclut lui aussi le TSA.6
- Schizophrénie à début précoce : chez l'adolescent, phase prodromique avec retrait, intérêts restreints et croyances atypiques.6
Un TND pour un autre
- TDI ou TSA ? Le TDI est retenu « en l'absence de différence entre le niveau de compétences sociocommunicatives et le niveau de développement des autres compétences intellectuelles » ; pour diagnostiquer les deux, l'altération de la communication sociale doit dépasser ce qu'explique le niveau général.6
- TDAH ou TSA ? Le trouble des interactions sociales peut ressembler à un trouble attentionnel, et l'inverse ; les deux coexistent souvent et le DSM-5 autorise le double diagnostic.7
- Trouble du langage ou TSA ? Un trouble du langage entraîne des difficultés de communication et de socialisation secondaires ; la présence de comportements et d'intérêts restreints et répétitifs oriente vers le TSA, et une altération de la communication non verbale (pointage, attention conjointe) fait partie de ses critères répétitifs.6
- Dys ou TDI ? Un trouble spécifique des apprentissages suppose une efficience intellectuelle préservée ; « en cas de caractère global des troubles ou si doute sur l'efficience intellectuelle », bilan psychométrique.5
- TDC ou TDAH ? Une maladresse peut venir de l'impulsivité ; on évoque le TDC devant des maladresses « qui ne sont pas mieux expliquées par un trouble de l'attention », et les deux s'associent très souvent.7
- Haut potentiel intellectuel : ennui, agitation ou désinvestissement scolaire peuvent faire évoquer un TDAH ; la HAS cite les « difficultés scolaires ou relationnelles liées à un haut potentiel intellectuel » parmi les éléments à rechercher devant une suspicion de TDAH.5
Ce qu'on entend en consultation, et ce que disent les études
Les familles arrivent avec des explications glanées partout, souvent culpabilisantes. Les corriger sans les juger est une partie du soin.
À lire, à garder, à montrer
Pour les parents qui viennent d'entendre « trouble du neurodéveloppement ». À imprimer avec le bouton ci-dessous.
Ce que veut dire « trouble du neurodéveloppement ». Le cerveau de votre enfant se développe d'une façon un peu différente, depuis le début. Ce n'est pas une maladie qu'on attrape, ce n'est pas la faute de l'éducation, ni la vôtre. Cela touche une ou plusieurs choses : parler, bouger, faire attention, apprendre à lire ou à compter, être avec les autres.
On n'attend pas d'avoir un nom pour aider. Dès qu'un retard est repéré, on peut commencer les rééducations (orthophoniste, psychomotricien, kinésithérapeute, ergothérapeute), proposer la crèche ou l'école, et des conseils pour la maison. Les bilans se font en parallèle.
La plateforme (PCO). Votre médecin peut adresser votre enfant à la plateforme de coordination et d'orientation du département. Elle organise les bilans et les séances, et paie le psychologue, le psychomotricien et l'ergothérapeute : vous n'avancez rien, pendant un an, renouvelable une fois.
L'école. Prévenez l'enseignant et le médecin scolaire. Des aides existent sans attendre le diagnostic : un soutien pour quelques semaines (PPRE), un plan d'aménagements (PAP), et si besoin un dossier à la MDPH pour une aide humaine (AESH), du matériel, ou l'allocation pour enfant handicapé (AEEH).
À la maison. Des horaires réguliers, un vrai sommeil, peu d'écrans le soir, des consignes courtes et une à la fois, beaucoup de félicitations pour les efforts. Des programmes pour les parents existent : demandez-les, ce n'est pas un jugement sur vous.
Méfiez-vous des promesses. Régimes, compléments, lunettes colorées, méthodes miracles : aucune n'a fait ses preuves, et certaines coûtent cher. Parlez-en à votre médecin avant.
Revenez vite si : votre enfant perd quelque chose qu'il savait faire (mots, jeux, marche) ; il a des absences, des mouvements bizarres ou une crise ; il ne dort plus ; il est très triste, dit qu'il veut mourir, ou se fait harceler.
Sans attendre le rendez-vous. Danger immédiat ou crise que vous ne pouvez pas calmer : le 15. Votre enfant parle de mourir, ou vous êtes vous-même à bout : le 3114, gratuit, jour et nuit. Un enfant maltraité ou en danger, ou un doute : le 119, gratuit, jour et nuit, invisible sur les factures.
Pour vous aussi. C'est fatigant. Les associations de familles, les psychologues de la PMI ou de la plateforme, les solutions de répit existent. Vous avez le droit de demander un deuxième avis.
Mémo rédigé d'après les recommandations HAS 2018, 2020, 2024 et 2026 et la brochure officielle de repérage.176318 Numéros d'aide vérifiés le 3 octobre 2026.145148
Histoire, géographie, évolution : d'où viennent ces troubles
Un siècle pour passer de « l'enfant arriéré » ou « mal élevé » à des troubles du développement du cerveau, et quelques décennies pour que la France se range aux interventions qui ont fait leurs preuves.
Histoire : des descriptions isolées à une famille de troubles
- fin du XVIIIe sièclePremières descriptions de ce qu'on appellera le TDAH, longtemps lu comme un trouble « réactionnel » ou caractériel avant d'être reconnu comme neurodéveloppemental.7
- 1896Pringle Morgan décrit dans le British Medical Journal un adolescent intelligent incapable d'apprendre à lire : la « cécité verbale congénitale », première description de la dyslexie de développement.149 Hinshelwood en souligne en 1911 le caractère familial.150
- 1943Leo Kanner publie l'observation de onze enfants présentant des « troubles autistiques du contact affectif ».151
- 1980Le DSM-III fait du déficit de l'attention le cœur du trouble jusque-là appelé hyperkinétique ; en français, le sigle TDAH remplace THADA en 1994.7
- 1987Lovaas publie les résultats d'un traitement comportemental intensif chez de jeunes enfants autistes, point de départ des interventions comportementales précoces.152
- 1995AMM française de la Ritaline®, premier méthylphénidate ; les formes à libération prolongée suivent à partir de 2003.7
- 2010-2016Premiers essais randomisés d'interventions développementales et comportementales précoces (Early Start Denver Model) et d'interventions médiées par les parents (PACT), avec, pour PACT, une réduction de la sévérité des symptômes autistiques encore visible six ans plus tard, vers 10 ans, sans effet sur le langage.35153
- 2012La HAS et l'ANESM recommandent pour l'autisme des interventions précoces, globales et coordonnées, d'inspiration développementale et comportementale ; un tournant dans un pays où l'autisme était souvent abordé comme une « psychose infantile », terme que la HAS juge depuis 2018 « inapproprié ». En 2026, la HAS range explicitement la psychanalyse parmi les interventions non recommandées.618
- 2013Le DSM-5 crée la catégorie des « troubles neurodéveloppementaux », remplace les troubles envahissants du développement par le « trouble du spectre de l'autisme », et autorise le double diagnostic TSA et TDAH.7659
- 2019Ouverture des premières plateformes de coordination et d'orientation, financées pour engager bilans et interventions avant le diagnostic ; extension aux 7-12 ans en 2021.734
- 2022Entrée en vigueur de la CIM-11 de l'OMS, qui regroupe à son tour ces troubles dans un chapitre « troubles neurodéveloppementaux ».7
- 2023-2026Stratégie nationale 2023-2027 pour les TND (81 mesures), loi de 2024 rendant obligatoires deux examens de repérage à 9 mois et à 6 ans, nouvelle recommandation HAS sur le TDAH (2024) et sur les interventions dans l'autisme (2026), qui remplace celle de 2012.71830154
Géographie : ce qui varie, et pourquoi
- Le TDAH est partout à peu près aussi fréquent quand on applique les mêmes critères : environ 5 % des enfants, sans différence significative entre l'Europe et l'Amérique du Nord.910 Ce qui varie, c'est le traitement : en 2010, la proportion d'enfants sous médicament allait de 0,27 % à 6,69 % selon les pays, 0,70 % en Europe de l'Ouest contre 4,48 % en Amérique du Nord, en hausse partout.155
- L'autisme semble « augmenter » : médiane mondiale de 1 %, 1 enfant sur 36 de 8 ans aux États-Unis en 2020, 13,5 ‰ en Haute-Garonne en 2024 contre 2,1 ‰ en 2003.1415156 La hausse est surtout portée par les formes sans TDI, c'est-à-dire par l'élargissement des critères et un meilleur repérage ; une même méthode européenne trouvait en 2020 des chiffres allant de 0,48 % dans le sud-est de la France à 3,13 % en Islande, ce qui mesure d'abord des pratiques de diagnostic.15157
- Le trouble du développement intellectuel suit la pauvreté : sa prévalence est plus élevée dans les pays à revenu faible ou intermédiaire, où pèsent les causes évitables (carences, infections, complications de la naissance, toxiques).13
- En France, l'inégalité est d'abord d'accès : délais de diagnostic, psychomotricité, ergothérapie et psychologie non remboursées en libéral hors plateforme.5 La HAS 2018 le disait déjà : « il existe parfois un manque de visibilité pour les usagers des ressources existantes mais aussi des inégalités d'accès au diagnostic et aux soins ».6
Évolution : pourquoi ces traits persistent-ils ?
Une question d'« en savoir plus », qui ne change rien à la conduite à tenir mais beaucoup au discours tenu aux familles. Les réponses ci-dessous sont des hypothèses, d'inégale solidité.
- Ce sont des traits très héritables : environ 80 % pour l'autisme dans une étude de 2 millions de personnes, plus de 70 % pour le TDAH.720 L'étude sur l'autisme ne retrouve pas de contribution notable de « l'effet maternel » : c'est le premier argument contre la culpabilisation des parents.
- L'hypothèse du « décalage » (mismatch) : des traits utiles dans un milieu deviendraient handicapants dans un autre. Chez les Ariaal du Kenya, un variant d'un gène de récepteur de la dopamine associé dans d'autres études au TDAH était lié à un meilleur état nutritionnel chez les nomades et à un moins bon chez les sédentaires.158 C'est une observation unique sur un critère indirect, souvent sur-interprétée en « gène du chasseur » ; elle illustre l'idée, elle ne la démontre pas.
- L'école est une invention récente. La lecture n'a que quelques milliers d'années : elle est trop récente pour qu'une sélection ait pu façonner un cerveau « fait pour lire » (c'est l'hypothèse du recyclage neuronal). Apprendre à lire réorganise des régions cérébrales prévues pour reconnaître les objets et les visages et pour traiter la parole, ce que montre l'imagerie chez des adultes alphabétisés tardivement.159 Un trouble de la lecture apparaît quand ce « recyclage » se fait mal, et il n'existait pas, comme handicap, avant la scolarisation de masse. La même logique vaut pour l'attention soutenue en classe, exigée depuis peu à l'échelle de l'espèce.
- Ce que cela change pour le médecin : rien dans la conduite à tenir, tout dans les mots. Pas de faute parentale, pas de « mère froide », pas de vaccin ; un fonctionnement différent, que l'environnement rend plus ou moins handicapant, et sur lequel les aménagements de l'environnement agissent autant que possible aux côtés des rééducations.
Références & méthode
Socle français retenu. HAS février 2020 (repérage des TND chez l'enfant à risque) et sa grille, dans la deuxième édition du livret de janvier 2024 ; livret de repérage 7-12 ans (2022) ; HAS février 2018 (autisme : signes d'alerte, repérage, diagnostic) ; HAS janvier 2026 (autisme : interventions et parcours, qui remplace la HAS-ANESM 2012) ; HAS juillet 2024 (TDAH : diagnostic et interventions, qui complète la recommandation de premier recours de 2014) ; guide HAS décembre 2017 (parcours des troubles spécifiques du langage et des apprentissages) ; PNDS du syndrome de Gilles de la Tourette (2022) ; expertises INSERM sur le TDC (2019), la déficience intellectuelle (2016) et les troubles des apprentissages (2007) ; loi du 15 novembre 2024 et fiche technique du forfait d'intervention précoce (mars 2025).
Ce que la fiche corrige du matériel de cours. Plusieurs chiffres des diaporamas n'ont pas de source primaire retrouvée et ont été écartés (prévalences anciennes de l'autisme, taux de récurrence, intensités horaires des interventions, tailles d'effet de certaines rééducations, part des troubles du comportement « d'origine somatique ») ; certaines règles ont changé depuis 2023-2024 (recommandation TDAH de 2024, recommandation autisme de 2026, lisdexamfétamine commercialisée en 2025 et non remboursée, arrêt du Strattera® en 2026, examens de repérage obligatoires depuis 2024, grille de repérage rééditée en 2024). Quand le cours et une source primaire divergeaient, la fiche suit la source primaire.
Limites. Les critères du DSM-5-TR sont résumés d'après leur reproduction dans les recommandations de la HAS et dans les supports de cours, sans accès direct au manuel. Plusieurs outils de repérage ont des performances mesurées dans des populations plus atteintes que celles du cabinet. Les montants du forfait, les spécialités disponibles et les conditions de remboursement évoluent : ils sont datés dans le texte. Fiche rédigée avec l'aide d'une IA, vérifiée par scripts (références, calculs).
- Haute Autorité de santé, Société française de néonatologie. Troubles du neurodéveloppement — Repérage et orientation des enfants à risque. Recommandation de bonne pratique. Saint-Denis La Plaine : HAS ; février 2020. has-sante.frDéfinition et liste des TND ; facteurs de haut risque et de risque modéré ; signes d'appel et d'alerte ; consultation spécialisée dans les 3 mois ; délais repérage-interventions (3 mois avant 18 mois, 6 mois au-delà) ; tests de repérage (annexe 2, sensibilités et spécificités) ; tableau d'orientation vers les interventions précoces.
- Délégation interministérielle à la stratégie nationale pour l'autisme au sein des troubles du neuro-développement. Livret de repérage des troubles du neuro-développement chez les enfants de 7 à 12 ans : volets famille, enseignant et médecin, formulaire d'adressage. Mars 2022. handicap.gouv.fr (volet médecin)Lien cité par la HAS 2024. Exemples d'orientation vers la plateforme (marqueurs de difficulté de niveau 1 ou 2, persistance après interventions de première intention, décalage de plus de 2 ans, retentissement) ; parcours de 12 mois renouvelable une fois, sans reste à charge. Une version révisée a été mise en ligne en juin 2025 ; la fiche suit l'édition de 2022.
- Délégation interministérielle à la stratégie nationale pour l'autisme au sein des troubles du neuro-développement. Détecter les signes d'un développement inhabituel chez les enfants de moins de 7 ans. Livret de repérage et formulaire d'adressage à la plateforme, 2e édition, janvier 2024 (1re édition mars 2020, annexe 1 de la recommandation HAS 2020). handicap.gouv.frItems de signes d'alerte par âge, de 6 mois à 6 ans ; critère d'orientation : 2 « non » dans 2 domaines de 0 à 3 ans, 3 « non » dans 2 domaines de 4 à 6 ans ; régression : orientation en urgence vers une consultation hospitalière ; facteurs transversaux ; réévaluation à 3-6 mois ou avis du médecin de la plateforme si critères non réunis.
- Délégation interministérielle à la stratégie nationale pour l'autisme au sein des troubles du neurodéveloppement. Annuaire des PCO-TND, 2 septembre 2026. ameli.frPlateformes 0-6 ans et 7-12 ans par département : téléphone, mél, adresse (153 lignes, 99 départements ; Corse-du-Sud et Mayotte absentes).
- Haute Autorité de santé. Comment améliorer le parcours de santé d'un enfant avec troubles spécifiques du langage et des apprentissages ? Guide parcours de soins. Saint-Denis La Plaine : HAS ; décembre 2017. has-sante.frNiveaux 1, 2 et 3 ; pédagogie différenciée de 3 à 6 mois avant l'évaluation médicale ; indications des bilans et rééducations ; signes d'alerte par âge (annexe 3) ; plaintes évocatrices de TDAH (annexe 4) ; seuls orthophonie et orthoptie remboursées en libéral.
- Haute Autorité de santé. Trouble du spectre de l'autisme — Signes d'alerte, repérage, diagnostic et évaluation chez l'enfant et l'adolescent. Recommandation de bonne pratique. Saint-Denis La Plaine : HAS ; février 2018. has-sante.frSignes d'alerte majeurs ; consultation dédiée dans les 3 semaines ; M-CHAT de 16 à 30 mois, SCQ après 4 ans ; diagnostic possible dès 18 mois ; évaluation du fonctionnement, troubles associés, examens sur signe d'appel, diagnostics différentiels ; annonce ; outils (annexes 2 à 5).
- Haute Autorité de santé. Trouble du neurodéveloppement/TDAH : diagnostic et interventions thérapeutiques auprès des enfants et adolescents. Recommandation de bonne pratique. Saint-Denis La Plaine : HAS ; juillet 2024 (mise en ligne le 23 septembre 2024). has-sante.frDiagnostic clinique par un médecin formé ; différentiels et comorbidités (tableau 2) ; outils ; programmes d'entraînement aux habiletés parentales en 1re intention ; méthylphénidate LP en 1re intention médicamenteuse ; bilan pré-thérapeutique sans ECG systématique ; surveillance ; règles de prescription ; aménagements scolaires et d'examens ; critères DSM-5-TR (annexe 3).
- Zablotsky B, Black LI, Maenner MJ, et al. Prevalence and Trends of Developmental Disabilities among Children in the United States: 2009-2017. Pediatrics. 2019;144(4). PMID 31558576 · doi:10.1542/peds.2019-0811Enquête nationale américaine (NHIS 2009-2017) : 17,8 % des enfants de 3 à 17 ans avec un trouble du développement déclaré par les parents en 2015-2017.
- Polanczyk G, de Lima MS, Horta BL, et al. The worldwide prevalence of ADHD: a systematic review and metaregression analysis. Am J Psychiatry. 2007;164(6):942-8. PMID 17541055 · doi:10.1176/ajp.2007.164.6.942Méta-régression de 102 études (171 756 sujets) : prévalence mondiale du TDAH 5,29 % ; pas de différence significative entre Europe et Amérique du Nord.
- Polanczyk GV, Willcutt EG, Salum GA, et al. ADHD prevalence estimates across three decades: an updated systematic review and meta-regression analysis. Int J Epidemiol. 2014;43(2):434-42. PMID 24464188 · doi:10.1093/ije/dyt261Sur trois décennies, aucune augmentation de la proportion d'enfants remplissant les critères du TDAH quand les procédures diagnostiques sont standardisées.
- Lecendreux M, Konofal E, Faraone SV. Prevalence of attention deficit hyperactivity disorder and associated features among children in France. J Atten Disord. 2011;15(6):516-24. PMID 20679156 · doi:10.1177/1087054710372491Enquête téléphonique auprès de 1 012 familles d'enfants de 6 à 12 ans : prévalence du TDAH en France entre 3,5 % et 5,6 %, plus fréquent chez les garçons.
- Norbury CF, Gooch D, Wray C, et al. The impact of nonverbal ability on prevalence and clinical presentation of language disorder: evidence from a population study. J Child Psychol Psychiatry. 2016;57(11):1247-1257. PMID 27184709 · doi:10.1111/jcpp.12573Cohorte SCALES (Angleterre, enfants de 4-5 ans) : trouble du langage 9,92 %, trouble du langage sans cause connue 7,58 % ; environ deux enfants par classe de 30.
- Maulik PK, Mascarenhas MN, Mathers CD, et al. Prevalence of intellectual disability: a meta-analysis of population-based studies. Res Dev Disabil. 2011;32(2):419-36. PMID 21236634 · doi:10.1016/j.ridd.2010.12.018Méta-analyse de 52 études : prévalence de la déficience intellectuelle 10,37/1000, plus élevée chez les enfants et adolescents et dans les pays à revenu faible ou intermédiaire.
- Zeidan J, Fombonne E, Scorah J, et al. Global prevalence of autism: A systematic review update. Autism Res. 2022;15(5):778-790. PMID 35238171 · doi:10.1002/aur.2696Revue systématique (71 études depuis 2012) : prévalence médiane de l'autisme 100/10 000 (1,09 à 436), rapport garçons/filles 4,2, déficience intellectuelle associée dans 33 % (médiane).
- Delobel-Ayoub M, Abid A, Klapouszczak D, et al. Epidemiology of Autism Spectrum Disorders in French Children Aged 8. J Autism Dev Disord. 2026. PMID 42429906 · doi:10.1007/s10803-026-07433-xRegistre des handicaps de l'enfant de Haute-Garonne : prévalence de l'autisme à 8 ans de 2,1 ‰ en 2003 à 13,5 ‰ en 2024 (21,1 ‰ chez les garçons), hausse portée par les formes sans TDI (près de 70 % des cas récents) ; âge médian au diagnostic 4 ans ; TDAH associé dans plus de 20 %.
- Lingam R, Hunt L, Golding J, et al. Prevalence of developmental coordination disorder using the DSM-IV at 7 years of age: a UK population-based study. Pediatrics. 2009;123(4):e693-700. PMID 19336359 · doi:10.1542/peds.2008-1770Cohorte ALSPAC, 6 990 enfants de 7-8 ans : TDC selon des critères stricts chez 119 enfants (17/1000), et 222 de plus avec un TDC « probable ».
- Pierrat V, Marchand-Martin L, Marret S, et al. Neurodevelopmental outcomes at age 5 among children born preterm: EPIPAGE-2 cohort study. BMJ. 2021;373:n741. PMID 33910920 · doi:10.1136/bmj.n741Cohorte EPIPAGE-2, 4 441 enfants de 5 ans ½ : troubles neurodéveloppementaux sévères ou modérés 28 %, 19 % et 12 % à 24-26, 27-31 et 32-34 semaines ; légers 38,5 %, 36 % et 34 % ; au moins une intervention de développement chez 52 % des enfants nés à 24-26 semaines et 26 % de ceux nés à 32-34 semaines.
- Haute Autorité de santé. Trouble du spectre de l'autisme : interventions et parcours de vie du nourrisson, de l'enfant et de l'adolescent. Recommandation de bonne pratique (consensus formalisé). Saint-Denis La Plaine : HAS ; janvier 2026 (adoptée le 8 janvier 2026, mise en ligne le 12 février 2026). has-sante.frRemplace la recommandation HAS-Anesm de 2012. Intervention précoce dès les premiers signes, au moins 10 heures par semaine avant 6 ans, interventions développementales et comportementales (EIBI, ESDM, JASPER, PACT, TEACCH, pratiques médiées par les parents) ; liste des méthodes non recommandées (dont psychanalyse et packing) ; mélatonine en complément des mesures comportementales ; régimes d'exclusion réservés à une pathologie digestive prouvée ; aucun lien entre TSA et vaccins, paracétamol pendant la grossesse ou écrans.
- Loomes R, Hull L, Mandy WPL. What Is the Male-to-Female Ratio in Autism Spectrum Disorder? A Systematic Review and Meta-Analysis. J Am Acad Child Adolesc Psychiatry. 2017;56(6):466-474. PMID 28545751 · doi:10.1016/j.jaac.2017.03.013Méta-analyse de 54 études : rapport garçons/filles poolé 4,20, mais 3,25 dans les études qui dépistent toute la population (3,32 dans les études de haute qualité) ; les filles qui remplissent les critères risquent davantage de ne pas être diagnostiquées.
- Bai D, Yip BHK, Windham GC, et al. Association of Genetic and Environmental Factors With Autism in a 5-Country Cohort. JAMA Psychiatry. 2019;76(10):1035-1043. PMID 31314057 · doi:10.1001/jamapsychiatry.2019.1411Cohorte de 2 001 631 personnes dans cinq pays : héritabilité médiane de l'autisme 80,8 % ; effet maternel de 0,4 à 1,6 %.
- Ozonoff S, Young GS, Bradshaw J, et al. Familial Recurrence of Autism: Updates From the Baby Siblings Research Consortium. Pediatrics. 2024;154(2). PMID 39011552 · doi:10.1542/peds.2023-065297Baby Siblings Research Consortium, 1 605 nourrissons ayant un aîné autiste suivis jusqu'à 3 ans : 20,2 % développent un TSA (18,7 % dans l'estimation de 2011) ; risque plus élevé chez les garçons et si plusieurs aînés sont atteints.
- Christensen J, Grønborg TK, Sørensen MJ, et al. Prenatal valproate exposure and risk of autism spectrum disorders and childhood autism. JAMA. 2013;309(16):1696-703. PMID 23613074 · doi:10.1001/jama.2013.2270655 615 naissances danoises : risque absolu de TSA à 14 ans de 4,42 % après exposition prénatale au valproate contre 1,53 % dans l'ensemble de la cohorte ; rapport de risque ajusté 2,9 (IC 95 % 1,7-4,9).
- Taylor LE, Swerdfeger AL, Eslick GD. Vaccines are not associated with autism: an evidence-based meta-analysis of case-control and cohort studies. Vaccine. 2014;32(29):3623-9. PMID 24814559 · doi:10.1016/j.vaccine.2014.04.085Méta-analyse de 5 cohortes (1 256 407 enfants) et 5 études cas-témoins : pas d'association entre vaccination et autisme (rapport de cotes 0,99 dans les cohortes).
- Lord C, Elsabbagh M, Baird G, et al. Autism spectrum disorder. Lancet. 2018;392(10146):508-520. PMID 30078460 · doi:10.1016/S0140-6736(18)31129-2Revue du Lancet : pronostic meilleur qu'il y a 50 ans, certains n'ont presque plus de symptômes à l'âge adulte, mais la plupart ne travaillent pas à temps plein ni ne vivent de façon indépendante.
- Fein D, Barton M, Eigsti IM, et al. Optimal outcome in individuals with a history of autism. J Child Psychol Psychiatry. 2013;54(2):195-205. PMID 23320807 · doi:10.1111/jcpp.12037Description de 34 personnes au « devenir optimal » ayant perdu le diagnostic et tous les symptômes de TSA : le phénomène existe, chez une minorité ; la HAS 2018 le cite.
- Robins DL, Fein D, Barton M. Liste de contrôle modifiée pour l'autisme chez les jeunes enfants, corrigée avec suivi (M-CHAT-R/F), version française. © 2009 Robins, Fein et Barton. mchatscreen.comDocument officiel des auteurs, téléchargement libre à des fins cliniques (URL citée par la HAS 2018, annexe 3 ; accessible le 3 octobre 2026). Enfants de 16 à 30 mois ; cotation en moins de 2 minutes ; score 0-2 risque faible, 3-7 entretien de suivi (positif si score ≥ 2), 8-20 adressage direct ; à utiliser en entier.
- Robins DL, Casagrande K, Barton M, et al. Validation of the modified checklist for Autism in toddlers, revised with follow-up (M-CHAT-R/F). Pediatrics. 2014;133(1):37-45. PMID 24366990 · doi:10.1542/peds.2013-1813Validation du M-CHAT-R/F chez 16 071 enfants vus aux visites de 18 et 24 mois : un score ≥ 3 au questionnaire puis ≥ 2 après l'entretien de suivi correspond à un TSA dans 47,5 % des cas (IC 95 % 41-54) et à un retard ou une préoccupation développementale dans 94,6 %.
- Chandler S, Charman T, Baird G, et al. Validation of the social communication questionnaire in a population cohort of children with autism spectrum disorders. J Am Acad Child Adolesc Psychiatry. 2007;46(10):1324-1332. PMID 17885574 · doi:10.1097/chi.0b013e31812f7d8dSCQ dans la cohorte SNAP (enfants de 9-10 ans à besoins éducatifs particuliers) : sensibilité 0,88 et spécificité 0,72 pour TSA contre non-TSA ; 4 à 5 % des enfants de population générale dépassent le seuil, dont environ 90 % ont un trouble du neurodéveloppement diagnostiqué.
- Hyman SL, Levy SE, Myers SM. Identification, Evaluation, and Management of Children With Autism Spectrum Disorder. Pediatrics. 2020;145(1). PMID 31843864 · doi:10.1542/peds.2019-3447Rapport clinique de l'Académie américaine de pédiatrie : dépistage standardisé du TSA recommandé à 18 et 24 mois en soins primaires, diagnostic possible dès 18 mois.
- République française. Code de la santé publique, article L2132-2-2, créé par la loi n° 2024-1028 du 15 novembre 2024 visant à améliorer le repérage et l'accompagnement des personnes présentant des troubles du neuro-développement et à favoriser le répit des proches aidants, art. 7 ; en vigueur depuis le 17 novembre 2024. legifrance.gouv.frExamen obligatoire de repérage des TND à 9 mois et dans l'année qui suit le 6e anniversaire, par un médecin dûment formé, attesté dans le carnet de santé ; contenu et modalités fixés par la convention médicale.
- Pierce K, Gazestani VH, Bacon E, et al. Evaluation of the Diagnostic Stability of the Early Autism Spectrum Disorder Phenotype in the General Population Starting at 12 Months. JAMA Pediatr. 2019;173(6):578-587. PMID 31034004 · doi:10.1001/jamapediatrics.2019.06241 269 enfants évalués dès 12 mois : stabilité du diagnostic de TSA 0,84 au total, 0,50 à 12-13 mois, 0,79 à 14 mois, 0,83 à 16 mois ; 23,8 % des enfants finalement autistes n'étaient pas reconnus à la première visite.
- Miller DT, Adam MP, Aradhya S, et al. Consensus statement: chromosomal microarray is a first-tier clinical diagnostic test for individuals with developmental disabilities or congenital anomalies. Am J Hum Genet. 2010;86(5):749-64. PMID 20466091 · doi:10.1016/j.ajhg.2010.04.006Consensus ISCA (33 études, 21 698 patients) : rendement de l'ACPA 15 à 20 % contre environ 3 % pour le caryotype (hors trisomie 21 et syndromes chromosomiques reconnaissables) ; caryotype réservé aux syndromes chromosomiques évidents, aux remaniements familiaux et aux fausses couches multiples.
- Srivastava S, Love-Nichols JA, Dies KA, et al. Meta-analysis and multidisciplinary consensus statement: exome sequencing is a first-tier clinical diagnostic test for individuals with neurodevelopmental disorders. Genet Med. 2019;21(11):2413-2421. PMID 31182824 · doi:10.1038/s41436-019-0554-6Méta-analyse de 30 articles et consensus : rendement de l'exome 36 % au total, 31 % dans les TND isolés, 53 % avec signes associés, contre 15-20 % pour l'ACPA ; propose l'exome en première intention.
- Ministère chargé des personnes handicapées. Parcours de bilan et intervention précoce pour les troubles du neurodéveloppement : forfait d'intervention précoce. Fiche technique, mars 2025. handicap.gouv.frRémunération des ergothérapeutes, psychologues et psychomotriciens ayant contractualisé avec la plateforme : 120 € (bilan simple), 300 € (bilan neuropsychologique complet), 1 500 € (au moins 35 séances en moyenne), 512 € (au moins 12 séances) ; un an renouvelable une fois ; extension aux 7-12 ans (décret n° 2021-383 du 1er avril 2021).
- Pickles A, Le Couteur A, Leadbitter K, et al. Parent-mediated social communication therapy for young children with autism (PACT): long-term follow-up of a randomised controlled trial. Lancet. 2016;388(10059):2501-2509. PMID 27793431 · doi:10.1016/S0140-6736(16)31229-6Suivi à 10 ans ½ de l'essai PACT (intervention médiée par les parents) : réduction de la sévérité des symptômes autistiques sur l'ensemble de la période, pas d'effet sur le langage.
- Reichow B, Hume K, Barton EE, et al. Early intensive behavioral intervention (EIBI) for young children with autism spectrum disorders (ASD). Cochrane Database Syst Rev. 2018;5(5):CD009260. PMID 29742275 · doi:10.1002/14651858.CD009260.pub3Revue Cochrane (5 études, 219 enfants) : l'intervention comportementale intensive précoce (20 à 40 h/semaine) améliore le comportement adaptatif (Vineland +9,6) et le QI (+15,4), avec un niveau de preuve faible à très faible.
- National Institute for Health and Care Excellence. Autism spectrum disorder in under 19s: support and management. Clinical guideline CG170. Londres : NICE ; 28 août 2013, mis à jour le 14 juin 2021. nice.org.ukRecommandation 1.6.4 : ne pas utiliser la sécrétine, la chélation ni l'oxygénothérapie hyperbare, dans quelque contexte que ce soit, chez l'enfant et l'adolescent autistes (lu le 3 octobre 2026).
- Lai MC, Kassee C, Besney R, et al. Prevalence of co-occurring mental health diagnoses in the autism population: a systematic review and meta-analysis. Lancet Psychiatry. 2019;6(10):819-829. PMID 31447415 · doi:10.1016/S2215-0366(19)30289-5Méta-analyse (96 études) des troubles associés chez les personnes autistes : TDAH 28 %, anxiété 20 %, troubles du sommeil 13 %, troubles disruptifs et des conduites 12 %, dépression 11 %, TOC 9 %, bipolarité 5 %, schizophrénie 4 %.
- Lukmanji S, Manji SA, Kadhim S, et al. The co-occurrence of epilepsy and autism: A systematic review. Epilepsy Behav. 2019;98(Pt A):238-248. PMID 31398688 · doi:10.1016/j.yebeh.2019.07.037Revue systématique (74 études, 283 549 patients) : prévalence médiane de l'épilepsie chez les personnes autistes 12,1 % (11,2 % hors épilepsies syndromiques et retards de développement).
- Haute Autorité de santé. Conduite à tenir en médecine de premier recours devant un enfant ou un adolescent susceptible d'avoir un trouble déficit de l'attention avec ou sans hyperactivité. Recommandation de bonne pratique. Saint-Denis La Plaine : HAS ; décembre 2014 (mise en ligne février 2015). has-sante.frRecommandation du niveau 1, toujours citée par la HAS 2024 pour le repérage. La fiche en tire l'évolution à l'adolescence (inattention qui persiste, hyperactivité qui s'atténue), le seuil de 6 mois et de plusieurs milieux, l'examen clinique du premier recours, la SNAP-IV 26 proposée « à titre d'exploration », l'ADHD-RS cotée par le médecin et le rappel qu'un enfant calme en consultation n'élimine pas le diagnostic.
- Faraone SV, Banaschewski T, Coghill D, et al. The World Federation of ADHD International Consensus Statement: 208 Evidence-based conclusions about the disorder. Neurosci Biobehav Rev. 2021;128:789-818. PMID 33549739 · doi:10.1016/j.neubiorev.2021.01.022Déclaration de consensus de la World Federation of ADHD (208 conclusions, 80 auteurs, 27 pays). Texte intégral (PMC8328933) relu : sex-ratio d'environ deux garçons pour une fille chez l'enfant ; pas d'augmentation de la prévalence en trente ans ; risque de TDAH multiplié par trois chez les grands et très grands prématurés ; risque de blessure accidentelle majoré de 40 à 50 % ; guidance parentale à l'âge préscolaire : réduction modérée des symptômes rapportés par les parents, non significative en évaluation indépendante.
- Wolraich ML, Wilson DB, White JW. The effect of sugar on behavior or cognition in children. A meta-analysis. JAMA. 1995;274(20):1617-21. PMID 7474248 · doi:10.1001/jama.1995.03530200053037Méta-analyse de 23 études en double aveugle contre placebo : le sucre n'affecte ni le comportement ni les performances cognitives des enfants.
- Faraone SV, Biederman J, Mick E. The age-dependent decline of attention deficit hyperactivity disorder: a meta-analysis of follow-up studies. Psychol Med. 2006;36(2):159-65. PMID 16420712 · doi:10.1017/S003329170500471XMéta-analyse des études de suivi : à 25 ans, environ 15 % remplissent encore tous les critères de TDAH, environ 65 % en incluant les rémissions partielles.
- Dalsgaard S, Østergaard SD, Leckman JF, et al. Mortality in children, adolescents, and adults with attention deficit hyperactivity disorder: a nationwide cohort study. Lancet. 2015;385(9983):2190-6. PMID 25726514 · doi:10.1016/S0140-6736(14)61684-6Cohorte nationale danoise de 1,92 million de personnes dont 32 061 avec TDAH : mortalité 5,85 contre 2,21 pour 10 000 personnes-années, rapport de mortalité ajusté 2,07 (IC 95 % 1,70-2,50) ; les accidents sont la première cause de décès.
- Bussing R, Fernandez M, Harwood M, et al. Parent and teacher SNAP-IV ratings of attention deficit hyperactivity disorder symptoms: psychometric properties and normative ratings from a school district sample. Assessment. 2008;15(3):317-28. PMID 18310593 · doi:10.1177/1073191107313888SNAP-IV en population scolaire américaine (1 613 parents, 1 205 enseignants) : un score moyen parental supérieur à 1,2 augmente la probabilité d'un problème (rapport de vraisemblance > 10), supérieur à 1,8 celle d'un diagnostic de TDAH (rapport > 3) ; chez l'enseignant, les seuils n'augmentent que la probabilité d'un problème.
- DuPaul GJ, Reid R, Anastopoulos AD, et al. Parent and teacher ratings of attention-deficit/hyperactivity disorder symptoms: Factor structure and normative data. Psychol Assess. 2016;28(2):214-25. PMID 26011476 · doi:10.1037/pas0000166ADHD Rating Scale-5 : structure en deux facteurs confirmée et normes américaines publiées séparément par informateur (parents, enseignants), sexe et âge, de 5 à 17 ans.
- Fumeaux P, Mercier C, Roche S, et al. Validation of the French Version of Conners' Parent Rating Scale Revised, Short Version: Factorial Structure and Reliability. Can J Psychiatry. 2016;61(4):236-42. PMID 27254416 · doi:10.1177/0706743716635549Validation de la version française de Lausanne de la Conners' Parent Rating Scale révisée, version courte, chez 795 élèves français de 9 à 19 ans : structure en trois dimensions (opposition, inattention, hyperactivité) confirmée, bonne fiabilité ; s'oppose à la mention « non validée » de la HAS 2024 pour cette version courte.
- Wolraich ML, Hagan JF Jr, Allan C, et al. Clinical Practice Guideline for the Diagnosis, Evaluation, and Treatment of Attention-Deficit/Hyperactivity Disorder in Children and Adolescents. Pediatrics. 2019;144(4). PMID 31570648 · doi:10.1542/peds.2019-2528Recommandation de l'American Academy of Pediatrics (texte intégral PMC7067282 relu) : le médecin de premier recours évalue tout enfant de 4 ans à 18 ans présentant des difficultés scolaires ou comportementales avec inattention, hyperactivité ou impulsivité (KAS 1) ; avant 4 ans, une guidance parentale peut être proposée sans diagnostic en cas de gêne importante ; de 4 à 6 ans, guidance parentale en première ligne (KAS 5a).
- Caye A, Petresco S, de Barros AJD, et al. Relative Age and Attention-Deficit/Hyperactivity Disorder: Data From Three Epidemiological Cohorts and a Meta-analysis. J Am Acad Child Adolesc Psychiatry. 2020;59(8):990-997. PMID 31442562 · doi:10.1016/j.jaac.2019.07.939Trois cohortes brésiliennes et méta-analyse de 25 études (8 millions d'enfants) : les enfants nés dans les 4 premiers mois de l'année scolaire (les plus jeunes de leur classe) ont un risque relatif de diagnostic de TDAH de 1,34 (IC 95 % 1,26-1,43).
- Haute Autorité de santé, Commission de la transparence. Slenyto (mélatonine) : avis du 26 juin 2019, du 17 décembre 2025 (TDAH de 6 à 17 ans) et du 4 février 2026 (troubles neurogénétiques de 2 à 18 ans). has-sante.frLa Commission regrette l'absence de dosage à 2 mg correspondant à la posologie initiale et le risque de fausse route lié à la forme comprimé.
- Cortese S, Adamo N, Del Giovane C, et al. Comparative efficacy and tolerability of medications for attention-deficit hyperactivity disorder in children, adolescents, and adults: a systematic review and network meta-analysis. Lancet Psychiatry. 2018;5(9):727-738. PMID 30097390 · doi:10.1016/S2215-0366(18)30269-4Méta-analyse en réseau de 133 essais randomisés en double aveugle : en tenant compte de l'efficacité et de la tolérance, le méthylphénidate est le premier choix chez l'enfant et l'adolescent, les amphétamines chez l'adulte, pour le traitement à court terme.
- Chang Z, Lichtenstein P, Halldner L, et al. Stimulant ADHD medication and risk for substance abuse. J Child Psychol Psychiatry. 2014;55(8):878-85. PMID 25158998 · doi:10.1111/jcpp.12164Registres suédois : pas d'augmentation de l'abus de substances sous traitement du TDAH ; taux 31 % plus faible chez les personnes traitées (rapport de risque 0,69), d'autant plus que le traitement est long.
- Haute Autorité de santé, Commission de la transparence. Xurta (lisdexamphétamine) — trouble déficitaire de l'attention avec ou sans hyperactivité chez l'adulte et l'enfant âgé de 6 ans et plus. Avis du 8 octobre 2025. has-sante.frService médical rendu modéré, pas d'amélioration du service médical rendu (ASMR V) ; avis favorable au remboursement.
- Reale L, Bartoli B, Cartabia M, et al. Comorbidity prevalence and treatment outcome in children and adolescents with ADHD. Eur Child Adolesc Psychiatry. 2017;26(12):1443-1457. PMID 28527021 · doi:10.1007/s00787-017-1005-zRegistre régional italien, 1 919 enfants et adolescents nouvellement diagnostiqués, sans traitement : 66 % ont au moins un trouble associé (troubles des apprentissages 56 %, troubles du sommeil 23 %, trouble oppositionnel 20 %, troubles anxieux 12 %).
- DuPaul GJ, Gormley MJ, Laracy SD. Comorbidity of LD and ADHD: implications of DSM-5 for assessment and treatment. J Learn Disabil. 2013;46(1):43-51. PMID 23144063 · doi:10.1177/0022219412464351Revue de 17 études (2001-2011) : taux moyen de coexistence TDAH-troubles des apprentissages de 45,1 % ; évaluer les compétences scolaires de tout enfant avec TDAH.
- Hollingdale J, Woodhouse E, Young S, et al. Autistic spectrum disorder symptoms in children and adolescents with attention-deficit/hyperactivity disorder: a meta-analytical review. Psychol Med. 2020;50(13):2240-2253. PMID 31530292 · doi:10.1017/S0033291719002368Méta-analyse de 22 publications (61 985 enfants) : 21 % des enfants et adolescents avec TDAH remplissent les critères de TSA (19 % en population générale, 24 % en population clinique).
- Migueis DP, Lopes MC, Casella E, et al. Attention deficit hyperactivity disorder and restless leg syndrome across the lifespan: A systematic review and meta-analysis. Sleep Med Rev. 2023;69:101770. PMID 36924608 · doi:10.1016/j.smrv.2023.101770Revue systématique et méta-analyse (29 études) : symptômes de syndrome des jambes sans repos chez 11 à 42,9 % des enfants avec TDAH.
- Haute Autorité de santé. L'accompagnement de la personne présentant un trouble du développement intellectuel (volet 1). Recommandation de bonne pratique validée par la CSMS le 5 juillet 2022 : guide « Caractéristiques du TDI et des troubles associés » et synthèse « Autodétermination et évaluations fonctionnelles ». Saint-Denis La Plaine : HAS ; septembre 2022. has-sante.fr ; guide (PDF)Recommandation d'accompagnement (médico-social), pas de diagnostic : la HAS n'a pas publié de recommandation sur le diagnostic du TDI. La fiche en tire la définition, la sévérité fondée sur le fonctionnement adaptatif, les âges de diagnostic selon la sévérité (grave à profond avant 3 ans, moyen vers 5 ans, léger à l'école élémentaire ou au collège), le « retard global de développement » avant 5 ans, le délai de 6 mois à un an de rééducation avant de suspecter un TND, et la règle des troubles associés « plus sévères qu'attendu pour le niveau intellectuel ».
- American Psychiatric Association. DSM-5-TR. Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux, texte révisé. Traduction française. Issy-les-Moulineaux : Elsevier Masson ; 2023. Chapitre des troubles neurodéveloppementaux. Les critères sont cités d'après leur reproduction dans les recommandations de la HAS (2018, 2024) ; le manuel n'a pas été consulté directement.
- Organisation mondiale de la santé. Classification internationale des maladies, 11e révision (CIM-11), chapitre 6 : troubles mentaux, comportementaux ou neurodéveloppementaux, section des troubles neurodéveloppementaux. En vigueur depuis le 1er janvier 2022. icd.who.intAdresse citée par le livret de repérage 2024.
- Inserm. Déficiences intellectuelles. Collection Expertise collective. Montrouge : EDP Sciences ; 2016. XV-1157 p. ipubli.inserm.frSynthèse et recommandations relues : en France, forme légère 10 à 20 pour 1 000, forme sévère 3 à 4 pour 1 000, sex-ratio 1,2 à 1,9 ; cause trouvée dans 75 % des formes sévères et environ 20 % des légères, étiologie indéterminée pour près de 40 % ; ACPA et X fragile en première intention quels que soient le sexe et la sévérité ; IRM anormale dans 30 % des cas mais diagnostique dans 0,2 à 3,9 % ; bilan métabolique sans signe d'appel rentable dans 1 % ; épilepsie 3 % (légère), 15 % (moyenne), 30 à 50 % (sévère à profonde) ; TSA 18 à 40 %, TDAH 11 à 50 %, anxiété 9 % ; troubles auditifs deux fois plus fréquents chez l'enfant ; seule la rispéridone évaluée par essais contrôlés (agressivité), surprescription de psychotropes.
- Vissers LE, Gilissen C, Veltman JA. Genetic studies in intellectual disability and related disorders. Nat Rev Genet. 2016;17(1):9-18. PMID 26503795 · doi:10.1038/nrg3999Revue (Nat Rev Genet 2016, publiée en ligne le 27/10/2015, doi 10.1038/nrg3999), relue en texte intégral : diagnostic formel de déficience intellectuelle quand le QI est inférieur à 70 ; « over 700 genes have now been identified » pour les formes liées à l'X, autosomiques dominantes et récessives.
- O'Leary L, Cooper SA, Hughes-McCormack L. Early death and causes of death of people with intellectual disabilities: A systematic review. J Appl Res Intellect Disabil. 2018;31(3):325-342. PMID 28984406 · doi:10.1111/jar.12417Revue systématique (27 études, pays à revenu élevé) : décès plus précoce de 20 ans chez les personnes avec déficience intellectuelle ; causes principales respiratoires et circulatoires ; une partie des décès est potentiellement évitable.
- Heslop P, Blair PS, Fleming P, et al. The Confidential Inquiry into premature deaths of people with intellectual disabilities in the UK: a population-based study. Lancet. 2014;383(9920):889-95. PMID 24332307 · doi:10.1016/S0140-6736(13)62026-7Enquête confidentielle anglaise (247 décès) : décès évitables par des soins de bonne qualité dans 37 % des cas contre 13 % en population générale ; âge médian au décès inférieur de 13 ans (hommes) et 20 ans (femmes).
- Tassé MJ, Schalock RL, Balboni G, et al. The construct of adaptive behavior: its conceptualization, measurement, and use in the field of intellectual disability. Am J Intellect Dev Disabil. 2012;117(4):291-303. PMID 22809075 · doi:10.1352/1944-7558-117.4.291Mise au point AAIDD sur le comportement adaptatif, relue en texte intégral : limitation significative = environ 2 écarts-types sous la moyenne dans un domaine (conceptuel, social, pratique) ou au score global ; début avant 18 ans ; 2,28 % de la population sous −2 écarts-types ; ABAS-II de la naissance à 89 ans (formulaires parent, enseignant, auto-questionnaire) ; Vineland-II de 0 à 90 ans, moyenne 100, écart-type 15.
- Verloes A, Héron D, Billette de Villemeur T, et al. [Diagnostic investigations for an unexplained developmental disability]. Arch Pediatr. 2012;19(2):194-207. PMID 22245660 · doi:10.1016/j.arcped.2011.11.014Stratégie française du réseau DéfiScience (centres de référence « déficiences intellectuelles de causes rares ») : ACPA (CGH-array) en premier, X fragile dans les deux sexes, bilan métabolique réorienté (CDG, transporteur des hormones thyroïdiennes, créatine) ; IRM seulement si périmètre crânien anormal, examen neurologique anormal, régression, marche non acquise à 2 ans ou retard sévère.
- van Karnebeek CD, Jansweijer MC, Leenders AG, et al. Diagnostic investigations in individuals with mental retardation: a systematic literature review of their usefulness. Eur J Hum Genet. 2005;13(1):6-25. PMID 15523501 · doi:10.1038/sj.ejhg.5201279Revue systématique des investigations dans la déficience intellectuelle : anomalie significative à l'examen neurologique en moyenne 42,9 %, à l'examen dysmorphologique 39 à 81 % ; neuro-imagerie anormale 30 % mais diagnostic sur la seule imagerie 1,3 % ; bilan métabolique 1,0 %.
- Moeschler JB, Shevell M. Comprehensive evaluation of the child with intellectual disability or global developmental delays. Pediatrics. 2014;134(3):e903-18. PMID 25157020 · doi:10.1542/peds.2014-1839Rapport clinique de l'Académie américaine de pédiatrie : ACPA en première ligne à la place du caryotype ; X fragile reste un test de première ligne ; erreurs innées du métabolisme à considérer ; IRM chez certains patients ; exome en émergence.
- El Chehadeh S, Heide S, Quélin C, et al. Genome sequencing for the diagnosis of intellectual disability as a paradigm for rare diseases in the French healthcare setting: the prospective DEFIDIAG study. Genome Med. 2025;17(1):110. PMID 41044778 · doi:10.1186/s13073-025-01527-4Étude prospective française DEFIDIAG (Plan France médecine génomique 2025), 1 239 enfants : chez les jamais testés, rendement 17,3 % avec la stratégie de référence (X fragile, ACPA, panel de 44 gènes) contre 41,9 % avec le génome en trio.
- Plan France Médecine Génomique 2025. Préindications d'accès au séquençage génomique [Internet]. Paris : PFMG 2025 ; [consulté le 3 octobre 2026]. pfmg2025.frLa page indique : « La préindication Déficience intellectuelle est ouverte sur tout le territoire pour les patients ayant déjà bénéficié d'explorations génétiques au préalable - décembre 2021 ». Les conditions actuelles d'accès sont à vérifier auprès du généticien.
- Haute Autorité de santé. L'accompagnement de la personne présentant un trouble du développement intellectuel (TDI). Volet 2 : la scolarité, le travail et la vie active, les loisirs et le temps libre. Recommandation adoptée le 16 septembre 2025, mise en ligne le 18 novembre 2025. Saint-Denis La Plaine : HAS ; 2025. has-sante.fr ; synthèse (PDF)Adaptations scolaires tirées de la synthèse : CAA et FALC, supports concrets, séances décomposées en étapes avec rappel des acquis, littératie et numératie reliées à la vie quotidienne, aménagements d'examens demandés dès le début de l'année à l'enseignant référent.
- Centre de référence Déficiences intellectuelles de causes rares. Syndrome de l'X fragile. Protocole national de diagnostic et de soins (PNDS) : synthèse à destination du médecin traitant. Saint-Denis La Plaine : HAS ; mai 2021. has-sante.frDeuxième cause de déficience intellectuelle après la trisomie 21 et première cause héréditaire ; scolarité selon le profil (école ordinaire avec AESH, ULIS, IME…) ; devant un comportement-défi, rechercher d'abord une pathologie somatique (douleur, fracture, infection), puis psychiatrique, et les troubles de la communication et de l'environnement.
- Einfeld SL, Ellis LA, Emerson E. Comorbidity of intellectual disability and mental disorder in children and adolescents: a systematic review. J Intellect Dev Disabil. 2011;36(2):137-43. PMID 21609299 · doi:10.1080/13668250.2011.572548Revue systématique (9 études de méthodologie acceptable) : troubles psychiques chez 30 à 50 % des enfants et adolescents avec déficience intellectuelle, risque relatif 2,8 à 4,5.
- Robertson J, Hatton C, Emerson E, et al. Prevalence of epilepsy among people with intellectual disabilities: A systematic review. Seizure. 2015;29:46-62. PMID 26076844 · doi:10.1016/j.seizure.2015.03.016Revue systématique et méta-analyse : prévalence de l'épilepsie de 22,2 % (IC 95 % 19,6-25,1 ; 38 études) chez les personnes avec déficience intellectuelle, croissante avec la sévérité.
- Bishop DVM, Snowling MJ, Thompson PA, et al. Phase 2 of CATALISE: a multinational and multidisciplinary Delphi consensus study of problems with language development: Terminology. J Child Psychol Psychiatry. 2017;58(10):1068-1080. PMID 28369935 · doi:10.1111/jcpp.12721CATALISE-2 (terminologie, 57 experts). « Developmental Language Disorder » (TDL) quand le trouble du langage n'est pas associé à une cause biomédicale connue ; sinon « trouble du langage associé à X » ; pas d'exigence d'écart verbal/non verbal ; coexistence possible avec d'autres TND (TDAH). Texte intégral (PMC5638113) : les problèmes de langage encore présents à 5 ans et plus sont susceptibles de persister ; bon pronostic des troubles limités à la phonologie expressive (trouble des sons de la parole) ; risque d'échec en lecture.
- Tomblin JB, Records NL, Buckwalter P, et al. Prevalence of specific language impairment in kindergarten children. J Speech Lang Hear Res. 1997;40(6):1245-60. PMID 9430746 · doi:10.1044/jslhr.4006.1245Cohorte de 7 218 enfants de maternelle (Midwest américain) : prévalence du trouble spécifique du langage 7,4 % ; 8 % des garçons, 6 % des filles ; 29 % seulement des parents avaient été informés d'un problème.
- Zubrick SR, Taylor CL, Rice ML, et al. Late language emergence at 24 months: an epidemiological study of prevalence, predictors, and covariates. J Speech Lang Hear Res. 2007;50(6):1562-92. PMID 18055773 · doi:10.1044/1092-4388(2007/106)Cohorte de 1 766 enfants de 24 mois (questionnaire ASQ) : 13,4 % ont une émergence tardive du langage (19,1 % sur le seul item « associe des mots ») ; prédicteurs : antécédents familiaux, sexe masculin, croissance neurobiologique précoce ; pas d'association avec le niveau d'études ou les ressources des parents.
- Bishop DV, Snowling MJ, Thompson PA, et al. CATALISE: A Multinational and Multidisciplinary Delphi Consensus Study. Identifying Language Impairments in Children. PLoS One. 2016;11(7):e0158753. PMID 27392128 · doi:10.1371/journal.pone.0158753CATALISE-1 (Delphi, 59 experts, 10 disciplines). La fiche en tire : beaucoup de parleurs tardifs (vocabulaire limité à 18-24 mois) rattrapent sans aide, mais l'évolution individuelle est imprévisible ; risque de persistance accru si compréhension faible, peu de gestes, antécédents familiaux ; réévaluation à 6 mois ; entre 4 et 5 ans le langage peut beaucoup changer, un trouble sévère compréhension + expression persiste plus souvent ; signes après 5 ans (récit incohérent, compréhension, conversation non réciproque, interprétation littérale) ; pas de seuil net entre trouble et variation normale ; une langue de la maison différente n'est pas un trouble si l'enfant a des compétences adaptées dans une langue (énoncés 3, 8, 9, 12, texte intégral PMC4938414 ; énoncé 4 de CATALISE-2 pour la langue).
- Eadie P, Morgan A, Ukoumunne OC, et al. Speech sound disorder at 4 years: prevalence, comorbidities, and predictors in a community cohort of children. Dev Med Child Neurol. 2015;57(6):578-84. PMID 25403868 · doi:10.1111/dmcn.12635Cohorte australienne (1 494 enfants) : prévalence du trouble des sons de la parole à 4 ans 3,4 % ; associé à un trouble du langage dans 40,8 % des cas et à de faibles compétences pré-lecture dans 20,8 %.
- Conti-Ramsden G, Durkin K, Toseeb U, et al. Education and employment outcomes of young adults with a history of developmental language disorder. Int J Lang Commun Disord. 2018;53(2):237-255. PMID 29139196 · doi:10.1111/1460-6984.1233884 jeunes adultes (24 ans) avec antécédent de TDL contre 88 témoins : qualifications scolaires et professionnelles plus basses, emplois moins qualifiés, revenus comparables à type d'emploi égal ; grande variabilité individuelle.
- Dale PS, Price TS, Bishop DV, et al. Outcomes of early language delay: I. Predicting persistent and transient language difficulties at 3 and 4 years. J Speech Lang Hear Res. 2003;46(3):544-60. PMID 14696985 · doi:10.1044/1092-4388(2003/044)8 386 jumeaux : parmi les enfants au vocabulaire sous le 10e percentile à 2 ans, 44,1 % ont des difficultés persistantes à 3 ans et 40,2 % à 4 ans (contre 7,2 % et 8,5 % des autres) ; prédiction individuelle à partir des données de 2 ans trop imprécise pour être utile en clinique.
- Rescorla L. Late talkers: do good predictors of outcome exist? Dev Disabil Res Rev. 2011;17(2):141-50. PMID 23362033 · doi:10.1002/ddrr.1108Revue : la plupart des parleurs tardifs atteignent des scores dans la moyenne vers 5, 6 ou 7 ans, mais restent en moyenne en dessous des enfants au développement typique jusqu'à l'adolescence.
- Bishop DV, Edmundson A. Language-impaired 4-year-olds: distinguishing transient from persistent impairment. J Speech Hear Disord. 1987;52(2):156-73. PMID 3573746 · doi:10.1044/jshd.5202.15687 enfants de 4 ans avec trouble du langage, suivis à 4 ans 1/2 et 5 ans 1/2 : trouble résolu chez 37 % à 5 ans 1/2 (44 % si niveau non verbal normal) ; meilleur prédicteur : capacité à raconter une histoire sur images.
- Roberts MY, Kaiser AP. The effectiveness of parent-implemented language interventions: a meta-analysis. Am J Speech Lang Pathol. 2011;20(3):180-99. PMID 21478280 · doi:10.1044/1058-0360(2011/10-0055)Méta-analyse de 18 études (enfants de 18 à 60 mois) : les interventions de langage conduites par les parents ont un effet positif significatif sur le langage réceptif et expressif, avec ou sans déficience intellectuelle (g de -0,15 à 0,82 selon le critère).
- Law J, Garrett Z, Nye C. Speech and language therapy interventions for children with primary speech and language delay or disorder. Cochrane Database Syst Rev. 2003;2003(3):CD004110. PMID 12918003 · doi:10.1002/14651858.CD004110Revue Cochrane (25 essais, méta-analyse) : orthophonie efficace sur la phonologie expressive (DMS 0,44) et le vocabulaire expressif (DMS 0,89) ; résultats mitigés sur la syntaxe expressive ; pas de preuve sur la compréhension ; pas de différence entre thérapeute et parents formés, ni entre groupe et individuel.
- Snowling M, Bishop DV, Stothard SE. Is preschool language impairment a risk factor for dyslexia in adolescence? J Child Psychol Psychiatry. 2000;41(5):587-600. PMID 10946751 · doi:10.1111/1469-7610.00651Suivi à 15 ans de 56 enfants avec trouble du langage préscolaire : lecture, orthographe et compréhension écrite inférieures aux témoins ; plus de 35 % lisent normalement ; bon devenir de ceux dont le trouble se limitait à la phonologie expressive.
- Yew SG, O'Kearney R. Emotional and behavioural outcomes later in childhood and adolescence for children with specific language impairments: meta-analyses of controlled prospective studies. J Child Psychol Psychiatry. 2013;54(5):516-24. PMID 23082773 · doi:10.1111/jcpp.12009Méta-analyse (8 cohortes, 553 enfants avec trouble spécifique du langage, 1 533 témoins) : environ deux fois plus de troubles internalisés, externalisés et de TDAH de niveau clinique que chez les enfants au langage typique.
- Reilly S, Onslow M, Packman A, et al. Natural history of stuttering to 4 years of age: a prospective community-based study. Pediatrics. 2013;132(3):460-7. PMID 23979093 · doi:10.1542/peds.2012-3067Cohorte communautaire australienne (1 619 enfants) : incidence cumulée du début de bégaiement à 4 ans 11,2 % ; seuls 9 sur 142 (6,3 %) guérissent dans les 12 mois suivant le début ; sexe masculin, gémellité, niveau d'études maternel élevé prédisent le début.
- Yairi E, Ambrose NG. Early childhood stuttering I: persistency and recovery rates. J Speech Lang Hear Res. 1999;42(5):1097-112. PMID 10515508 · doi:10.1044/jslhr.4205.109784 enfants suivis au moins 4 ans après le début du bégaiement : guérison spontanée estimée à 74 %, persistance 26 % ; guérison répartie sur les 4 ans suivant le début.
- Kefalianos E, Onslow M, Packman A, et al. The History of Stuttering by 7 Years of Age: Follow-Up of a Prospective Community Cohort. J Speech Lang Hear Res. 2017;60(10):2828-2839. PMID 28979988 · doi:10.1044/2017_JSLHR-S-16-0205Suivi à 7 ans de la même cohorte : taux de guérison du bégaiement 65 %.
- Neumann K, Euler HA, Bosshardt HG, et al. The Pathogenesis, Assessment and Treatment of Speech Fluency Disorders. Dtsch Arztebl Int. 2017;114(22-23):383-390. PMID 28655373 · doi:10.3238/arztebl.2017.0383Recommandation de pratique clinique allemande (Dtsch Arztebl) : héritabilité 70 % à plus de 80 % ; Lidcombe le mieux étayé avant 6 ans ; pas de preuve solide de 6 à 12 ans ; restructuration de la parole chez l'adolescent ; pas de preuve pour régulation respiratoire, parole rythmée, médicaments, hypnose ; traitement souvent retardé sans nécessité. Texte intégral (PMC5504509, lu via WebFetch, phrase recopiée) : observer 6 à 12 mois l'enfant de 3 à 6 ans, traiter sans attendre en présence de facteurs de risque, de symptômes avec perte de contrôle ou effort, et de souffrance avec évitements.
- Jones M, Onslow M, Packman A, et al. Extended follow-up of a randomized controlled trial of the Lidcombe Program of Early Stuttering Intervention. Int J Lang Commun Disord. 2008;43(6):649-61. PMID 18608610 · doi:10.1080/13682820801895599Suivi prolongé de l'essai 2005 : dans le programme Lidcombe, les parents délivrent des commentaires verbaux sur la parole fluide et bégayée au quotidien ; 19 enfants traités sur 20 retrouvés gardent un bégaiement nul ou quasi nul, 3 ont rechuté.
- Jones M, Onslow M, Packman A, et al. Randomised controlled trial of the Lidcombe programme of early stuttering intervention. BMJ. 2005;331(7518):659. PMID 16096286 · doi:10.1136/bmj.38520.451840.E0Essai randomisé (54 enfants de 3 à 6 ans, Nouvelle-Zélande) : programme Lidcombe contre contrôle ; à 9 mois, 1,5 % contre 3,9 % de syllabes bégayées (p = 0,003).
- Sjøstrand Å, Kefalianos E, Hofslundsengen H, et al. Non-pharmacological interventions for stuttering in children six years and younger. Cochrane Database Syst Rev. 2021;9(9):CD013489. PMID 34499348 · doi:10.1002/14651858.CD013489.pub2Revue Cochrane : 4 essais (151 enfants de 2 à 6 ans), tous Lidcombe contre liste d'attente ; fréquence de bégaiement réduite (différence moyenne -2,16 % de syllabes bégayées), certitude très faible, risque de biais élevé.
- Peterson RL, Pennington BF. Developmental dyslexia. Lancet. 2012;379(9830):1997-2007. PMID 22513218 · doi:10.1016/S0140-6736(12)60198-6Revue (Lancet) : la dyslexie est un trouble neurodéveloppemental caractérisé par une reconnaissance des mots lente et inexacte, décrit dans toutes les cultures ; la théorie phonologique reste la plus convaincante. Sert à la définition.
- Handler SM, Fierson WM, Section on Ophthalmology. Learning disabilities, dyslexia, and vision. Pediatrics. 2011;127(3):e818-56. PMID 21357342 · doi:10.1542/peds.2010-3670Déclaration conjointe des sociétés américaines de pédiatrie et d'ophtalmologie : les enfants dyslexiques ont la même fonction visuelle que les autres ; exercices oculaires, prismes, verres et filtres colorés non efficaces.
- Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm). Dyslexie, dysorthographie, dyscalculie : bilan des données scientifiques. Expertise collective. Paris : Éditions Inserm ; 2007. ipubli.inserm.frSynthèse et recommandations : dyslexie chez au minimum 3 à 5 % des enfants vers 10 ans (un peu moins de 5 % pour les formes modérées à sévères), sex-ratio d'environ 2, héritabilité de 50 à 65 % (environ 50 % en mathématiques), dyslexie consécutive à un trouble du langage oral dans plus de la moitié des cas, 17 à 64 % de dyslexiques parmi les dyscalculiques, pas d'étude de prévalence de la dysorthographie ; préférer les écarts-types à l'âge de lecture (« un retard de 18 mois ou 2 ans n'a pas le même sens à 7-8 ans ou à 13 ans ») ; entraînements de 30 min/jour, 4 jours/semaine, 5 à 10 semaines ; rééducation plusieurs fois par semaine, réévaluée tous les 6 mois à 1 an ; aménagements (lecture des énoncés, temps supplémentaire, ordinateur, correcteur, dictée vocale, décret 2005-1617). Étude parisienne de CE1 (1 020 élèves) : difficultés de lecture confirmées chez 23,2 % en zone REP la plus défavorisée contre 2,7 % hors REP.
- Gross-Tsur V, Manor O, Shalev RS. Developmental dyscalculia: prevalence and demographic features. Dev Med Child Neurol. 1996;38(1):25-33. PMID 8606013 · doi:10.1111/j.1469-8749.1996.tb15029.xCohorte israélienne de 3 029 élèves : prévalence de la dyscalculie 6,5 % ; 140 enfants de 11 ans étudiés, sexes touchés à proportions voisines (75 filles, 65 garçons), 26 % de symptômes de TDAH, 17 % de dyslexie, 42 % d'apparentés au 1er degré avec trouble des apprentissages.
- Haberstroh S, Schulte-Körne G. The Diagnosis and Treatment of Dyscalculia. Dtsch Arztebl Int. 2019;116(7):107-114. PMID 30905334 · doi:10.3238/arztebl.2019.0107Recommandation allemande (20 sociétés savantes) et méta-analyse : dyscalculie chez 3 à 7 % des enfants, adolescents et adultes ; taille d'effet moyenne des interventions 0,52 (IC 95 % 0,42-0,62), meilleure pour les entraînements ciblés sur les contenus mathématiques, à débuter tôt au primaire en individuel par des professionnels formés ; risque de dyslexie associée multiplié (OR 12,25).
- Shaywitz SE, Shaywitz BA, Fletcher JM, et al. Prevalence of reading disability in boys and girls. Results of the Connecticut Longitudinal Study. JAMA. 1990;264(8):998-1002. PMID 2376893Cohorte du Connecticut (215 filles, 199 garçons) : troubles de la lecture identifiés par tests chez 8,7 % des garçons et 6,9 % des filles en 2nd grade (différence non significative), mais signalés par l'école chez 13,6 % des garçons et 3,2 % des filles : biais de repérage scolaire.
- Rutter M, Caspi A, Fergusson D, et al. Sex differences in developmental reading disability: new findings from 4 epidemiological studies. JAMA. 2004;291(16):2007-12. PMID 15113820 · doi:10.1001/jama.291.16.2007Quatre études épidémiologiques (Dunedin, Christchurch, ONS, E-Risk) : troubles de la lecture significativement plus fréquents chez les garçons dans les quatre, OR de 1,39 à 3,19. Réponse au biais de repérage avancé en 1990.
- Landerl K, Moll K. Comorbidity of learning disorders: prevalence and familial transmission. J Child Psychol Psychiatry. 2010;51(3):287-94. PMID 19788550 · doi:10.1111/j.1469-7610.2009.02164.xÉchantillon populationnel de 2 586 écoliers allemands : les déficits en calcul, lecture ou orthographe sont 4 à 5 fois plus fréquents chez les enfants déjà en difficulté dans un domaine ; prépondérance des filles dans le trouble du calcul, des garçons dans le trouble de l'orthographe ; transmission familiale propre à chaque trouble.
- Jacquier-Roux M, Valdois S, Zorman M, Lequette C, Pouget G. ODÉDYS version 2 : outil de dépistage des dyslexies. Grenoble : Laboratoire Cogni-Sciences, IUFM de Grenoble ; septembre 2005. Licence Creative Commons paternité, pas d'utilisation commerciale, pas de modification.Manuel lu (p. 1-13) : outil extrait de la BALE, CE1 à 5e, passation de 20 à 30 min ; étalonnage sur 536 élèves du CE1 au CM2 (1999-2000) et 129 élèves de 5e (2005) ; ne permet pas de distinguer une dyslexie d'un retard de lecture d'une autre nature ; rappelle le critère CIM-10 de 18 mois de retard de lecture. Site de l'éditeur (cognisciences.com) injoignable le 3 octobre 2026 : pas de lien.
- Mirassou A, Touzin M. BMT-i : batterie d'évaluation des différents apprentissages et fonctions cognitives. Isbergues : Ortho Édition ; janvier 2019. orthoedition.comPage de l'éditeur consultée le 3 octobre 2026 : batterie payante, passation sur tablette tactile obligatoire, accessible au médecin pour « mieux prescrire les bilans nécessaires ».
- Galuschka K, Ise E, Krick K, et al. Effectiveness of treatment approaches for children and adolescents with reading disabilities: a meta-analysis of randomized controlled trials. PLoS One. 2014;9(2):e89900. PMID 24587110 · doi:10.1371/journal.pone.0089900Méta-analyse de 22 essais randomisés (49 comparaisons) chez des enfants et adolescents avec trouble de la lecture : l'enseignement explicite des correspondances graphèmes-phonèmes (phonics) est la seule approche dont l'efficacité sur la lecture et l'orthographe est statistiquement confirmée ; entraînements auditifs, deux traitements médicamenteux, verres ou calques colorés et exercices moteurs n'atteignent pas la significativité.
- Griffiths PG, Taylor RH, Henderson LM, et al. The effect of coloured overlays and lenses on reading: a systematic review of the literature. Ophthalmic Physiol Opt. 2016;36(5):519-44. PMID 27580753 · doi:10.1111/opo.12316Revue systématique de 51 publications sur les calques et verres colorés : la plupart des études à risque de biais élevé ou incertain ; effet généralement faible ou comparable au placebo ; leur usage pour les difficultés de lecture ne peut être recommandé.
- Willcutt EG, Pennington BF. Comorbidity of reading disability and attention-deficit/hyperactivity disorder: differences by gender and subtype. J Learn Disabil. 2000;33(2):179-91. PMID 15505947 · doi:10.1177/002221940003300206494 jumeaux avec trouble de la lecture : plus souvent des critères de TDAH, surtout pour l'inattention, selon parents et enseignants.
- Francis DA, Caruana N, Hudson JL, et al. The association between poor reading and internalising problems: A systematic review and meta-analysis. Clin Psychol Rev. 2019;67:45-60. PMID 30528985 · doi:10.1016/j.cpr.2018.09.002Méta-analyse de 34 études (16 275 participants dont 2 491 mauvais lecteurs) : plus de troubles internalisés chez les mauvais lecteurs, d = 0,41 pour l'anxiété, d = 0,23 pour la dépression.
- Blank R, Barnett AL, Cairney J, et al. International clinical practice recommendations on the definition, diagnosis, assessment, intervention, and psychosocial aspects of developmental coordination disorder. Dev Med Child Neurol. 2019;61(3):242-285. PMID 30671947 · doi:10.1111/dmcn.14132Recommandations internationales EACD (35 recommandations ; texte intégral PMC6850610 relu). Prévalence 5-6 % la plus citée ; sex-ratio 2:1 à 7:1 ; difficultés persistantes à l'adolescence chez 50-70 % ; TDAH associé 50-60 % ; TDC chez environ un tiers des enfants avec trouble spécifique du langage ; anxiété sociale 30 % (Pratt et Hill). Reco 4 : pas de diagnostic avant 5 ans sauf atteinte sévère, alors 2 évaluations à au moins 3 mois d'intervalle. Reco 10 : DCDQ-R en complément clinique, pas en dépistage de population (sensibilité trop faible). Reco 12 : M-ABC-2 ou BOT-2, seuil 16e percentile de la note totale (note standard ≤ 7), ≤ 5e = preuve sans équivoque. Reco 13 : second test si clinique forte (sensibilité des tests < 90 %). Reco 22 (niveau A) : approches orientées activité et participation (entraînement spécifique, NTT, CO-OP). Reco 24 : clavier tôt. Reco 25 : jeux vidéo actifs en complément. Reco 27-28 : petits groupes. Reco 31 : pas d'acides gras + vitamine E. Statement 3 : intégration sensorielle et entraînement kinesthésique non recommandés (preuves non concluantes) ; brain-gym non évalué. Méthylphénidate : amélioration de l'écriture, rééducation motrice encore nécessaire chez environ 50 % des enfants TDAH/TDC traités.
- Inserm. Trouble développemental de la coordination ou dyspraxie. Synthèse et recommandations. Collection Expertise collective. Montrouge : EDP Sciences ; 2019. inserm.fr · synthèse (PDF)Synthèse lue intégralement : prévalence 1,8-5,4 % (5e percentile) ou 6,7-27,7 % (15e), sex-ratio 1,8:1, aucune donnée française ; prématurité premier facteur de risque, pas de lien démontré avec l'alcool ou le tabac prénatals ; diagnostic dès 5 ans (dès 3 ans si atteinte marquée, deux évaluations à 3 mois) ; seuil M-ABC au 16e percentile ; interventions hebdomadaires, 12-16 séances, au moins 20 séances pour l'écriture ; CO-OP de preuve modérée, sur les seuls progrès ressentis. Pages et PDF vérifiés (HTTP 200) le 3 octobre 2026.
- Birnkrant DJ, Bushby K, Bann CM, et al. Diagnosis and management of Duchenne muscular dystrophy, part 1: diagnosis, and neuromuscular, rehabilitation, endocrine, and gastrointestinal and nutritional management. Lancet Neurol. 2018;17(3):251-267. PMID 29395989 · doi:10.1016/S1474-4422(18)30024-3Recommandations de prise en charge de la myopathie de Duchenne, partie 1 (texte intégral PMC5869704 relu) : signes d'appel faiblesse, maladresse, signe de Gowers, difficulté à monter les escaliers, marche sur la pointe des pieds ; élévation possible des transaminases, LDH ou créatine kinase, l'élévation des transaminases pouvant égarer vers le foie.
- Ray-Kaeser S, Thommen E, Martini R, et al. Psychometric assessment of the French European Developmental Coordination Disorder Questionnaire (DCDQ-FE). PLoS One. 2019;14(5):e0217280. PMID 31120966 · doi:10.1371/journal.pone.0217280Validation du DCDQ-FE (version française européenne du DCDQ'07, 5-15 ans) : alpha 0,96, fidélité test-retest ICC 0,956, corrélation avec le M-ABC-2 rho = 0,802 ; seuil 56 : sensibilité 85,0 %, spécificité 81,6 % (n = 115).
- Wilson BN, Crawford SG, Green D, et al. Psychometric properties of the revised Developmental Coordination Disorder Questionnaire. Phys Occup Ther Pediatr. 2009;29(2):182-202. PMID 19401931 · doi:10.1080/01942630902784761DCDQ révisé (DCDQ'07) : questionnaire parental de 15 items, étendu à 5-15 ans ; seuils par tranches d'âge ; sensibilité 85 %, spécificité 71 % ; corrélation r = 0,55 avec le M-ABC.
- Jover M, Ray-Kaeser S, Bertrand AM, et al. Psychometric Properties of the French European Little Developmental Coordination Disorder Questionnaire (LDCDQ-FE): A Pilot Study. Phys Occup Ther Pediatr. 2023;43(3):287-302. PMID 36350803 · doi:10.1080/01942638.2022.2138733Étude pilote du LDCDQ-FE (154 enfants français jusqu'à 5 ans 11 mois ; 121 témoins, 33 adressés) : seuil 67, sensibilité 81,3 %, spécificité 77,8 % ; fidélité test-retest non étudiée.
- Biotteau M, Danna J, Baudou É, et al. Developmental coordination disorder and dysgraphia: signs and symptoms, diagnosis, and rehabilitation. Neuropsychiatr Dis Treat. 2019;15:1873-1885. PMID 31371960 · doi:10.2147/NDT.S120514Revue TDC et dysgraphie (texte intégral relu) : définition de la dysgraphie (Hamstra-Bletz et Blöte, trouble de la production écrite lié à la mécanique de l'écriture) ; BHK étalonné sur 837 enfants de 6 à 11 ans, copie de 5 minutes, 13 critères de qualité et score de vitesse, seuil diagnostique à 2 écarts-types.
- Smits-Engelsman BC, Blank R, van der Kaay AC, et al. Efficacy of interventions to improve motor performance in children with developmental coordination disorder: a combined systematic review and meta-analysis. Dev Med Child Neurol. 2013;55(3):229-37. PMID 23106530 · doi:10.1111/dmcn.12008Méta-analyse 1995-2011 (26 études, 20 avec tailles d'effet) : approches centrées sur la tâche d(w) = 0,89 ; kinésithérapie et ergothérapie classiques 0,83 ; approches centrées sur les processus 0,12 ; « Process-oriented approaches are not recommended ».
- Smits-Engelsman B, Vinçon S, Blank R, et al. Evaluating the evidence for motor-based interventions in developmental coordination disorder: A systematic review and meta-analysis. Res Dev Disabil. 2018;74:72-102. PMID 29413431 · doi:10.1016/j.ridd.2018.01.002Revue et méta-analyse 2012-2017 (30 études, 25 jeux de données) : taille d'effet globale d = 1,06 ; bénéfices pour les approches orientées activité, les approches fonctions combinées aux activités, les jeux vidéo actifs et les petits groupes ; prudence (qualité variable, IC larges).
- Lingam R, Jongmans MJ, Ellis M, et al. Mental health difficulties in children with developmental coordination disorder. Pediatrics. 2012;129(4):e882-91. PMID 22451706 · doi:10.1542/peds.2011-1556Cohorte ALSPAC (n = 6902) : TDC probable à 7 ans associé à 9-10 ans à une dépression auto-déclarée (OR 2,08 ; IC 95 % 1,36-3,19) et à des difficultés de santé mentale rapportées par les parents (OR 4,23 ; 3,10-5,77), en partie médiées par le QI verbal, le harcèlement et l'estime de soi.
- Overvelde A, Hulstijn W. Handwriting development in grade 2 and grade 3 primary school children with normal, at risk, or dysgraphic characteristics. Res Dev Disabil. 2011;32(2):540-8. PMID 21269805 · doi:10.1016/j.ridd.2010.12.027Écritures d'enfants néerlandais (grade 2, 7-8 ans, n = 169 ; grade 3, n = 70), BHK passé deux fois dans l'année : dysgraphie de 37 % à 17 % en grade 2, puis 6 % stable en grade 3 ; l'écriture doit être durablement dysgraphique avant de conclure.
- Engel C, Lillie K, Zurawski S, et al. Curriculum-Based Handwriting Programs: A Systematic Review With Effect Sizes. Am J Occup Ther. 2018;72(3):7203205010p1-7203205010p8. PMID 29689170 · doi:10.5014/ajot.2018.027110Revue systématique de 13 études de programmes d'écriture en classe (maternelle à grade 2) : améliorations petites à moyennes de la lisibilité ; effets sur la vitesse discordants ; aucun programme supérieur à un autre.
- Centre de référence Syndrome Gilles de la Tourette (filière BRAIN-TEAM). Protocole national de diagnostic et de soins (PNDS) : syndrome Gilles de la Tourette. Texte du PNDS. Juin 2022 ; mis en ligne par la HAS le 27 juillet 2022. has-sante.frCritères DSM-5, coprolalie dans 20 % des cas, prévalence 0,5-1 %, comorbidités chez environ 85 %, délai diagnostique moyen de 5 ans, quatre critères de décision de traitement, TCC en première intention, AMM limitée à l'halopéridol, au pimozide et au tiapride (aripiprazole hors AMM), méthylphénidate non contre-indiqué. Document élaboré par le centre de référence selon la méthode HAS des PNDS maladies rares, et non recommandation de la HAS elle-même ; page HAS consultée le 3 octobre 2026.
- Knight T, Steeves T, Day L, et al. Prevalence of tic disorders: a systematic review and meta-analysis. Pediatr Neurol. 2012;47(2):77-90. PMID 22759682 · doi:10.1016/j.pediatrneurol.2012.05.002Méta-analyse de la prévalence des tics : SGT chez l'enfant 0,77 % (IC 95 % 0,39-1,51) ; garçons 1,06 %, filles 0,25 % ; tics transitoires 2,99 % des enfants ; SGT chez l'adulte 0,05 %.
- Leckman JF, Zhang H, Vitale A, et al. Course of tic severity in Tourette syndrome: the first two decades. Pediatrics. 1998;102(1 Pt 1):14-9. PMID 9651407 · doi:10.1542/peds.102.1.14Cohorte Yale (n = 36) : début des tics à 5,6 ans en moyenne, période la plus sévère vers 10 ans, puis déclin ; à 18 ans, près de la moitié quasiment sans tic.
- Hirschtritt ME, Lee PC, Pauls DL, et al. Lifetime prevalence, age of risk, and genetic relationships of comorbid psychiatric disorders in Tourette syndrome. JAMA Psychiatry. 2015;72(4):325-33. PMID 25671412 · doi:10.1001/jamapsychiatry.2014.26501374 patients SGT : comorbidité psychiatrique vie entière 85,7 % ; TOC ou TDAH chez 72,1 % ; troubles de l'humeur, anxieux, du comportement chacun environ 30 % ; âge de risque maximal 4-10 ans.
- Pringsheim T, Okun MS, Müller-Vahl K, et al. Practice guideline recommendations summary: Treatment of tics in people with Tourette syndrome and chronic tic disorders. Neurology. 2019;92(19):896-906. PMID 31061208 · doi:10.1212/WNL.0000000000007466Recommandations de l'American Academy of Neurology (46 recommandations) : information sur l'histoire naturelle, psychoéducation des enseignants et des pairs, recherche des comorbidités ; options : attente vigilante, CBIT, médicaments ; réévaluation périodique.
- Base de données publique des médicaments. Résumé des caractéristiques du produit : Haldol 1 mg, comprimé (halopéridol) (CIS 61490049). Consulté le 3 octobre 2026. base-donnees-publique.medicaments.gouv.frAgressivité sévère persistante de 6 à 17 ans dans l'autisme ; tics sévères de 10 à 17 ans après échec des autres prises en charge.
- Base de données publique des médicaments. Résumé des caractéristiques du produit : Orap 1 mg, comprimé (pimozide) (CIS 62495939). Consulté le 3 octobre 2026. base-donnees-publique.medicaments.gouv.frAprès 6 ans : chorées, maladie des tics de Gilles de la Tourette, troubles graves du comportement notamment dans les syndromes autistiques.
- Base de données publique des médicaments. Résumé des caractéristiques du produit : Tiapridal 100 mg, comprimé sécable (tiapride) (CIS 67890598). Consulté le 3 octobre 2026. base-donnees-publique.medicaments.gouv.frAprès 6 ans : tics sévères quand le traitement non pharmacologique n'est pas suffisant.
- Délégation interministérielle à la stratégie nationale pour l'autisme au sein des troubles du neurodéveloppement. Repérer et prendre en charge au plus tôt les écarts de développement d'un enfant : parcours de bilan et d'intervention précoce. Fiche technique, 2025. handicap.gouv.frLa plateforme est composée des structures spécialisées d'un territoire : CAMSP, CMP, CMPP, centres hospitaliers, SESSAD ou réseaux de professionnels libéraux.
- Base de données publique des médicaments. Résumé des caractéristiques du produit : Ritaline L.P. 10 mg, gélule à libération prolongée (CIS 61810983). Consulté le 3 octobre 2026. base-donnees-publique.medicaments.gouv.frIndication à partir de 6 ans ; dose initiale, paliers hebdomadaires, maximum 60 mg/j ; surveillance au moins tous les 6 mois ; contre-indications ; prescription initiale annuelle par un spécialiste, renouvellement par tout médecin, ordonnance sécurisée de 4 semaines.
- Base de données publique des médicaments. Liste des spécialités pharmaceutiques et de leur statut de commercialisation (fichier CIS_bdpm), mise à jour du 29 septembre 2026, consultée le 3 octobre 2026. base-donnees-publique.medicaments.gouv.frMéthylphénidate commercialisé : Ritaline, Ritaline LP, Medikinet, Quasym LP, Concerta LP et génériques LP (Arrow, Biogaran, EG, Viatris).
- Base de données publique des médicaments. Résumé des caractéristiques du produit : Concerta LP 18 mg, comprimé à libération prolongée (CIS 60756917). Consulté le 3 octobre 2026. base-donnees-publique.medicaments.gouv.frDose initiale 18 mg, paliers de 18 mg, maximum 54 mg/j chez l'enfant.
- Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé. Liste des spécialités en accès dérogatoire : Strattera. Page publiée le 20 novembre 2019, mise à jour le 23 juin 2026. ansm.sante.frAutorisation d'accès compassionnel ; Strattera plus disponible depuis le 27 février 2026 ; relais par Atomoxetin Stada et Atomoxetin Zentiva, sans forme buvable.
- Base de données publique des médicaments. Résumé des caractéristiques du produit : Xurta 20 mg, gélule (lisdexamfétamine) (CIS 68136124). Consulté le 3 octobre 2026. base-donnees-publique.medicaments.gouv.frAMM du 30 janvier 2025 ; enfant de 6 ans et plus après réponse insuffisante au méthylphénidate ; 30 mg (ou 20 mg) le matin, paliers de 10 ou 20 mg, maximum 70 mg/j ; stupéfiant, prescription initiale annuelle par neurologue, pédiatre ou psychiatre ; prix libre, non remboursable à la date de consultation.
- Base de données publique des médicaments. Résumé des caractéristiques du produit : Catapressan 0,15 mg, comprimé sécable (clonidine) (CIS 68678872). Consulté le 3 octobre 2026. base-donnees-publique.medicaments.gouv.frSeule indication de l'AMM : hypertension artérielle.
- Agence européenne des médicaments. Slenyto (mélatonine à libération prolongée) : informations sur le produit, résumé des caractéristiques du produit. Consulté le 3 octobre 2026. ema.europa.euInsomnie de 2 à 18 ans avec TSA et/ou trouble neurogénétique, et de 6 à 17 ans avec TDAH, après échec des mesures d'hygiène du sommeil ; dose initiale 2 mg (TSA) ou 1-2 mg (TDAH), puis 5 mg, maximum 10 mg ; évaluation à 3 mois.
- Base de données publique des médicaments. Résumé des caractéristiques du produit : Slenyto 5 mg, comprimé à libération prolongée (mélatonine) (CIS 64322882). Consulté le 3 octobre 2026. base-donnees-publique.medicaments.gouv.frRemboursable à 65 %.
- Base de données publique des médicaments. Résumé des caractéristiques du produit : Risperdal 1 mg, comprimé pelliculé (rispéridone) (CIS 63605525). Consulté le 3 octobre 2026. base-donnees-publique.medicaments.gouv.frTraitement symptomatique de courte durée (jusqu'à 6 semaines) de l'agressivité persistante dans le trouble des conduites, de 5 à 18 ans, avec fonctionnement intellectuel inférieur à la moyenne ; prescription recommandée par un spécialiste.
- Rommelse NN, Franke B, Geurts HM, et al. Shared heritability of attention-deficit/hyperactivity disorder and autism spectrum disorder. Eur Child Adolesc Psychiatry. 2010;19(3):281-95. PMID 20148275 · doi:10.1007/s00787-010-0092-xRevue : 20 à 50 % des enfants avec TDAH remplissent les critères du TSA, et 30 à 80 % des enfants avec TSA ceux du TDAH ; facteurs génétiques en partie communs.
- Kadesjö B, Gillberg C. Developmental coordination disorder in Swedish 7-year-old children. J Am Acad Child Adolesc Psychiatry. 1999;38(7):820-8. PMID 10405499 · doi:10.1097/00004583-199907000-00011Population suédoise de 7 ans : TDC sévère 4,9 %, modéré 8,6 % ; environ la moitié des enfants avec TDC avaient des symptômes de TDAH modérés à sévères.
- Holingue C, Newill C, Lee LC, et al. Gastrointestinal symptoms in autism spectrum disorder: A review of the literature on ascertainment and prevalence. Autism Res. 2018;11(1):24-36. PMID 28856868 · doi:10.1002/aur.1854Revue de 144 études : constipation chez 4,3 à 45,5 % des personnes autistes (médiane 22 %), symptômes digestifs mesurés de façon très hétérogène.
- Cortese S, Moreira-Maia CR, St Fleur D, et al. Association Between ADHD and Obesity: A Systematic Review and Meta-Analysis. Am J Psychiatry. 2016;173(1):34-43. PMID 26315982 · doi:10.1176/appi.ajp.2015.15020266Méta-analyse (42 études, 728 136 personnes) : obésité associée au TDAH chez l'enfant (rapport de cotes 1,20 ; 10,3 % contre 7,4 %) ; pas de risque accru chez les personnes traitées.
- Assurance maladie. Accompagnement avec un psychologue conventionné : Mon soutien psy. Page mise à jour le 16 septembre 2026. ameli.frDès 3 ans ; les troubles neuro-développementaux font partie des critères de non-inclusion chez l'enfant et l'adolescent, qui relèvent d'emblée d'un avis spécialisé.
- Haute Autorité de santé. Maltraitance chez l'enfant : repérage et conduite à tenir. Fiche mémo. Saint-Denis La Plaine : HAS ; octobre 2014, mise à jour juillet 2017. has-sante.frUrgence vitale : SAMU ; danger important : hospitalisation sans délai et signalement au procureur de la République ; hors urgence : information préoccupante à la CRIP, qui conseille aussi les professionnels dans le doute ; informer les parents sauf si contraire à l'intérêt de l'enfant.
- Service national d'accueil téléphonique de l'enfance en danger (GIP Enfance en danger). 119 Allô enfance en danger. Page consultée le 3 octobre 2026. allo119.gouv.frAppel gratuit, 24 h/24 et 7 j/7, absent des relevés détaillés ; tchat pour les moins de 21 ans.
- Carucci S, Balia C, Gagliano A, et al. Long term methylphenidate exposure and growth in children and adolescents with ADHD. A systematic review and meta-analysis. Neurosci Biobehav Rev. 2021;120:509-525. PMID 33080250 · doi:10.1016/j.neubiorev.2020.09.031Méta-analyse (18 études, 4 868 enfants) : baisse modeste des scores Z de taille et de poids sous méthylphénidate au long cours, surtout la 1re année (poids) et les 24-30 premiers mois (taille), « avec un impact clinique possiblement minime ».
- Swanson JM, Arnold LE, Molina BSG, et al. Young adult outcomes in the follow-up of the multimodal treatment study of attention-deficit/hyperactivity disorder: symptom persistence, source discrepancy, and height suppression. J Child Psychol Psychiatry. 2017;58(6):663-678. PMID 28295312 · doi:10.1111/jcpp.12684Suivi de l'étude MTA jusqu'à l'âge adulte : les jeunes traités de façon continue mesuraient environ 2,4 à 2,6 cm de moins que ceux peu traités, sans réduction des symptômes.
- Numéro national de prévention du suicide. Le 3114. Page consultée le 3 octobre 2026. 3114.frGratuit, 24 h/24 et 7 j/7, France entière ; pour la personne en détresse ou pour un proche inquiet.
- Morgan WP. A Case of Congenital Word Blindness. Br Med J. 1896;2(1871):1378. PMID 20756570 · doi:10.1136/bmj.2.1871.1378Première description publiée de la « cécité verbale congénitale » (dyslexie de développement) chez un adolescent intelligent.
- Hinshelwood J. Two Cases of Hereditary Congenital Word-Blindness. Br Med J. 1911;1(2620):608-9. PMID 20765503 · doi:10.1136/bmj.1.2620.608Deux cas de cécité verbale congénitale héréditaire : caractère familial.
- Kanner L. Autistic disturbances of affective contact. Nervous Child. 1943;2:217-250. Revue non indexée dans PubMed ; l'article a été réimprimé en 1968 dans Acta Paedopsychiatrica (PMID 4880460).
- Lovaas OI. Behavioral treatment and normal educational and intellectual functioning in young autistic children. J Consult Clin Psychol. 1987;55(1):3-9. PMID 3571656 · doi:10.1037//0022-006x.55.1.3Traitement comportemental intensif de jeunes enfants autistes : article fondateur des interventions comportementales précoces.
- Dawson G, Rogers S, Munson J, et al. Randomized, controlled trial of an intervention for toddlers with autism: the Early Start Denver Model. Pediatrics. 2010;125(1):e17-23. PMID 19948568 · doi:10.1542/peds.2009-0958Premier essai randomisé de l'Early Start Denver Model chez des enfants autistes de 18 à 30 mois.
- Délégation interministérielle à la stratégie nationale pour l'autisme au sein des troubles du neuro-développement. Stratégie nationale pour les troubles du neurodéveloppement : autisme, dys, TDAH, TDI. 2023-2027. 6 engagements, 81 mesures. Annoncée le 14 novembre 2023. handicap.gouv.fr
- Raman SR, Man KKC, Bahmanyar S, et al. Trends in attention-deficit hyperactivity disorder medication use: a retrospective observational study using population-based databases. Lancet Psychiatry. 2018;5(10):824-835. PMID 30220514 · doi:10.1016/S2215-0366(18)30293-1Treize pays et une région administrative spéciale : usage de médicaments du TDAH chez les 3-18 ans en 2010 de 0,27 % à 6,69 % (0,70 % en Europe de l'Ouest, 4,48 % en Amérique du Nord), en hausse partout.
- Maenner MJ, Warren Z, Williams AR, et al. Prevalence and Characteristics of Autism Spectrum Disorder Among Children Aged 8 Years - Autism and Developmental Disabilities Monitoring Network, 11 Sites, United States, 2020. MMWR Surveill Summ. 2023;72(2):1-14. PMID 36952288 · doi:10.15585/mmwr.ss7202a1Réseau ADDM des CDC : prévalence de l'autisme à 8 ans en 2020 de 27,6/1000 (1 enfant sur 36), 3,8 fois plus fréquent chez les garçons.
- Delobel-Ayoub M, Saemundsen E, Gissler M, et al. Prevalence of Autism Spectrum Disorder in 7-9-Year-Old Children in Denmark, Finland, France and Iceland: A Population-Based Registries Approach Within the ASDEU Project. J Autism Dev Disord. 2020;50(3):949-959. PMID 31813107 · doi:10.1007/s10803-019-04328-yProjet européen ASDEU, enfants de 7-9 ans : prévalence de l'autisme de 0,48 % (sud-est de la France) à 3,13 % (Islande) ; sud-ouest de la France 0,73 %.
- Eisenberg DT, Campbell B, Gray PB, et al. Dopamine receptor genetic polymorphisms and body composition in undernourished pastoralists: an exploration of nutrition indices among nomadic and recently settled Ariaal men of northern Kenya. BMC Evol Biol. 2008;8:173. PMID 18544160 · doi:10.1186/1471-2148-8-173Chez les Ariaal du Kenya, l'allèle DRD4/7R est associé à un meilleur indice de masse corporelle chez les nomades et à un moins bon chez les sédentaires : hypothèse d'un avantage sélectif dépendant du milieu.
- Dehaene S, Pegado F, Braga LW, et al. How learning to read changes the cortical networks for vision and language. Science. 2010;330(6009):1359-64. PMID 21071632 · doi:10.1126/science.1194140Imagerie chez 63 adultes d'alphabétisation variable : apprendre à lire, même à l'âge adulte, réorganise le cortex visuel et les aires du langage.
Fiche construite d'après les supports du DU « Initiation aux troubles du neurodéveloppement » (Montpellier) remontés à leurs sources primaires. Aide au repérage et à l'orientation ; ne remplace ni le diagnostic par une équipe formée aux TND ni l'avis du médecin qui suit l'enfant. La grille de repérage reprend le livret officiel ; elle ne pose aucun diagnostic.
Inquiétude des parents = signe d'appel · régression = urgence · audition et vision d'abord · rééducations et aménagements sans attendre le diagnostic · plateforme (PCO) sans reste à charge · le généraliste renouvelle et surveille.