Prévention · pédiatrie · information fondée sur les preuves
Les enfants & les écrans
Sujet chargé d'affects, où l'inquiétude dépasse souvent les preuves. Cette fiche ne cherche ni à diaboliser ni à dédiaboliser : seulement à séparer ce que la science établit, ce qu'elle suggère, et ce qu'elle ne dit pas. Idée directrice : chez le jeune enfant, la prudence est justifiée ; chez l'adolescent, la durée d'écran explique étonnamment peu — le contenu, le contexte et ce que l'écran remplace comptent davantage.
« Association » n'est pas « causalité » — c'est rappelé tout du long.
Conseils aux parents selon l'âge de l'enfant
Indiquez son âge : l'outil prépare une fiche de conseils pour les parents, adaptée à cet âge, à imprimer ou à copier. Repères officiels français ; rien n'est envoyé ni gardé.
Cinq messages, sans dramatiser
Ce qu'il faut retenir avant le détail.
- En France, la règle des petits est simple : pas d'écran avant 3 ans. Le carnet de santé le dit depuis 2025,1 et depuis juillet 2025 les écrans sont interdits aux moins de 3 ans à la crèche et chez l'assistante maternelle.2
- Chez le jeune enfant, le contexte compte, pas seulement la durée. Télévision allumée pendant les repas, écran pour calmer, écrans des parents pendant les routines s'associent à de moins bons résultats ; regarder avec l'enfant s'associe au contraire à de meilleurs.345
- Adolescent : chercher la perte de contrôle, pas les heures. Le temps d'écran explique au plus 0,4 % des différences de bien-être entre adolescents ;6 dans une grande cohorte, c'est l'usage addictif qui s'associait aux idées suicidaires, pas le temps d'écran total.7
- Les effets les mieux documentés s'expliqueraient en partie par ce que l'écran remplace : le sommeil, le jeu dehors (myopie), les échanges de langage.89
- Rien ne montre que les écrans causent l'autisme ;1011 un enfant qui parle peu s'examine comme tout enfant qui parle peu, audition d'abord, et un enfant qui ne parle plus s'adresse en urgence.112 Et chaque nouveau média a déclenché la même panique : garder la mesure, sans nier les vrais risques.13
Les repères officiels, par tranche d'âge
Les repères français d'abord, puis ceux de l'Organisation mondiale de la santé. À présenter comme des repères, sans culpabiliser : chez le tout-petit, ils reposent en partie sur le principe de précaution.
| Âge | Repère français | Ailleurs |
|---|---|---|
| Avant 3 ans | Pas d'écran, et pas de télévision allumée dans la pièce, même s'il ne la regarde pas.1 Interdit à la crèche et chez l'assistante maternelle depuis juillet 2025.2 Appels en visio avec la famille, quelques minutes de temps en temps : acceptables après 18 mois.14 | OMS : pas d'écran avant 1 an, sans exception ; non recommandé à 1 an ; à 2 ans, 1 heure au plus, « moins c'est mieux ».15 |
| 3 à 6 ans | Usage occasionnel, contenus de qualité éducative, accompagné par un adulte ; pas d'images en 3D avant 5 ans ; jusqu'à 5 ans, bouger au moins 3 heures par jour.18 | OMS, 3-4 ans : 1 heure au plus, « moins c'est mieux ».15 |
| 6 à 12 ans | Pas de seuil chiffré : au moins une heure d'activité physique par jour.1 Commission 2024 : pas de téléphone avant 11 ans.11 | Un plan familial qui protège le sommeil, les repas et des temps sans écran (outil de l'Académie américaine de pédiatrie).1617 |
| 11 à 15 ans | Commission 2024 : de 11 à 13 ans, un téléphone sans Internet ; à 13 ans, connecté mais sans réseaux sociaux ; à partir de 15 ans, seulement des réseaux à « conception éthique ».11 | Vigilance sur les contenus et la perte de contrôle plus que sur la durée.177 |
| À tout âge : pas d'écran dans la chambre, ni pendant les repas, ni dans l'heure avant le coucher ;817 pas d'écran pour calmer ou endormir l'enfant.1 | ||
Les effets réellement documentés
Domaine par domaine, avec le niveau de preuve. Presque toutes ces données sont observationnelles : on observe des associations, rarement des causes prouvées.
Sommeil Solide (association)
Pour le Haut Conseil de la santé publique, le niveau de preuve reliant écrans et sommeil est « élevé ».8 Chez l'enfant d'âge scolaire et l'adolescent, 90 % de 67 études trouvent une association entre écrans et sommeil plus court ou plus tardif.20 Quand on compare un même jeune d'un jour à l'autre, l'écran du soir retarde surtout le coucher, sans effet net sur la durée totale de sommeil ; l'usage après le coucher s'associe à une moins bonne qualité ressentie.21 Le conseil le plus utile : pas d'écran dans la chambre, tout éteint une heure avant le coucher.
Langage & développement du jeune enfant Associatif
Plus d'écran à 2 et 3 ans précède des scores de développement un peu plus bas,22 et les méta-analyses retrouvent des associations petites avec le langage.23 Mais le contexte compte, pas seulement la durée. Dans 100 études chez les 0-5 ans, la télévision de fond, les contenus inadaptés et les écrans des parents pendant les routines s'associent à de moins bons résultats, et le co-usage à de meilleurs.3 Dans les cohortes françaises, c'est la télévision allumée pendant les repas à 2 ans qui ressort, plus que le temps d'écran : environ 3 points en moins à un test de langage (quotient verbal) à 5-6 ans dans EDEN quand elle était toujours allumée.45
S'y ajoute le « déficit vidéo » : avant 6 ans, l'enfant apprend nettement moins bien par vidéo qu'avec une personne, surtout chez les plus petits ; l'écart diminue avec l'âge.24
Surpoids Associatif
Association bien décrite, mais pour le Haut Conseil de la santé publique, ce sont « les comportements associés à l'utilisation de l'écran » qui expliquent le surpoids : sédentarité, grignotage, publicité alimentaire, sommeil raccourci.8
Myopie & plein air Associatif (écrans) Solide (temps dehors)
Chaque heure d'écran quotidienne en plus s'associe à une myopie un peu plus fréquente, dans des études d'observation.9 Le seul levier prouvé par un essai : le temps dehors. Ajouter 40 minutes d'activité en extérieur par jour à l'école a réduit la myopie sur 3 ans de suivi, chez des enfants de 6 ans (30 % contre 40 % de nouveaux cas).25 Plus de temps dehors, moins de myopie : les méta-analyses le confirment.26
Santé mentale de l'adolescent Associatif / débat ouvert
Sur plus de 350 000 jeunes, l'usage du numérique explique au plus 0,4 % des différences de bien-être entre adolescents,6 ce que confirment les journaux d'emploi du temps.27 Les associations avec l'anxiété et la dépression restent petites, plus nettes pour l'engagement que pour le temps passé.28 Dans une cohorte de 4 285 jeunes, un usage addictif croissant des réseaux sociaux ou du téléphone s'associait aux idées et comportements suicidaires ; le temps d'écran total, non.7
Le débat reste ouvert : J. Haidt défend un rôle causal des smartphones dans la hausse des troubles anxio-dépressifs ;29 Odgers et Jensen jugent les preuves d'un effet causal fort faibles et soulignent les différences individuelles.3031
Inégalités sociales Associatif
Les enfants des familles défavorisées regardent bien plus les écrans, ce que la commission de 2024 voit comme « un facteur d'accroissement des inégalités développementales » ;11 le Haut Conseil de la santé publique y voit un risque d'aggravation des inégalités sociales de santé.8 Les conseils doivent tenir compte du logement, des horaires de travail et des familles seules avec leurs enfants, sans culpabiliser.
L'écran pour calmer Associatif
Calmer souvent un enfant de 3 à 5 ans avec un appareil s'associe ensuite à plus de réactivité émotionnelle chez les garçons ; chez les enfants au tempérament très actif, le lien va dans les deux sens.32 Les auteurs craignent que l'écran prenne la place de l'apprentissage du calme. Le carnet de santé le dit simplement : pas de tablette ni de smartphone pour calmer ou endormir.1
Repérer, sans compter les minutes
Le Haut Conseil de la santé publique demande que l'usage des écrans soit abordé en consultation, noté dans le carnet et interprété selon la vie de la famille.33 Les examens obligatoires du carnet en donnent l'occasion.
Cinq questions
Reprises de la déclaration américaine de 2026, qui propose de parler de l'enfant avant de parler d'heures :17
- L'enfant : qu'est-ce qu'il aime, qu'est-ce qu'il réussit ?
- Le contenu : que regarde-t-il, à quoi joue-t-il, avec qui ?
- Le calme : l'écran sert-il à le calmer ?
- Ce qu'il remplace : le sommeil, le jeu, le dehors, les devoirs ?
- La parole : en parlez-vous en famille ?
Les items du carnet de santé
- De 3 mois à 2 ans : l'enfant est-il exposé aux écrans sans interaction avec un adulte (jamais, moins d'une fois par semaine, au moins une fois par semaine) ?1
- De 3 à 8-9 ans : usage limité dans le temps ; écran dans la chambre ; écrans allumés l'heure avant le coucher et pendant les repas.1
- À 11-13 et 15-16 ans : nombre d'heures par jour ; contrôle des contenus ; usage dans un but précis ; sentiment de harcèlement.1
Chez l'adolescent : la perte de contrôle
- Les questions utiles : a-t-il du mal à s'arrêter ? L'usage gêne-t-il son sommeil, l'école, ses amis ? C'est l'usage addictif, pas le nombre d'heures, qui s'associait aux idées suicidaires.7
- S'il va mal ou si l'usage lui échappe : poser directement la question des idées suicidaires. En parler ne les provoque pas ;34 l'Académie américaine de pédiatrie propose un entretien qui l'inclut, et la recherche d'une dépression ou d'une anxiété.17 Danger immédiat : le 15. Le 3114 vient en plus de l'évaluation, jamais à sa place.35 Autres numéros : 3018 (cyberharcèlement), 119 (enfant en danger).361
- Contenus à risque : automutilation, troubles alimentaires, contacts non souhaités avec des inconnus. En cas d'exposition, un soutien psychologique et des espaces plus sûrs, en ligne ou non.17
- Pas de score au cabinet : il n'existe pas d'échelle validée permettant d'affirmer une pathologie.33
- Ne pas systématiquement médicaliser un usage intense quand le jeune garde le contrôle ; quand il le perd, le Haut Conseil recommande des consultations d'addictions sans substance, par des équipes pluriprofessionnelles.33
- Un usage problématique fait chercher un TDAH, une anxiété ou une dépression, et proposer d'autres façons de se calmer.17
Ce qui est obligatoire, et ce qui ne l'est pas
À la maison, les repères restent des recommandations. Les obligations visent les lieux d'accueil et l'école.
- Crèche, micro-crèche, assistante maternelle : « il est interdit d'exposer un enfant de moins de trois ans devant un écran », depuis l'arrêté du 27 juin 2025.2
- École et collège : le portable y est interdit par le code de l'éducation ; le dispositif « Portable en pause » devait être généralisé à tous les collèges d'ici fin 2025.37
- Lycée : la loi du 24 août 2026 étend l'interdiction du portable aux lycées depuis la rentrée 2026 ; le règlement intérieur en fixe les modalités et les exceptions.38
- Réseaux sociaux avant 15 ans : la même loi les interdisait, mais le Conseil constitutionnel a censuré cet article le 14 août 2026 : les parents ne pouvaient pas lever l'interdiction, et le contrôle d'âge s'imposait à tous sans garanties.3938 La « majorité numérique » à 15 ans votée en 2023 n'a, elle, jamais été appliquée.40 Il n'y a donc pas d'interdiction légale en vigueur à ce jour.
Corriger, dans les deux sens
Le débat public oscille entre catastrophisme et déni. Ni l'un ni l'autre ne tient devant les données.
Conseils aux familles
Des repères simples, à proposer sans culpabiliser : le discours public sur les écrans culpabilise souvent les parents, mieux vaut partir de ce qui marche dans la famille.17 Si l'écran a beaucoup servi, ce n'est pas une faute à rattraper : on réduit, on remplace, on en parle. Avant 3 ans, commencer par le plus utile : éteindre la télévision de fond et aux repas, ne plus calmer avec un écran.14 Après 3 ans, l'objectif n'est pas « zéro écran », mais un usage choisi qui ne mange pas le sommeil, le jeu et les échanges.
Les 4 temps « sans écran »
- Pas d'écran pendant les repas : la télévision allumée aux repas est l'association la plus constante avec un moins bon langage.45
- Pas d'écran dans la chambre, pour protéger le sommeil.8
- Pas d'écran le matin avant l'école ou la crèche : dans une étude bretonne, les enfants ayant un trouble du langage avaient deux fois plus souvent des écrans le matin (44 % contre 22 %). Conseil de bon sens, plus faiblement étayé que les trois autres.42
- Pas d'écran dans l'heure avant le coucher.81
Et au quotidien
- Regarder ou jouer avec l'enfant et en parler : cet usage partagé s'associe à de meilleurs résultats.3
- Donner l'exemple : réduire son propre temps d'écran en présence des enfants.1
- Contenu plutôt que durée : des contenus adaptés à l'âge ; pour les jeux vidéo, la classification PEGI (3, 7, 12, 16, 18 ans) indique l'âge adapté, pas la difficulté.43
- Du temps dehors chaque jour, au moins une heure d'activité physique à partir de 6 ans.251
- D'autres façons de calmer que l'écran, surtout chez le tout-petit.321
- Chez l'ado : s'intéresser à ce qu'il fait en ligne, avec qui, plus qu'au nombre d'heures ; surveiller la perte de contrôle et le harcèlement.7
Un peu de recul : la panique récurrente
Pourquoi ce sujet déchaîne-t-il autant d'affects ? Parce qu'il rejoue un scénario très ancien.
Chaque nouveau média a déclenché la même inquiétude : les romans, la radio, la télévision, les jeux vidéo, aujourd'hui les smartphones et les réseaux. À chaque fois, le même cycle : inquiétude sociétale, recherches précipitées et de faible qualité, résultats non concluants, puis la panique retombe, jusqu'au média suivant.13
Ce recul n'invite pas à nier les risques : le sommeil, le langage du jeune enfant, le temps volé au plein air sont documentés. Il invite à les traiter avec la même mesure que n'importe quel autre déterminant de santé : regarder les tailles d'effet, distinguer association et causalité, agir là où le levier est prouvé. C'est ce qui désamorce l'angoisse parentale sans tomber dans l'insouciance.
À retenir. La meilleure réponse n'est ni l'interdit paniqué ni le laisser-faire : c'est un usage réfléchi et accompagné, proportionné à l'âge, qui préserve ce qui compte pour grandir : dormir, bouger, jouer, parler avec d'autres.
Bibliographie
Révision du 3 octobre 2026. Repères français mis en tête (carnet de santé 2025, interdiction en crèche), déclaration américaine de 2026, nouvelles cohortes françaises et méta-analyses, sections « Au cabinet » et « Ce que dit la loi » ; repère 3-6-9-12 et repères de la commission corrigés d'après les textes ; argument génétique sur l'autisme remplacé par les données directes.
- Ministère chargé de la santé. Carnet de santé de l'enfant, modèle en vigueur au 1er janvier 2025 (spécimen). ameli.fr« Avant 3 ans, pas d'écrans » ; de 3 à 6 ans, usage occasionnel, éducatif, accompagné ; pas d'écran pour calmer ou endormir ; items de repérage à cocher à chaque examen ; bilan orthophonique « après vérification de l'audition ».
- Arrêté du 27 juin 2025 modifiant la charte nationale pour l'accueil du jeune enfant. Journal officiel du 2 juillet 2025. legifrance.gouv.fr« Il est interdit d'exposer un enfant de moins de trois ans devant un écran » dans les modes d'accueil (crèches, assistants maternels).
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- Martinot P, Bernard JY, Peyre H, et al. Exposure to screens and children's language development in the EDEN mother-child cohort. Sci Rep. 2021;11(1):11863. PMID:34103551 · doi:10.1038/s41598-021-90867-3Cohorte française EDEN : le temps d'écran quotidien n'est pas associé au langage ; la télévision toujours allumée aux repas à 2 ans s'associe à un QI verbal plus bas.
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- Mouton S, Benyamina A (coord.). Enfants et écrans : à la recherche du temps perdu. Rapport de la commission d'experts au Président de la République. Avril 2024. vie-publique.frPas d'écran avant 3 ans, déconseillé jusqu'à 6 ans ; pas de téléphone avant 11 ans, sans Internet de 11 à 13 ans, sans réseaux sociaux avant 15 ans, puis réseaux « éthiques » seulement ; les écrans « ne sont pas à l'origine » des TND.
- Délégation interministérielle à la stratégie nationale pour l'autisme au sein des troubles du neurodéveloppement. Détecter les signes d'un développement inhabituel chez les enfants de moins de 7 ans. 2e édition, janvier 2024. handicap.gouv.frPerte objective et persistante d'une acquisition antérieure : orienter « en urgence vers une consultation hospitalière de pédiatrie ou de neuropédiatrie ».
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- 1000 premiers jours. Éviter les écrans pour bébé. Page mise à jour le 21 juillet 2026. 1000-premiers-jours.frLes appels en visio avec la famille, quelques minutes de temps en temps, « c'est OK après 18 mois » ; rappel de l'interdiction dans les lieux d'accueil.
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- Tisseron S. Les balises 3-6-9-12 (repères proposés en 2008). 3-6-9-12.orgPas d'écran avant 3 ans ; pas d'outil numérique personnel avant 6 ans ; Internet accompagné à partir de 9 ans ; pas d'Internet seul avant 12 ans révolus, donc pas de smartphone avant 13 ans.
- AAP Council on Communications and Media. Media and Young Minds. Pediatrics. 2016;138(5):e20162591. PMID:27940793 · doi:10.1542/peds.2016-2591Repères américains de 2016 pour les 0-5 ans, remplacés en 2026 ; cités pour l'historique.
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- Radesky JS, Kaciroti N, Weeks HM, et al. Longitudinal Associations Between Use of Mobile Devices for Calming and Emotional Reactivity and Executive Functioning in Children Aged 3 to 5 Years. JAMA Pediatr. 2023;177(1):62-70. PMID:36508199 · doi:10.1001/jamapediatrics.2022.4793Cohorte de 422 enfants de 3 à 5 ans : calmer l'enfant avec un appareil s'associe ensuite à plus de réactivité émotionnelle chez les garçons ; chez les enfants au tempérament très actif, le lien va dans les deux sens.
- Haut Conseil de la santé publique. Effets de l'exposition des enfants et des jeunes aux écrans (seconde partie) : de l'usage excessif à la dépendance. Avis du 8 mars 2021. hcsp.frAborder les usages en consultation et les noter dans le carnet ; pas d'échelle validée pour affirmer une pathologie ; ne pas médicaliser un usage intense mais contrôlé.
- Dazzi T, Gribble R, Wessely S, et al. Does asking about suicide and related behaviours induce suicidal ideation? What is the evidence?. Psychol Med. 2014;44(16):3361-3. PMID:24998511 · doi:10.1017/S0033291714001299Revue des études qui ont posé la question des idées suicidaires, chez l'adulte et l'adolescent : aucune n'a montré d'augmentation des idées suicidaires ; en parler pourrait même les réduire.
- Numéro national de prévention du suicide. Le 3114. 3114.frGratuit, 24 h/24 et 7 j/7 ; pour la personne en détresse ou pour un proche ou un professionnel inquiet.
- Association e-Enfance. Le 3018. e-enfance.orgNuméro national contre le cyberharcèlement et les violences numériques : gratuit, anonyme, confidentiel, 7 jours sur 7 de 9 h à 23 h, par téléphone, tchat ou application.
- Ministère de l'Éducation nationale. Promouvoir un numérique raisonné à l'École. Vademecum, juillet 2025. eduscol.education.gouv.frDispositif « Portable en pause » généralisé à l'ensemble des collèges d'ici fin 2025 ; interdiction du portable à l'école et au collège (art. L. 511-5 du code de l'éducation).
- Loi n° 2026-813 du 24 août 2026 visant à protéger les mineurs des risques auxquels les expose l'utilisation des réseaux sociaux (dossier législatif et texte adopté le 21 juillet 2026). assemblee-nationale.frInterdiction du portable étendue aux lycées (art. L. 511-5 du code de l'éducation) à la rentrée 2026-2027 ; promulguée sans son article 1er, censuré.
- Conseil constitutionnel. Décision n° 2026-911 DC du 14 août 2026, loi visant à protéger les mineurs des risques auxquels les expose l'utilisation des réseaux sociaux. conseil-constitutionnel.frL'article 1er, qui interdisait les réseaux sociaux aux moins de 15 ans, est contraire à la Constitution ; les autres dispositions n'ont pas été examinées.
- Assemblée nationale. Rapport de la commission d'enquête sur les effets psychologiques de TikTok sur les mineurs, n° 1770, tome I. 4 septembre 2025. assemblee-nationale.frRappelle que la « majorité numérique » à 15 ans de la loi du 7 juillet 2023 est restée « inappliquée ».
- Bai D, Yip BHK, Windham GC, et al. Association of genetic and environmental factors with autism in a 5-country cohort. JAMA Psychiatry. 2019;76(10):1035-1043. PMID:31314057 · doi:10.1001/jamapsychiatry.2019.1411> 2 millions d'individus : héritabilité du TSA ≈ 80 %.
- Collet M, Gagnière B, Rousseau C, et al. Case-control study found that primary language disorders were associated with screen exposure. Acta Paediatr. 2019;108(6):1103-1109. PMID:30415471 · doi:10.1111/apa.14639Étude cas-témoins en Ille-et-Vilaine : les écrans le matin avant l'école s'associent à un trouble primaire du langage (OR ajusté 3,4), surtout si l'enfant en parle peu avec ses parents.
- PEGI. Pan European Game Information. pegi.infoClassification des jeux vidéo par âge (3, 7, 12, 16, 18 ans), selon le caractère adapté et non la difficulté.
- Gouvernement. Je protège mon enfant. jeprotegemonenfant.gouv.frPlateforme officielle d'information et d'accompagnement à la parentalité numérique : usage des écrans, protection contre la pornographie.
Fiche d'information destinée aux professionnels de santé et aux familles. Elle synthétise des recommandations et des études sourcées ; elle ne remplace ni le jugement clinique, ni l'échange singulier avec chaque famille. « Association » n'est pas « causalité » : la plupart des données disponibles sont observationnelles.
Pas d'écran avant 3 ans · Contexte > durée · Ado : la perte de contrôle, pas les heures · Langage : audition d'abord · Levier prouvé : du temps dehors · « À la place de quoi ? »