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La prolactine, du dosage au suivi
Déposez le bilan, l'ordonnance ou un courrier en PDF ou en photo, cochez les symptômes : l'outil dit où en est la prolactine, ce qui peut l'expliquer (médicaments d'abord), le bilan à demander, comment lire l'IRM et la macroprolactine, puis les options avec leurs pour et leurs contre.
Sous cabergoline : dose, échographie cardiaque, quand arrêter, grossesse. Et l'hypoprolactinémie.
Le dosage et le bilan biologique
Déposez le compte rendu en PDF, ou photographiez-le (ou collez son texte) : les valeurs utiles remplissent les champs, dans l'unité de la case (prolactine en ng/mL). Relisez-les.
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📷 Lire une photo : conditions et limites
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- L'écriture à la main ne se lit pas ; les chiffres proches peuvent être confondus (1 et 7, 5 et 6) ou la virgule perdue.
- Les garde-fous : chaque valeur est montrée avec le morceau de photo d'où elle vient ; une lecture peu sûre, une prolactine sans unité lisible (ng/mL ou mUI/L ?) ou rendue dans deux unités qui ne concordent pas passe en rouge et n'est pas reprise ; une page d'une autre date de prélèvement est signalée.
Coller le texte du compte rendu
L'ordonnance ou un courrier : médicaments et antécédents
Déposez l'ordonnance et, si vous l'avez, un courrier (compte rendu d'hospitalisation, lettre du psychiatre) : les médicaments qui font monter la prolactine et les antécédents utiles (hypothyroïdie, rein, foie, grossesse, adénome connu…) sont repérés et cochés. Plusieurs documents s'ajoutent.
🔒 Lu dans votre navigateur. Ni nom, ni adresse, ni prescripteur, ni le texte ne sont gardés : seulement les médicaments, les antécédents repérés, l'âge et le sexe.
Coller le texte de l'ordonnance ou du courrier
Médicaments qui agissent sur la prolactine
Un médicament à remplacer : sa fiche (rein, foie, âge, interactions, qui prescrit) dans Adapter un traitement.
Le patient : symptômes et terrain
Ce qui oriente : symptômes, situations qui élèvent la prolactine, maladies. Les cases incompatibles se bloquent en rouge, avec la raison.
Le bilan complémentaire reçu et le traitement en cours
Second dosage, prolactine après l'arrêt ou le changement d'un médicament, IRM, champ visuel ; et, si le patient est traité, la cabergoline (dose, durée, échographie). La macroprolactine se saisit en partie 1.
Bilan complémentaire
Traitement de l'hyperprolactinémie en cours
Ce que je fais
D'abord où en est la prolactine, puis ce qui l'explique, ce qui est à revoir dans le traitement, le bilan qui reste à demander, et les options en cartes : à faire en même temps, pour, contre, à savoir.
Le suivi daté : prolactine, IRM, échographie
Les dates des prochains examens selon la situation, à copier dans le dossier ou à ajouter à l'agenda (un rappel par examen, sans nom).
Courrier au psychiatre ou à l'endocrinologue
Un brouillon à relire et à compléter, construit avec ce qui est saisi, sans nom ni coordonnées (votre logiciel les ajoute).
Le courrier se construit quand la prolactine est saisie et qu'un avis est utile (antipsychotique en cause, adénome, cause non trouvée, patient traité).
Quand doser la prolactine, et quand ne pas la doser
Doser devant
- Une galactorrhée, hors grossesse et allaitement.
- Des troubles des règles : aménorrhée, cycles longs ou irréguliers (BioMG : aménorrhée secondaire, bilan de 1re intention).
- Une infertilité : femme aux cycles anormaux ; homme si troubles de la libido, gynécomastie inexpliquée ou insuffisance gonadotrope (BioMG : infertilité).
- Une baisse de la libido, des troubles de l'érection avec hypogonadisme, une gynécomastie avec hypogonadisme.
- Une masse de la région hypophysaire à l'imagerie (recommandation forte).
- Un hirsutisme (BioMG : hirsutisme).
- Avant de débuter un antipsychotique (recommandation forte), puis à 3 mois de dose stable (Besnard 2014). BioMG diffère
Ne pas doser
- Pendant la grossesse : la prolactine monte normalement ; elle ne sert pas à suivre un adénome (recommandation forte).
- En dépistage, sans symptôme ni cause à chercher.
- Femme aux cycles normaux qui consulte pour infertilité (BioMG).
- Tests dynamiques (TRH…) : abandonnés.
- Insuffisance rénale chronique : seulement s'il y a des symptômes (hyperprolactinémie fréquente, sans conséquence propre).
Pituitary Society 2023 ; Endocrine Society 2011 ; BioMG (pages lues le 13/10/2026) ; Besnard 2014. Pas de fiche HAS dédiée au dosage de la prolactine.
Prélever et lire le chiffre
Les conditions de prélèvement
- Au repos, sans ponction difficile : le stress de la ponction multiplie la prolactine par 2 à 4 pendant moins d'une heure ; l'effort, un repas riche en protéines et l'alcool l'augmentent aussi.
- Ni jeûne ni heure imposés (SFE ; Pituitary Society 2023 ne les demande pas) ; éviter la fin de nuit.
- Moins de 5 fois la normale : contrôler sur un second prélèvement (recommandation forte), si possible avec une autre trousse (SFE).
- Stress suspecté : prélèvement sur cathéter après repos (recommandation forte).
BioMG et Saleem 2018 demandent plus à jeun, le matin (2 à 3 h après le réveil), après 20 à 30 min de repos. Nous suivons le consensus le plus récent ; demander le jeûne ne nuit pas.
Convertir ng/mL et mUI/L
Facteur 21,2 (étalon OMS 84/500, Pituitary Society 2023). Quelques trousses en utilisent un autre (Afssaps 2008 : 5 sur 20) : l'unité et les normes du laboratoire font foi.
Repères pour lire le chiffre
| Prolactine | Ce que ça évoque | Source |
|---|---|---|
| Normes | plus hautes chez la femme ; selon la trousse (repère : moins de 25 ng/mL chez la femme, moins de 20 chez l'homme) | Pituitary Society 2023 |
| Moins de 5 × la normale | à contrôler ; médicament, stress, macroprolactine, thyroïde, rein | Pituitary Society 2023, SFE |
| Jusqu'à 6 × la normale | possible avec un effet tige (lésion qui comprime la tige hypophysaire) ; SFE : grosse lésion avec moins de 150 ng/mL, penser à une lésion non lactotrope | Pituitary Society 2023, SFE 2007 |
| 200 ng/mL ou moins | penser aux autres causes avant le prolactinome | Pituitary Society 2023 |
| Plus de 200 ng/mL | prolactinome plus probable ; plus de 1 000 : prolactinome géant habituel | Pituitary Society 2023 |
| Sous antipsychotique | jusqu'à 10 × la normale ; au-delà, IRM | Pituitary Society 2023 |
Devant une hyperprolactinémie : la démarche
- Signes d'urgence ? Céphalée brutale (apoplexie), troubles visuels : urgences ou avis rapide.
- Confirmer : second dosage si moins de 5 fois la normale, un autre jour, au repos, dans le mois (délai : repère pratique), avec TSH, créatinine, hCG et, si besoin, macroprolactine sur le même prélèvement.
- Grossesse à éliminer (hCG) chez la femme en âge d'être enceinte : « ne pas l'oublier ».
- Médicaments : relire toute l'ordonnance (antipsychotiques, antinauséeux, antidépresseurs, opiacés…). Arrêter 3 jours (ou remplacer) puis redoser au moins 3 jours après : la prolactine se normalise en 48 à 96 h. Jamais un antipsychotique sans le psychiatre.
- Causes générales : TSH (hypothyroïdie), créatinine (insuffisance rénale), foie (cirrhose), lésion du thorax, crise d'épilepsie.
- Macroprolactine si l'élévation est modérée (200 ng/mL ou moins) et discordante avec la clinique ou l'imagerie.
- IRM hypophysaire quand aucune autre cause n'explique l'hyperprolactinémie confirmée : dans le mois ; dans les 15 jours si plus de 200 ng/mL ou signes de tumeur ; en urgence si troubles visuels ou céphalée brutale (délais : repères pratiques).
- Adénome : IGF-1 une fois ; macroadénome : bilan hypophysaire et champ visuel ; avis endocrinologique.
Pituitary Society 2023 ; Endocrine Society 2011 ; SFE 2007. L'onglet « Mon patient » applique ces étapes au patient et dit ce qui reste à demander.
Les causes
Physiologiques
- Grossesse, allaitement, stimulation des seins.
- Stress (dont la ponction), effort, sommeil, rapport sexuel.
Médicaments
- La cause la plus fréquente hors grossesse : voir l'onglet « Médicaments ».
Maladies générales
- Hypothyroïdie primaire.
- Insuffisance rénale : 23 % sous 600 µmol/L de créatinine, 77 % au-delà, 78 % en hémodialyse ; corrigée par la greffe.
- Cirrhose.
- Paroi thoracique : zona, piercing, chirurgie, traumatisme.
- Crises d'épilepsie, dénutrition, anorexie mentale.
- SOPK : rarement en cause, chercher autre chose.
Hypophyse et région
- Prolactinome (micro < 10 mm, macro ≥ 10 mm, géant > 40 mm).
- Effet tige : macroadénome non sécrétant, craniopharyngiome, kyste de Rathke, méningiome, métastase, granulomatose, hypophysite, irradiation, traumatisme.
- Acromégalie associée.
Fausses hyperprolactinémies
- Macroprolactine : 10 à 25 % des hyperprolactinémies.
- Interférences : biotine, anticorps hétérophiles, si clinique et dosages ne collent pas.
Pituitary Society 2023 (encadré 2) ; SFE 2007.
Macroprolactine et effet crochet
Macroprolactine
- Quand la chercher : élévation modérée (200 ng/mL ou moins), au moins quand la clinique ou l'imagerie ne collent pas (recommandation forte) ; SFE : sans retentissement sur les règles ou la libido, ou dosages très variables, avant l'IRM.
- Comment : précipitation au PEG (polyéthylène glycol) : ajouté au sérum, il fait précipiter la macroprolactine (prolactine liée à un anticorps, grosse et peu active) ; le laboratoire dose ce qui reste. Le plus fiable est la prolactine monomérique après PEG, comparée aux normes de la trousse (Yadav 2026).
- Récupération après PEG : moins de 40 % = macroprolactine prédominante ; 60 % ou plus = prolactine surtout « vraie » ; entre les deux, zone grise (usage courant, Saleem 2018 ; seuil non fixé par les consensus).
- Macroprolactinémie avec prolactine monomérique normale : ni traitement ni IRM ; les symptômes ont une autre cause.
Effet crochet
- Adénome géant (plus de 40 mm) avec un tableau d'hyperprolactinémie mais une prolactine normale ou peu élevée : redoser après dilution au 1/100.
- Rare avec les dosages actuels.
Pituitary Society 2023 ; SFE 2007 ; Saleem 2018 ; Yadav 2026 ; Afssaps 2008.
L'IRM et l'analyse du bilan complémentaire
- Quand : hyperprolactinémie confirmée sans autre cause évidente ; sous antipsychotique, si plus de 10 fois la normale, signes de tumeur ou autre déficit hypophysaire.
- Comment : IRM hypophysaire avec gadolinium en séquences dynamiques (chélates macrocycliques).
| Résultat | Ce que ça veut dire | Suite |
|---|---|---|
| IRM normale | médicament, macroprolactine, ou adénome trop petit pour être vu | macroprolactine si pas faite ; traiter seulement s'il y a des symptômes |
| Microadénome (< 10 mm) | prolactinome probable si la prolactine est cohérente | IGF-1 ; traiter si symptômes ; sinon surveiller |
| Macroadénome (≥ 10 mm), prolactine > 6 × la normale | macroprolactinome | cabergoline ; bilan hypophysaire, champ visuel, avis endocrinologique |
| Grosse lésion, prolactine ≤ 6 × la normale | effet tige (adénome non sécrétant, autre lésion) | avis endocrinologique et neurochirurgical |
| Adénome géant (> 40 mm), prolactine peu élevée | effet crochet possible | dosage après dilution au 1/100 |
| Prolactine normale après l'arrêt du médicament | cause médicamenteuse | changer de médicament si symptômes |
Bilan hypophysaire d'un macroadénome
Cortisol à 8 h, T4 libre, IGF-1, FSH, LH, œstradiol ou testostérone. Les déficits sont plus fréquents quand l'adénome est gros (chez l'homme : déficit corticotrope 0 % de 10 à 19 mm, 7 % de 20 à 39 mm, 33 % à 40 mm et plus).
Pituitary Society 2023 ; SFE 2007.
Les médicaments qui font monter (ou baisser) la prolactine
Seuls les antipsychotiques sont gradués par les études. Pour les autres, les sources les citent sans chiffrer l'effet. Déposez l'ordonnance dans « Mon patient » : ils sont repérés tout seuls.
Pituitary Society 2023 (encadré 2) ; Peuskens 2014 ; Huhn 2019 ; Besnard 2014 ; Biomnis 2013 ; Ioachimescu 2024. Fiche de chaque médicament (rein, foie, âge, interactions) : Adapter un traitement.
Hyperprolactinémie sous antipsychotique
- Fréquente : 30 à 75 % des patients traités, jusqu'à 10 fois la normale.
- Doser avant de débuter (recommandation forte), puis à 3 mois de dose stable (Besnard 2014).
- Sans symptôme : pas de traitement de la prolactine.
- Symptômes, avec le psychiatre : baisser la dose, ou passer à une molécule qui élève peu (aripiprazole : recommandation forte ; quétiapine, clozapine), ou ajouter de l'aripiprazole 5 mg (efficace au-delà de 50 ng/mL, Lu 2022).
- Hypogonadisme si le traitement ne peut pas changer : vérifier l'absence d'adénome, puis œstroprogestatif ou testostérone pour protéger l'os (SFE 2007).
- Cabergoline : contre-indiquée par le RCP français avec les neuroleptiques (sauf clozapine) ; « souvent inutile, voire dangereuse » (SFE 2007). Pituitary Society 2023 diffère
- Plus de 10 fois la normale, signes de tumeur ou autre déficit hypophysaire : IRM.
Pituitary Society 2023 ; Besnard 2014 ; Lu 2022 ; Montejo 2017 ; Meng 2015 ; SFE 2007 ; RCP Dostinex.
Qui traiter, et avec quoi
Traiter
- Macroadénome : toujours.
- Microadénome avec symptômes : règles, fertilité, libido, galactorrhée gênante, os.
Surveiller sans traiter
- Microadénome, règles normales, sans gêne (recommandation faible).
- Ménopausée sans symptôme : prolactine une fois par an.
- Hyperprolactinémie médicamenteuse sans symptôme.
- Macroprolactinémie.
Les traitements
- Cabergoline : première intention (recommandation forte).
- Chirurgie par un neurochirurgien expert : première intention possible, discutée avec la cabergoline, si microadénome ou macroadénome bien limité. SFE diffère
- Bromocriptine : si la cabergoline n'est pas tolérée.
- Hormones sexuelles : sans désir de grossesse.
- Radiothérapie : après échec du reste.
Résistance : pas de normalisation, ou réduction de l'adénome de moins de 30 %, sous 2 mg de cabergoline par semaine pendant au moins 6 mois : avis spécialisé.
Plus commercialisé en France (jamais proposé) : quinagolide (Norprolac), arrêt de toutes les présentations, la dernière le 09/02/2026.
Pituitary Society 2023 ; Endocrine Society 2011 ; SFE 2007 ; BDPM.
Prescrire la cabergoline
Doses (RCP Dostinex)
- Début : 0,5 mg par semaine, en une prise (ou ½ comprimé 2 fois), pendant 4 semaines.
- Paliers : +0,5 mg par semaine au plus, toutes les 4 semaines.
- Dose habituelle : 1 mg par semaine ; de 0,25 à 2 mg, voire 4,5 mg par semaine. Fractionner au-delà de 1 mg.
- Prise au coucher ou au repas (nausées).
Surveiller
- Prolactine la veille d'une prise, avant chaque palier, puis tous les 3 mois.
- Impulsions : jeu, achats, hypersexualité, hyperphagie, plus fréquents chez l'homme et sans lien avec la dose : à demander au patient et à ses proches.
- Contraception mécanique au début : une grossesse peut survenir avant le retour des règles.
Contre-indications (RCP)
- Valvulopathie à l'échographie avant traitement.
- Neuroleptiques antipsychotiques ou antinauséeux (sauf clozapine).
Échographie cardiaque : trois sources, trois rythmes les sources diffèrent
| Source | Avant | Ensuite |
|---|---|---|
| RCP français (opposable) | tout patient avant un traitement prolongé (avec VS, radio du thorax, fonction rénale) | à 3-6 mois, puis tous les 6 à 12 mois ; arrêt si atteinte valvulaire |
| BSE-SfE 2019 | avant de commencer | 2 mg par semaine ou moins : à 5 ans puis tous les 5 ans ; au-delà : chaque année |
| Pituitary Society 2023 (la plus récente) | seulement si plus de 2 mg par semaine au long cours est prévu | plus de 2 mg : tous les 2 à 3 ans ; 2 mg ou moins : à 5-6 ans ; échographie si souffle |
En France, le RCP s'impose pour la prescription ; l'outil le rappelle et cite le consensus plus récent.
Bromocriptine (Parlodel 2,5 mg)
½ comprimé le 1er jour, 1 le 2e jour, puis 2 par jour au repas ; jusqu'à 3 ou 4 si les règles ne reviennent pas à 6 semaines. Moins bien tolérée. Plus indiquée pour arrêter la lactation (ANSM 2013). Remise à disposition le 29/05/2026 après une tension d'approvisionnement.
RCP Dostinex et Cabergoline Teva (29/09/2026) ; RCP Parlodel ; ANSM 2013 ; Pituitary Society 2023 ; BSE-SfE 2019.
Fiche patient : la cabergoline
En mots simples, à imprimer ou à copier : à quoi elle sert, comment la prendre (avec la dose et les jours choisis), ce qui doit faire appeler, grossesse, examens.
Le suivi, et quand arrêter
Suivi sous traitement
- Prolactine : avant chaque palier, puis tous les 3 mois une fois la dose trouvée (RCP).
- IRM : macroadénome 3 à 6 mois après le début ; microadénome à 1 an ou avant l'arrêt ; ensuite seulement si la prolactine remonte ; macroadénome proche du chiasma ou qui répond mal : chaque année 3 ans. SFE plus fréquente
- Échographie cardiaque : voir « Prescrire la cabergoline ».
Arrêter
- Meilleures chances : 2 ans ou plus de cabergoline, prolactine normale à faible dose (0,25 à 0,5 mg par semaine), adénome petit, non invasif, invisible ou nettement réduit à l'IRM.
- Ménopausée : tenter l'arrêt d'un microadénome bien contrôlé (recommandation forte).
- Sinon : baisser jusqu'à la dose minimale efficace.
- Après l'arrêt : prolactine tous les 3 mois la 1re année, puis chaque année, à vie ; rechute : reprendre, nouvel essai 2 à 3 ans après.
- Rechute fréquente : environ 1 patient sur 5 reste en rémission ; chez les patients choisis, 55 % (micro) et 43 % (macro). SFE plus optimiste
Pituitary Society 2023 ; RCP Dostinex ; SFE 2007.
Grossesse, allaitement, contraception
Grossesse
- Arrêter l'agoniste dès la grossesse confirmée (recommandation forte) ; le poursuivre se discute pour un gros macroadénome. RCP diffère
- Microadénome : consultation tous les 3 mois.
- Macroadénome : chaque mois, champ visuel tous les 3 mois (recommandation forte).
- Pas de dosage de prolactine ; IRM sans gadolinium si symptômes.
- Macroadénome et projet de grossesse : une chirurgie avant réduit le risque de grossissement symptomatique (21 % → 4,7 %).
Allaitement
- Permis en général (recommandation forte ; SFE pour le microadénome).
- Pas de cabergoline chez une femme qui veut allaiter : elle arrête la lactation (RCP).
Contraception
- Microadénome : pilule à 30 µg d'éthinylestradiol au plus (SFE 2007).
- Macroadénome : au cas par cas.
- Sous agoniste : œstroprogestatif possible, peut réduire son efficacité (recommandation faible).
Pituitary Society 2023 ; SFE 2007 ; RCP Dostinex.
L'os
- Risque de fracture augmenté par le prolactinome (recommandation forte) ; méta-analyse : fractures × 3,2 (Nagendra 2024).
- Ostéodensitométrie au diagnostic si hypogonadisme probable depuis plus de 6 mois ou autres facteurs de risque ; radio du rachis si dorsalgies ou perte de taille.
- C'est l'hypogonadisme qui fait perdre l'os (Besnard 2014) : normaliser la prolactine d'une femme ménopausée n'améliore pas la densité (recommandation faible).
La suite : outil Ostéoporose.
Pituitary Society 2023 ; Nagendra 2024 ; Besnard 2014.
La prolactine basse
Définir
- Pas de seuil standardisé.
- Sous 3 ng/mL : sévère ; 3 à 5 : légère (Toledano, cité par Urhan 2024).
Causes
- Agoniste dopaminergique : la plus fréquente (dose trop forte).
- Aripiprazole.
- Insuffisance hypophysaire : Sheehan, apoplexie, chirurgie, radiothérapie, traumatisme crânien, selle vide, causes génétiques.
Conséquences
- Défaut de lactation après l'accouchement (une lactation présente ne l'exclut pas).
- Liens métaboliques et sexuels décrits, sans causalité établie.
Que faire
- Sous agoniste : baisser la dose (réversible).
- Sans médicament, surtout si sévère : chercher une insuffisance hypophysaire (cortisol de 8 h, T4 libre, IGF-1, FSH, LH) — déduction des données, pas une recommandation formelle.
- Pas de traitement de la prolactine elle-même.
Urhan 2024 ; Ioachimescu 2024.
Sources, discordances et méthode
Toutes les sources ont été lues le 13/10/2026. Quand elles diffèrent, la plus récente fait foi et l'autre est citée ; le RCP reste la règle de prescription en France. Un repère que les recommandations ne chiffrent pas est dit comme tel.