Ostéoporose Dépister · décider · traiter · suivre

Aide à la décision · médecine générale

Ostéoporose : éviter la prochaine fracture

Outil d'aide à la décision pour la prise en charge de l'ostéoporose de la femme et de l'homme : l'évaluation applique l'algorithme GRIO/SFR et prépare une synthèse à coller dans le dossier ; les fiches patient se composent et s'impriment en consultation. L'objectif est d'éviter la prochaine fracture, pas d'atteindre un chiffre.

Pour les médecins généralistes et internes · fiches pour les patientsGRIO/SFR 2018 (femme), 2021 (homme), 2014 (corticoïdes) · GRIO 2025 (vitamine D) · HAS 2023 · sources en fin de pageAdaptation : 28 septembre 2026

01 — Évaluer & décider

Évaluation & décision

Renseignez l'antécédent fracturaire, la densitométrie et les facteurs de risque. La décision retient le T-score le plus bas et applique l'algorithme GRIO/SFR. Tout est repris dans la synthèse.

🔒 Rien n'est envoyé sur internet : l'âge, la densitométrie et les facteurs de risque que vous saisissez restent dans votre navigateur ; rien n'est enregistré. La synthèse et les fiches sont produites sur votre poste.

0 · Patient

IMC — kg/m²

Ces données alimentent l'outil de décision et la synthèse

1 · Antécédent de fracture par fragilité

Traumatisme de faible énergie (chute de sa hauteur). Excluent : crâne, doigts, orteils, rachis cervical.
Urgence. Une fracture sévère hors traumatisme majeur est une urgence thérapeutique (< 3 mois) et impose de rechercher des fractures vertébrales (radiographies du rachis ou VFA).

2 · Densitométrie osseuse (DXA)

Saisissez les T-scores disponibles. La décision retient la valeur la plus basse.
—
Diagnostic : à compléter
T-score retenu (le plus bas des sites)
Ostéoporose sévère≤ −2,5 + fracture
OstéoporoseT ≤ −2,5
Ostéopénie−1 à −2,5
NormaleT > −1
Validité et utilité · T-score (définition OMS)
À quoi il sert
Classer la densité minérale osseuse mesurée par DXA : normale (T > −1), ostéopénie (−1 à −2,5), ostéoporose (≤ −2,5), sévère si fracture associée.
Valide chez
Femme ménopausée et homme de plus de 50 ans, mesure DXA au rachis lombaire et à l'extrémité supérieure du fémur ; chez le sujet jeune, on lit le Z-score.
Performance
Le risque de fracture double environ à chaque baisse d'un écart type (Briot 2018, § 3.1.2.2).
Limites
Une majorité des fractures surviennent chez des patients dont le T-score est au-dessus de −2,5 (Briot 2018) : le seuil n'est ni nécessaire ni suffisant pour décider ; arthrose et tassements faussent le rachis ; comparer deux examens sur le même appareil.
Recommandé par
OMS (définition densitométrique de l'ostéoporose) ; GRIO/SFR 2018 pour les seuils de décision selon la fracture.
Sources
Réf. OMS / GRIO : T-score > −1 normal ; −1 à −2,5 ostéopénie ; ≤ −2,5 ostéoporose ; ostéoporose sévère si ≤ −2,5 avec au moins une fracture.

3 · Facteurs de risque

Cochez les éléments présents : ils sont repris dans la synthèse et orientent la décision en zone d'incertitude.

4 · FRAX — aide en zone d'incertitude

Surtout utile sans fracture sévère et hors traitement, chez la femme ménopausée ou l'homme > 50 ans (40–90 ans). Inutile si l'indication est déjà évidente (fracture sévère ou T ≤ −3).
Validité et utilité · FRAX (fiche descriptive, outil sous licence)
À quoi il sert
Estimer la probabilité à 10 ans d'une fracture de hanche et d'une fracture « majeure » (hanche, humérus, poignet, vertèbre clinique) à partir de l'âge, du sexe, de l'IMC, de facteurs de risque cliniques et, si disponible, de la densité du col fémoral.
Valide chez
Femmes ménopausées et hommes de plus de 50 ans (40 à 90 ans) ; modèle calibré par pays. Pour la France, testé dans plusieurs cohortes nationales (Briot 2018, § 3.2.1) ; son usage n'est pas validé avant 40 ans ni recommandé chez la femme non ménopausée et l'homme de moins de 50 ans (Briot 2014).
Performance
Chiffres de discrimination pour le modèle France : non trouvé dans les sources consultées.
Limites
N'intègre ni le risque de chute, ni le nombre et le site des fractures, ni la densité rachidienne ; les facteurs sont binaires (dose de corticoïdes, alcool) ; inutile quand l'indication est évidente (fracture sévère, T ≤ −3). Outil propriétaire : calcul sur le site officiel seulement.
Recommandé par
GRIO/SFR 2018 : seuil d'intervention = FRAX d'une femme du même âge ayant déjà eu une fracture (courbe selon l'âge, fig. 1) ; utile en zone d'incertitude. SFR/GRIO 2014 : FRAX ajusté à la dose de corticoïdes.
Seuil. Comparer la valeur « majeure » au seuil d'intervention = FRAX d'une femme du même âge ayant déjà fait une fracture (courbe GRIO/Briot). Pas de seuil chiffré fixe validé en France : la valeur oriente, le médecin décide.

Conduite proposée (GRIO/SFR)

À compléter
Renseignez l'âge et un T-score (ou une fracture).

Démarche thérapeutique

    Surveillance

      02 — Évaluer & décider

      Synthèse & export

      Compte rendu structuré reprenant le bandeau patient et l'outil de décision. À coller dans le dossier ; vérifiez et complétez la conclusion.

      Cliquez sur « Régénérer la synthèse ».
      03 — Dépister & diagnostiquer

      Ostéoporose : de la fracture à la prescription

      Outil d'aide à la décision pour la prise en charge de l'ostéoporose de la femme et de l'homme. Renseignez les données du patient : l'outil « Évaluation & décision » applique l'algorithme GRIO/SFR et prépare une synthèse à coller dans le dossier.

      L'ostéoporose est une maladie silencieuse : elle ne se manifeste qu'à la fracture. La prise en charge a un objectif unique — éviter la prochaine fracture, pas atteindre un chiffre de densité. Trois temps : repérer les personnes chez qui le résultat changerait la prise en charge, traiter celles dont le risque de fracture est élevé, et surveiller.

      Référentiel retenu. Les seuils et conduites suivent en priorité le GRIO/SFR (actualisation 2018 chez la femme ménopausée, 2021 chez l'homme). Lorsque la HAS diverge — notamment après fracture non sévère — sa position est signalée dans le texte, mais ce n'est pas celle retenue par défaut.

      Les cinq messages à retenir

      1. Toute fracture de fragilité après 50 ans doit faire évoquer l'ostéoporose. Une première fracture multiplie le risque d'en avoir une seconde : c'est le moment d'agir, pas d'attendre.
      2. Après une fracture sévère, le traitement s'impose quel que soit l'âge dès que le T-score est ≤ −1. Après fracture vertébrale ou de hanche, c'est une urgence thérapeutique (moins de 3 mois).
      3. Le bisphosphonate oral est le traitement de première intention dans la grande majorité des cas, et le médecin généraliste peut l'initier.
      4. Calcium et vitamine D se corrigent avant tout traitement spécifique, mais ne traitent pas l'ostéoporose à eux seuls : ils accompagnent.
      5. Un dénosumab ne s'arrête jamais sans relais par bisphosphonate — effet rebond avec risque de fractures vertébrales multiples. Une injection retardée expose au même risque.

      Le parcours en un coup d'œil

      1

      Repérer

      Fracture de fragilité, corticothérapie, ménopause précoce, IMC < 19, antécédent familial de fracture de hanche, maladie ou traitement inducteur.

      2

      Mesurer

      Ostéodensitométrie (DXA) sur deux sites, remboursée dans les situations listées au chapitre Dépister. On retient le T-score le plus bas.

      3

      Explorer

      Bilan biologique de débrouillage systématique devant une densité basse, pour ne pas méconnaître une cause secondaire ou un diagnostic différentiel.

      4

      Décider

      Croiser fracture, sévérité, T-score et facteurs de risque. L'outil Évaluation & décision applique l'arbre GRIO/SFR et rédige la synthèse.

      5

      Traiter

      Socle non médicamenteux pour tous, calcium et vitamine D corrigés, puis médicament spécifique si le risque de fracture est élevé.

      6

      Surveiller

      Consultation annuelle (taille, chutes, observance, dents), DXA à 2–3 ans, réévaluation de la séquence à 3 ou 5 ans selon la molécule.

      En consultation, allez droit à l'outil. L'outil Évaluation & décision reprend tout cet arbre ; le chapitre Calcium & vitamine D calcule les apports calciques et propose le schéma de vitamine D ; la synthèse se colle dans le dossier.

      Accès direct

      Rappel d'usage. Cet outil suit le GRIO/SFR (2018 femme, 2021 homme ; vitamine D 2025), avec des seuils adaptés aux situations particulières (ECTS 2022, cortico-induite 2014, hormonothérapies 2019) et ne remplace pas le jugement clinique. Le FRAX n'a pas de seuil chiffré validé en France : il oriente, il ne décide pas. Aucune donnée saisie n'est enregistrée ni transmise.
      04 — Dépister & diagnostiquer

      Qui explorer & prescrire la densitométrie

      La DXA n'est pas un examen de dépistage de masse : elle est indiquée (et remboursée) devant un facteur de risque ou un signe d'appel. Elle se réalise sur deux sites (rachis lombaire et extrémité supérieure du fémur).

      Le dépistage n'est pas systématique : il cible les personnes dont le résultat changerait la prise en charge. La mesure de référence est l'ostéodensitométrie biphotonique (DXA), réalisée sur deux sites — rachis lombaire et extrémité supérieure du fémur.

      Qui dépister

      ♀Femme ménopauséePas de dépistage de masse — une DXA en présence d'un facteur de risque

      On propose une DXA en présence d'un facteur de risque :

      • Antécédent personnel de fracture de fragilité
      • Corticothérapie systémique ≥ 7,5 mg/j d'équivalent prednisone pendant ≥ 3 mois
      • Antécédent de fracture de l'extrémité supérieure du fémur chez un parent du 1er degré
      • Indice de masse corporelle < 19 kg/m²
      • Ménopause précoce (avant 40 ans)
      • Maladie ou traitement inducteur d'ostéoporose
      L'âge seul (> 60 ans) est un facteur de risque qui pondère la décision mais ne déclenche pas à lui seul le remboursement.
      ♂HommeSouvent sous-diagnostiqué — y penser après toute fracture de fragilité

      Y penser après toute fracture de fragilité, en cas de corticothérapie, d'hypogonadisme (dont la privation androgénique du cancer de prostate), ou devant une autre cause d'ostéoporose secondaire.

      • La DXA est recommandée avant toute décision de traitement (grade A)
      • Les indications dépendent de la valeur la plus basse du T-score (rachis ou fémur) et de la sévérité clinique
      • Chez l'homme jeune (< 50 ans), l'enquête étiologique doit être particulièrement poussée (voir Bilan)

      Ostéodensitométrie : les indications remboursées

      Remboursée à 70 % (base ≈ 40 €) sur prescription, uniquement dans les situations ci-dessous (Assurance Maladie). Le formulaire GRIO peut accompagner la demande.

      ExamenSituationDétail
      1er examen
      Population générale — tout âge, tout sexe
      Maladie ou traitement inducteur Pathologie ou traitement pouvant provoquer une ostéoporose : hyperparathyroïdie primitive, hypogonadisme, hyperthyroïdie, corticothérapie prolongée, etc.
      Fracture évocatrice Antécédent de fracture non traumatique objectivée par imagerie. Sont exclues : crâne, orteils, doigts, rachis cervical.
      1er examen
      Femme ménopausée avec facteur de risque
      HéréditéFracture de hanche ou du col fémoral chez un parent du 1er degré, sans traumatisme majeur.
      MaigreurIndice de masse corporelle < 19 kg/m².
      Ménopause précoceAvant 40 ans.
      CorticoïdesCorticothérapie ≥ 3 mois consécutifs à dose significative. S'applique aussi aux femmes sous traitement hormonal de la ménopause à dose inférieure à la dose protectrice osseuse.
      2e examen Arrêt de traitementChez la femme ménopausée, à l'arrêt d'un traitement anti-ostéoporotique — sauf si l'arrêt est motivé par un effet indésirable.
      Sans fracture3 à 5 ans après une 1re DXA normale, si apparition de nouveaux facteurs de risque.
      Sous traitement hormonal substitutif à dose protectrice, la DXA n'est pas recommandée : la prévention osseuse est déjà assurée.
      Réf. Assurance Maladie (critères de remboursement de l'ostéodensitométrie) ; GRIO/SFR 2018.
      05 — Dépister & diagnostiquer

      Diagnostic & classifications

      Le diagnostic densitométrique repose sur le T-score le plus bas (rachis ou fémur). La notion de fracture « sévère » conditionne l'urgence et l'indication thérapeutique.

      T-score

      ValeurInterprétation
      > −1Densité normale
      −1 à −2,5Ostéopénie
      ≤ −2,5Ostéoporose densitométrique
      ≤ −2,5 + fractureOstéoporose sévère
      Z-score. Comparaison aux sujets de même âge ; utile chez le sujet jeune pour évoquer une cause secondaire.

      Fractures dites « sévères »

      Associées à un excès de mortalité — urgence thérapeutique (< 3 mois) :

      Hancheextrémité supérieure du fémur
      Vertèbretassement non traumatique
      Humérusextrémité supérieure
      Bassin / sacrumbranches ilio/ischio-pubiennes
      Fémur distal—
      Tibia proximal—
      3 côtessimultanées
      Réf. GRIO/SFR 2018 ; HAS 2023 (bon usage).
      Lire la DXA en détail, risque élevé

      Lire la DXA

      T-scoreÉcart à la densité de l'adulte jeune de même sexe, au même site. C'est lui qui définit le diagnostic densitométrique.
      Sites mesurésRachis lombaire et extrémité supérieure du fémur. On retient la valeur la plus basse.
      Densité normaleT-score > −1
      OstéopénieT-score entre −1 et −2,5
      Ostéoporose densitométriqueT-score ≤ −2,5
      Ostéoporose sévèreT-score ≤ −2,5 associé à au moins une fracture
      Z-scoreComparaison à des sujets de même âge. Utile chez le sujet jeune : un Z-score très bas fait évoquer une cause secondaire.

      Les fractures dites « sévères »

      Excès de mortalité démontré. Extrémité supérieure du fémur (hanche) · extrémité supérieure de l'humérus · vertèbre · bassin / pelvis · sacrum · fémur distal · tibia proximal · 3 côtes simultanées. Une fracture sévère survenue hors traumatisme majeur fait porter l'indication de traitement quel que soit l'âge.

      Définir le « risque élevé » (GRIO/SFR)

      Personne ayant fait une fracture par fragilité ; ou, en l'absence de fracture, T-score < −3 ; ou T-score ≤ −2,5 associé à d'autres facteurs de risque — âge > 60 ans, corticothérapie ≥ 7,5 mg/j, IMC < 19, fracture du col fémoral chez un parent du 1er degré, ménopause avant 40 ans.

      Cette définition reprend l'actualisation GRIO de 2012. Depuis 2018, sans fracture, la zone de décision partagée (FRAX, avis) s'étend de −3 à −2 : voir le tableau ci-dessous.

      06 — Dépister & diagnostiquer

      Bilan étiologique & marqueurs

      Avant tout traitement, rechercher une ostéoporose secondaire par l'interrogatoire, l'examen et un bilan biologique. Les marqueurs du remodelage ne servent pas au diagnostic.

      Bilan biologique de 1re intention

      NFS, CRP—
      Créatinine / DFGCKD-EPI
      Calcémie, phosphatémie± albuminémie
      Bilan hépatiqueASAT, ALAT, GGT, PAL
      25-OH-vitamine Dcible 30–60 ng/mL
      EPPélectrophorèse des protéines
      Hommetestostérone totale
      Réf. GRIO « Quel bilan étiologique ? ».

      Marqueurs du remodelage (CTX / P1NP)

      Pas d'usage diagnostique. Le CTX sérique peut vérifier l'observance et la réponse sous anti-résorbeur (baisse attendue à 3–12 mois). Le P1NP suit l'effet d'un anabolique.

      À retenir. Un bilan phosphocalcique normal n'élimine pas l'ostéoporose ; il sert surtout à écarter une cause secondaire.
      Bilan, imagerie et marqueurs en détail

      Toute ostéoporose densitométrique justifie un bilan biologique de débrouillage, pour ne pas méconnaître une ostéoporose secondaire ou un diagnostic différentiel — ostéomalacie, myélome. L'enquête est d'autant plus poussée que le sujet est jeune, et chez l'homme.

      Bilan de 1re intention, systématique devant une densité basse

      • Numération-formule sanguine · protéine C-réactive
      • Créatininémie avec débit de filtration glomérulaire
      • Calcémie à corriger sur l'albumine · phosphatémie
      • Transaminases (ASAT, ALAT), gamma-GT · phosphatases alcalines
      • 25-OH-vitamine D
      • Électrophorèse des protéines sériques
      But du bilan. Rechercher une affection maligne, endocrinienne ou métabolique justifiant un traitement spécifique, avant d'étiqueter « ostéoporose primitive ».

      Compléments fréquents selon le contexte

      • Calciurie des 24 h
      • TSH si point d'appel
      • Testostéronémie totale chez l'homme, le matin, avec FSH/LH et prolactine si elle est basse
      • Parathormone (PTH) si anomalie phospho-calcique
      • Ferritine et coefficient de saturation (hémochromatose)
      • Anticorps de la maladie cœliaque si malabsorption

      Quand pousser l'enquête étiologique

      Signaux d'alerte d'ostéoporose secondaire. Homme · sujet jeune (< 50–60 ans) · ostéoporose sévère ou disproportionnée à l'âge · fractures multiples · Z-score très bas · anomalie du bilan de débrouillage · perte de poids · douleurs osseuses diffuses · contexte de malabsorption.
      FamilleCauses à rechercher
      EndocriniennesHyperparathyroïdie primitive, hyperthyroïdie, hypercorticisme, hypogonadisme — dont privation androgénique ou œstrogénique.
      DigestivesMaladie cœliaque, maladies inflammatoires chroniques de l'intestin, chirurgie bariatrique, hépatopathies.
      HématologiquesMyélome et gammapathies, mastocytose.
      IatrogènesCorticoïdes, anti-aromatases, agonistes de la Gn-RH, certains anticonvulsivants, inhibiteurs de la pompe à protons au long cours.
      Toxiques / autresAlcool, tabac, immobilisation prolongée, insuffisance rénale.

      Imagerie du rachis : quand

      Recherche de fracture vertébrale, souvent asymptomatique, devant : rachialgie · perte de taille prospective ≥ 2 cm, ou ≥ 4 cm par rapport à la taille à 20 ans · cyphose · ou avant décision thérapeutique en cas de doute. La présence de fractures vertébrales modifie le seuil de traitement et le choix de la molécule. La VFA — analyse vertébrale couplée à la DXA — est une alternative à faible irradiation.

      Marqueurs du remodelage osseux

      Pas pour le diagnostic. Les marqueurs (CTX, P1NP, ostéocalcine, phosphatases alcalines osseuses) n'ont aucune place dans le diagnostic ni dans le bilan initial de l'ostéoporose.
      MarqueurCe qu'il mesureUsage en pratique
      CTX sériqueRésorptionÉvalue l'observance et la réponse précoce d'un anti-résorbeur, avant que la DXA ne bouge. Sous bisphosphonate oral, un dosage entre le 3e et le 12e mois est recommandé ; un CTX resté élevé doit faire réévaluer — observance, modalités de prise, indication. Prélèvement à jeun, le matin (variation nycthémérale et alimentaire).
      P1NP sériqueFormationSurtout utile pour confirmer la réponse au tériparatide : il doit s'élever. Pour un anti-résorbeur, on attend une baisse significative — ordre de −25 % à 6 mois, seuils plus marqués selon les études.

      Diagnostics différentiels à ne pas manquer

      OstéomalacieDéfaut de minéralisation : calcémie et phosphatémie basses, phosphatases alcalines élevées, 25-OH-D effondrée, douleurs osseuses. Le traitement diffère totalement.
      MyélomePic à l'électrophorèse, anémie, hypercalcémie, insuffisance rénale, lésions lytiques.
      Métastases osseusesFracture pathologique, contexte néoplasique.
      Maladie de Paget · hyperparathyroïdieAnomalies du bilan phospho-calcique et des phosphatases alcalines.
      07 — Traiter

      Seuils de traitement (GRIO/SFR)

      Référentiel retenu : GRIO/SFR (2018 femme, 2021 homme). Là où la HAS diverge, sa position est signalée mais n'est pas celle retenue par défaut.

      Femme ménopausée

      SituationConduite
      Fracture sévèreTraiter quel que soit l'âge dès T ≤ −1 (avis si T > −1)
      Fracture non sévèreTraiter si T ≤ −2 (position GRIO) ; FRAX/avis si −2 < T ≤ −1. HAS : ≤ −3 — non retenu ici.
      Sans fractureT ≤ −3 → traiter ; −3 < T ≤ −2 → FRAX + facteurs de risque (avis si besoin) ; T > −2 → mesures hygiéno-diététiques & surveillanceZone FRAX élargie à −2 (Briot 2018, § 4.1.2 ; version d'origine : −2,5).

      Homme

      Densitométrie recommandée avant toute décision (grade A). Schéma proche : fracture sévère → traiter ; fracture non sévère avec T ≤ −2 → traiter ; T ≤ −3 avec facteur de fragilité → traiter. Enquête étiologique approfondie avant 50 ans. Avis spécialisé si doute ou valeur proche du seuil.

      Réf. Briot K et al. Rev Rhum 2018 ; Bouvard B et al. Rev Rhum 2021 ; GRIO.
      FRAX. Aide en zone d'incertitude (ostéopénie sans fracture). Inutile si fracture sévère, T ≤ −3, ou traitement en cours. Seuil = FRAX d'une femme du même âge ayant fait une fracture (courbe GRIO, Briot 2018 fig. 1) ; pas de seuil fixe validé en France. Le calculateur est désormais sur fraxplus.org.
      Seuils en détail (femme, homme, FRAX)

      Seuils de traitement — femme ménopausée

      SituationConduitePrécisions
      Après fracture sévèreTraiter Traitement recommandé quel que soit l'âge, dès que T-score ≤ −1. Avis rhumatologique si T-score > −1. Urgence thérapeutique (< 3 mois) après fracture vertébrale ou de hanche.
      Après fracture non sévère (ex. poignet)Traiter si T ≤ −2 Position retenue (GRIO/SFR) : traitement si T-score ≤ −2. Avis rhumatologique — ou FRAX — si T-score entre −2 et −1. La HAS retient un seuil plus strict (≤ −3) ; ce n'est pas la position retenue ici.
      Sans fractureSelon T-score T-score ≤ −3 → traitement. Entre −3 et −2 → décision selon les facteurs de risque et le FRAX (avis spécialisé si besoin). Au-dessus de −2 → mesures hygiéno-diététiques et surveillance.La version d'origine plaçait la zone de décision entre −3 et −2,5 : l'actualisation GRIO/SFR 2018 la situe entre −3 et −2 (Briot 2018, § 4.1.2, fig. 2).
      Objectif thérapeutique. Absence de perte osseuse. En cas de densité très basse et de fracture, viser un T-score cible > −2,5, voire > −2.

      Seuils de traitement — homme (SFR/GRIO 2021)

      • Fracture sévère → traitement
      • Fracture non sévère (poignet, cheville) avec T-score ≤ −2 → traitement ; avis si T-score entre −1 et −2
      • T-score ≤ −3 avec facteur de risque de fragilité → traitement
      • L'avis spécialisé est privilégié en cas de doute ou de valeur proche du seuil

      Le FRAX

      Outil OMS estimant la probabilité de fracture à 10 ans. Validé en France uniquement chez la femme ménopausée. On renseigne le T-score du col fémoral. Le seuil d'intervention dépend de l'âge (seuil « équivalent fracture » ajusté à l'âge) et de la décision partagée. Le FRAX aide surtout dans la zone d'incertitude — ostéopénie sans fracture. Outil : FRAX, modèle France ↗

      Limites du FRAX. Il n'intègre ni le risque de chute, ni le nombre et le site des fractures, ni la densité rachidienne ; il sous-estime parfois le risque. Il ne remplace pas le raisonnement clinique.
      08 — Traiter

      Traitement : RHD & médicaments

      Le socle hygiéno-diététique concerne tout le monde ; le médicament vise le risque fracturaire élevé. Les pastilles indiquent ce que le médecin généraliste peut initier MG et ce qui relève du spécialiste Spé.

      Socle non médicamenteux (toujours)

      Calcium1 000–1 200 mg/j, surtout alimentaire (2–3 produits laitiers) ; supplément par prises ≤ 500 mg
      Vitamine Dcible 30–60 ng/mL ; sous 30, dose de charge ; entretien quotidien 1 000–1 200 UI (GRIO 2025, figure 1)
      Activité physiqueen charge, renforcement, équilibre
      Prévention des chutesdomicile, vue, médicaments, chaussage
      Tabac / alcoolarrêt du tabac, limitation de l'alcool
      Dentairebilan bucco-dentaire avant anti-résorbeur

      Médicaments

      TraitementPlacePrescripteur
      Alendronate 70 mg/sem · risédronate 35 mg/sem1re intention (oral)MG
      Zolédronate 5 mg IV/an1re intention après fracture de hanche ; intolérance digestive / observance ; chirurgie bariatriqueMG
      Raloxifène 60 mg/jFemme < 70 ans, faible risque périphérique (protection vertébrale)MG
      Dénosumab 60 mg SC/6 mois (princeps et biosimilaires)2e intention / relais — jamais d'arrêt sans relais (rebond)Spé
      TériparatideOstéo-anabolique ; ≥ 2 fractures vertébrales (remboursé), max 24 moisSpé
      THM50–60 ans avec syndrome climatériqueMG
      Abaloparatide (Eladynos®)Anabolique 18 mois ; avis HAS 12/2024 : SMR faible, remboursement limité (≥ 1 fracture vertébrale ou ≥ 2 fractures), ASMR V — vérifier l'inscriptionSpé
      Romosozumab (Evenity®)Non remboursé en ville (agréé aux collectivités) ; SMR important seulement si femme ménopausée < 75 ans, ostéoporose sévère avec fracture sévère ; CI si antécédent d'infarctus ou d'AVCSpé
      Réf. GRIO/SFR 2018-2021 ; HAS 2023. Strontium ranélate retiré ; romosozumab commercialisé, non remboursé en ville (SMR important dans la population restreinte ci-dessus, insuffisant ailleurs : HAS 2021 et 2026).
      Traitement en détail : socle, calcium et vitamine D, dentaire, molécules

      Le socle — activité physique, calcium et vitamine D, prévention des chutes, sevrage — concerne tout le monde. Le médicament spécifique vise les personnes à risque élevé de fracture et se choisit selon le terrain, les fractures et la densité.

      5.1 Le socle non médicamenteux

      LevierContenu
      Activité physique MGExercices en charge avec impact (marche soutenue) au moins 2 jours par semaine, idéalement supervisés, associés à du renforcement musculaire et du travail de l'équilibre. Bénéfice sur la densité, la force et surtout le risque de chute.
      Prévention des chutes MGÉvaluation du risque : troubles de l'équilibre et de la marche, baisse de l'acuité visuelle, pathologies neurologiques, habitat. Révision des médicaments à risque (psychotropes, benzodiazépines, hypotenseurs), correction visuelle, chaussage, aménagement du domicile, vitamine D si carence. Évaluation gériatrique si fragilité.
      Tabac & alcool MGSevrage tabagique ; réduction de la consommation d'alcool. Tous deux majorent le risque fracturaire et le risque de chute.

      5.2 Calcium & vitamine D

      À corriger avant tout traitement spécifique. Une carence en vitamine D ou en calcium réduit l'efficacité et la tolérance des traitements — risque d'hypocalcémie, notamment avec le dénosumab et le zolédronate.
      Calcium DiététiqueCible d'apport ≈ 1 g/jour (GRIO), de préférence par l'alimentation : environ 2 à 3 produits laitiers par jour, eaux riches en calcium. Estimer les apports avec le questionnaire GRIO — intégré au chapitre Calcium & vitamine D — et ne supplémenter que le déficit résiduel. Éviter les apports excessifs : pas de bénéfice osseux supplémentaire, inconfort digestif.
      Vitamine D MGCible 25-OH-D : 30–60 ng/mL (75–150 nmol/L) ; au moins ≥ 30 ng/mL avant de traiter une fracture sévère. Doser avant de supplémenter ; dose de charge après tout dosage sous 30 ng/mL (8 semaines sous 20, 4 semaines de 20 à 30), en particulier si < 12 ng/mL, ostéomalacie ou avant un antirésorbeur puissant, puis entretien quotidien (1 000 à 1 200 UI) et 25-OH-D à refaire après 3 à 6 mois ; plus d'ampoules de 100 000 UI ou plus, au plus 50 000 UI par mois si la prise quotidienne échoue (GRIO 2025, figure 1). Détail dans l'outil Vitamine D. Le couple calcium + vitamine D seul ne traite pas l'ostéoporose : il accompagne le traitement spécifique.

      5.3 Préalable : le bilan bucco-dentaire

      Avant un anti-résorbeur (bisphosphonate, dénosumab) : bilan bucco-dentaire et soins nécessaires avant l'instauration, puis contrôle au moins annuel, comme en population générale. Le risque d'ostéonécrose de la mâchoire aux doses de l'ostéoporose est exceptionnel — très inférieur à celui des doses oncologiques — et ne doit pas faire renoncer à un traitement indiqué.

      5.4 Les médicaments spécifiques

      MoléculePrescripteurPlace, modalités et points de vigilance
      Alendronate 70 mg/sem
      Risédronate 35 mg/sem

      Bisphosphonates oraux
      MG peut initier 1re intention dans la plupart des cas. Réduisent les fractures vertébrales et de hanche. Risédronate également 75 mg 2 jours par mois. Prise à jeun, debout ou assis, grand verre d'eau peu minéralisée, ≥ 30 min avant le repas, sans se recoucher (Actonel® gastro-résistant : juste après le petit-déjeuner). Contre-indications : œsophagite ou anomalie œsophagienne, DFG < 30–35 mL/min, hypocalcémie.
      Zolédronate 5 mg/an IV
      Aclasta®
      MG peut initier Perfusion annuelle. Utile si intolérance digestive, mauvaise observance, ou après fracture de hanche. Syndrome pseudo-grippal fréquent à la 1re perfusion — prévention par paracétamol et hydratation. Vérifier calcémie et fonction rénale ; contre-indiqué si DFG < 35 mL/min. Corriger la vitamine D au préalable.
      Dénosumab 60 mg SC / 6 mois
      Prolia®
      Initiation spécialiste 2e intention, en relais des bisphosphonates chez la patiente à risque élevé. Initiation réservée au spécialiste de l'ostéoporose — rhumatologue, gynécologue, gériatre, interniste. Médicament d'exception. Point critique : ne jamais l'arrêter sans relais par bisphosphonate (effet rebond → fractures vertébrales multiples). Risque infectieux et d'hypocalcémie ; ostéonécrose de la mâchoire comme les bisphosphonates.
      Raloxifène 60 mg/j
      Evista® · Optruma®
      MG peut initier Modulateur des récepteurs aux œstrogènes. Efficacité démontrée sur les fractures vertébrales seulement. À réserver à la femme < 70 ans, à faible risque de fracture périphérique (de hanche), sans risque thrombo-embolique veineux. Contre-indiqué si antécédent thrombo-embolique veineux, cancer de l'endomètre ou saignement génital inexpliqué.
      Tériparatide 20 µg/j SC
      Forsteo® et biosimilaires
      Avis spécialisé Ostéo-anabolique : stimule la formation osseuse. Remboursé uniquement en présence d'au moins 2 fractures vertébrales — peut alors être utilisé en 1re intention. Médicament d'exception ; durée maximale 24 mois, remboursé 18 mois. Relais obligatoire par un anti-résorbeur à l'arrêt pour conserver le gain. Contre-indications : hypercalcémie, hyperparathyroïdie primitive, maladie de Paget, élévation inexpliquée des phosphatases alcalines, antécédent de radiothérapie osseuse, tumeur ou métastase osseuse.
      Romosozumab 105 mg SC
      Evenity®
      Hospitalier Anticorps anti-sclérostine, effet anabolique et anti-résorbeur. Indication : femme ménopausée < 75 ans, ostéoporose sévère avec antécédent de fracture sévère, sans antécédent de coronaropathie ni d'AVC (sur-risque cardiovasculaire). Relais par bisphosphonate à l'arrêt. Non remboursé en ville (prix libre, agréé aux collectivités). La HAS lui reconnaît un service médical rendu important dans cette seule population (avis 2021, réévalué en juin 2026) et insuffisant ailleurs. En pratique, non accessible en médecine générale.La version d'origine indiquait un avis HAS défavorable (service médical rendu insuffisant) : c'est vrai hors de la population restreinte ci-dessus seulement.
      Traitement hormonal de la ménopause Au cas par cas Efficace sur la prévention de la perte osseuse et des fractures. À considérer surtout chez la femme récemment ménopausée avec troubles climatériques, après évaluation de la balance bénéfice/risque — mammaire, thrombo-embolique. Ce n'est généralement pas le traitement de 1re intention d'une ostéoporose avérée à risque fracturaire élevé.
      Sorti des recommandations. Le ranélate de strontium n'est plus indiqué comme traitement de l'ostéoporose ; il a été retiré de la liste.
      Qui prescrit quoi

      Le médecin généraliste peut initier l'essentiel des traitements de 1re ligne. Certaines molécules ont une initiation réservée au spécialiste de l'ostéoporose, d'autres ne sont pas accessibles en ville.

      ✓ Le médecin généraliste peut initier

      • Mesures non spécifiques, calcium et vitamine D — activité physique, prévention des chutes, sevrage tabagique et alcool, correction d'une carence. Pleinement du ressort du médecin généraliste, et préalable à tout traitement spécifique
      • Bisphosphonates oraux (alendronate, risédronate) — initiation et renouvellement. Vérifier au préalable : fonction rénale, calcémie, absence de pathologie œsophagienne, bilan bucco-dentaire
      • Zolédronate intraveineux (Aclasta®) — nécessite d'organiser la perfusion annuelle, le contrôle de la fonction rénale et de la calcémie, et la correction préalable de la vitamine D
      • Raloxifène — chez la femme < 70 ans à faible risque de fracture périphérique, sans risque thrombo-embolique veineux

      → Réservé au spécialiste, ou non accessible en ville

      • Dénosumab (Prolia®) — initiation réservée aux médecins spécialistes de l'ostéoporose : rhumatologue, gynécologue, gériatre, interniste. Le médecin généraliste peut assurer le suivi et le renouvellement, mais doit veiller à l'absence d'interruption sans relais (effet rebond). Médicament d'exception, ordonnance dédiée
      • Romosozumab (Evenity®) — prescription réservée aux gériatres et rhumatologues spécialisés. Non remboursé en ville en France (2026, prix libre) ; agréé aux collectivités : accès limité à certains services hospitaliers. À considérer comme non prescriptible en médecine générale
      • Tériparatide (Forsteo®) — médicament d'exception, remboursé uniquement si ≥ 2 fractures vertébrales. Réservé aux formes sévères : l'instauration relève en pratique d'un avis spécialisé, qui organise aussi le relais anti-résorbeur à 18–24 mois
      « Médicament d'exception ». Concerne notamment le dénosumab et le tériparatide : la prescription doit être conforme à la fiche d'information thérapeutique et rédigée sur une ordonnance d'un modèle particulier — c'est une condition du remboursement.

      ↗ Quand adresser au spécialiste

      • T-score proche du seuil (à 1 point près), ou discordance avec la clinique
      • Fractures multiples ou ostéoporose sévère
      • Ostéoporose de l'homme jeune, ou suspicion d'ostéoporose secondaire complexe
      • Échec, ou fracture survenue sous traitement bien conduit
      • Indication potentielle d'ostéo-anabolique
      • Instauration ou arrêt d'un dénosumab
      • Insuffisance rénale
      • Doute diagnostique : ostéomalacie, myélome
      Aide à la décision. L'outil ne remplace ni le jugement clinique ni la consultation. Vérifier les conditions de remboursement à jour (VIDAL, ameli, HAS) avant prescription.
      09 — Traiter

      Calcium & vitamine D — évaluation et schémas

      Calculer les apports calciques, combler l'écart par l'alimentation d'abord, puis choisir le schéma de vitamine D (position du GRIO 2025). Les résultats sont repris dans la synthèse.

      Calcium et vitamine D se corrigent avant tout traitement spécifique (hypocalcémie sous zolédronate ou dénosumab) mais ne traitent pas l'ostéoporose : ils l'accompagnent. Calcium alimentaire d'abord (1 000 à 1 200 mg/j), supplément seulement pour l'écart ; vitamine D chaque jour plutôt qu'en ampoule.

      ☀Outil Vitamine D — quand doser et quand ne pas doser, lire un résultat, dose selon l'âge, le terrain et les traitements, produits remboursés, ce que disent les essais.Ouvrir →

      1Le calcium

      Apports calciques du patient

      Portions par jour, en moyenne sur une semaine habituelle (une demi-portion compte). Les autres aliments (pain, fruits, légumes courants) sont comptés d'office : 250 mg/j. L'objectif suit le contexte choisi dans l'évaluation (chirurgie bariatrique : 1 200 à 1 500 mg/j).
      250 mg/j
      Objectif : 1 000–1 200 mg/j
      Validité et utilité · estimation des apports calciques
      À quoi il sert
      Repérer rapidement un apport alimentaire insuffisant et ne supplémenter que l'écart, par prises de 500 mg au plus.
      Valide chez
      Estimation inspirée du questionnaire fréquentiel de Fardellone (auto-questionnaire du GRIO), avec des teneurs moyennes Ciqual ; ce calcul simplifié n'a pas été validé en tant que tel.
      Performance
      Non trouvé (validation du calcul simplifié) ; ordre de grandeur seulement.
      Limites
      Portions standard, forfait de 250 mg/j pour les autres aliments (pain, fruits, légumes courants) ; teneurs moyennes Ciqual et étiquettes des eaux, qui varient d'un lot à l'autre ; ne compte pas les compléments.
      Recommandé par
      GRIO/SFR 2018 (§ 4.2.2) : évaluer l'apport par auto-questionnaire fréquentiel ; cible au moins 1 000 à 1 200 mg/j après 50 ans, calcium alimentaire d'abord.
      Sources

      Combien par jour ?

      SituationCalcium
      Réf. Références nutritionnelles de l'Anses ; GRIO/SFR 2018 (§ 4.2.2) ; ECTS 2022 (bariatrique). Au-delà de 2 500 mg/j au total : aucun bénéfice, risque lithiasique. Pas de bénéfice fracturaire du calcium seul.

      Les eaux, source facile

      Le calcium de l'eau est aussi bien absorbé que celui du lait : 1 L d'Hépar ou de Courmayeur ≈ 2 bols de lait.
      Eaumg/LÀ savoir
      Valeurs arrondies d'après les étiquettes (« Ca », en mg/L), qui changent un peu d'une année à l'autre. Une eau très minéralisée peut alterner avec une autre (½ L par jour).

      Situations particulières

      SituationConduite
      Grand âge et petit appétit : voir l'outil Dénutrition.

      Les compléments de calcium

      • Seulement pour l'écart que l'alimentation ne comble pas, par prises de 500 mg au plus, au repas.
      • Carbonate (la plupart des spécialités) : au repas, son absorption a besoin de l'acidité gastrique. Citrate : absorbé aussi à jeun ; à préférer sous IPP et après chirurgie bariatrique.
      • À distance de la lévothyroxine, du fer, des cyclines et des fluoroquinolones. Bisphosphonate oral le matin à jeun, calcium au repas du midi ou du soir.
      • Associations calcium + vitamine D (1 000 mg/880 UI, 1 000 mg/800 UI, 500 mg/400 UI) : pratiques si les deux manquent ; sinon, vitamine D seule et calcium dans l'assiette.

      2La vitamine D

      Le schéma du GRIO 2025 (figure 1)

      DoserOstéoporose ou risque d'ostéoporose : doser la 25-OH-D avant de supplémenter, cible 30 à 60 ng/mL. Remboursé seulement dans 6 situations () ; sinon écrire « NR ». Les RCP d'Aclasta et de Prolia ne préconisent pas ce dosage.
      Dose de chargeAprès tout dosage sous 30 ng/mL : En particulier si < 12 ng/mL, ostéomalacie ou avant un antirésorbeur puissant (zolédronate, dénosumab).
      EntretienChaque jour : . Si la prise quotidienne échoue : 50 000 UI par mois ou 20 000 UI tous les 15 jours, jamais chaque jour. Plus d'ampoules de 100 000 UI ou plus : les fortes doses espacées font plus chuter et fracturer.
      Contrôle25-OH-D à refaire après 3 à 6 mois d'entretien ; calcémie 1 mois après une charge (ROS 2018). Au-dessus de 60 ng/mL : réduire la dose ou passer au quotidien, pas tout arrêter.
      Calcifédiol (25-OH-D3)Option en cas de malabsorption des graisses, obésité, insuffisance hépatique, inducteurs (antiépileptiques, corticoïdes), IRC stade 3–4 (forme LP) ; 1 µg ≈ 3 × 1 µg de D3 (GRIO 2025). RCP du Dédrogyl : calcémie et calciurie avant, 1 à 3 mois après le début, puis tous les 3 mois.
      Sans ostéoporose, 75 ans et plusHors du champ du GRIO : supplémentation sans dosage, UI/j (Endocrine Society 2024, comme l'outil Vitamine D).

      Proposer un schéma

      Renseignez le dosage (ou choisissez « sans dosage »).
      Doses et seuils repris de l'outil Vitamine D (mêmes données, tenues à jour au même endroit).

      Contre-indications et prudences

        RCP de la vitamine D et du calcium + vitamine D (rubriques 4.3 et 4.4) ; textes communs avec l'outil Vitamine D.

        Les produits utiles

        SpécialitéFormeRemb.Usage
        D'après la base publique des médicaments ; liste complète, avec les formes à éviter : outil Vitamine D.
        10 — Traiter

        Prévenir les chutes

        Chute et ostéoporose sont deux facteurs de risque indépendants de fracture non vertébrale : la prévention des chutes fait partie du traitement.

        Pourquoi iciChutes et ostéoporose sont des facteurs de risque indépendants de fracture non vertébrale, et l'ostéoporose est fréquente chez le patient qui tombe : une densitométrie est à envisager chez la personne âgée à risque de chute (Briot 2018, § 4.1.2)1.

        Repérer, au moins une fois par an après 65 ans

        • Trois questions : êtes-vous tombé dans l'année ? vous sentez-vous instable debout ou en marchant ? avez-vous peur de tomber ?2
        • Chute à risque (blessure, au moins 2 chutes dans l'année, fragilité, impossibilité de se relever seul, perte de connaissance suspectée) : évaluation multifactorielle2.
        • Mesure simple de la marche : vitesse de marche < 0,8 m/s ou « Timed Up and Go » > 15 s orientent vers un risque accru2.

        Agir

        • Exercice : programme d'équilibre et de renforcement, progressif, au moins 3 fois par semaine sur 12 semaines ou plus2 ; après 65 ans, exercices d'intensité modérée à élevée au moins 2 fois par semaine, 8 à 10 exercices de 8 à 12 répétitions (repères PNNS repris par le GRIO)1. Les exercices spécifiques d'équilibre réduisent les chutes et les chutes compliquées (grade A)1.
        • Médicaments : réduire ce qui altère la vigilance ou fait chuter la tension (psychotropes, benzodiazépines, hypotenseurs)1.
        • Environnement et vue : supprimer les obstacles, corriger la vision, traiter les douleurs des membres inférieurs, chaussage adapté ; visite à domicile par un ergothérapeute après une chute12.
        • Vitamine D : à corriger en cas de carence, pas pour prévenir les chutes chez la personne non carencée ; les fortes doses intermittentes peuvent au contraire augmenter les chutes et les fractures23.
        • Coordination : fragilité ou chutes répétées : évaluation gériatrique, rééducation (kinésithérapeute), aides techniques.
        Ces mesures figurent aussi dans la fiche patient « Protéger mes os » et dans la fiche personnalisée (case « Prévention des chutes »).
        1. Briot K, Roux C, Thomas T, et al. 2018 update of French recommendations on the management of postmenopausal osteoporosis. Joint Bone Spine 2018;85(5):519-530, § 4.1.2 et 4.2.1. doi:10.1016/j.jbspin.2018.02.009
        2. Montero-Odasso M, van der Velde N, Martin FC, et al. World guidelines for falls prevention and management for older adults: a global initiative. Age Ageing 2022;51(9):afac205. doi:10.1093/ageing/afac205
        3. Pickering ME, Souberbielle JC, Boutten A, et al. Daily or intermittent vitamin D supplementation in patients with or at risk of osteoporosis: position statement from the GRIO. Joint Bone Spine 2025;92:105858 (version française : Rev Rhum 2025, doi:10.1016/j.rhum.2025.07.002).
        11 — Traiter

        Situations particulières

        Seuils et modalités qui dérogent à l'algorithme général. Sélectionnez la situation dans l'outil « Évaluation & décision » (champ « Situation particulière ») pour que le moteur les applique.

        Chirurgie bariatrique — ECTS 2022

        QuandQuoi
        Évaluation initiale (idéalement pré-opératoire)Facteurs de risque + DXA : bypass (RYGB) et dérivation biliopancréatique à tout âge ; toute femme ménopausée et tout homme ≥ 50 ans quel que soit le montage ; sujets à haut risque fracturaire.
        Mesures pour tousCalcium 1 200–1 500 mg/j (citrate, fractionné, hors fer), protéines ≥ 60 g/j, 25-OH-D cible 30–60 ng/mL (besoins souvent majorés : 3 000 UI/j ou plus selon dosage), activité physique en charge, prévention des chutes. Suivi biologique à vie après bypass (calcémie, PTH, 25-OH-D, ± calciurie).
        Indication de traitement (femme ménopausée / homme ≥ 50 ans)Fracture de fragilité après 40 ans ou T-score ≤ −2 (hanche ou rachis) ou FRAX (avec DMO col) ≥ 20 % majeure / ≥ 3 % hanche.
        MoléculeZolédronate IV en 1re intention (malabsorption, tolérance orale) — après normalisation calcium/vitamine D, surveillance de l'hypocalcémie. Dénosumab possible en 2e intention avec les mêmes précautions. Bisphosphonates oraux déconseillés après bypass (absorption, anastomose).
        SuiviDXA à 2 ans post-opératoire (perte de DMO plus marquée après bypass qu'après sleeve), plus tôt si perte pondérale rapide ; marqueurs (CTX) élevés attendus la 1re année.
        Réf. Paccou J, et al. Bone 2022 (ECTS) ; cohortes CHU de Lille (Nutrients 2023, 2025) : ≈ 1 patient sur 4 éligible à un traitement 2 ans après bypass ; Cochrane 2024 (vitamine D post-bariatrique) ; HAS 2009/2024 (supplémentation à vie après chirurgie malabsorptive).

        Corticothérapie ≥ 3 mois — SFR/GRIO 2014

        Tout patient débutant ≥ 7,5 mg/j de prednisone pour ≥ 3 mois : DXA (remboursée), radiographies du rachis si dorsalgies ou perte de taille, vitamine D/calcium.

        Femme ménopausée / homme ≥ 50 ansTraiter si fracture de fragilité après 50 ans, âge ≥ 70 ans, dose ≥ 7,5 mg/j (> 3 mois) ou T-score ≤ −2,5 ; sinon FRAX ajusté à la dose, avis si besoin ; DXA de contrôle à 1 an.Seuil de T-score : −2,5 (et non −1,5) selon l'actualisation 2014, § 5.3.1.
        Femme non ménopausée / homme < 50 ansTraiter si fracture ; sinon DXA, correction des facteurs, avis spécialisé.
        MoléculesBisphosphonates (alendronate, risédronate, zolédronate) ; tériparatide si ≥ 2 fractures vertébrales ; réévaluer à l'arrêt des corticoïdes.

        Hormonothérapies oncologiques — 2019

        Anti-aromatase (sein)DXA avant traitement. Traiter si fracture sévère ou T ≤ −2,5 ; si −2,5 < T ≤ −1 : traiter si FRAX augmenté, sinon DXA à 2 ans. Bisphosphonate (oral ou zolédronate) ou dénosumab.
        Privation androgénique (prostate)DXA avant traitement. Traiter si fracture sévère ou T < −2,5 ; si −2,5 < T ≤ −1,5 : traiter si ≥ 2 facteurs (âge ≥ 75, fracture, IMC < 19, hérédité, corticoïdes, tabac, chutes).
        Réf. Recommandations SFR/GRIO/AFSOS/SFSPM/SFRO (sein) et SFR/GRIO/GEMO/AFSOS/AFU/SFRO (prostate), Joint Bone Spine 2019.

        Maladies digestives et malabsorption

        Maladie cœliaque (DXA au diagnostic chez l'adulte, régime sans gluten strict), MICI (DXA si corticoïdes, dénutrition, fracture), pancréatite chronique, résections intestinales : corriger vitamine D (calcifédiol utile en cas de malabsorption des graisses), calcium, protéines ; traiter selon l'algorithme général.

        Autres terrains

        Insuffisance rénale chroniqueDFG < 30–35 mL/min : bisphosphonates contre-indiqués/déconseillés ; dénosumab possible avec risque majeur d'hypocalcémie (avis néphrologique) ; calcifédiol à libération prolongée en stade 3–4 pour l'hyperparathyroïdie secondaire.
        DiabèteRisque fracturaire augmenté à DMO égale (type 1 > type 2) : intégrer le diabète comme facteur ; DXA et TBS si disponible ; éviter glitazones.
        Ménopause précoce / hypogonadismeTHM jusqu'à ≥ 50 ans sauf contre-indication ; DXA remboursée ; androgènes chez l'homme hypogonadique (avis).
        MédicamentsIPP au long cours, antiépileptiques inducteurs (calcifédiol), ISRS, inhibiteurs SGLT2 (canagliflozine), héparines, thyroxine surdosée : point osseux et correction.
        Situations particulières : repères pratiques
        💉Ostéoporose cortico-induiteCorticothérapie ≥ 7,5 mg/j pendant ≥ 3 mois — SFR/GRIO 2014

        La perte osseuse est rapide et maximale la 1re année.

        • Mesures associées : plus faible dose efficace, calcium + vitamine D, activité physique
        • Traitement spécifique — bisphosphonate, ou tériparatide si ≥ 2 fractures vertébrales — à envisager dès lors qu'une dose ≥ 7,5 mg/j est prévue pour plus de 3 mois
        • D'autant plus en cas d'antécédent de fracture, d'âge ≥ 70 ans ou de T-score bas
        • Une DXA est remboursée dans cette indication (voir Dépister)
        🎗️Traitements du cancer : anti-aromatases & privation androgéniqueRecommandations 2019
        • Inhibiteurs de l'aromatase (cancer du sein) : perte osseuse accélérée. DXA avant l'instauration puis surveillance ; calcium et vitamine D systématiques ; traitement spécifique selon le T-score et les facteurs de risque
        • Privation androgénique (cancer de prostate) : hypogonadisme induit, même logique. C'est une des principales causes d'ostéoporose de l'homme
        • Dans les deux cas, la DXA entre dans les indications remboursées au titre du « traitement inducteur »
        🍽️Après chirurgie bariatriqueRecommandations ECTS 2022
        • Malabsorption du calcium et de la vitamine D, perte de poids rapide : surveillance osseuse dédiée, surtout après bypass et dérivation bilio-pancréatique
        • Dosage de la 25-OH-vitamine D et supplémentation adaptée, à vie
        • Apports calciques à vérifier et à compléter ; surveiller la PTH
        • DXA en cas de facteur de risque associé ou de chirurgie malabsorptive
        🩻Autres terrains : MICI, insuffisance rénale, diabètePoints de vigilance
        • Maladies inflammatoires chroniques de l'intestin : inflammation, malabsorption et corticothérapies répétées se cumulent. Seuil de DXA bas
        • Insuffisance rénale : les bisphosphonates sont contre-indiqués sous 30–35 mL/min. Penser à l'ostéodystrophie rénale — le diagnostic et la prise en charge diffèrent. Avis néphrologique
        • Diabète : le risque de fracture est majoré à densité égale — la DXA sous-estime le risque. Tenir compte du risque de chute (hypoglycémies, neuropathie, baisse visuelle).
        12 — Suivre

        Surveillance & suivi

        Le suivi associe densitométrie de contrôle, évaluation clinique annuelle et réévaluation de la durée de traitement.

        Repères de suivi

        ÉlémentRepère
        Densitométrie de contrôle2 à 3 ans après l'instauration ; à chaque changement de traitement (même appareil)
        Cliniqueannuelle : taille, douleurs rachidiennes, chutes, observance, tolérance
        Durée — bisphosphonates orauxréévaluer vers 5 ans
        Durée — zolédronate / dénosumabréévaluer vers 3 ans (dénosumab : relais obligatoire à l'arrêt)
        Durée — tériparatide18–24 mois puis relais anti-résorbeur
        Réf. GRIO/SFR 2018-2021 ; HAS 2023.

        Le suivi vérifie l'observance, l'absence de perte osseuse et la survenue de fractures. Il guide la durée des séquences et le moment d'une éventuelle fenêtre thérapeutique.

        QuoiQuandContenu
        Suivi clinique MGAu moins annuel Mesure de la taille — une perte ≥ 2 cm est un signal d'alerte de fracture vertébrale. Recherche de nouvelles fractures et de chutes, réévaluation des fragilités et de l'observance, tolérance du traitement, état bucco-dentaire.
        Ostéodensitométrie2 à 3 ans après l'instauration Et à chaque fois qu'un changement de traitement est envisagé, pour vérifier l'absence de perte osseuse. Objectif minimal : pas de perte — une perte est significative au-delà de 0,03 g/cm². Rappel : à l'arrêt d'un traitement, une DXA est remboursée chez la femme ménopausée, sauf arrêt pour effet indésirable.
        Marqueurs3 à 6 mois Sous anti-résorbeur, le CTX — et/ou le P1NP — renseigne sur l'observance et la réponse avant la DXA. Sous tériparatide, l'élévation du P1NP confirme la réponse anabolique. Variation attendue de l'ordre de 25 %, parfois davantage selon le marqueur et l'étude.

        Échec thérapeutique : comment le définir

        Évoqué devant : ≥ 2 fractures de fragilité sous traitement bien conduit ; ou baisse significative de la densité à 2 ans — environ ≥ 5 % au rachis ou ≥ 4 % à la hanche ; ou nouvelle fracture avec absence de réponse des marqueurs.

        Avant de conclure à un échec, vérifier l'observance, les modalités de prise, la correction vitamino-calcique et l'absence de cause secondaire. Puis discuter un changement de classe — par exemple le passage à un ostéo-anabolique. Avis spécialisé.

        Durée des séquences & fenêtre thérapeutique

        Tériparatide18 à 24 mois (remboursé 18 mois), puis relais anti-résorbeur obligatoire.
        Zolédronate, dénosumabRéévaluation vers 3 ans.
        Bisphosphonates orauxRéévaluation vers 5 ans.

        À l'issue, la poursuite ou l'arrêt se discute selon le risque résiduel : densité, fractures, âge, chutes. Une « fenêtre thérapeutique » ne se conçoit qu'avec les bisphosphonates, jamais avec le dénosumab.

        Arrêt possible après la 1re séquence (GRIO/SFR 2018) si toutes les conditions sont réunies : pas de fracture sous traitement ; pas de nouveau facteur de risque ; pas de perte de densité > 0,03 g/cm² au rachis ou à la hanche ; et, après une fracture sévère, T-score fémoral ≥ −2,5 (voire −2). Réévaluation 2 ans après l'arrêt. À adapter à chaque patient.

        Arrêt du dénosumab : le point critique

        Effet rebond. L'arrêt — ou le simple retard d'injection — expose à une reprise rapide du remodelage et à un risque de fractures vertébrales multiples. Toute interruption doit être relayée par un bisphosphonate, oral ou injectable, pendant 6 à 12 mois (GRIO/SFR 2018). Insister sur la ponctualité des injections tous les 6 mois et organiser le relais à l'avance ; décision idéalement coordonnée avec le spécialiste.

        Effets indésirables rares, à remettre en perspective

        Aux doses de l'ostéoporose, l'ostéonécrose de la mâchoire est exceptionnelle et les fractures fémorales atypiques sont rares. Le bénéfice antifracturaire dépasse largement ces risques chez les patients à risque élevé. Mesures simples : bilan bucco-dentaire avant et pendant, et information du patient — signaler une douleur de cuisse ou d'aine inhabituelle sous bisphosphonate ou dénosumab.
        13 — Pour le patient

        Fiche patient personnalisée

        Cochez ce qui a été prescrit : la fiche reprend les règles hygiéno-diététiques communes et y ajoute les conseils propres au médicament choisi. Elle s'imprime directement (ou s'enregistre en PDF depuis la fenêtre d'impression).

        Cochez ce qui a été prescrit. La fiche reprend les règles hygiéno-diététiques communes et y ajoute les conseils propres au médicament choisi. Aucune donnée n'est enregistrée ni envoyée : tout reste dans cette page et disparaît à la fermeture.

        Prénom du patient (facultatif)
        Traitement spécifique prescrit
        Compléments prescrits
        Conseils ciblés à inclure

        Fiches d'information prêtes à remettre

        FichePour quiContenu
        Comprendre l'ostéoporoseAu diagnosticCe que c'est, pourquoi c'est silencieux, qui est concerné, la DXA, les fractures qui comptent, pourquoi se traiter.
        Protéger mes os au quotidienÀ tous, y compris en préventionCalcium dans l'assiette, vitamine D, activité physique, prévention des chutes à la maison, tabac et alcool.
        Mon traitement contre l'ostéoporoseÀ l'instaurationComment ça marche, comment prendre le comprimé, les injections à ne pas espacer, calcium et vitamine D, ce qui est normal et ce qui alerte, les dents.
        Fiche personnalisée (ci-dessus)En consultationTraitement prescrit et conseils utiles (chutes, dents, tabac, alcool, calcium, vitamine D), prête à imprimer. Depuis l'évaluation, le bouton « Fiche patient pré-remplie » la prépare avec le traitement retenu.
        À garder en têteCes fiches expliquent et accompagnent ; elles ne remplacent pas la consultation. En cas de doute, de symptôme inhabituel ou d'effet indésirable, le patient doit contacter son médecin.
        14 — Pour le patient

        Comprendre l'ostéoporose

        Fiche pour le patient, en mots simples — au diagnostic.

        L'ostéoporose est une maladie qui rend les os plus fragiles et plus exposés aux fractures. Elle est fréquente, et elle se soigne. Voici l'essentiel, en mots simples.

        L'essentiel

        • L'ostéoporose rend les os plus fragiles : ils peuvent se casser pour un choc léger.
        • Elle est silencieuse : aucune douleur tant qu'il n'y a pas de fracture.
        • Un examen simple et indolore, l'ostéodensitométrie (DXA), mesure la solidité de l'os.
        • Une première fracture augmente le risque d'en avoir une autre : il faut agir.
        • Le but du traitement : éviter la prochaine fracture et garder sa mobilité et son autonomie.

        En brefQu'est-ce que c'est ? Qui est concerné ?

        Qu'est-ce que c'est ?

        • Les os perdent peu à peu de leur solidité.
        • On peut imaginer l'intérieur de l'os comme une éponge dont les parois s'amincissent.
        • Résultat : l'os peut se casser pour un choc léger, parfois une simple chute de sa hauteur.

        Ça ne fait pas mal

        • L'ostéoporose est silencieuse : elle ne donne aucune douleur tant qu'il n'y a pas de fracture.
        • C'est pourquoi on cherche à la repérer avant la première fracture.

        Qui est concerné ?

        • Surtout les femmes après la ménopause, mais aussi les hommes.
        • Le risque augmente avec l'âge, les antécédents de fracture dans la famille, la maigreur, le tabac.
        • Certaines maladies et certains traitements (comme la cortisone au long cours) fragilisent l'os.

        La mesure de la solidité de l'osComment on la repère et pourquoi on agit

        • Un examen simple et indolore mesure la densité de l'os : l'ostéodensitométrie (on dit aussi « DXA »).
        • Il ressemble à une radio très douce et dure quelques minutes.
        • Il est souvent proposé après une fracture, ou en présence de facteurs de risque.

        « DXA » est le nom court de l'ostéodensitométrie, l'examen qui mesure la solidité de vos os.

        Les fractures qui comptentPoignet, vertèbre, hanche

        • Le poignet, souvent la première.
        • La vertèbre : elle peut se tasser, faire perdre quelques centimètres de taille et voûter le dos.
        • La hanche : la plus grave pour l'autonomie.

        Une première fracture augmente le risque d'en avoir une autre : il faut agir.

        Pourquoi se traiterÉviter la prochaine fracture

        • Le but n'est pas d'atteindre un chiffre, mais d'éviter la prochaine fracture.
        • Bien pris en charge, on garde sa mobilité et son autonomie.
        • Le traitement associe de bonnes habitudes (alimentation, activité) et, si besoin, un médicament.

        Pour aller plus loin : Protéger mes os au quotidien et Mon traitement contre l'ostéoporose.

        Les autres fiches sur l'ostéoporoseUne série de trois fiches à lire dans l'ordre qui vous convient

        Ces fiches sont des informations générales. Elles ne remplacent pas l'avis de votre médecin, qui adapte les conseils à votre situation. Votre médecin peut aussi vous remettre une fiche personnalisée à votre traitement.

        Une question sur l'ostéoporose ? Parlez-en à votre médecin traitant.

        au-cabinet.fr, rédigée avec l'aide d'une IA (Claude) · Informations à but informatif — ne remplace pas une consultation. Révision 09/2026.

        15 — Pour le patient

        Protéger mes os au quotidien

        Fiche pour le patient — à tous, y compris en prévention.

        Trois leviers simples protègent vos os à tout âge : le calcium, la vitamine D et l'activité physique. Quelques gestes du quotidien évitent aussi les chutes.

        L'essentiel

        • Trois leviers protègent vos os : le calcium, la vitamine D et l'activité physique.
        • Visez 2 à 3 produits laitiers par jour ; le calcium des aliments est à privilégier.
        • Après 65 ans, une petite dose de vitamine D chaque jour (800 à 1 000 unités) est conseillée, sans prise de sang.
        • Un peu d'activité chaque jour vaut mieux qu'un gros effort de temps en temps ; l'équilibre réduit le risque de chute.
        • Éviter les chutes à la maison, arrêter le tabac et limiter l'alcool.

        Le calciumBien nourrir mes os

        Produits laitiers2 à 3par jour

        Visez 2 à 3 produits laitiers par jour : lait, yaourt, fromage.

        • D'autres sources aident : légumes verts, sardines, certaines eaux riches en calcium.
        • Le calcium des aliments est à privilégier ; un complément n'est ajouté que si besoin.

        La vitamine DElle aide le corps à fixer le calcium sur l'os.

        • Elle aide le corps à fixer le calcium sur l'os.
        • La peau en fabrique au soleil ; en hiver, on en manque souvent.
        Après 65 ans800 à 1 000unités chaque jour

        Après 65 ans, une petite dose chaque jour (800 à 1 000 unités) est conseillée, sans prise de sang.

        • Les spécialistes préfèrent désormais une prise quotidienne aux grosses ampoules espacées : demandez conseil.
        • Si vous avez une fragilité osseuse ou une chirurgie de l'obésité, votre médecin dose la vitamine D dans le sang et adapte la dose.

        Une journée type riche en calciumUn exemple simple

        Matin

        • un bol de lait ou un yaourt.

        Midi

        • une part de fromage.

        Soir

        • des légumes verts ; une eau riche en calcium dans la journée.

        Bouger pour entretenir l'osBouger et éviter les chutes

        • L'os se renforce quand on l'utilise : marche, montée d'escaliers, gymnastique douce, danse.
        • Un peu d'activité chaque jour vaut mieux qu'un gros effort de temps en temps.
        • Des exercices d'équilibre et de renforcement des jambes réduisent le risque de chute.

        Éviter les chutes à la maisonQuelques gestes simples

        • Fixez ou retirez les tapis qui glissent, dégagez les passages.
        • Soignez l'éclairage, surtout la nuit (une veilleuse aide).
        • Portez des chaussures fermées qui tiennent bien le pied.
        • Faites vérifier votre vue ; posez des barres d'appui dans la salle de bain si besoin.

        Tabac et alcoolIls fragilisent l'os

        • Le tabac fragilise l'os : l'arrêter est bénéfique (votre médecin peut vous aider).
        • L'alcool en excès fragilise aussi : mieux vaut le limiter.

        Les autres fiches sur l'ostéoporoseUne série de trois fiches à lire dans l'ordre qui vous convient

        Ces fiches sont des informations générales. Elles ne remplacent pas l'avis de votre médecin, qui adapte les conseils à votre situation. Votre médecin peut aussi vous remettre une fiche personnalisée à votre traitement.

        Une question sur l'ostéoporose ? Parlez-en à votre médecin traitant.

        au-cabinet.fr, rédigée avec l'aide d'une IA (Claude) · Informations à but informatif — ne remplace pas une consultation. Révision 09/2026.

        16 — Pour le patient

        Mon traitement contre l'ostéoporose

        Fiche pour le patient — à l'instauration du traitement.

        Plusieurs médicaments existent ; votre médecin choisit celui qui vous convient le mieux. Voici les grands principes, et les gestes qui comptent autant que le médicament.

        L'essentiel

        • Le traitement freine la perte d'os, ou aide à en fabriquer : objectif, réduire le risque de fracture.
        • Comprimés : le matin à jeun, avec un grand verre d'eau, en restant debout ou bien assis 30 minutes.
        • Injections et perfusions : on ne les espace pas et on ne les arrête pas sans avis médical, surtout l'injection tous les 6 mois (dénosumab).
        • Contrôle dentaire conseillé avant de commencer et pendant le traitement ; prévenez votre dentiste.
        • Les bons gestes (calcium, vitamine D, activité, éviter les chutes) comptent autant que le médicament. N'arrêtez jamais le traitement de vous-même.

        À quoi sert le traitementComment ça marche

        • Il freine la perte d'os, ou aide à en fabriquer.
        • Objectif : réduire le risque de fracture.
        • Il se prend régulièrement et souvent pendant plusieurs années.

        Les comprimés, les injections et perfusionsBien prendre son médicament

        Les comprimés

        • Souvent un comprimé par semaine, toujours le même jour.
        • Le matin à jeun, avec un grand verre d'eau, en restant debout ou bien assis 30 minutes.
        • Cela protège l'œsophage et permet au médicament d'agir.

        Les injections et perfusions

        • Certaines se font tous les 6 mois, d'autres une fois par an.
        • On ne les espace pas et on ne les arrête pas sans avis médical.
        • C'est particulièrement important pour l'injection tous les 6 mois (dénosumab).

        Calcium et vitamine DAu quotidien et surveillance

        • Ils accompagnent souvent le traitement.
        • Ils ne remplacent pas le médicament, ils le complètent.
        • Vitamine D : de préférence en prise quotidienne ; si une ampoule est prescrite, respectez la dose et l'intervalle.

        Ce qui est normal, ce qui alerteLes effets à connaître

        Après une perfusion : courbatures ou fièvre 1 à 3 jours, c'est fréquent et passager.

        À signaler : brûlures ou gêne pour avaler, douleur inhabituelle de la cuisse ou de l'aine, problème dentaire.

        En cas de doute, contactez votre médecin.

        Prendre soin de mes dentsAvant et pendant le traitement

        • Un contrôle dentaire est conseillé avant de commencer et pendant le traitement.
        • Prévenez votre dentiste que vous prenez un traitement contre l'ostéoporose.

        Les bons gestes au quotidienIls comptent autant que le médicament.

        Calcium, vitamine D, activité, chutes

        Calcium dans l'assiette, vitamine D, activité physique régulière, prévention des chutes, arrêt du tabac et modération de l'alcool : tous les conseils sont réunis dans la fiche Protéger mes os au quotidien, qui fait référence.

        En cas de question

        • Un doute sur la prise, un effet gênant, un soin dentaire prévu : appelez votre médecin.
        • N'arrêtez jamais le traitement de vous-même.

        Une fiche rien que pour vous.

        Votre médecin peut vous remettre une fiche personnalisée reprenant votre médicament et les conseils adaptés. Elle est produite directement au cabinet.

        Les autres fiches sur l'ostéoporoseUne série de trois fiches à lire dans l'ordre qui vous convient

        Ces fiches sont des informations générales. Elles ne remplacent pas l'avis de votre médecin, qui adapte les conseils à votre situation. Votre médecin peut aussi vous remettre une fiche personnalisée à votre traitement.

        Une question sur l'ostéoporose ? Parlez-en à votre médecin traitant.

        au-cabinet.fr, rédigée avec l'aide d'une IA (Claude) · Informations à but informatif — ne remplace pas une consultation. Révision 09/2026.

        17 — Sources

        Références & méthode

        Contenus fondés sur les recommandations françaises, GRIO/SFR en priorité.

        Méthode. Page réunissant trois documents d'origine (outil d'aide à la décision, protocole détaillé, générateur de fiche patient, révision 09/2026) et trois fiches patient. Le contenu clinique est repris ; les passages vérifiés et modifiés le 28/09/2026 sont signalés dans la page par un encadré « Mise à jour 2026 ». Référentiel retenu : GRIO/SFR ; quand la HAS diverge, sa position est signalée mais n'est pas retenue par défaut.
        Septembre 2026 · au-cabinet.frSans fracture, zone de décision FRAX de −3 à −2 (et non −2,5) ; ostéoporose cortico-induite : T-score ≤ −2,5 (et non −1,5) et dose ≥ 7,5 mg/j comme critère de traitement ; relais du dénosumab par bisphosphonate 6 à 12 mois ; critères de fenêtre thérapeutique ; romosozumab : avis HAS 2021/2026 et statut de remboursement ; calculateur FRAX déplacé sur fraxplus.org ; chapitre « Prévenir les chutes » ajouté. Aucune actualisation GRIO/SFR remplaçant celle de 2018 trouvée à cette date.

        Outil de décision

        Références principales

        1. Briot K, Roux C, Thomas T, et al. Actualisation 2018 des recommandations françaises du traitement de l'ostéoporose post-ménopausique. Rev Rhum 2018;85(5):428-40.
        2. Bouvard B, et al. Recommandations françaises de la prise en charge de l'ostéoporose masculine. Rev Rhum 2021.
        3. GRIO — fiches pratiques (grio.org) : qui traiter, bilan étiologique, place du FRAX.
        4. HAS. Bon usage des médicaments de l'ostéoporose, 2023.
        5. Pickering M-E, et al. Supplémentation quotidienne ou intermittente en vitamine D : position du GRIO. Rev Rhum 2025 (doi 10.1016/j.rhum.2025.07.002).
        6. Paccou J, et al. Bariatric surgery and skeletal health: position statement of the ECTS. Bone 2022;154:116236.
        7. Briot K, et al. Actualisation 2014 des recommandations sur l'ostéoporose cortico-induite. Rev Rhum 2014;81:385-94.
        8. Recommandations SFR/GRIO/AFSOS 2019 : ostéoporose sous anti-aromatase (cancer du sein) et sous privation androgénique (cancer de la prostate). Joint Bone Spine 2019.
        9. HAS. ELADYNOS (abaloparatide), avis CT du 11/12/2024 ; EVENITY (romosozumab), avis 2021 (non remboursé).
        10. ANSES 2016, références nutritionnelles calcium ; fiche GRIO « apports en calcium ».
        11. FRAX® — Université de Sheffield, modèle France (fraxplus.org, ancienne adresse frax.shef.ac.uk).

        Protocole détaillé

        • HAS. Bon usage des médicaments de l'ostéoporose, 5 janvier 2023. has-sante.fr ↗
        • Briot K, et al. Actualisation 2018 des recommandations françaises du traitement de l'ostéoporose post-ménopausique. Revue du Rhumatisme 2018;85(5). (SFR / GRIO)
        • Bouvard B, et al. Recommandations françaises sur la prise en charge de l'ostéoporose masculine. Revue du Rhumatisme 2021. (SFR / GRIO)
        • SFR / GRIO. Ostéoporose cortico-induite, actualisation 2014.
        • Recommandations 2019 sur la prise en charge osseuse sous inhibiteurs de l'aromatase et sous privation androgénique.
        • European Calcified Tissue Society (ECTS). Bone health after bariatric surgery, 2022.
        • Assurance Maladie. Prise en charge de l'ostéodensitométrie — critères de remboursement, ameli.fr, 2026.
        • GRIO. Questionnaire d'évaluation des apports calciques et cibles de vitamine D, 2025.
        • COFER. Ostéopathies fragilisantes — place des marqueurs du remodelage osseux : suivi, non diagnostic.
        • Diez-Perez A, et al. Treatment failure in osteoporosis. Osteoporosis International 2012;23:2769-74.
        • Commission de la Transparence, HAS — avis EVENITY (romosozumab) : prescription réservée aux spécialistes, restrictions cardiovasculaires, avis défavorable au remboursement.
        • FRAX®, outil OMS d'évaluation du risque de fracture — version France. fraxplus.org (modèle France) ↗

        Fiches patient

        1. HAS. Bon usage des médicaments de l'ostéoporose, fiche validée par le Collège le 5 janvier 2023.
        2. GRIO — Groupe de recherche et d'information sur les ostéoporoses. Documents d'information patients. grio.org
        3. Briot K, et al. Actualisation 2018 (femme) ; Bouvard B, et al. 2021 (homme). Recommandations SFR/GRIO. Rev Rhum.

        Ajoutées lors de la vérification (septembre 2026)

        1. Briot K, Roux C, Thomas T, et al. 2018 update of French recommendations on the management of postmenopausal osteoporosis. Joint Bone Spine 2018;85(5):519-530. doi:10.1016/j.jbspin.2018.02.009§ 4.1.1-4.1.2 et fig. 2 (seuils), § 5.2.2 (durées), § 7.2 (arrêt), § 8 (relais du dénosumab).
        2. Briot K, Cortet B, Roux C, et al. Actualisation 2014 des recommandations sur la prévention et le traitement de l'ostéoporose cortico-induite. Rev Rhum 2014;81:385-394, § 5.3.1 p. 391.
        3. Montero-Odasso M, et al. World guidelines for falls prevention and management for older adults. Age Ageing 2022;51(9):afac205. doi:10.1093/ageing/afac205
        4. Pickering ME, et al. Daily or intermittent vitamin D supplementation in patients with or at risk of osteoporosis: position statement from the GRIO. Joint Bone Spine 2025;92:105858.
        5. Base de données publique des médicaments. EVENITY 105 mg (romosozumab) : conditions de prescription, remboursement, avis SMR/ASMR (consultée le 28/09/2026). base-donnees-publique.medicaments.gouv.fr/medicament/69545330/extrait
        6. FRAX® — calculateur, modèle France. fraxplus.org/calculation-tool?country=12