Contraception choisir · changer · rattraper

Aide à la décision · médecine générale

Contraception : choisir, changer, rattraper

Choisir une contraception · Changer devant un effet indésirable · Rattraper un oubli · Contraception d'urgence. L'outil applique la check-list ANSM du 05/01/2026, tient le compte de l'exposition aux progestatifs, et sort une ordonnance, une fiche patiente PDF et un algorithme copiable dans le dossier.

Pour les médecins généralistes, sages-femmes et internesContenu d'origine : 17 juillet 2026 · revu le 28 septembre 2026

★ — Outil 1 sur 5

Choisir une contraception

Check-list ANSM en deux étages, compteur d'exposition aux progestatifs, critères cliniques associés : l'outil élimine, classe et sort l'ordonnance, la fiche patiente et la synthèse pour le dossier.

Trois questions règlent l'essentiel : les estrogènes sont-ils permis (check-list ANSM), quelle est l'exposition cumulée aux progestatifs (méningiome), et quel critère clinique associé faut-il traiter en même temps (dysménorrhée, ménorragies, endométriose, acné) ? Le reste — méthode, molécule, marque, schéma — en découle. Le lévonorgestrel répond aux trois : plus faible risque veineux combiné à l'éthinylestradiol, seul progestatif oral sans sur-risque de méningiome, et, en DIU 52 mg, la méthode la plus efficace de toutes — qui traite en prime les ménorragies et l'endométriose.

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1 Profil
Après 35 ans : la balance des estroprogestatifs se dégrade, surtout avec le tabac. Après 45 ans : réévaluer le désogestrel (méningiome) — et ne pas basculer en relais sur un estroprogestatif (ANSM 2025). Après 50 ans : arrêt des estroprogestatifs.
IMC > 30 : case « vérifier la pertinence » de la check-list ANSM (pas une contre-indication isolée). Impacte aussi l'efficacité de la contraception d'urgence orale et le choix du patch (Evra : < 90 kg).
Migraine avec aura = contre-indication formelle aux estroprogestatifs, à tout âge (CNGOF 2018, SFEMC 2021, ANSM). Migraine de novo ou aggravée sous estroprogestatif = arrêt. Migraine sans aura = « vérifier la pertinence ».
Antécédents personnels — arrêt de prescription (check-list ANSM)
Antécédents personnels — contre-indications aux progestatifs / à toute hormone
Contre-indications utérines et infectieuses (conditionnent le DIU)
Autres situations médicales
À vérifier — facteurs de risque associés
Critères cliniques à traiter en même temps
L'échec contraceptif par défaut d'observance est l'une des causes principales de grossesse non planifiée (CNGOF 2018). Une observance difficile fait basculer le classement vers les méthodes de longue durée d'action : implant, DIU et SIU, puis anneau et patch.
Champ libre : l'outil ne l'interprète pas à votre place, il le reporte dans l'algorithme et la fiche, et déclenche les rappels ANSM à partir des cases ci-dessous.
ANSM 2025 : « avant toute prescription ou changement de contraception hormonale progestative, vérifiez les traitements antérieurs par progestatifs utilisés par votre patiente ainsi que leur durée d'utilisation ». Cet inventaire conditionne l'indication d'IRM à l'instauration.
Exposition — cases qui déclenchent une conduite ANSM
2 Éligibilité & classement

Méthodes classées

Le classement combine l'éligibilité, l'observance, le souhait et les critères cliniques cochés. Cochez la méthode retenue : l'ordonnance, les conseils personnalisés, les modalités de suivi et la fiche patiente s'y adaptent immédiatement.

3 Ordonnance & documents

La fiche PDF s'adapte à la méthode retenue : mode d'emploi, conduite en cas d'oubli propre à cette méthode, quand consulter, quand et comment recourir à une contraception d'urgence.

Cette fiche couvre toutes les contraceptions féminines disponibles en France, DIU compris — au cuivre comme au lévonorgestrel (section 06). Elle intègre également les traitements hormonaux de l'endométriose, en distinguant systématiquement ceux qui contraceptent de ceux qui ne contraceptent pas. La contraception masculine est traitée en section 14.
Validité et utilité de l'outil
À quoi il sert
Éliminer les contraceptions contre-indiquées (check-list ANSM du 05/01/2026 en deux étages, contre-indications aux progestatifs et au DIU), signaler l'IRM exigée par l'exposition aux progestatifs, puis classer les méthodes restantes selon l'observance, le souhait et les critères cliniques.
Valide chez
Ce n'est pas un score validé : l'élimination reprend des règles réglementaires (ANSM, RCP, CNGOF 2018) ; le classement (points attribués à chaque méthode) est une pondération d'expert propre à l'outil, non évaluée.
Performance
Non trouvé : pas d'étude de performance. La HAS rappelle qu'« un algorithme décisionnel simple et pratique n'est pas envisageable » : l'outil hiérarchise, la décision reste partagée.
Limites
Ne remplace pas l'interrogatoire complet ; le classement ne tient pas compte du prix réel ni des préférences fines ; les statuts de remboursement évoluent (vérifier à la BDPM).
Recommandé par
Check-list : ANSM (document d'aide à la prescription des contraceptifs hormonaux, 05/01/2026). Critères d'éligibilité internationaux comparables : OMS (MEC), CDC (US MEC 2024), FSRH (UKMEC).
Sources
Références 1, 4, 5, 7 et 8 de l'onglet Sources ; CDC, U.S. Medical Eligibility Criteria for Contraceptive Use, 2024 (MMWR Recomm Rep 2024;73(4)).

Fiche rédigée le 28/09/2026 avec l'aide d'une IA, à partir des recommandations citées ; « non trouvé » : donnée absente des sources consultées.

★ — Outil 2 sur 5

Changer devant un effet indésirable

« Je prends ça, je ressens ça » : éliminer une cause organique, repérer les pièges réglementaires, proposer une cible argumentée, réussir la transition.

1 « Je prends ça, je ressens ça »
Contexte (conditionne le 2e choix)
★ — Outil 3 sur 5

Rattraper un oubli

La règle dépend de la méthode : 3 h pour Microval, 12 h pour la plupart des pilules, 24 h pour Slinda, 24 h de décollement pour le patch.

1 Conduite à tenir en cas d'oubli
Contexte
Validité et utilité de l'outil
À quoi il sert
Donner la conduite après un oubli ou un décalage, selon la fenêtre de tolérance propre à la méthode (3 h Microval, 12 h, 24 h Slinda, 24 h de décollement pour le patch, 3 h anneau), et repérer l'indication d'une contraception d'urgence.
Valide chez
Règles des RCP et de l'ANSM (France).
Performance
Non applicable.
Limites
Qlaira : règles propres à chaque phase (RCP). Les recommandations américaines (CDC, US SPR 2024) sont plus souples (retard toléré jusqu'à 48 h pour une pilule combinée) : l'outil applique la règle française, plus prudente.
Recommandé par
ANSM (dossiers « Pilule contraceptive », 05/01/2026), HAS (fiches mémo), RCP.
Sources
Références 5, 6 et 26 de l'onglet Sources ; CDC, U.S. Selected Practice Recommendations for Contraceptive Use, 2024.

Fiche rédigée le 28/09/2026 avec l'aide d'une IA, à partir des recommandations citées ; « non trouvé » : donnée absente des sources consultées.

★ — Outil 4 sur 5

Contraception d'urgence

Délai, poids, inducteur, allaitement, pilule en cours : la bonne molécule, ou le DIU au cuivre.

1 Contraception d'urgence
Contexte
Validité et utilité de l'outil
À quoi il sert
Choisir la contraception d'urgence selon le délai, le poids, un inducteur, l'allaitement et une contraception en cours.
Valide chez
HAS (fiche mémo « Contraception d'urgence », m.à.j. juillet 2019), RCP, avis européen de 2014 sur le poids.
Performance
Non applicable.
Limites
Effet du poids sur le lévonorgestrel : données discordantes (l'EMA juge qu'elles ne permettent pas de conclure) ; l'outil garde la préférence pour l'ulipristal ou le DIU au cuivre au-delà d'un IMC de 26, comme la FSRH.
Recommandé par
HAS ; FSRH (Emergency contraception, 2017, m.à.j. 2023) ; CDC US SPR 2024.
Sources
Références 26, 29 et 33 de l'onglet Sources.

Fiche rédigée le 28/09/2026 avec l'aide d'une IA, à partir des recommandations citées ; « non trouvé » : donnée absente des sources consultées.

★ — Outil 5 sur 5

Endométriose : traiter et contracepter

Chaque ligne dit si le traitement contracepte ou non : c'est ce qui évite les grossesses non prévues sous traitement de l'endométriose.

1 Endométriose — situation
Contraintes
01 — Prescrire

Une consultation dédiée, puis à 3 mois, puis annuelle

La HAS écrit noir sur blanc qu'« un algorithme décisionnel simple et pratique n'est pas envisageable ». Cet outil n'en propose donc pas : il élimine, hiérarchise, et rend la décision explicite.

Interrogatoire

  • Âge, poids, taille, IMC.
  • Antécédents personnels : risque cardiovasculaire, HTA, dyslipidémie, diabète de type 1, migraine (préciser l'aura), thrombophilie, cancer (sein ++), MTEV, IST, GEU, chirurgie.
  • Antécédents familiaux au 1er degré : IDM/AVC chez un homme < 55 ans ou une femme < 65 ans ; MTEV < 50 ans, ou épisodes répétés quel que soit le degré.
  • Traitements en cours — inducteurs enzymatiques, traitements pro-thrombotiques.
  • Exposition antérieure aux progestatifs et durées — nouvel item obligatoire depuis les recommandations ANSM 2025.
  • Tabac, profession, rapports non protégés.
  • Attentes, connaissances, contraceptions antérieures, DDR, allaitement, gestité/parité, IVG, coût.

Examen clinique

  • Poids, taille, IMC ; pression artérielle — environ 5 % des femmes développent une HTA sous estroprogestatif.
  • Examen des seins ; signes d'hyperandrogénie.
  • L'examen gynécologique n'est pas nécessaire à la première consultation, sauf symptôme ou antécédent.
  • Frottis selon le rythme du dépistage à partir de 25 ans ; recherche de Chlamydia chez les 15-25 ans ou en cas de partenaires multiples.

Bilan biologique

Estroprogestatif — bilan lipidique + glycémie à jeun après 3 à 6 mois de contraception (avant, et renouvelé, si antécédent familial métabolique), puis tous les 5 ans si normal (HAS 2019). Antécédent familial de MTEV au 1er degré avant 60 ans : avis hématologique. Pas de dépistage systématique de thrombophilie en population générale.

Accès, gratuité, cotations

SituationCe qui s'applique
< 26 ansGratuité totale, sans avance de frais : consultation, contraceptifs remboursables, actes et biologie liés
1re consultation < 26 ansCoter CCP (une seule fois), tiers payant AMO
Consultation de suivi < 26 ansCoter GS + Exo 3, TP AMO + AMC
Mineure demandant le secretOrdonnance dédiée mention « contraception mineure » + âge ; NIR anonyme ; secret garanti, aucun relevé transmis
ImplantPose QZLA004 · Ablation QZGA002 — pris en charge à 100 % de 18 à < 26 ans, 65 % de 26 à 40 ans
PréservatifsPris en charge sans ordonnance < 26 ans, marques inscrites sur la liste — 1 boîte par dispensation (décret n° 2026-107 du 18/02/2026)
RenouvellementPharmacien et/ou infirmier, sur ordonnance de moins d'un an, 6 mois maximum non renouvelables au total
Hommes < 26 ansConsultation santé sexuelle / contraception / IST prise en charge
Sources : ameli.fr (assuré, médecin, pharmacien), Meddispar, CNOP 02/2026.
02 — Prescrire

Présenter par groupes, pas par nombre de grossesses

La HAS recommande de présenter les méthodes regroupées par niveau d'efficacité. Le chiffre isolé (« 0,3 % ») est illisible ; l'écart théorique/pratique, lui, est le vrai message.

GroupeMéthodes (hors DIU)Efficacité optimaleUtilisation courante
Très efficaceImplant étonogestrel0,05 %0,05 %
Très efficaceStérilisation (ligature, vasectomie)0,1-0,5 %0,15-0,5 %
Très efficaceSIU-LNG 52 mg (Mirena, Donasert, Unasert)0,2 %0,2 %
Très efficaceDIU au cuivre 375-380 mm²0,6 %0,8 %
Efficace si observancePilule estroprogestative ou progestative0,3 %7-9 %
Efficace si observanceAnneau, patch, injectable0,3 %7-9 % (injectable 4 %)
Moins efficacePréservatif externe / interne2 % / 5 %13-15 % / 21 %
Moins efficaceDiaphragme, cape, spermicides, méthodes naturelles, retrait3-6 %12-25 %
Indice de Pearl = grossesses pour 100 femmes/an. Le retrait n'est pas recommandé comme méthode de contraception (CNGOF 2018).
« La pilule marche très bien si on la prend. Sur 100 femmes qui prennent la pilule pendant un an dans la vraie vie, 7 à 9 tombent enceintes — presque toujours à cause d'oublis. Avec l'implant, c'est moins d'une sur 1 000. »
Seul le préservatif protège des IST. Il est gratuit sans ordonnance en pharmacie pour les moins de 26 ans, sans âge minimum. À proposer en association systématiquement quand il y a un risque d'IST — la contraception hormonale ne remplace rien de ce côté-là.
03 — Prescrire

La check-list ANSM du 5 janvier 2026

L'ANSM a refondu ses dossiers contraception le 05/01/2026 et republié son document d'aide à la prescription des contraceptifs hormonaux combinés. Il est structuré en deux étages — c'est le squelette du module « Choisir ».

⛔ Une seule case cochée → ne prescrivez pas de contraceptif hormonal combiné
ATCD ou événement actuel de thrombose (TVP, EP, IDM, AVC, AIT, angor) Trouble connu de la coagulation ATCD de migraine avec aura Diabète avec complications vasculaires PA ≥ 160 systolique ou ≥ 100 diastolique Hyperlipidémie importante Chirurgie majeure ou immobilisation prolongée prévue
Chirurgie et immobilisation — le détail qu'on oublieEn cas de chirurgie majeure ou d'immobilisation prolongée programmée : suspendre le contraceptif combiné et proposer une méthode non hormonale pendant au moins les 4 semaines précédant l'intervention, et les 2 semaines suivant le retour à une mobilité complète (ANSM, 05/01/2026).
⚠ Une case cochée → vérifiez avec la patiente la pertinence d'un CHC
IMC > 30 Âge > 35 ans Tabac (si > 35 ans : arrêt impératif ou méthode non hormonale) PA 140-159 / 90-99 Parent proche avec événement TE avant 50 ans Lipidémie élevée personnelle ou familiale Migraines (sans aura) FA, arythmie, coronaropathie, valvulopathie Diabète Accouchement récent Vol > 4 h ou trajets quotidiens > 4 h Cancer, lupus, drépanocytose, Crohn, RCH, SHU Corticoïdes, neuroleptiques, antipsychotiques, antidépresseurs, chimiothérapie
La présence de plus d'un facteur de risque peut remettre en cause la pertinence d'un CHC. Et les facteurs de risque d'une patiente évoluent avec le temps : l'ANSM insiste pour que ce document soit repris à chaque consultation, pas une fois pour toutes.

Contre-indications formelles aux estrogènes (CNGOF 2018, SFEMC 2021)

  • ATCD familial au 1er degré : IDM ou AVC (homme < 55 ans, femme < 65 ans) ; MTEV avant 50 ans. Ou un nombre élevé d'apparentés, quel que soit le degré.
  • HTA · dyslipidémie non contrôlée · diabète de type 1 évoluant depuis plus de 20 ans ou compliqué.
  • Migraine avec aura · migraine de novo ou aggravation des migraines sous estroprogestatif.
  • Thrombophilie · risque cardiovasculaire élevé.
  • ATCD personnel de cancer du sein — contre-indication à toute contraception hormonale.
  • ATCD de tumeur ovarienne de la granulosa adulte avec traitement conservateur.

Contre-indications aux progestatifs

  • MTEV en cours · saignements génitaux inexpliqués · cancer du sein ou de l'utérus · pathologie hépatique sévère.
  • Méningiome ou antécédent de méningiome : pas de progestatif, sauf exception à discuter de façon pluridisciplinaire (ANSM).
  • Insuffisance rénale sévère : contre-indication spécifique à la drospirénone (Slinda).
  • Millepertuis : contre-indication mentionnée au RCP des progestatifs seuls.
Le point qui débloque le plus de situations

La contraception progestative seule (pilule, implant, DIU) ne modifie ni le risque veineux ni le risque artériel — à l'exception de l'acétate de médroxyprogestérone intramusculaire. Elle est donc recommandée en cas de contre-indication aux estrogènes (CNGOF 2018). C'est la porte de sortie de presque toutes les impasses du module « Choisir ».

04 — Prescrire

En fréquences naturelles, pas en risques relatifs

« ×2 » ne veut rien dire à une patiente. « 5 femmes sur 10 000 au lieu de 2 » se comprend, se discute, et se décide.

Thrombose veineuse — cas par an pour 10 000 femmes

SituationCas / 10 000 femmes / an
Aucune contraception hormonale combinée, non enceinte2
EE + lévonorgestrel, norgestimate ou noréthistérone 1re intention5 à 7
Anneau (étonogestrel) ou patch (norelgestromine)6 à 12
EE + diénogest8 à 11
EE + drospirénone, gestodène ou désogestrel9 à 12
EE + chlormadinone ou nomégestrolRisque non connu
Progestatif seul (pilule, implant) — hors médroxyprogestérone IMPas de modification du risque
GrossesseNettement supérieur à toute contraception
Chiffres EMA repris dans les RCP. Le risque est maximal la première année d'utilisation, et à la reprise après une interruption ≥ 4 semaines (ANSM 05/01/2026).
« Sans pilule, sur 10 000 femmes, 2 font une phlébite dans l'année. Avec la pilule qu'on choisit en premier, c'est 5 à 7. Avec certaines autres pilules, 9 à 12. Et pendant une grossesse, c'est plus élevé que toutes ces pilules. »

Risque artériel

Il dépend de la dose d'estrogène, pas du type de progestatif associé (ANSM). Seules les pilules à ≥ 50 µg d'EE sont associées au risque artériel en l'absence de facteur de risque — mais tout change avec un FDR associé, et l'effet est dose-dépendant avec le tabac ≥ 15 cigarettes/jour. D'où : lévonorgestrel + la plus faible dose d'estrogènes.

Cancers

  • Pas d'augmentation de l'incidence ni de la mortalité par cancer, tous cancers confondus, chez les utilisatrices de contraception (CNGOF 2018).
  • Augmentation modérée de l'incidence du cancer du sein sous estroprogestatif, qui diminue après l'arrêt.
  • Diminution prolongée, persistant après l'arrêt, des cancers de l'ovaire et de l'endomètre.
  • « Les bénéfices en termes contraceptifs sont supérieurs aux risques » — et ces informations ne modifient pas la participation aux dépistages.
  • Prédisposition BRCA1/BRCA2 ou syndrome de Lynch : toute contraception peut être proposée.

Bénéfices non contraceptifs — à mettre dans la balance

Estroprogestatifs
  • Dysménorrhée, syndrome prémenstruel
  • Ménorragies fonctionnelles
  • Acné, hyperandrogénie
  • Endométriose (1re intention)
  • Kystes fonctionnels
  • ↓ cancers ovaire et endomètre

Bénéfices similaires quelle que soit la voie (orale, vaginale, transdermique).

Progestatifs seuls
  • Endométriose (2e intention)
  • Dysménorrhée (implant, désogestrel)
  • Douleurs pelviennes chroniques par congestion veineuse (implant)
  • Utilisables quand les estrogènes sont interdits
05 — Prescrire

Toutes les molécules, tous les noms commerciaux

Tableau filtrable, DIU compris (détaillés en section 06). Colonnes : DCI et dosage, génération, spécialités et génériques, remboursement, thrombose veineuse pour 10 000 femmes/an, fenêtre d'oubli ou durée. Les prix et statuts évoluent — vérifier au RCP et à la BDPM avant prescription.

DCI · dosageGén.Spécialités et génériquesRemb.TEV/104Oubli
EE 30 µg + lévonorgestrel 0,15 mg2GMinidril · Ludeal Gé · Optidril 28 j · Milevoni 150 · Qiade · Zikiale · lévonorgestrel/EE gén.65 %5-712 h
EE 20 µg + lévonorgestrel 0,1 mg2GLeeloo Gé / Leeloo continu · Optilova 28 j · Asterluna / Asterluna continu · Lolistrel / continu · Lovavulo Gé · Milevoni 100 · Optiluna65 %5-712 h
EE 30/40 µg + LNG 0,15/0,2 mg (biphasique)2GAdepal · Pacilia65 %5-712 h
EE 30/40/30 µg + LNG 0,05/0,075/0,125 mg (triphasique)2GTrinordiol · Daily Gé · Evanecia Gé65 %5-712 h
EE 35 µg + norgestimate 0,25 mg3G*Femi · Naravela · Optikinzy 28 jNR5-712 h
EE 35 µg + norgestimate 0,18/0,215/0,25 mg3G*Triafemi · Trinara · gén.NR5-712 h
EE 20-30 µg + désogestrel 0,15 mg méningiome3GMercilon · Varnoline · Varnoline continu · Desobel Gé 20/30 · désogestrel/EE Biogaran, EG, ViatrisNR9-1212 h
EE 15-30 µg + gestodène 0,06-0,075 mg3GMéliane · Minesse · Melodia · Harmonet · Moneva · Minulet · Phaeva · Tri-Minulet · Carlin · Efezial · Optikinzy · Sylviane · Edenelle · Optinesse · Perleane · FelixitaNR9-1212 h
EE 20-30 µg + drospirénone 3 mg4GJasmine · Jasminelle · Jasminelle continu · Yaz · Belanette · Convuli · Drospibel · Rimendia · Damiva · NaémaNR9-1212 h
EE 30 µg + chlormadinone 2 mg CI si méningiome—BelaraNRn. c.12 h
Estradiol 1,5 mg + nomégestrol 2,5 mg (24/4) CI si méningiome—Zoely · nomégestrol/estradiol gén.NRn. c.12 h
Valérate d'estradiol + diénogest (quadriphasique 26/2)—Qlaira · Oedien · Misolfa · diénogest/valérate d'estradiol gén.NR8-1112 h*
Estétrol 14,2 mg + drospirénone 3 mg (24/4)—Drovelis surveillance renforcéeNRn. c.12 h
EE 35 µg + acétate de cyprotérone 2 mg progestatif à risque—Diane 35 · Evepar · Minerva · Holgyème · Lumalia · cyprotérone/EE gén.NR≈ 9-1212 h
Lévonorgestrel 30 µg — progestatif seul sans risque méningiome—Microval65 %Pas de sur-risque3 h
Désogestrel 75 µg — progestatif seul méningiome—Cerazette · Optimizette · Antigone · Elfasette · Désopop · désogestrel 75 µg Biogaran, Cristers, Sandoz, Mylan/Viatris65 % (Cerazette NR)Pas de sur-risque12 h
Drospirénone 4 mg — progestatif seul (24/4)—SlindaNRPas de sur-risque24 h
Étonogestrel 68 mg — implant sous-cutané méningiome—Nexplanon (18-40 ans ; jusqu'à IMC 56 pour 3 ans)100 % 18-25 · 65 % 26-40Pas de sur-risque3 ans
EE 15 µg + étonogestrel 0,12 mg/j — anneau vaginal CI si méningiome—Nuvaring · Etoring · anneau gén. (18-40 ans)NR6-123 h retiré
EE 20 µg + norelgestromine 0,15 mg/j — patch—Evra (18-45 ans, < 90 kg)NR6-1224 h décollé
Médroxyprogestérone 150 mg/3 mois — IM progestatif à risque—Depo-Provera65 %Sur-risque vasculaire± 2 sem.
Lévonorgestrel 52 mg — DIU (20 µg/24 h) sans risque méningiome—Mirena · Donasert · Unasert65 %Pas de sur-risque8 ans (Mirena) · 6 ans (Donasert)
Lévonorgestrel 19,5 mg — DIU (9 µg/24 h) sans risque méningiome—Kyleena — inserteur 3,8 mm65 %Pas de sur-risque5 ans
Lévonorgestrel 13,5 mg — DIU à ne plus poser—Jaydess — arrêt de commercialisation 11/2024, GEU ×2-3Avis défavorable HAS 03/2026Pas de sur-risque3 ans
DIU au cuivre 375-380 mm² — non hormonal—Mona Lisa NT Cu380 / Mini · Cu375 / SL · Gynelle 375 · UT 380 · TT 380 · Ancora 375 Ag · Flexi-T 300 / T+ 380 · Ballerine · Novaplus T 38065 % — 30,50 €Aucun5 ans (jusqu'à 10 selon modèle)
Préservatif externe / interne—Eden · Sortez couverts ! · Manix classic · Manix sensitivity · Be Loved · Sure & smile · Be Loved free · Ormelle · So sexy & smile100 % < 26 ans——
Diaphragme · cape cervicale · spermicides—Diaphragme Caya · Milex · cape Femcap · Pharmatex (benzalkonium)NR (diaphragme remb.)—≥ 6 h en place
Lévonorgestrel 1,5 mg — contraception d'urgence—Norlevo · Levosolo 1500 µg · Lévunique 1,5 mg · lévonorgestrel 1,5 mg Biogaran, Cristers, EG, Viatris, ZentivaGratuit, sans ordonnance—≤ 72 h
Ulipristal acétate 30 mg — contraception d'urgence—EllaOne · ulipristal 30 mg Viatris, Biogaran, Arrow, EGGratuit, sans ordonnance—≤ 120 h
EE = éthinylestradiol · LNG = lévonorgestrel · NR = non remboursé · n. c. = non connu · 3G* = le norgestimate est classé 3G par la date de mise sur le marché du progestatif mais l'ANSM le range avec le lévonorgestrel parmi les CHC au risque TEV le plus faible · Qlaira : règles d'oubli spécifiques selon la phase, se référer au RCP. Les pilules de 1re génération ne sont plus disponibles en France.
Ne pas arrêter brutalement une contraception de 3e ou 4e génération bien tolérée (HAS). Le report massif de 2013 a stabilisé la répartition autour de 14 % (3G/4G) contre 86 % (1G/2G) des COC vendus. Depuis 2010, la pilule estroprogestative a reculé d'environ 48 % et la progestative seule a été multipliée par 3 ; le DIU est aujourd'hui la 1re méthode en France (ANSM).
06 — Prescrire

Les DIU : modèles, tailles, indications, contre-indications

Première méthode de contraception en France, devant la pilule. Deux familles qui n'ont ni les mêmes indications, ni les mêmes contre-indications, ni le même effet sur les règles — et, sur le méningiome, deux statuts opposés.

⛔ Jaydess — ne plus prescrire, ne plus poser Une étude EPI-PHARE montre que Jaydess (lévonorgestrel 13,5 mg), le moins dosé des stérilets hormonaux, expose à un risque de grossesse extra-utérine 2 à 3 fois supérieur à celui des autres stérilets — confirmant une étude suédoise (2022) et une étude danoise (2023). Le laboratoire a arrêté toute commercialisation en France depuis novembre 2024, mais des dispositifs peuvent rester disponibles en pharmacie de ville jusqu'en février 2027. L'ANSM recommande aux médecins et sages-femmes de ne pas le prescrire ni le poser ; la Commission de la transparence a rendu un avis défavorable au remboursement le 06/03/2026 et considère qu'il n'a plus de place dans la stratégie thérapeutique.

Ce qu'on dit à une femme qui en porte un : ce risque reste très inférieur à celui d'une grossesse extra-utérine sans aucune contraception. Pas de retrait en urgence — on remplace à échéance, ou plus tôt si elle le souhaite, et on l'informe des signes de GEU.

DIU au cuivre — la contraception non hormonale de référence

Les ions cuivre altèrent la mobilité et la survie des spermatozoïdes et modifient l'endomètre et la glaire : la fécondation n'a pas lieu. Une surface de cuivre de 375 à 380 mm² est celle des modèles les plus efficaces.

ModèleCuivre · dimensionsDuréePour qui
Mona Lisa NT Cu380380 mm² · 31,8 × 31,9 mm5 ansUtérus 6 à 9 cm — le format standard
Mona Lisa NT Cu380 Mini380 mm² · 24 × 30 mm5 ansUtérus 5 à 8 cm — nullipare, petit utérus
Mona Lisa Cu375 · Cu375 SL (Short Loop)375 mm² · 19,5 × 34,8 mm5 ansStandard 6-9 cm · SL pour 5-8 cm
Gynelle 375375 mm²5 ansRéputé le plus simple à poser (on pousse, c'est tout)
UT 380 Standard / Short · TT 380 Standard / Short380 mm²5 ansCuivre également sur les bras latéraux
Ancora 375 Ag Normal / Mini375 mm² + argent5 ansL'argent limite la fragmentation du cuivre
Flexi-T 300 · Flexi-T+ 380300 / 380 mm²5 ansInserteur fin, pas de tube de poussée
Ballerine (IUB SCu300B)300 mm² · sphérique5 ansForme en boule, sans branches — utile si expulsions répétées
Novaplus T 380 Cu / Ag380 mm²5 ansFormats mini et normal
Les DIU dont seule la tige porte le cuivre restent en place 5 ans ; ceux dont le cuivre entoure aussi les bras latéraux peuvent aller jusqu'à 10 ans selon la notice — la durée est celle du modèle posé, à vérifier au conditionnement et à noter dans le dossier. Tarif LPPR 30,50 €, remboursé à 65 %, gratuit avant 26 ans. Le Sertalia a été retiré du marché.
Rappel de lots — les DIU Ancora et Novaplus (seuls ou en set complet de pose Sethygyn) posés avant mars 2019 ont fait l'objet d'un retrait préventif. À vérifier chez une patiente porteuse de longue date.

DIU au lévonorgestrel — quatre dispositifs, trois qui restent

DispositifDose · taille · inserteurDuréeIndications AMMStatut
Mirena 52 mg (20 µg/24 h)
Bayer · fils bleus
52 mg · 32 × 32 mm · 4,4 mm 8 ans en contraception · 5 ans dans les ménorragies Contraception intra-utérine · ménorragies fonctionnelles après élimination d'une cause organique 65 %
Donasert 52 mg (20 µg/24 h)
Gedeon Richter
52 mg 6 ans — à retirer ou remplacer au terme, ou avant en cas de retour des saignements Contraception · ménorragies fonctionnelles (3 ans) 65 %
Unasert (20 µg/24 h)
Gedeon Richter · hybride
52 mg Voir notice Contraception · ménorragies fonctionnelles 65 % — pas de progrès vs Mirena (ASMR V)
Kyleena 19,5 mg (9 µg/24 h)
Bayer · fils bleus · anneau d'argent visible en écho
19,5 mg · 28 × 30 mm · 3,8 mm 5 ans Contraception seulement — pas d'indication dans les ménorragies 65 %
Jaydess 13,5 mg à ne plus poser
fils marron
13,5 mg · 28 × 30 mm · 3,5 mm 3 ans Contraception Commercialisation arrêtée 11/2024 · avis défavorable HAS 03/2026
Le SIU au lévonorgestrel 52 mg est le plus efficace de tous les DIU (indice de Pearl ≈ 0,2). Aucun DIU au lévonorgestrel n'a d'indication dans la protection de l'endomètre sous THM en France — l'AMM se limite à la contraception et, pour les 52 mg, aux ménorragies fonctionnelles.
Le point qui change tout — méningiome

Les DIU au lévonorgestrel ne sont pas associés à une augmentation du risque de méningiome (Roland N et al., BMJ 2024). Ils ne rentrent pas dans le compteur d'exposition, et sont — avec Microval — la porte de sortie propre pour une femme longuement exposée au désogestrel, à la chlormadinone ou au nomégestrol. Le SIU-LNG 52 a de surcroît l'avantage de traiter les ménorragies et l'endométriose, ce que Microval ne fait pas.

Contre-indications — ce qui bloque quel DIU

SituationCuivreSIU-LNG
Grossesse ou suspicion⛔⛔
Infection génitale haute en cours, cervicite ou vaginite aiguë, IST en cours⛔⛔
MIP récidivante ou affection à risque accru d'infection pelvienne⛔⛔
Endométrite du post-partum ou avortement septique < 3 mois⛔⛔
Anomalie congénitale ou acquise de l'utérus déformant la cavité (fibromyome)⛔⛔
Saignements utérins anormaux d'étiologie inconnue⛔⛔
Affection maligne du col ou du corps utérin · NIC jusqu'à résolution⛔⛔
Maladie trophoblastique gestationnelle⛔⛔
Maladie de Wilson · hypersensibilité au cuivre⛔Possible
Cancer du sein ou tumeur sensible aux progestatifsPossible — c'est la solution⛔
Affection hépatique aiguë ou tumeur hépatiquePossible⛔
Ménorragies / dysménorrhée sévèreDéconseillé — les aggraveTraitement de référence
Anticoagulant au long coursPrudence — majore le fluxPréférable
Méningiome ou antécédentPossibleNon associé au risque (BMJ 2024) — à valider en RCP
ImmunodépressionPossible, après recherche de gonocoque et Chlamydia
Avant les premières règles · après 65 ans—Pas d'indication (Mirena)
Nullipare et adolescente — deux textes qui ne disent pas la même chose, et il faut le savoir. Le CNGOF 2018 et la HAS affirment que la contraception intra-utérine peut être proposée aux nullipares et aux adolescentes, et qu'elle n'est pas un facteur de risque de GEU ni d'infection pelvienne. Les RCP de Mirena et Donasert indiquent qu'ils ne sont pas des méthodes de première intention chez les femmes n'ayant jamais eu d'enfant. En pratique : Kyleena (inserteur 3,8 mm) ou un cuivre format court (NT Cu380 Mini, Cu375 SL, Flexi-T) répondent à l'objection anatomique. Le risque d'IST plus élevé à cet âge justifie le dépistage, pas le refus.

Poser, surveiller, retirer

1
Avant — dépistage gonocoque et Chlamydia chez les moins de 25 ans ou en cas de partenaires multiples. Hystérométrie pour choisir la taille. Pas d'antibioprophylaxie systématique. Antalgique une heure avant. Remettre la brochure patiente ANSM (commune aux DIU au lévonorgestrel) avant la consultation d'insertion — c'est une mesure additionnelle de réduction du risque, pas une option.
2
Pose — de préférence en première partie de cycle, sans obligation. Acte JKLD001. SIU-LNG : dans les 7 jours suivant le début des règles. Post-partum : DIU à partir de J28 (CNGOF) ; Mirena pas avant 6 semaines, une fois l'utérus revenu à sa taille normale. Post-IVG du 1er trimestre : insertion immédiate possible en l'absence d'infection.
4
Surveiller — auto-examen des fils à 6-8 semaines. Consultation à 3 mois, puis annuelle. Expulsion 2 à 5 %, plus fréquente en cas de ménorragies ou d'IMC élevé. Perforation rare, favorisée par l'allaitement et le post-partum. Le risque infectieux n'est augmenté qu'entre 21 jours et 4 mois après la pose (CNGOF).
5
Retirer — acte JKGD002. Pendant les règles si le cycle persiste, avec possibilité de repose immédiate. Hors règles : préservatif ou nouvelle méthode 7 jours avant le retrait, sinon risque de grossesse. Fertilité normale d'emblée après le retrait.
Trois idées fausses à ne pas propager — les AINS ne diminuent pas l'efficacité du DIU au cuivre ; le DIU n'est pas un facteur de risque de stérilité ; il est la contraception d'urgence la plus efficace, posable jusqu'à 5 jours après le rapport, sans dépendance au poids.
07 — Prescrire

Démarrer, enchaîner, arrêter

Le schéma de prise décide plus souvent de l'échec que la molécule. Il se choisit avec la patiente, pas pour elle.

Démarrer

ModalitéCommentPrécautions
1er jour des règles RecommandéEfficacité immédiateAssure aussi l'absence de grossesse préexistante
Quickstart (n'importe quand)Peut être proposé à toute femmeVérifier l'absence de grossesse · préservatif 7 jours · prévenir du risque de métrorragies sur la 1re plaquette
Relais implant / SIULe jour du retraitPas de méthode additionnelle
Relais injectableLe jour prévu pour l'injection suivantePas de méthode additionnelle

Dans tous les cas, la pilule est pleinement efficace après 7 jours de prise sans interruption ; pendant ces 7 jours, tout rapport non protégé expose à un risque de grossesse (ANSM).

Enchaîner — schémas

  • Cyclique 21/7 ou continu 28 j (avec placebos) : au choix.
  • 24/4 : Yaz, Zoely, Drovelis, Slinda — 24 comprimés actifs, 4 placebos.
  • Schéma continu sans arrêt (enchaîner les plaquettes en sautant les placebos) : possible et légitime devant des symptômes cataméniaux, des ménorragies fonctionnelles, une endométriose, ou par simple choix personnel. Prévenir du spotting des premiers mois.
  • Anneau : 3 semaines en place, 1 semaine sans (ou en continu). Patch : 1/semaine × 3, puis 1 semaine sans.
  • Heure fixe : le décalage toléré va de 3 h (Microval) à 12 h selon la pilule — au-delà, appliquer la conduite « oubli ». Slinda tolère 24 h (RCP).
Interactions — les inducteurs enzymatiques réduisent l'efficacité : millepertuis, carbamazépine, fosphénytoïne, phénytoïne, phénobarbital, primidone, antituberculeux, antirétroviraux, vémurafénib/dabrafénib, bosentan, aprépitant. Traitement court : préservatif jusqu'au cycle suivant. Traitement prolongé : contraception non hormonale. Charbon : > 2 h de distance. Étoricoxib, atorvastatine, azolés, bocéprévir : risque d'augmentation des concentrations d'EE avec les pilules fortement dosées.
08 — Prescrire

Ce qu'on traite en même temps

Une contraception n'est presque jamais qu'une contraception. Le critère clinique associé départage deux options par ailleurs équivalentes.

SituationCe qu'on privilégieÀ ne pas rater
DysménorrhéeSIU-LNG 52 mg ou COP en schéma continu · sinon désogestrel ou implantPas de recherche d'endométriose si dysménorrhée isolée bien contrôlée par la contraception, sans autre douleur ni désir de grossesse immédiat (HAS/CNGOF)
Ménorragies / méno-métrorragiesSIU-LNG 52 mg = traitement de référence (Mirena : AMM ménorragies, 5 ans) et prévention de l'anémie · sinon COPExplorer avant d'attribuer : NFS/ferritine, écho pelvienne, βhCG · saignements inexpliqués = CI aux hormones
Endométriose douloureuseVoir sections 08 et 09Pas de traitement hormonal si endométriose asymptomatique
Acné / hyperandrogénieDans l'ordre : lévonorgestrel, puis norgestimate, puis changement de contraception · Triafemi (EE 35 + norgestimate, NR)Si insuffisant : traitement dermatologique de l'acné, avis spécialisé. La contraception n'est pas un traitement de l'acné de 1re ligne
SOPKCOP (régularisation, protection endométriale, anti-androgénie) · si estrogènes interdits : progestatif seulDépister les FDR métaboliques avant de prescrire une COP
Kystes fonctionnels récidivantsCOP (effet préventif) · progestatifs seuls : peuvent au contraire favoriser les kystes fonctionnelsL'apparition de kystes ovariens figure parmi les effets indésirables listés par l'ANSM
Migraine cataméniale sous COPAu choix : schéma continu, ou estrogènes percutanés pendant les 7 jours libres (gel 1,5 mg/j ou patch 100 µg/24 h)Migraine de novo ou aggravée = arrêt. Céphalées sous contraception = réévaluation du risque vasculaire
Risque d'ISTPréservatif associé, systématiquement · vaccination HPVAucune contraception hormonale ne protège des IST
Anémie ferripriveSIU-LNG 52 mg · COP continueTraiter la carence en parallèle
Ce que le CNGOF a tranché, et qu'on redit souvent à tort — « Les contraceptions hormonales ne sont pas associées à une prise de poids » ; « il n'existe pas de preuve solide permettant d'établir que l'utilisation d'une contraception hormonale est un facteur de risque de troubles de l'humeur ». L'implant et le DMPA peuvent parfois augmenter modérément le poids. Cela n'invalide pas le vécu de la patiente : on écoute, on étaye, et on change si besoin.
09 — Méningiome

Le sujet qui a déplacé la prescription

C'est le seul chapitre de la contraception française qui a réellement changé depuis 2024. Il impose un geste nouveau : l'inventaire de l'exposition cumulée aux progestatifs, avant toute prescription ou tout changement.

Ce que montre l'étude EPI-PHARE (décembre 2024)

Étude cas-témoins sur le SNDS, 8 391 femmes opérées d'un méningiome intracrânien entre 2020 et 2023.

Aucun
sur-risque avec le lévonorgestrel, seul ou combiné à l'éthinylestradiol, quelles que soient les durées d'exposition
1 / 67 000
cas de méningiome opéré chez les femmes exposées au désogestrel, toutes durées confondues
1 / 17 000
chez les femmes exposées au désogestrel plus de 5 ans
×2
au-delà de 7 ans d'exposition ; le sur-risque apparaît à partir de 5 ans, surtout après 45 ans

Aucun risque n'a été observé pour une durée d'utilisation du désogestrel de moins d'un an — sauf en cas d'utilisation antérieure d'autres progestatifs à risque. Le risque reste très inférieur à celui de la cyprotérone, de la chlormadinone et du nomégestrol.

Hiérarchie des progestatifs

NiveauMoléculesConduite
Risque importantCyprotérone (Androcur, gén.) · chlormadinone (Lutéran, gén.) · nomégestrol (Lutényl, gén.) · médrogestone (Colprone) · médroxyprogestérone (Depo-Provera) · promégestone (Surgestone, arrêté en 2020)IRM cérébrale de surveillance selon les recommandations dédiées. Chlormadinone 5-10 mg et nomégestrol 5 mg : uniquement si les autres traitements sont inadaptés, dose minimale, durée la plus courte
Risque très faibleDésogestrel 75 µg (Antigone, Optimizette, Elfasette, Cerazette, gén. Biogaran/Cristers/Sandoz) · désogestrel 150 µg + EE (Desobel, Mercilon, Varnoline, Varnoline continu, gén.) · implant étonogestrel (Nexplanon)Pas d'IRM systématique. Informer si > 45 ans ou > 5 ans
Non associéLévonorgestrel 30 µg (Microval) · lévonorgestrel + EE (Minidril, Leeloo, Optidril, Optilova, Ludeal, Trinordiol…)Pas de mesure spécifique
Contre-indicationToute spécialité contenant chlormadinone ou nomégestrol, y compris à faible dose associée à un estrogène — donc Belara et Zoely ; et, depuis l'avis européen de juillet 2026, tout contraceptif contenant du désogestrel ou de l'étonogestrel : pilules, estroprogestatifs au désogestrel, implant et anneau (Nuvaring, Etoring)Contre-indiqués si méningiome ou antécédent. Pour tous les autres progestatifs, seuls ou associés à un estrogène (lévonorgestrel compris) : ne pas les utiliser, sauf exception pluridisciplinaire (ANSM) ; seuls les DIU au lévonorgestrel ne sont pas associés au risque

Les 5 gestes ANSM (20/03/2025, m.à.j. 10/04/2025)

1
Avant toute prescription ou changement de contraception hormonale progestative : vérifier les traitements progestatifs antérieurs et leur durée.
3
Informer les femmes de > 45 ans ou traitées > 5 ans de la très faible augmentation du risque.
5
Méningiome découvert : arrêter le traitement, orienter systématiquement vers un neurochirurgien. Antécédent de méningiome : pas de progestatif, sauf exception pluridisciplinaire.
Signes évocateurs à connaître par cœur — maux de tête persistants, troubles visuels, faiblesse musculaire, troubles de l'équilibre, troubles du langage, perte de mémoire, épilepsie nouvelle ou aggravée ; ajoutés par l'EMA en 2026 : baisse de l'audition ou acouphènes, perte de l'odorat. À faire figurer sur la fiche patiente de toute prescription de désogestrel ou d'implant.
Et le mésusage à écarter : le désogestrel n'a d'AMM que dans la contraception. Il ne doit pas servir de traitement hormonal de la ménopause. Après la ménopause, une contraception ne doit plus être prescrite.
« On a découvert que certaines pilules progestatives, prises très longtemps, augmentent un peu le risque d'une tumeur bénigne du cerveau, le méningiome. Pour votre pilule, c'est 1 cas sur 67 000 femmes. Ce n'est pas une raison de l'arrêter du jour au lendemain — le risque d'une grossesse non voulue serait bien plus grand. On en reparle chaque année. »
Nouveau en 2026 — Europe et Assurance MaladieLe PRAC de l'EMA (6-9 juillet 2026) a étendu à toute l'Europe les mesures françaises : le méningiome entre dans les effets indésirables des contraceptifs au désogestrel ou à l'étonogestrel (1 cas de plus pour environ 67 300 utilisatrices), avec une contre-indication en cas de méningiome ou d'antécédent, l'obligation de vérifier les progestatifs antérieurs, et l'arrêt si un méningiome est découvert. En septembre 2026, l'ANSM et l'Assurance Maladie ont écrit aux utilisatrices de désogestrel remboursé et à leurs prescripteurs : réévaluer régulièrement la contraception (âge, durée, progestatifs antérieurs) ; le sur-risque disparaît environ un an après l'arrêt. Le tableau molécule par molécule reprend ces règles.
HAS, février 2026 — après réévaluation, le désogestrel oral reste une contraception progestative de première intention. Les recommandations de prescription et de suivi s'appliquent à toute utilisation à visée contraceptive.
10 — Méningiome

Progestatifs et méningiome, molécule par molécule

Niveau de risque, IRM et documents exigés, pour tous les progestatifs, contraceptifs ou non : c'est l'inventaire à faire avant toute prescription ou tout changement de progestatif (ANSM).

Molécule · spécialitésUsageRisque de méningiomeIRM cérébraleDocuments · ordonnance
Acétate de cyprotérone 50-100 mg
Androcur, génériques
Hirsutisme féminin majeur ; cancer de la prostate (homme)Élevé dose-dépendant ; régresse à l'arrêt2Avant le début, puis à 5 ans, puis tous les 2 ans si normale ; à tout moment si signes évocateurs3Attestation annuelle d'information co-signée par la patiente et le prescripteur ; pas d'usage hors AMM (acné, séborrhée, contraception)
Acétate de cyprotérone 2 mg + éthinylestradiol
Diane 35, Evepar, Minerva, génériques
Acné de 2e ligne (effet contraceptif, sans indication contraceptive)Non établi à cette dose ; risque thrombo-embolique élevéPas de règle d'IRM propre à cette dose trouvée ; entre dans l'inventaire des progestatifs antérieurs—
Acétate de chlormadinone 2-10 mg
Lutéran, génériques ; Belara (2 mg + EE, contraceptif)
Endométriose, ménorragies, en dernier recours (Lutéran) ; contraception (Belara)Élevé (1 à 2 cas pour 1 000 femmes traitées par an ; croît avec dose, durée, âge)4À 1 an si le traitement continue, puis 5 ans après la première, puis tous les 2 ans ; dès le début si facteur de risque ; si signes4Au-delà d'1 an : attestation annuelle co-signée ; avant : mention « traitement inférieur à un an ». Belara contre-indiqué si méningiome ou antécédent
Acétate de nomégestrol 3,75-5 mg
Lutényl, génériques ; Zoely (2,5 mg + estradiol, contraceptif)
Idem Lutéran ; contraception (Zoely)Élevé, dose-dépendant5Comme la chlormadinoneComme la chlormadinone ; Zoely contre-indiqué si méningiome ou antécédent
Médrogestone 5 mg
Colprone
Mastodynies sévères, endométriose (usages restreints par l'ANSM)Élevé au-delà d'1 an1Si signes ; à l'instauration d'un autre progestatif après > 1 an d'expositionDepuis le 1er juillet 2024 : attestation annuelle co-signée au-delà d'1 an ; avant, mention « traitement inférieur à 1 an »6
Acétate de médroxyprogestérone 150 mg IM
Depo Provera
Contraception injectable (3 mois)Élevé au-delà d'1 an1 ; seul progestatif majorant aussi le risque vasculaireSi signes ; à l'instauration d'un autre progestatif après > 1 an d'expositionComme la médrogestone (1er juillet 2024)
Promégestone
Surgestone — arrêté en 2020
—ÉlevéÀ compter dans l'exposition antérieure—
Désogestrel 75 µg · désogestrel 150 µg + EE · étonogestrel (implant)
Optimizette, Antigone, Elfasette, Cerazette, gén. · Mercilon, Varnoline, Desobel · Nexplanon
ContraceptionTrès faible : 1 méningiome opéré pour 67 000 femmes exposées, 1 pour 17 000 au-delà de 5 ans ; aucun sous 1 an sans progestatif à risque antérieur ; disparaît environ 1 an après l'arrêt78Pas systématique. À l'instauration si > 1 an d'un progestatif à risque auparavant ; si signesPas d'attestation. Informer si > 45 ans ou > 5 ans ; réévaluer chaque année ; après 45 ans, pas de relais estroprogestatif. Juillet 2026 : contre-indication européenne si méningiome ou antécédent9
Étonogestrel + éthinylestradiol (anneau)
Nuvaring, Etoring, génériques
ContraceptionNon chiffré pour l'anneau ; hors des recommandations ANSM de 2025, mais visé par l'avis européen de juillet 2026 (« contraceptifs contenant du désogestrel ou de l'étonogestrel », anneau cité)9Pas de règle propre trouvéeContre-indiqué si méningiome ou antécédent (EMA 2026)
Diénogest
Visanne et génériques 2 mg ; Qlaira (+ valérate d'estradiol)
Endométriose (non contraceptif à 2 mg) ; contraception (Qlaira)Non établi (données insuffisantes)1À l'instauration si > 1 an d'un progestatif à risque auparavant ; si signes—
Drospirénone
Slinda (4 mg) ; Jasmine, Yaz, Drovelis (+ estrogène)
ContraceptionNon établi1Comme le diénogest—
Progestérone micronisée
Utrogestan, génériques
THM, grossessePas d'association retrouvée10Si signes seulementDose minimale, réévaluation annuelle (ANSM)
Dydrogestérone
Duphaston
THM, troubles du cyclePas d'association retrouvée10Si signes seulement—
Lévonorgestrel oral, combiné ou intra-utérin
Microval ; Minidril, Leeloo, Optilova… ; Mirena, Donasert, Kyleena
Contraception ; ménorragies (DIU 52 mg)Pas d'association, quelle que soit la durée710Si signes seulement— C'est la « porte de sortie » après une longue exposition à risque
Gestodène · norgestimate · norelgestromine
Méliane, Minesse… · Femi, Triafemi · Evra
ContraceptionNon trouvé : pas de signal publié ni de recommandation propreSi signes—
Signes évocateurs, à remettre par écrit — maux de tête persistants ou qui s'aggravent, troubles visuels, baisse de l'audition ou acouphènes, perte de l'odorat, troubles de la mémoire, du langage ou de l'équilibre, faiblesse d'un membre, crise d'épilepsie39. Méningiome découvert : arrêt définitif du progestatif, avis neurochirurgical.
Ajout au-cabinet 2026-09-28 Tableau construit d'après le recueil « Médicalement Geek » (ANSM 2019-2024) et revérifié sur les pages ANSM, EMA (PRAC, juillet 2026) et les RCP ; le risque « non établi » signifie « données insuffisantes », pas « risque nul ».

Références

  1. ANSM. Progestatifs et risque de méningiome : recommandations pour limiter ce risque, 19/12/2023, m.à.j. 12/06/2025. ansm.sante.fr
  2. Weill A, et al. Use of high dose cyproterone acetate and risk of intracranial meningioma in women: cohort study. BMJ 2021;372:n37. doi:10.1136/bmj.n37
  3. ANSM. Androcur et risque de méningiome : informations et recommandations d'utilisation et de suivi des personnes traitées par acétate de cyprotérone (IRM au début, dans les 5 ans puis tous les 2 ans ; attestation annuelle). ansm.sante.fr
  4. ANSM. Dossier thématique Lutényl/Lutéran (recommandations d'utilisation et de suivi, attestation annuelle). ansm.sante.fr
  5. Nguyen P, et al. Prolonged use of nomegestrol acetate and risk of intracranial meningioma. Lancet Reg Health Eur 2024;42:100928. doi:10.1016/j.lanepe.2024.100928
  6. ANSM. Nouvelles conditions de prescription et de délivrance de Depo Provera 150 mg/3 mL et Colprone 5 mg liées au risque de méningiome, à compter du 1er juillet 2024. ansm.sante.fr
  7. ANSM / EPI-PHARE. De nouvelles données sur le risque de méningiome associé à la prise de progestatifs en contraception orale, 19/12/2024 ; Contraception et risque de méningiome : nouvelles recommandations, 20/03/2025 (m.à.j. 10/04/2025). ansm.sante.fr
  8. Conseil national de l'Ordre des sages-femmes. Désogestrel : l'ANSM renforce l'information sur le risque de méningiome (campagne de courriers avec l'Assurance Maladie), 11/09/2026. ordre-sages-femmes.fr
  9. EMA, PRAC du 6-9 juillet 2026 : contraceptifs au désogestrel ou à l'étonogestrel — méningiome ajouté aux effets indésirables, contre-indication en cas de méningiome ou d'antécédent, DHPC. ema.europa.eu · AFMPS
  10. Roland N, et al. Use of progestogens and the risk of intracranial meningioma: national case-control study. BMJ 2024;384:e078078. doi:10.1136/bmj-2023-078078
11 — Endométriose

Traiter la douleur et contracepter

Le traitement hormonal est l'alternative de première intention chez la femme douloureuse ne désirant pas de grossesse. Il ne peut pas être utilisé chez celle qui souhaite concevoir : c'est la première question à poser.

LigneOptionStatut contraceptifNiveau
1re intentionContraception estroprogestative (COP) — privilégier l'administration continueContraceptifCNGOF-HAS 2018
1re intentionSIU au lévonorgestrel 52 mg (Mirena, Donasert, Unasert) — également recommandé après chirurgieContraceptifCNGOF-HAS 2018 · ASRM
2e intentionMicroprogestatif désogestrel 75 µgContraceptifGrade C
2e intentionImplant à l'étonogestrelContraceptifGrade C
2e intentionDiénogest 2 mgNon contraceptifGrade C · 1re option ESHRE 2022
2e intentionGnRHa + add-back thérapieNon contraceptifGrade C
Le piège de la consultationLe diénogest 2 mg et les GnRHa sont des traitements de l'endométriose, pas des contraceptifs : une patiente à qui l'on prescrit l'un d'eux a besoin d'une contraception en plus. Ryeqo est à part : contraception non hormonale pendant le 1er mois, puis Ryeqo est lui-même contraceptif ; ne jamais y associer un contraceptif hormonal (contre-indiqué, RCP). C'est le motif de grossesse non désirée le plus évitable de ce chapitre.

Ce que le traitement fait, et ne fait pas

  • Pas de traitement hormonal si l'endométriose est asymptomatique (Grade C).
  • La COP cyclique diminue de 40 à 69 % le risque de récidive des dysménorrhées et des endométriomes après chirurgie (NP1) — à condition de ne pas interrompre le traitement.
  • La COP réduit le volume des endométriomes d'environ 50 % à 6 mois (NP2).
  • Pas de preuve suffisante pour recommander systématiquement un traitement hormonal préopératoire dans le seul but de prévenir une complication chirurgicale, faciliter la chirurgie ou réduire la récidive (accord d'experts).
  • Pas de différence d'efficacité sur les scores de douleur et la qualité de vie entre diénogest 2 mg et GnRHa (NP1).
  • Choix guidé par : contre-indications, effets indésirables potentiels, traitements antérieurs, et avis de la patiente (accord d'experts).
Diagnostic — l'échographie endovaginale est recommandée en première intention (SIFEM/SFR/CNGOF 2025), sauf dysménorrhée isolée bien contrôlée sans désir de grossesse. Une imagerie normale n'élimine pas le diagnostic (environ 20 % de faux négatifs). Pas de bilan biologique systématique.
12 — Endométriose

Contraceptif ou pas ? La question à poser à chaque ligne

Section volontairement séparée de la précédente : ici on traite l'endométriose, la contraception n'est plus qu'une conséquence — parfois absente.

TraitementSpécialitésContraceptif ?RemboursementPoints clés
Estroprogestatif continu COP LNG 30 µg en continu (Minidril, Optidril…) Oui 65 % 1re intention. Le seul qui traite et contracepte, remboursé, en 1re ligne
Désogestrel 75 µg Optimizette, Antigone, Elfasette, gén. Oui 65 % 2e intention. Attention à l'exposition cumulée (méningiome)
Implant étonogestrel Nexplanon Oui 100 % / 65 % 2e intention. Aussi indiqué dans les douleurs pelviennes par congestion veineuse
Diénogest 2 mg Génériques remboursés : Diénogest Laboratoires Majorelle, Diénogest Bailleul, Dimetrum, Endovela, Sawis, Erynja — Visanne (princeps) reste non inscrit sur la liste des spécialités remboursables Non 65 % — ≈ 11,74 € / 28 cp Changement à connaître : les génériques sont remboursés alors que Visanne ne l'est pas. La reco 2018 (« diénogest non remboursé ») est périmée
GnRHa + add-back Triptoréline, leuproréline… + add-back estrogénique Non Oui L'add-back doit comporter des estrogènes (prévention de la perte osseuse, qualité de vie) et peut être introduit avant le 3e mois
Rélugolix + estradiol + noréthistérone Ryeqo 40/1/0,5 mg — 1 cp/j Après 1 mois 65 % — prescription réservée aux gynécologues 2e intention, chez les femmes avec antécédent de traitement médical ou chirurgical de leur endométriose. Contraception non hormonale pendant le 1er mois, puis Ryeqo est contraceptif ; contraceptif hormonal associé contre-indiqué (RCP). Durée non limitée par l'AMM
Macroprogestatifs (chlormadinone, nomégestrol, cyprotérone) Lutéran, Lutényl, Androcur et gén. Hors AMM en contraception — Prescriptions effondrées après les alertes ANSM. Uniquement si les autres traitements sont inadaptés, dose minimale, durée la plus courte, IRM de surveillance
AINS — Non — Pas d'interaction avec le DIU cuivre (CNGOF 2018)
Ryeqo — hiérarchisation impossible. La HAS conclut à une absence de progrès dans la prise en charge et note qu'en l'absence d'étude contre un comparateur cliniquement pertinent, il n'est pas possible de situer Ryeqo par rapport aux autres traitements de 2e intention ni par rapport à la chirurgie. À réserver aux femmes en échec, en lien avec le gynécologue.
Diénogest, GnRHa : « Ce médicament soigne votre endométriose, mais ce n'est pas une contraception. Si vous ne voulez pas être enceinte, il faut ajouter une contraception. » Ryeqo : « Le premier mois, utilisez des préservatifs, sans pilule ni autre contraception hormonale. Ensuite, Ryeqo vous protège lui-même d'une grossesse, à condition de le prendre tous les jours. »
13 — Oubli & urgence

La règle change selon la molécule

Le message universel « moins de 12 heures, ça va » est faux pour Microval (3 h) et inutilement strict pour Slinda (24 h). L'onglet 3 de l'outil applique la bonne règle.

MéthodeFenêtre sans risqueAu-delà
Pilule estroprogestative< 12 hPrendre le comprimé oublié immédiatement, poursuivre à l'heure habituelle (2 cp le même jour possible) + préservatif 7 jours
Microval (LNG 30 µg)< 3 hIdem + préservatif 7 jours
Désogestrel 75 µg< 12 hIdem + préservatif 7 jours
Slinda (drospirénone 4 mg)< 24 hPrendre dès que possible ; au-delà de 24 h de retard sur un comprimé blanc actif : préservatif 7 jours ; si l'oubli est en 3e semaine, sauter les comprimés placebo
Anneau< 3 h hors du vaginRemettre en place, préservatif 7 jours
Patch< 24 h de décollementAu-delà de 24 h, ou durée inconnue : nouveau patch dès que possible, qui devient le jour 1 d'un nouveau cycle + préservatif 7 jours ; contraception d'urgence si rapport non protégé dans les 48 h avant ou après le décollement (ANSM)
Vomissements / diarrhée< 3-4 h après la priseReprendre un comprimé de remplacement dès que possible, sinon appliquer la règle de l'oubli
Et ailleurs ? Les recommandations américaines (CDC, US SPR 2024) sont plus souples pour la pilule combinée : moins de 48 h depuis l'heure prévue, on prend le comprimé sans autre mesure ; au-delà, préservatif 7 jours. Les règles françaises (ANSM, RCP), plus prudentes, restent celles appliquées ici.
Les deux réflexes qui manquent presque toujours 1. Rapport non protégé dans les 5 jours précédant un oubli de plus de 12 h → contraception d'urgence + surveiller la survenue des règles + test si doute ou retard.
2. Oubli en 3e semaine de plaquette → enchaîner sans intervalle libre : sauter les comprimés placebo et démarrer la plaquette suivante.
14 — Oubli & urgence

Gratuite, sans ordonnance, pour toutes

La contraception d'urgence est délivrée gratuitement, sans ordonnance, de façon anonyme si besoin. L'information sur son existence fait partie de toute prescription de contraception.

J1
LNG + UPA
J2
LNG + UPA
J3
LNG (72 h) + UPA
J4
UPA seul
J5
UPA (120 h)
Lévonorgestrel 1,5 mg — jusqu'à 72 h Ulipristal 30 mg — jusqu'à 120 h DIU au cuivre — jusqu'à 5 jours, le plus efficace, quel que soit le poids
Lévonorgestrel 1,5 mgUlipristal acétate 30 mg
SpécialitésNorlevo · Levosolo 1500 µg · Lévunique 1,5 mg · gén. Biogaran, Cristers, EG, Viatris, ZentivaEllaOne · gén. Viatris, Biogaran, Arrow, EG
Délai≤ 72 h≤ 120 h
MécanismeInhibition ou retard de l'ovulation. L'ulipristal retarde la rupture folliculaire ≥ 5 jours dans 78,6 % des cas même pris juste avant l'ovulation prévue, quand le pic de LH a déjà commencé — situation où le LNG est inefficace
Poids / IMCEfficacité qui décroît dans certaines études : OR 2,09 si IMC > 26, 4,41 si IMC > 35. L'EMA (2014) juge ces données insuffisantes pour conclure et a fait retirer la mention de poids de la notice : utilisable quel que soit le poids, mais ulipristal ou DIU au cuivre préférés au-delà d'un IMC de 26 (FSRH)Moins affecté : OR 0,97 si IMC > 26, 2,62 si IMC > 35
Contre-indicationsAucune, hors allergie exceptionnelle → vente librePrudence : asthme sévère non contrôlé
AllaitementHAS : prendre juste après une tétée et ne pas allaiter pendant 8 h ; le CRAT juge l'interruption non nécessaireRCP et HAS : allaitement déconseillé pendant 1 semaine (tirer et jeter le lait) ; le CRAT (03/2025) juge la suspension non nécessaire (moins de 1 % de la dose passe dans le lait)
Reprise de la contraceptionCompatible avec la poursuite de la pilule habituelle + préservatif 7 jAttendre 5 jours avant de (re)démarrer une contraception hormonale — les progestatifs perturbent l'effet de l'ulipristal. Préservatif jusque-là, puis 7 j
AssociationNe pas associer ulipristal et lévonorgestrel (non recommandé au RCP)
InducteursRéduisent l'efficacité. Si inducteur dans le mois : privilégier le DIU cuivre ; à défaut, doubler la dose de lévonorgestrel (3 mg) ; pas d'ulipristal (RCP)
CoûtGratuite, sans ordonnance, pour toutes les femmes — anonymat possible, minorité justifiée par simple déclaration orale
Après une CU — préservatif jusqu'au 1er jour des règles suivantes. Un retard de règles de plus de 5-7 jours, des règles anormalement légères, ou toute douleur pelvienne → test de grossesse. Sous ulipristal, un retard de règles de plus de 20 jours survient chez 4 % des femmes. C'est aussi le bon moment pour instaurer une contraception régulière : 225 270 IVG en France en 2024 (+ 7 000 vs 2023), taux de recours 17,3 ‰, pic chez les 20-29 ans à 29,8 ‰.
« La pilule du lendemain est gratuite, en pharmacie, sans ordonnance, et sans donner votre nom si vous ne voulez pas. Plus tôt c'est pris, mieux ça marche. Après, il faut des préservatifs jusqu'aux règles suivantes. Et si les règles ont plus de 5 jours de retard : un test de grossesse. »
15 — Oubli & urgence

Durée d'efficacité des DIU et de l'implant

La date limite notée sur la carte patiente est celle de l'AMM française. Les données d'efficacité vont parfois au-delà : c'est une information à connaître (retard de repose, patiente qui arrive « hors délai »), pas une nouvelle règle.

DispositifAMM en FranceDonnées d'efficacité au-delàEn pratique
Implant étonogestrel (Nexplanon)3 ansFDA : durée portée à 5 ans (2026), aucune grossesse les années 4 et 5 dans l'essai de prolongation1En France, remplacer à 3 ans ; au-delà, hors AMM : informer, préservatif si doute, test de grossesse avant la repose
DIU au lévonorgestrel 52 mg (Mirena)8 ans (contraception) · 5 ans (ménorragies)Indice de Pearl 0,28 de la 6e à la 8e année2Noter 8 ans sur la carte si posé pour contraception
Donasert 52 mg · Unasert6 ans · voir noticeNon trouvé pour la France au-delà de l'AMMS'en tenir à la notice du dispositif posé
Kyleena 19,5 mg5 ansNon trouvé5 ans
DIU au cuivre 375-380 mm²5 à 10 ans selon le modèleTCu380A : efficacité maintenue jusqu'à 12 ans3Durée du modèle posé (conditionnement), notée dans le dossier
Après 40 ansFSRH : un DIU au cuivre posé à 40 ans ou plus peut rester jusqu'à la ménopause ; un DIU au lévonorgestrel 52 mg posé à 45 ans ou plus peut rester jusqu'à 55 ans pour la contraception4Recommandation britannique, hors AMM française : à discuter avec la patiente
Jaydess (13,5 mg, 3 ans) : ne plus poser (voir le chapitre DIU).
Ajout au-cabinet 2026-09-28 D'après le recueil « Médicalement Geek » (« implant 5 ans, DIU cuivre 12 ans, SIU 52 mg 7-8 ans »), vérifié : l'AMM française reste de 3 ans pour l'implant ; Mirena est passé à 8 ans en France.

Références

  1. Organon. FDA approval of supplemental NDA extending duration of use of Nexplanon (etonogestrel implant) 68 mg to up to 5 years. Communiqué, 2026. organon.com
  2. RCP Mirena 52 mg (20 µg/24 h), base de données publique des médicaments, m.à.j. 26/11/2025. base-donnees-publique.medicaments.gouv.fr
  3. Bahamondes L, et al. TCu 380A IUD: a reversible permanent contraceptive method in women over 35 years of age. Contraception 2005 ; et revue : Wu JP, Pickle S. Extended use of the intrauterine device: a literature review and recommendations for clinical practice. Contraception 2014;89(6):495-503 (TCu380A : moins de 2 % de grossesses cumulées à 12 ans). contraceptionjournal.org
  4. Faculty of Sexual and Reproductive Healthcare (FSRH). Intrauterine contraception, clinical guideline, mars 2023. fsrh.org
16 — Situations

Les situations qui changent la réponse

Adolescente

  • La recevoir de préférence sans ses parents, en toute confidentialité. Si accompagnée : ménager un temps seule.
  • Informer de la confidentialité et de la gratuité de la consultation, de la méthode et des actes liés. Centres de santé sexuelle : gratuits et confidentiels.
  • Pas de consentement parental requis. Ordonnance dédiée mention « contraception mineure », NIR anonyme, aucun relevé transmis.
  • Implant et DIU sont possibles et très efficaces chez la nullipare et l'adolescente (CNGOF 2018).
  • Si COP : préférer 30 µg d'EE (risque d'oubli, minéralisation osseuse — avis d'experts).
  • Préservatif associé + vaccination HPV.

Post-partum

MéthodeÀ partir de
Nécessité d'une contraceptionJ21
Progestatifs (pilule, implant)J21
Estroprogestatifs — sans allaitementJ42 (J21 selon l'OMS en l'absence de FDR de MTEV)
Estroprogestatifs — avec allaitementNon recommandés pendant 6 mois
DIU au cuivre ou SIU-LNG — Mirena pas avant 6 semainesJ28
MAMAJusqu'à 6 mois : risque < 2 % si allaitement exclusif jour et nuit 6-10×/j, max 6 h entre 2 tétées la nuit et 4 h le jour, aménorrhée persistante
Sur-risque de MTEV jusqu'à 6 semaines après l'accouchement. FDR : obésité, tabagisme, prééclampsie, césarienne, ATCD de MTEV, thrombophilie, immobilisation, transfusion, hémorragie du post-partum.

Après 40 ans, après 50 ans

  • > 40 ans : informer sur les risques (grossesse, vasculaire, métabolique). Privilégier DIU et microprogestatifs — le SIU-LNG couvre contraception, ménorragies et protection endométriale. Réévaluer une COP, arrêter Ogino. Ménorragies ou dysménorrhées explorées : SIU-LNG préféré au cuivre, qui les aggrave. Stérilisation à évoquer.
  • > 45 ans : réévaluer le désogestrel (méningiome) et ne pas basculer sur un estroprogestatif en relais (ANSM 2025).
  • > 50 ans : arrêt des estroprogestatifs. Contraception non hormonale : poursuivre jusqu'à 12 mois d'aménorrhée. Les dosages hormonaux sont inutiles : remplacer par une méthode barrière quelques mois, puis non hormonale si les cycles persistent. Conduite détaillée, méthode par méthode : Ménopause, arrêter la contraception.
  • Après la ménopause : plus de contraception. Le désogestrel n'est pas un THM.

Cancer, immunodépression, hépatopathie

  • Après cancer du sein : toutes les contraceptions hormonales sont contre-indiquées, SIU-LNG compris → DIU au cuivre, la seule méthode très efficace qui reste.
  • Cancer en cours de traitement : contraception nécessaire, délai de 6-12 mois minimum après la fin du traitement avant une grossesse. Immunodépression → préservatif, SIU-LNG possible avec recherche préalable gonocoque/Chlamydia. Vomissements → implant, préservatif. Risque TE augmenté par le cancer : éviter les estroprogestatifs.
  • Hépatocarcinome : privilégier une contraception non hormonale (fonction hépatique).
  • Toute contraception hormonale déconseillée après adénocarcinome séreux ou endométrioïde de bas grade de l'ovaire.
17 — Situations

La moitié qu'on n'aborde jamais

La consultation de santé sexuelle, de contraception et de prévention des IST est accessible aux jeunes hommes de moins de 26 ans. L'implication du partenaire dans le choix de la contraception a des conséquences positives sur l'observance et l'acceptation de la méthode (HAS).

MéthodeStatutEn pratique
Préservatif externeRecommandéSeule méthode protégeant des IST. Pearl : 2 % théorique, 13-15 % en pratique. Gratuit sans ordonnance < 26 ans, 1 boîte par dispensation (décret 02/2026)
VasectomieMéthode définitive la plus efficaceEn augmentation en France. Délai de réflexion légal de 4 mois après la première consultation ; information écrite obligatoire ; contraception maintenue jusqu'au spermogramme de contrôle (≈ 3 mois / 20 éjaculations). Considérer comme irréversible ; conservation de sperme au CECOS à proposer
Contraception thermiqueIntérêt croissant, hors cadreAnneau, slip chauffant. Pas de marquage ni d'évaluation à grande échelle. À ne pas présenter comme une méthode validée
Contraception hormonale masculineNon homologuéeEfficacité prometteuse dans les essais, mais pas d'AMM en France
RetraitNon recommandé« La méthode du retrait n'est pas recommandée comme une méthode de contraception » — CNGOF 2018
Pistes de rechercheÀ suivreInhibiteurs de la spermatogenèse, gels injectables dans les canaux déférents
À dire aux hommes sous thérapies ciblées / chimiothérapie : recommander le préservatif pendant toute la durée du traitement.
18 — Ordonnances & fiche

Ordonnances types

À adapter. L'outil génère l'ordonnance correspondant au profil saisi ; ces modèles servent de repère et de garde-fou.

℞Primo-prescription — 1re intention, pas de contre-indicationLe cas le plus fréquent
1
Lévonorgestrel 100 µg + éthinylestradiol 20 µg (Leeloo Gé, Optilova 28 j, Asterluna…)
1 comprimé par jour, à heure fixe — 3 mois puis renouvellement après consultation
Débuter le 1er jour des règles. QSP 3 plaquettes.
2
Préservatifs externes (Eden, Sortez couverts !, Manix classic…)
1 boîte — protection contre les IST
Gratuits en pharmacie sans ordonnance pour les moins de 26 ans.
3
Bilan lipidique + glycémie à jeun
À réaliser dans 3 à 6 mois
Avant, et renouvelé, en cas d'antécédent familial métabolique. Puis tous les 5 ans si normal.
Consultation de contrôle à 3 mois (tolérance, observance, TA), puis annuelle. Chez la mineure demandant le secret : ordonnance dédiée portant la mention « contraception mineure » et l'âge. Chez la moins de 26 ans : coter CCP (1re fois) ou GS + Exo 3.
℞Estrogènes contre-indiquésProgestatif seul
1
Lévonorgestrel 30 µg (Microval) — ou désogestrel 75 µg (Optimizette, Antigone, Elfasette…)
1 comprimé par jour, en continu, à heure fixe — 3 mois
Microval : fenêtre d'oubli de 3 h seulement — au-delà, préservatif 7 jours. Désogestrel : 12 h ; en contrepartie, informer du risque de méningiome si > 45 ans ou > 5 ans d'utilisation.
2
Préservatifs externes
1 boîte
Le choix se joue là : Microval n'a aucun sur-risque de méningiome mais impose 3 h de rigueur ; le désogestrel offre 12 h mais entre dans le compteur d'exposition. À arbitrer avec la patiente.
℞Endométriose douloureuse, sans désir de grossesse1re intention
1
Lévonorgestrel 150 µg + éthinylestradiol 30 µg (Minidril, Ludeal Gé, Optidril 28 j…)
1 comprimé par jour en continu, sans intervalle libre — 3 mois
Enchaîner les plaquettes en sautant les comprimés placebo. Prévenir du spotting des premiers mois — et de l'importance de ne pas interrompre : c'est la condition de l'effet sur les récidives.
2
Antalgiques de palier 1 / AINS si besoin
Selon la douleur
Alternative de 1re intention : SIU-LNG 52 mg (Mirena, Donasert, Unasert). En 2e intention : désogestrel, implant, diénogest 2 mg générique (remboursé — non contraceptif), GnRHa + add-back.
℞Pose d'un DIUDeux consultations
1
DIU au lévonorgestrel 52 mg (Mirena, Donasert, Unasert) — ou DIU au cuivre 380 mm² (Mona Lisa NT Cu380 ou NT Cu380 Mini, Gynelle 375…)
1 dispositif — à retirer à la pharmacie et à apporter le jour de la pose
Préciser le format (standard ou court) après hystérométrie. Nullipare : Kyleena (inserteur 3,8 mm) ou cuivre format court.
2
Set de pose
1 — LPPR, remboursé avec le DIU au cuivre
3
PCR Chlamydia trachomatis et Neisseria gonorrhoeae
Avant la pose si < 25 ans ou partenaires multiples
4
Antalgique de palier 1
1 prise 1 heure avant la pose
Pose JKLD001 · retrait JKGD002. Remettre la brochure patiente ANSM avant la consultation d'insertion et la carte patiente avec la date de pose et la date limite de retrait (mesures additionnelles de réduction du risque). Informer du risque de GEU et de ses signes. Auto-examen des fils à 6-8 semaines, contrôle à 3 mois puis annuel.
℞Contraception d'urgence — pour informationSans ordonnance
1
Lévonorgestrel 1,5 mg (Norlevo et gén.) — 1 comprimé, le plus tôt possible, ≤ 72 h
ou Ulipristal acétate 30 mg (EllaOne et gén.) — 1 comprimé, ≤ 120 h
Délivrance gratuite et sans ordonnance en pharmacie, anonymat possible. L'ordonnance n'est pas nécessaire : la rédiger uniquement si elle rassure ou facilite la démarche.
Après ulipristal : attendre 5 jours avant de (re)démarrer une contraception hormonale, préservatif jusque-là puis 7 jours. IMC > 26 : préférer l'ulipristal ; DIU au cuivre = la plus efficace, jusqu'à 5 jours, quel que soit le poids.
19 — Ordonnances & fiche

Ce qu'on entend, ce qui est établi

« La pilule fait grossir. »
Les contraceptions hormonales ne sont pas associées à une prise de poids (CNGOF 2018). Seuls l'implant à l'étonogestrel et le DMPA injectable peuvent parfois l'augmenter modérément. Devant une prise de poids importante : bilan complet, ne pas tout mettre sur la contraception.
« La pilule rend dépressive. »
« Il n'existe pas de preuve solide permettant d'établir que l'utilisation d'une contraception hormonale est un facteur de risque de troubles de l'humeur » (CNGOF 2018). Cela n'interdit pas d'entendre le vécu, d'étayer les aspects psychologiques et de discuter un changement en parallèle.
« Il faut faire une pause de temps en temps. »
Non — et c'est même contre-productif : le risque thrombo-embolique est maximal la première année et à la reprise après une interruption ≥ 4 semaines (ANSM 05/01/2026). Les pauses multiplient les périodes à risque et les grossesses non prévues.
« Le stérilet, c'est pas pour les jeunes qui n'ont pas eu d'enfant. »
La contraception intra-utérine peut être proposée aux adolescentes et aux nullipares (CNGOF 2018, HAS). Elle n'est pas un facteur de risque de GEU ni d'infection pelvienne — le risque infectieux n'est majoré qu'entre 21 jours et 4 mois après la pose. Kyleena (inserteur 3,8 mm) et les cuivres format court répondent à l'objection anatomique.
« Le stérilet hormonal, c'est un progestatif, donc risque de méningiome. »
Non : les DIU au lévonorgestrel ne sont pas associés à une augmentation du risque de méningiome (Roland N et al., BMJ 2024). Ils sont au contraire la porte de sortie propre pour une femme longuement exposée au désogestrel, à la chlormadinone ou au nomégestrol.
« Mirena, ça se change tous les 5 ans. »
Plus depuis la révision de son AMM : 8 ans en contraception. Les 5 ans ne concernent que l'indication « ménorragies fonctionnelles », et le dispositif peut y être maintenu jusqu'à 8 ans si les saignements ne réapparaissent pas. Chaque DIU a sa propre durée — Donasert 6 ans, Kyleena 5 ans : la noter sur la carte patiente.
« Un examen gynécologique est obligatoire avant de prescrire la pilule. »
L'examen gynécologique n'est pas nécessaire à la première consultation, sauf symptôme ou antécédent (HAS). L'exiger est un frein d'accès, en particulier chez l'adolescente.
« Il faut arrêter le désogestrel à cause du méningiome. »
Non : l'ANSM rappelle que ces recommandations ne doivent pas amener les femmes à arrêter sans avis médical, car cela expose à une grossesse non désirée. Le risque est de 1 cas pour 67 000 femmes exposées. On réévalue chaque année, et surtout après 45 ans ou 5 ans d'utilisation.
« La pilule du lendemain, il faut une ordonnance / il faut être majeure. »
Elle est gratuite, sans ordonnance, pour toutes les femmes ; la minorité est justifiée par simple déclaration orale au pharmacien, et la délivrance se fait à l'abri des tiers.
« Le diénogest, c'est une pilule contraceptive. »
Non. Le diénogest 2 mg (Visanne et génériques) est un traitement de l'endométriose, sans effet contraceptif garanti. Idem pour les GnRHa : une contraception doit être ajoutée si la patiente ne souhaite pas de grossesse. Ryeqo, lui, devient contraceptif après 1 mois de prise — contraception non hormonale d'ici là, et jamais de contraceptif hormonal associé (RCP).
« Il ne faut pas prendre d'AINS avec un stérilet. »
Pas de contre-indication aux AINS avec le DIU cuivre (CNGOF 2018).
20 — Ordonnances & fiche

Une seule fiche, adaptative

La fiche PDF se construit à partir du profil et de la méthode retenue. Elle ne change pas de forme : elle change de contenu.

Ce que contient toujours la fiche
  • Ma contraception — nom, principe, ce qu'elle fait et ce qu'elle ne fait pas (IST).
  • Comment la prendre — quand démarrer, à quelle heure, combien de temps avant d'être protégée.
  • Si j'oublie — la règle de ma méthode (3 h, 12 h, 24 h, 48 h…), en trois étapes numérotées.
  • Quand consulter sans attendre — signes de thrombose, signes de méningiome le cas échéant, céphalées de novo, migraine avec aura, tension.
  • Contraception d'urgence — quand y penser, laquelle, où, dans quel délai, et quoi faire après.
  • Mes conseils personnalisés — propres à la méthode cochée dans l'outil.
  • Mon suivi — quels contrôles, à quelle échéance, avec quels examens.
  • Mes repères — prochaine consultation, renouvellement, gratuité et secret le cas échéant.
Ce qui s'ajoute selon le profil
  • Sous désogestrel ou implant : encadré méningiome + liste des signes évocateurs.
  • Sous DIU : signes de GEU, auto-examen des fils, date limite de retrait, conduite en cas de fils non perçus.
  • Sous estroprogestatif : encadré thrombose + chirurgie/immobilisation/voyages longs + carte patiente.
  • Endométriose avec traitement non contraceptif : encadré « ce médicament n'est pas une contraception ».
  • Moins de 26 ans : gratuité, renouvellement en pharmacie, secret.
  • Risque d'IST : préservatif, dépistage, vaccination HPV.

La fiche se génère à partir du profil renseigné dans l'onglet « Choisir » de l'outil.

21 — Sources

Chaque chiffre, sa source

Cadres de référence de la page : HAS 2019 (fiches mémo + RBP) · HAS 03/2026 (Jaydess) · CNGOF 2018 · ANSM — dossiers contraception refondus le 05/01/2026 et fiche d'aide à la prescription des contraceptifs hormonaux (05/01/2026) · ANSM/CST « Contraception et méningiome » 20/03/2025, m.à.j. 10/04/2025 · EPI-PHARE 12/2024 · HAS 02/2026 (réévaluation désogestrel) · RPC Endométriose CNGOF-HAS 2018 · ESHRE 2022 · EMA (risque TEV)

Méthode. Revue des sources françaises primaires arrêtée au 17 juillet 2026 : recommandations et fiches mémo HAS, avis de la Commission de la transparence, RPC CNGOF, dossiers thématiques et documents d'aide à la prescription de l'ANSM, rapports EPI-PHARE, RCP de la base de données publique des médicaments, textes réglementaires (ameli, Meddispar, décrets). Sources internationales retenues seulement lorsqu'elles conditionnent la pratique française (EMA pour le risque thrombo-embolique, ESHRE pour l'endométriose). Les statuts de remboursement et de commercialisation évoluent : vérifier à la BDPM avant prescription.
  1. Haute Autorité de Santé. Contraception chez la femme adulte et l'adolescente en âge de procréer (hors post-partum et post-IVG) — recommandation (sept. 2019) et fiche mémo (m.à.j. juillet 2019). Socle du chapitre « consultation », des contre-indications par âge, du bilan biologique.
  2. Haute Autorité de Santé. Contraception : prescriptions et conseils aux femmes — fiche mémo. Présentation par groupes d'efficacité ; « un algorithme décisionnel simple et pratique n'est pas envisageable » ; implication du partenaire.
  3. Haute Autorité de Santé. Contraception chez l'adolescente · Contraception chez la femme à risque cardiovasculaire · Contraception d'urgence — fiches mémo.
  4. CNGOF. Recommandations pour la pratique clinique — Contraception, 2018. Contre-indications aux estrogènes, poids, humeur, DIU chez la nullipare, retrait, post-partum, cancer.
  5. ANSM. Document d'aide à la prescription — contraceptifs hormonaux, 05/01/2026. Check-list en deux étages ; suspension 4 semaines avant chirurgie et 2 semaines après remobilisation ; risque maximal la 1re année et à la reprise après ≥ 4 semaines.
  6. ANSM. Dossiers thématiques « Contraception hormonale » et « Pilule contraceptive », publiés le 05/01/2026. Contre-indications, effets indésirables, règles d'oubli (12 h / 3 h Microval), démarrage, carte patiente.
  7. ANSM. Contraception et risque de méningiome : nouvelles recommandations, 20/03/2025, m.à.j. 10/04/2025. Les 5 gestes ; extension au désogestrel 150 µg/EE et à Nexplanon ; exclusion de Nuvaring ; réévaluation après 45 ans sans relais estroprogestatif.
  8. ANSM / GIS EPI-PHARE. De nouvelles données sur le risque de méningiome associé à la prise de progestatifs en contraception orale, 19/12/2024, m.à.j. 20/03/2025. 8 391 cas opérés 2020-2023 ; pas de sur-risque avec le lévonorgestrel ; 1/67 000 et 1/17 000 sous désogestrel ; ×2 au-delà de 7 ans.
  9. ANSM. Acétate de nomégestrol et de chlormadinone et méningiome : des mesures dans l'ensemble de l'Europe pour limiter le risque. Contre-indication en cas de méningiome, y compris à faible dose associée à un estrogène (Zoely, Belara) ; surveillance par imagerie.
  10. Haute Autorité de Santé. Avis de la Commission de la transparence — Optimizette, Antigone, Désogestrel Biogaran (désogestrel), février 2026. Réévaluation post-inscription : le désogestrel reste une contraception progestative de 1re intention.
  11. ANSM. Utilisation des contraceptions hormonales en France : quelques chiffres. 2010-2024 : −48 % de pilule estroprogestative, ×3 pour la progestative seule ; le DIU devient la 1re méthode ; préservatif ≈ 20 % ; 10 % sans méthode.
  12. Agence européenne des médicaments (repris aux RCP). Risque thrombo-embolique veineux des contraceptifs hormonaux combinés. 2 / 5-7 / 6-12 / 8-11 / 9-12 cas pour 10 000 femmes/an selon le progestatif ; non connu pour chlormadinone et nomégestrol.
  13. CNGOF-HAS. Prise en charge de l'endométriose — recommandations pour la pratique clinique, 2018 ; Sauvan M et al., Gynecol Obstet Fertil Senol 2018;46(3):267-72. COP ou SIU-LNG 52 en 1re intention ; désogestrel, implant, GnRHa + add-back, diénogest en 2e ; −40 à 69 % de récidive des dysménorrhées sous COP continue ; −50 % de volume des endométriomes à 6 mois.
  14. ESHRE. Guideline: endometriosis, 2022. Positionne le diénogest comme 1re option thérapeutique.
  15. SIFEM / SFR / CNGOF. Imagerie de l'endométriose, 2025. Échographie endovaginale en 1re intention ; ≈ 20 % de faux négatifs.
  16. Haute Autorité de Santé. Avis de la Commission de la transparence — Diénogest Laboratoires Majorelle, Diénogest Bailleul, Dimetrum (diénogest) — Endométriose. Avis favorable au remboursement des génériques ; Visanne n'est pas inscrit sur la liste des spécialités remboursables.
  17. Haute Autorité de Santé. Avis de la Commission de la transparence — Ryeqo (rélugolix / estradiol / acétate de noréthistérone) — Endométriose, 2024. 2e intention chez les femmes avec antécédent de traitement médical ou chirurgical ; pas de progrès ; hiérarchisation impossible ; contraception non hormonale ≥ 1 mois ; prescription réservée aux gynécologues.
  18. Haute Autorité de Santé. Avis de la Commission de la transparence — Jaydess 13,5 mg (lévonorgestrel), contraception, mis en ligne le 06/03/2026 (avis CT21748 du 04/02/2026). Réévaluation après étude post-inscription : avis défavorable au remboursement ; l'étude EPI-PHARE montre un risque de GEU 2 à 3 fois supérieur aux autres stérilets, confirmant une étude suédoise (2022) et danoise (2023) ; commercialisation arrêtée depuis novembre 2024, dispositifs possiblement disponibles jusqu'en février 2027 ; l'ANSM recommande de ne pas prescrire ni poser.
  19. ANSM. Mesures additionnelles de réduction du risque — Lévonorgestrel (DIU), publié le 03/05/2018, m.à.j. 20/12/2024. Brochure patiente commune à remettre avant la consultation d'insertion ; carte patiente ; guide d'identification ; information obligatoire sur la GEU ; durées maximales distinctes selon le dispositif ; Donasert, Jaydess et Mirena non recommandés en 1re intention chez la nullipare.
  20. Base de données publique des médicaments — RCP. Mirena 52 mg (20 µg/24 h), m.à.j. 26/11/2025 · Kyleena 19,5 mg · Donasert 52 mg · Unasert 20 µg/24 h. Mirena : 8 ans en contraception, 5 ans dans les ménorragies fonctionnelles, retrait ou renouvellement au plus tard à 8 ans ; indice de Pearl 0,28 de la 6e à la 8e année ; pas d'indication avant la ménarche ni après 65 ans ; pas avant 6 semaines post-partum. Kyleena : 5 ans, contraception seule, inserteur 3,8 mm. Contre-indications utérines, infectieuses et néoplasiques communes aux SIU.
  21. Haute Autorité de Santé. Avis de la Commission de la transparence — Unasert (lévonorgestrel), 16/02/2022 · Kyleena · Donasert. Unasert : hybride, avis favorable au remboursement en contraception intra-utérine et ménorragies fonctionnelles, ASMR V (pas de progrès vs Mirena).
  22. Roland N, Neumann A, Hoisnard L, et al. Use of progestogens and the risk of intracranial meningioma: national case-control study. BMJ. 2024;384:e078078. PMID:38537944 · doi:10.1136/bmj-2023-078078Les DIU au lévonorgestrel ne sont pas associés à une augmentation du risque de méningiome.
  23. ANSM. Dispositifs intra-utérins Ancora et Novaplus, seuls ou en set complet de pose Sethygyn — retrait préventif des DIU posés avant mars 2019.
  24. Liste des produits et prestations remboursables (LPPR) · Assurance Maladie. DIU au cuivre 30,50 €, set de pose inclus, remboursé à 65 % ; DIU hormonaux ≈ 82 à 110 € remboursés à 65 % ; gratuité avant 26 ans. Actes : pose JKLD001, retrait JKGD002.
  25. Base de données publique des médicaments — RCP. Slinda 4 mg · Drovelis 3 mg/14,2 mg · Zoely · Ulipristal acétate 30 mg. Schémas 24/4 ; fenêtre d'oubli de 24 h pour Slinda ; ulipristal retardant la rupture folliculaire ≥ 5 jours dans 78,6 % des cas ; retard de règles > 20 jours chez 4 %.
  26. Assurance Maladie (ameli.fr) — espaces assuré, médecin, pharmacien ; Meddispar. Gratuité < 26 ans, tiers payant, secret des mineures, renouvellement 6 mois non renouvelable, cotations, CU gratuite sans ordonnance.
  27. Décret n° 2026-107 du 18 février 2026 relatif au nombre et aux catégories de préservatifs pris en charge pour les assurés de moins de 26 ans. Une boîte par dispensation, marques inscrites sur la liste.
  28. Glasier A et al. Cité par le Sénat (QE 2020) et l'INSPQ. Contraception d'urgence et poids. OR 2,09 (IMC > 26) et 4,41 (IMC > 35) sous lévonorgestrel ; 0,97 et 2,62 sous ulipristal ; plafond d'efficacité du LNG à 70 kg.
  29. Benbetka S, Schirmann A. Nouvelles recommandations en matière de contraception masculine en France. Prog Urol FMC 2026;36(3):102-5. Vasectomie = méthode définitive la plus efficace, en augmentation ; thermique et hormonale non homologuées.
  30. DREES / recours à l'IVG. Données 2024. 225 270 IVG (+ 7 000 vs 2023) ; taux de recours 17,3 ‰ ; pic 20-29 ans à 29,8 ‰.
  31. Centre de référence sur les agents tératogènes (CRAT). Ulipristal acétate — allaitement, m.à.j. 03/03/2025. Pas de suspension de l'allaitement nécessaire (moins de 1 % de la dose maternelle dans le lait).
  32. Haute Autorité de Santé. Contraception d'urgence, fiche mémo (m.à.j. juillet 2019). Lévonorgestrel ≤ 72 h, ulipristal ≤ 120 h, DIU au cuivre ≤ 5 jours et le plus efficace ; allaitement : 8 h (LNG), 1 semaine (UPA) ; inducteurs : doubler la dose de lévonorgestrel ; efficacité possiblement réduite si IMC élevé.
  33. Agence européenne des médicaments. Levonorgestrel and ulipristal remain suitable emergency contraceptives for all women, regardless of bodyweight, 2014. Données insuffisantes pour conclure à une perte d'efficacité avec le poids ; retrait de la mention de poids de la notice du lévonorgestrel.
  34. Faculty of Sexual and Reproductive Healthcare (FSRH). Emergency contraception, 2017 (m.à.j. 2023) ; Intrauterine contraception, 2023. Ulipristal ou double dose de lévonorgestrel au-delà de 70 kg ou d'un IMC de 26 ; DIU au cuivre à proposer en premier.
  35. Centers for Disease Control and Prevention. U.S. Medical Eligibility Criteria for Contraceptive Use, 2024 et U.S. Selected Practice Recommendations for Contraceptive Use, 2024. MMWR Recomm Rep 2024;73(3-4). Critères d'éligibilité et conduites pratiques (oubli : seuil de 48 h pour la pilule combinée).
  36. EMA, PRAC. Meeting highlights, 6-9 July 2026 — désogestrel/étonogestrel et méningiome ; Ordre des sages-femmes / ANSM, campagne d'information du 11/09/2026. Contre-indication si méningiome ou antécédent ; environ 1 cas de plus pour 67 300 utilisatrices ; risque qui disparaît un an après l'arrêt.

Synthèse destinée à des professionnels de santé ; elle ne remplace ni les recommandations dans leur version intégrale, ni le RCP, ni le jugement clinique individualisé. Les statuts de remboursement, les noms de génériques et les listes de spécialités évoluent : vérifier à la base de données publique des médicaments avant toute prescription. Aucune donnée saisie dans l'outil n'est transmise : tout reste sur l'appareil.

COP = contraception œstroprogestative · CHC = contraceptif hormonal combiné · EE = éthinylestradiol · LNG = lévonorgestrel · MTEV = maladie thrombo-embolique veineuse · CU = contraception d'urgence · DMPA = médroxyprogestérone retard · DIU = dispositif intra-utérin · SIU = système intra-utérin · MIP = maladie inflammatoire pelvienne · NIC = néoplasie cervicale intra-épithéliale · GEU = grossesse extra-utérine · FDR = facteur de risque

Numéros utiles — Urgences 15 · Centres de santé sexuelle : ivg.gouv.fr · Sexualités info santé 0 800 08 11 11