Ménopause & THM prescrire · doser · surveiller

Aide à la décision · médecine générale

Ménopause & THM : prescrire, doser, surveiller

Renseignez le profil de la patiente : l'outil vérifie l'éligibilité, propose le schéma préférentiel, puis affiche la balance bénéfices / risques personnalisée en fréquences naturelles (« sur 1 000 femmes comme vous… »). À regarder avec la patiente, puis à éditer en fiche PDF.

Pour les médecins généralistes et internesContenu d'origine : juin 2026 · revu le 28 septembre 2026 · arrêt de la contraception ajouté le 9 octobre 2026

★ — Outil de décision

Évaluer, visualiser, décider ensemble

Profil de la patiente → éligibilité, schéma préférentiel et balance bénéfices / risques en fréquences naturelles, à regarder avec elle.

Le traitement hormonal de la ménopause (THM) a été enterré par la WHI en 2002, puis réhabilité par la notion de « fenêtre d'opportunité ». Bien posé — estradiol transdermique + progestérone, au bon moment — c'est le traitement le plus efficace des bouffées de chaleur, avec un profil de risque maîtrisable. Chaque chiffre est rattaché à sa source primaire.

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1 Profil de la patiente
L'âge et l'ancienneté de la ménopause déterminent la « fenêtre d'opportunité » (section 03) et le niveau de risque absolu.
Le THM traite des symptômes qui altèrent la qualité de vie. Chez une femme asymptomatique, pas de THM systémique (pas de prévention CV/cognitive primaire).
La voie transdermique (gel/patch) est préférentielle : elle évite le sur-risque de thrombose veineuse et d'AVC du premier passage hépatique de la voie orale. La quasi-totalité du sur-risque vasculaire tient à la voie orale.
Sans objet si hystérectomie. Séquentiel (règles de privation) : périménopause / ménopause récente. Combiné continu (sans règles) : après > 1 an de ménopause — risque mammaire un peu plus élevé que le séquentiel mais protège mieux l'endomètre.
Contre-indications au THM systémique (cocher si présente)
Facteurs à pondérer (modulent la voie et le conseil)
2 Résultat & balance personnalisée
Renseignez l'âge et le profil ci-dessus : la balance bénéfices / risques s'affiche ici.

Aide à la décision ; vérifier l'éligibilité complète (sections 03–04) et le RCP avant prescription. Les chiffres sont des illustrations issues de l'aide à la discussion NICE NG23 (novembre 2024) pour une initiation vers 50 ans ; ils varient selon le risque de base individuel.

Validité et utilité de l'outil
À quoi il sert
Aide à la décision partagée : repérer une contre-indication au THM systémique, situer la patiente par rapport à la « fenêtre » (< 60 ans et < 10 ans de ménopause), proposer le schéma préférentiel français et montrer la balance bénéfices / risques en cas pour 1 000 femmes.
Valide chez
Ce n'est pas un score validé : c'est une mise en forme des recommandations (CNGOF/GEMVi 2021, The Menopause Society 2022, NICE NG23 2024). Les chiffres valent pour une initiation vers 50 ans (population britannique) ; ils ne s'appliquent pas à l'insuffisance ovarienne prématurée.
Performance
Non applicable (pas d'étude de performance d'un outil de ce type) ; les risques absolus viennent de l'aide à la discussion NICE 2024, construite sur des cohortes et essais (ONS, prescriptions NHS, 24 études observationnelles pour le sein).
Limites
Pas de pondération individuelle du risque de base (antécédents familiaux, densité mammaire, IMC). Thrombose de la voie orale donnée en risque relatif (NICE 2024 ne fournit pas de chiffre absolu). Risque mammaire selon le progestatif : preuves jugées insuffisantes par NICE 2024.
Recommandé par
La présentation en fréquences naturelles est recommandée par NICE NG23 (2024, aide à la discussion). Le schéma estradiol transdermique + progestérone micronisée est celui du CNGOF/GEMVi 2021.
Sources
Réf. 3, 4, 10, 14, 31, 35 de la bibliographie (onglet Sources).

Fiche rédigée le 28/09/2026 avec l'aide d'une IA, à partir des recommandations citées ; « non trouvé » : donnée absente des sources consultées.

01 — Prescrire

Est-ce bien la ménopause ?

Le diagnostic est clinique. Avant de parler traitement, trois situations à distinguer car elles changent la conduite.

Aucun dosage hormonal en routine après 45 ans Ménopause = aménorrhée de 12 mois sans autre cause chez une femme de plus de 45 ans, avec ou sans symptômes climatériques (critères STRAW+10)1. La FSH n'est pas nécessaire et peut égarer (elle fluctue en périménopause).
  • Périménopause : cycles irréguliers (variation > 7 jours) ± symptômes. On peut traiter une femme symptomatique sans attendre les 12 mois d'aménorrhée, avec une couverture progestative séquentielle si l'utérus est en place.
  • Femme < 40 ans : penser à l'insuffisance ovarienne prématurée (IOP) — 2 FSH élevées (> 25 UI/L) à 4–6 semaines d'intervalle + aménorrhée > 4 mois ; bilan étiologique (caryotype, prémutation FMR1, anticorps anti-21-hydroxylase)2. C'est une substitution physiologique, pas un « traitement de ménopause » (section 06).
  • Sous contraception hormonale : le diagnostic ne peut se faire sous contraception hormonale ; l'interrompre, sous préservatif, puis réévaluer cliniquement. Quand et comment arrêter, méthode par méthode, et quel dosage (presque aucun) : section 13.
02 — Prescrire

Quand le THM est-il indiqué ?

Le THM traite des symptômes qui altèrent la qualité de vie ; ce n'est pas un traitement préventif systématique de la cinquantaine.

  • Symptômes climatériques (1ʳᵉ indication) : bouffées vasomotrices, sueurs, troubles du sommeil/de l'humeur qui retentissent sur la vie quotidienne. C'est le traitement le plus efficace (75–90 % de réduction des bouffées)3.
  • Insuffisance ovarienne prématurée / ménopause précoce : substitution jusqu'à l'âge naturel (~51 ans), indication forte (os, cœur, qualité de vie)2.
  • Prévention de l'ostéoporose : seulement en 2ᵉ intention, chez la femme à risque fracturaire intolérante ou contre-indiquée aux autres traitements4.
  • Syndrome génito-urinaire isolé (sécheresse, dyspareunie) → estrogène local, pas de THM systémique (section 11).
Pas une indication. On ne prescrit pas de THM en prévention cardiovasculaire ou cognitive primaire3 : le bénéfice CV observé chez les femmes jeunes est un effet collatéral de la fenêtre, pas une raison de traiter une femme asymptomatique.
03 — Prescrire

La « fenêtre d'opportunité »

C'est la clé de lecture de toute la littérature : le rapport bénéfice/risque dépend de l'âge et de l'ancienneté de la ménopause au moment où l'on commence.

< 60 ans
et < 10 ans depuis la ménopause : balance favorable3.
> 60 ans
ou > 10 ans : le risque (AVC, coronaire, sein) l'emporte, sauf cas particulier5.
ELITE
l'estradiol freine l'athérosclérose s'il débute < 6 ans après la ménopause, pas au-delà de 10 ans6.
Pourquoi la WHI a fait peur — et pourquoi on l'a relue. En 2002, l'essai WHI (femmes de 63 ans en moyenne, estrogènes équins + médroxyprogestérone per os) a montré des sur-risques et fait chuter les prescriptions mondiales7. Les analyses par âge ont ensuite montré que la balance est nettement plus favorable chez les femmes de 50–59 ans / récemment ménopausées5, et que le THM n'augmente pas la mortalité au long cours8. Le THM moderne (estradiol transdermique + progestérone) n'a d'ailleurs pas le même profil que celui de la WHI.
04 — Prescrire

Qui ne doit pas recevoir de THM systémique ?

Cocher les antécédents présents. Une seule case = THM systémique contre-indiqué (l'estrogène local vaginal, lui, reste souvent possible — section 11).

Précautions renforcées (CI relatives) : migraine avec aura, IMC > 30, diabète déséquilibré, lithiase biliaire, lupus, tabagisme actif après 50 ans, antécédent familial de cancer du sein → privilégier voie transdermique + progestérone micronisée, dose minimale, surveillance rapprochée.
05 — Prescrire

Bilan pré-thérapeutique

Pas de biologie systématique en l'absence de facteur de risque — surtout pas de dosage hormonal.

Clinique : antécédents personnels et familiaux (sein, MTEV, cardio, endomètre) ; TA, IMC ; examen mammaire ; examen pelvien si besoin ; évaluation de la gêne (les symptômes guident l'indication).
  • Mammographie à jour selon le dépistage organisé (50–74 ans, tous les 2 ans) ; frottis selon le dépistage.
  • Bilan lipidique + glycémie si facteurs de risque CV et non récents.
  • Ostéodensitométrie si risque fracturaire ou ménopause précoce.
  • Dosages hormonaux (FSH, estradiol) : non recommandés après 45 ans, ni pour le diagnostic ni pour le suivi1.
06 — Prescrire

Quel schéma, pour qui ?

Réglez le profil : l'outil propose le schéma préférentiel (voie, estrogène, progestatif, rythme). Le socle reste partout le même — estradiol transdermique ± progestérone.

07 — Prescrire

Estrogènes, progestatifs, doses

Le schéma préférentiel français et international : 17β-estradiol transdermique + progestérone micronisée (ou dydrogestérone)4. Deux choix de molécule comptent vraiment : la voie de l'estrogène et le type de progestatif.

Estrogène : la voie transdermique d'abord

17β-estradiol transdermique — gel (Œstrodose, Estreva, Estrogel), patch (Vivelledot, Femsept), spray (Lenzetto)gel 0,5–1,5 mg/j · patch 25–100 µg/24 h. Voie préférentielle.N'augmente pas le risque thrombo-embolique veineux (contrairement à l'oral)910 ; à faible dose (≤ 50 µg) neutre sur l'AVC11. Pas de premier passage hépatique.
17β-estradiol oral — comprimé, valérate d'estradiol1–2 mg/j. Si la voie cutanée n'est pas tolérée.Risque thrombo-embolique veineux ≈ ×2 et AVC accru (premier passage hépatique)1011.

Progestatif (si utérus en place) : protéger l'endomètre, sans surcoût mammaire

ProgestatifDoseRisque sein (E3N)Statut THM
Progestérone micronisée (Utrogestan)100–200 mg ≥ 12 j/moisRR 1,00 (0,83–1,22)Préférentiel
Dydrogestérone (Duphaston)10 mg ≥ 12 j/moisRR 1,16 (0,94–1,43)Préférentiel
DIU au lévonorgestrel52 mgdonnées limitéesAlternative hors AMM en France
Chlormadinone, cyprotérone, nomégestrol, médrogestone—accruÀ ne pas utiliser en THM
Tibolone—accruN'a plus sa place
Risque mammaire selon le progestatif associé à l'estrogène, cohorte française E3N12 : progestérone micronisée et dydrogestérone n'augmentent pas (ou peu) le risque, contrairement aux autres progestatifs de synthèse. Nuance 2024 : NICE NG23 (novembre 2024, tableau 1) juge les preuves insuffisantes pour affirmer que ce risque diffère avec la progestérone micronisée ou la dydrogestérone ; la méta-analyse du Lancet 2019 retrouve un sur-risque avec la dydrogestérone1431. Le choix français reste justifié (thrombose, méningiome), sans promettre un risque mammaire nul.

Rythme

  • Séquentiel (estradiol continu + progestatif 12–14 j/mois) : hémorragie de privation ; adapté à la périménopause et à la ménopause récente.
  • Combiné continu (les deux tous les jours) : pas de règles ; à privilégier après > 1 an de ménopause.
08 — Bénéfices & risques

Les chiffres, honnêtement

Le THM n'est ni miracle ni poison : un bénéfice symptomatique net, des risques réels mais modestes et dépendants de la voie et de la molécule.

Bénéfices démontrés

  • Bouffées vasomotrices : 75–90 % de réduction — aucun autre traitement n'en fait autant3.
  • Fractures : hanche −33 % (HR 0,67), fractures totales −24 % dans la WHI13.
  • Mortalité : non augmentée au long cours ; possible bénéfice de survie si initiation à 50–59 ans8.

Risques (utilisatrices actuelles, et selon la voie/molécule)

RisqueEstrogène seulEstro-progestatifModulateur
Cancer du sein14RR 1,33RR 1,9–2,3moindre avec progestérone micronisée / dydrogestérone12
MTEVaccru (oral)accru (oral)neutre par voie transdermique910
AVCHR 1,39 (oral)15HR 1,41 (oral)7neutre si transdermique ≤ 50 µg11
Coronaropathieneutre/protecteur si fenêtre15↑ si initiation tardive7favorable si début < 60 ans / < 10 ans5
Cancer de l'endomètre↑ si sans progestatifprévenu par le progestatif→ progestatif obligatoire si utérus
Le cancer du sein : excès absolu modeste — de l'ordre de +0,5/1000 par an (estrogène seul) à +2/1000 par an (estro-progestatif continu) pour 5 ans d'usage dès 50 ans14, comparable au sur-risque lié à l'alcool ou au surpoids. NICE 2024, en valeur absolue (femmes de 50 à 69 ans, mesuré sur 20 ans) : 59 cancers du sein pour 1 000 sans THM ; 79 (+20) après 5 ans d'estro-progestatif dès 50 ans, 92 (+33) après 10 ans ; 69 (+10) après 5 ans d'estrogène seul31.
La leçon pratique. La quasi-totalité du sur-risque (MTEV, AVC) tient à la voie orale et au progestatif : l'association estradiol transdermique + progestérone micronisée a le meilleur profil — et reste sous-utilisée.
09 — Bénéfices & risques

Méningiome & progestatifs : ce qui est rassurant, ce qui ne l'est pas

Sujet français majeur (alertes ANSM / EPI-PHARE). À bien distinguer : les progestatifs du THM ne sont pas ceux qui posent problème.

  • Rassurant : la progestérone micronisée, la dydrogestérone et le DIU au lévonorgestrel ne sont pas associés au risque de méningiome16 — ce sont précisément les progestatifs recommandés en THM.
  • À risque (dose-dépendant), à ne pas utiliser en THM : acétate de cyprotérone (Androcur) — risque majeur et dose-dépendant17 ; nomégestrol (Lutényl)18 ; chlormadinone (Lutéran) ; médrogestone. Le risque régresse à l'arrêt.
  • En pratique : ces molécules sortent du THM ; devant un méningiome connu, on récuse formellement les progestatifs « à risque » et on réévalue toute exposition prolongée.
  • Règles ANSM en vigueur : avant tout progestatif, relever les progestatifs antérieurs et leur durée ; IRM cérébrale à l'instauration si exposition cumulée > 1 an à un progestatif à risque et passage à un autre progestatif à risque ou de risque non établi (ANSM, 19/12/2023) ; IRM devant tout signe évocateur ; attestation annuelle d'information co-signée au-delà d'un an de cyprotérone, nomégestrol, chlormadinone, médroxyprogestérone ou médrogestone (mention « traitement inférieur à un an » sur l'ordonnance avant)32.
  • Molécule par molécule (niveau de risque, IRM, attestation) : voir le tableau filtrable Progestatifs et méningiome du guide contraception.
10 — Situations

Situations particulières

  • Antécédent de cancer du sein : THM systémique contre-indiqué. Pour les bouffées : non-hormonal (section 12) ; pour la sécheresse : hydratants, puis estrogène local en 2ᵉ intention après avis oncologique19.
  • Obésité, migraine, tabac, HTA contrôlée : voie transdermique impérative + progestérone micronisée, dose minimale ; équilibrer la TA avant d'initier.
  • Migraine avec aura : transdermique à dose minimale ; évaluer le risque d'AVC.
  • Ménopause chirurgicale (ovariectomie bilatérale avant 51 ans) : THM jusqu'à l'âge naturel, dose adaptée à la carence.
  • Endométriose : préférer le combiné continu (pas d'estrogène seul, même après hystérectomie) ; avis spécialisé.
11 — Situations

Syndrome génito-urinaire (sécheresse, dyspareunie)

Sécheresse vaginale, dyspareunie, troubles urinaires : 50–70 % des femmes ménopausées, très sous-traité. Souvent isolé — et il ne relève pas du THM systémique.

  • Symptômes légers : hydratants / lubrifiants (eau ou silicone).
  • Symptômes modérés à sévères : estrogènes locaux (estriol, promestriène ; ovule/crème) — 1×/j 2 semaines puis 2×/semaine. Alternative : prastérone (DHEA) intravaginale.
Les estrogènes locaux sont très sûrs. Passage systémique négligeable : pas de progestatif associé nécessaire, pas de limite de durée, et pas d'augmentation du risque de cancer du sein, de l'endomètre ni d'événements cardiovasculaires1920. Utilisables après cancer du sein en 2ᵉ intention, en concertation oncologique. Délai d'efficacité : 4–12 semaines.
12 — Situations

Bouffées : quel traitement ?

Le THM reste le plus efficace. Les traitements non hormonaux servent en cas de contre-indication, de refus ou d'intolérance ; aucun ne l'égale.

L'ordre proposé par l'American College of Physicians (Annals of Internal Medicine, 6 octobre 2026, à partir de revues systématiques)44 :
  • 1ʳᵉ intention : le THM. Estrogène + progestatif si l'utérus est en place ; estrogène seul après hystérectomie. Recommandation forte.
  • 2ᵉ ligne, si l'estrogène est contre-indiqué ou mal toléré : un IRSNa, venlafaxine ou desvenlafaxine.
  • 3ᵉ ligne : un ISRS (escitalopram, paroxétine), la gabapentine ou un antagoniste des récepteurs de la neurokinine (fézolinétant, élinzanétant).
  • Toujours : choisir avec la patiente (contre-indications, autres maladies, préférences, coût, disponibilité).
Ce qui change chez nous.
  • Même 1ʳᵉ intention que les recommandations françaises CNGOF-GEMVi 2021 : le THM pour des bouffées qui gênent4. Ces textes, plus anciens, ne classent pas les non-hormonaux en lignes : on suit ici l'ordre de l'ACP, plus récent.
  • Hors AMM : venlafaxine, escitalopram, paroxétine et gabapentine n'ont pas les bouffées de chaleur dans leur RCP. Le dire à la patiente et l'écrire dans le dossier ; pas de prise en charge dans cette indication.
  • Fézolinétant (Veoza) : seul non-hormonal avec AMM, mais non remboursé et sous surveillance du foie.
  • Desvenlafaxine et élinzanétant : pas de spécialité disponible en France à ce jour.
TraitementPlace (ACP 2026)DoseNiveau de preuveEn France
Venlafaxine (IRSNa)2ᵉ ligne37,5–75 mg/jmodéré2244hors AMM pour les bouffées (RCP : dépression et troubles anxieux) ; non remboursable dans cette indication. Compatible avec le tamoxifène.
Desvenlafaxine (IRSNa)2ᵉ ligne—modéré44Pas de spécialité en France (absente de la base publique des médicaments) : en pratique, la venlafaxine.
Escitalopram (ISRS)3ᵉ ligne10–20 mg/jmodéré4544hors AMM pour les bouffées. Moins d'interaction avec le tamoxifène que la paroxétine.
Paroxétine (ISRS)3ᵉ ligne7,5–20 mg/jmodéré2344hors AMM en France ; CI avec le tamoxifène (inhibe le CYP2D6).
Gabapentine3ᵉ ligne300–900 mg/jmodéré2444hors AMM ; utile sur les bouffées nocturnes et le sommeil (somnolence, vertiges).
Fézolinétant (Veoza)
antagoniste NK3
3ᵉ ligne45 mg/jélevé (SKYLIGHT 1/2/4)2144AMM pour cette indication. commercialisé en France depuis avril 2025, non remboursé (~64,51 €/mois) ; bilan hépatique avant, puis tous les mois pendant 3 mois, puis selon la clinique ; ne pas débuter si ALAT/ASAT ou bilirubine ≥ 2 N (information de sécurité ANSM du 05/05/2025)33. CI : insuffisance hépatique, inhibiteurs du CYP1A2. Prescrire le classe « à écarter ».
Élinzanétant (Lynkuet)
antagoniste NK1/NK3
3ᵉ ligne120 mg/jélevé (OASIS 1/2/3)3044première bithérapie NK1/NK3 ; approuvé au Royaume-Uni, au Canada, en Australie et en Suisse, puis par la FDA (octobre 2025) ; AMM européenne accordée le 19/11/2025 (bouffées de la ménopause et bouffées sous hormonothérapie adjuvante du cancer du sein)34. Pas encore disponible en France au 13/10/2026 (absent de la base publique des médicaments) : vérifier à la BDPM. Étudié aussi dans les SVM induits par hormonothérapie du cancer du sein.
Clonidinenon retenue0,1 mg ×2/jfaible24tolérance médiocre (hypotension).
Phytoestrogènes (isoflavones, actée)non retenus—faible25pas de bénéfice clair ; prudence après cancer du sein.
Bêta-alanine (Abufène)non retenue400 mg, 1–3 cp/jinsuffisant437en vente sans ordonnance, non remboursée ; prise par cures de 5 à 10 jours38. Son effet ne se distingue pas de celui d'un placebo : la HAS lui a retiré le remboursement en 2011 (SMR insuffisant, aucune place dans la stratégie)37, et le CNGOF-GEMVi juge les données trop faibles pour la recommander (2021)4. À ne pas proposer, mais à connaître : beaucoup de patientes l'ont déjà essayée avant de consulter.

La thérapie cognitivo-comportementale a un effet démontré sur les bouffées, le sommeil et l'humeur — seule ou en association.

13 — Situations

Arrêter la contraception à 40, 45, 50, 55 ans

« Je peux arrêter ma contraception ? » La réponse tient dans quelques repères d'âge et dans l'observation des règles, presque jamais dans une prise de sang.

  • La contraception reste utile jusqu'à la ménopause. Après 40 ans, la fertilité baisse sans disparaître, et une grossesse à cet âge comporte plus de risques39.
  • Pas de dosage hormonal pour décider d'arrêter chez une femme sous contraception hormonale3940. On arrête la méthode hormonale, on protège par préservatif et on regarde si les règles reviennent.
  • À 55 ans, on peut tout arrêter, même s'il reste des saignements : une grossesse spontanée devient exceptionnelle41.
  • Un saignement qui change d'allure après 40 ans s'explore, sous contraception ou non41 : ne pas l'attribuer d'office à la méthode.

Les repères d'âge

40 ans
Aucune méthode n'est interdite par l'âge seul, mais l'estroprogestatif et l'injection trimestrielle (Depo-Provera) quittent la première intention ; on privilégie le DIU (cuivre ou lévonorgestrel), l'implant et le microprogestatif39. Un DIU au cuivre d'au moins 300 mm² posé à 40 ans ou plus peut rester en place jusqu'à la ménopause41 (recommandation britannique, au-delà de l'AMM française).
45 ans
Sous désogestrel ou implant : informer sur le méningiome, réévaluer chaque année l'intérêt de poursuivre, et éviter un estroprogestatif en relais43 (détails : guide contraception). Un DIU au lévonorgestrel 52 mg posé à 45 ans ou plus peut rester jusqu'à 55 ans pour la contraception41 (au-delà de l'AMM française).
50 ans
Arrêt des estroprogestatifs (pilule, patch, anneau)3941, avec un relais : DIU (sans risque de méningiome connu16), progestatif hors Depo-Provera (désogestrel et implant : voir 45 ans) ou méthode non hormonale. Sous méthode non hormonale, 12 mois consécutifs sans règles suffisent pour arrêter3941.
55 ans
Fin de la contraception pour toutes41. Retirer le DIU : oublié des années, il peut devenir un foyer d'infection41. S'il protège l'endomètre d'un THM en cours, le remplacer ou passer à un progestatif oral tant que l'estrogène continue (section 07). Le préservatif garde son intérêt contre les IST en cas de nouveau partenaire41.

Méthode par méthode : jusqu'à quand ?

MéthodeDe 40 à 49 ansÀ partir de 50 ans
Sans hormone (DIU au cuivre, préservatif, diaphragme)Arrêt après 2 ans sans règles41Arrêt après 12 mois sans règles3941
Estroprogestatif (pilule, patch, anneau)Possible sans contre-indication, mais plus en première intention39Arrêt à 50 ans, puis relais ou fenêtre thérapeutique (ci-dessous)3941
Microprogestatif, implantPoursuivre ; après 45 ans, réévaluer chaque année l'intérêt du désogestrel et de l'implant (méningiome)43Fenêtre thérapeutique40, ou relais par un DIU. La FSRH admet de poursuivre jusqu'à 55 ans41, mais en France le maintien du désogestrel ou de l'implant après 45 ans se réévalue (méningiome)43
DIU au lévonorgestrel 52 mgPoursuivre ; posé à 45 ans ou plus, il peut rester jusqu'à 55 ans41Retrait puis surveillance des règles40, ou maintien jusqu'à 55 ans s'il a été posé à 45 ans ou plus ; sinon, changement à échéance41. S'il protège aussi l'endomètre sous THM : le changer tous les 5 ans41. Kyleena (19,5 mg) : 5 ans, sans prolongation41
Injection trimestrielle (Depo-Provera)Hors première intention39Proposer une autre méthode41
Méthodes sans hormone : c'est l'âge aux dernières règles qui compte (avant 50 ans, 2 ans d'aménorrhée ; à 50 ans ou plus, 12 mois)41. La règle des 2 ans vient de la FSRH ; les résumés du CNGOF ne traitent que l'après-50 ans. Durées d'AMM de chaque DIU et de l'implant : guide contraception. Les deux prolongations « jusqu'à la ménopause » et « jusqu'à 55 ans » viennent de la FSRH britannique ; elles dépassent l'AMM française et se discutent avec la patiente.

Faut-il un bilan biologique ? Presque jamais

SituationDoser la FSH ?Pourquoi
Pas de contraception hormonale, 45 ans ou plusNonLe diagnostic est clinique : 12 mois sans règles140 (mais, pour arrêter la contraception avant 50 ans, la FSRH demande 2 ans : voir plus haut). AMH, estradiol, inhibine, compte folliculaire ou échographie n'apportent rien non plus après 45 ans31.
Estroprogestatif (pilule, patch, anneau)Non, même en fin de semaine d'arrêtL'éthinylestradiol freine l'axe hypophysaire : FSH et estradiol restent bas et ne disent rien des ovaires314041.
THMNonLe THM abaisse et fait varier la FSH ; sous schéma séquentiel, les règles de privation continuent41.
Microprogestatif, implant, DIU au lévonorgestrelNon, en FranceCNGOF et GEMVi : ni dosage ni échographie pour dater la ménopause ou décider d'arrêter (grade C) ; on retire la méthode et on surveille les règles (avis d'experts)40. La FSRH britannique admet une FSH unique à partir de 50 ans, en aménorrhée, dosée sans arrêter le progestatif : au-dessus de 30 UI/L, arrêt un an plus tard ; en dessous, poursuivre et redoser l'année suivante. Une FSH élevée ne prouve pas la stérilité41.
Injection trimestrielle (Depo-Provera)Non selon NICE ; admis par la FSRHNICE écarte la FSH sous progestatif à forte dose31. La FSRH l'admet après 50 ans, en aménorrhée, juste avant l'injection suivante, en rappelant que l'injection freine en partie la FSH (une valeur normale n'exclut pas la ménopause) et qu'il faut de toute façon changer de méthode à 50 ans41.
Avant 40 ans, ou 40 à 45 ans avec symptômes et cycles modifiés, sans contraception hormonaleOui avant 40 ans ; à envisager de 40 à 45 ansRecherche d'une insuffisance ovarienne prématurée avant 40 ans (section 01)2 ; FSH à envisager entre 40 et 45 ans31.
Deux écoles. Les textes français (CNGOF 2018, CNGOF-GEMVi 2021) écartent tout dosage sous contraception hormonale et proposent la fenêtre sous préservatif3940. La FSRH britannique admet une FSH unique après 50 ans sous progestatif seul, en reconnaissant que les preuves sur le moment d'arrêter sont très minces41. Tous écartent la FSH sous estroprogestatif314041. L'âge de 55 ans, la règle des 2 ans avant 50 ans, la FSH sous THM et les prolongations de DIU viennent de la FSRH : les résumés français n'en parlent pas.

La fenêtre thérapeutique (pause sans hormone), pas à pas, à partir de 50 ans

1
Choisir le moment. À partir de 50 ans, chez une femme sous méthode hormonale qui veut savoir où elle en est. Avant cet âge, la ménopause est moins probable41.
2
Arrêter la méthode hormonale : fin de la pilule, retrait de l'implant ou du DIU au lévonorgestrel40, préservatif dès l'arrêt39. Le saignement de privation des jours qui suivent ne compte pas : les 12 mois partent des dernières règles spontanées.
4
12 mois de suite sans règles : ménopause, fin de la contraception3940.
Bouffées de chaleur pendant la pause. Elles peuvent apparaître à l'arrêt : la contraception hormonale peut masquer les symptômes de la ménopause, sans changer le moment où ils commencent ni leur durée41. Si elles gênent, un THM est possible (sections 06–07), mais il ne protège pas d'une grossesse et ses règles de privation empêchent de conclure : garder alors une contraception compatible (DIU au cuivre ou au lévonorgestrel, microprogestatif, implant ; jamais un estroprogestatif en même temps qu'un THM41) jusqu'à 55 ans évite de devoir trancher.

THM et contraception : ne pas confondre

  • Le THM n'est pas contraceptif. Chez 20 femmes de 42 à 52 ans, la moitié ovulaient encore sous un THM oral séquentiel pourtant fortement dosé (estrogènes conjugués 1,25 mg) ; chez les femmes réglées, l'ovulation n'était bloquée que dans 4 cas sur 10, et ni l'âge, ni la régularité des cycles, ni la FSH ne permettaient de prévoir qui ovulerait42. En périménopause, une femme sous THM qui a des rapports garde une contraception41.
  • DIU au lévonorgestrel 52 mg + estradiol transdermique : une seule solution pour la contraception et la protection de l'endomètre, à condition de changer le DIU tous les 5 ans41. Cette protection de l'endomètre est hors AMM en France (section 07).
  • Microprogestatif, implant ou injection : compatibles avec un THM séquentiel (pour l'injection, passer plutôt à une méthode moins dosée), mais aucun n'est reconnu comme protection de l'endomètre ; le progestatif du THM reste nécessaire41.
  • Jamais d'estroprogestatif en même temps qu'un THM41.
  • Avant 50 ans, sans contre-indication, une pilule estroprogestative peut remplacer le THM (jamais s'y ajouter) : elle soulage les symptômes tout en contraceptant41. En France, elle n'est plus de première intention après 40 ans39, et ne se prend pas en relais d'un désogestrel ou d'un implant après 45 ans43.
  • Déjà ménopausée : commencer un THM ne rend pas fertile, même avec des saignements de privation ; pas de contraception à ajouter41.

Cinq situations de consultation

SituationConduite
46 ans, DIU au cuivre posé à 41 ans, plus de règles depuis 14 moisLa ménopause est probable (section 01), mais avant 50 ans la FSRH conseille d'attendre 2 ans sans règles avant d'arrêter41. Le plus simple : laisser le DIU, qui peut rester jusqu'à la ménopause41. Pas de FSH.
50 ans, pilule estroprogestative depuis 20 ans, aucun symptômeArrêter l'estroprogestatif3941. Pas de FSH, même en fin de plaquette4041. Au choix : fenêtre sous préservatif, ou relais par un DIU jusqu'à la ménopause ou 55 ans (un désogestrel ou un implant à cet âge se discute : méningiome43).
51 ans, désogestrel, plus de règles : « suis-je ménopausée ? »Sous progestatif, l'absence de règles ne permet pas de conclure41. Fenêtre thérapeutique : arrêt, préservatif, 12 mois sans règles40. Option britannique : une FSH41.
48 ans, bouffées de chaleur, cycles irréguliers, souhaite un THMLe THM ne contracepte pas41. DIU au lévonorgestrel 52 mg + estradiol transdermique (protection de l'endomètre hors AMM en France), ou microprogestatif ou DIU au cuivre + THM séquentiel (le cuivre peut augmenter les saignements) ; jamais d'estroprogestatif avec le THM ; contraception jusqu'à 55 ans41.
55 ans, implant ou DIU en place, quelques saignementsArrêter la contraception et retirer le dispositif41. Si un DIU au lévonorgestrel protège l'endomètre d'un THM en cours : le remplacer, ou passer à un progestatif oral, tant que l'estrogène continue (section 07). Un saignement qui persiste ou change d'allure s'explore comme tout saignement anormal41.
« Après 40 ans, une grossesse reste possible tant que les règles ne se sont pas arrêtées pour de bon. Une prise de sang ne peut pas nous dire quand arrêter votre contraception : on arrête le traitement, on se protège par préservatif, et on regarde si les règles reviennent. Et à 55 ans, quoi qu'il arrive, on peut tout arrêter. »
Ce qu'il ne faut pas faire : doser la FSH sous pilule (même en fin de plaquette) ou sous THM · conclure à la ménopause sur une absence de règles sous progestatif · laisser un estroprogestatif après 50 ans · associer estroprogestatif et THM · compter sur le THM pour éviter une grossesse · mettre sur le compte de la contraception un saignement qui change d'allure · retirer à 55 ans un DIU au lévonorgestrel qui protège l'endomètre sans prévoir de relais · oublier un DIU après 55 ans.

Chapitre ajouté le 09/10/2026 avec l'aide d'une IA, d'après le texte intégral de la FSRH (2017, révisée en mai 2025), les recommandations NICE NG23, la recommandation ANSM du 20/03/2025 et les résumés des recommandations CNGOF 2018 et CNGOF-GEMVi 2021.

14 — Suivre

Suivi sous THM

  • À 3 mois : efficacité, tolérance, observance ; TA, poids ; adapter la dose si bouffées persistantes.
  • Au moins une fois par an : réévaluation bénéfice/risque, examen clinique, mammographie selon le dépistage.
  • Tout saignement anormal (combiné continu après 6 mois, ou hors règles attendues en séquentiel) → échographie pelvienne ± biopsie d'endomètre si épaisseur > 4 mm.
  • Durée : pas de durée maximale arbitraire — aussi longtemps que le bénéfice dépasse le risque, réévalué chaque année ; poursuite possible au-delà de 60–65 ans après évaluation individualisée3. À l'arrêt (progressif ou non), prévenir d'une possible récidive des bouffées.
Ce qu'il ne faut PAS faire : doser les hormones pour surveiller · prescrire un progestatif « à risque » de méningiome · traiter en prévention CV/cognitive · donner du THM systémique pour un syndrome génito-urinaire isolé · initier au-delà de la fenêtre sans avis spécialisé.
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Idées reçues sur le THM

Sept croyances tenaces, et ce que dit la preuve.

Le THS donne le cancer du sein, c'est trop dangereux.
le sur-risque est modeste et dépend du schéma : estrogène seul ≈ faible, moindre avec progestérone micronisée/dydrogestérone1214. L'excès absolu (~+1/1000/an) est comparable à celui de l'alcool ou du surpoids, à mettre en balance avec le bénéfice symptomatique.
Il faut la dose minimale, le moins longtemps possible, et arrêter à 5 ans.
cette règle est assouplie : pas de durée maximale imposée ; on poursuit tant que le bénéfice dépasse le risque, réévalué annuellement3.
Le THS fait grossir.
non démontré : la prise de poids de la cinquantaine est liée à l'âge et à la ménopause elle-même, pas au THM. Le THM tend même à limiter la redistribution abdominale des graisses.
Le THS protège le cœur, autant le prendre en prévention.
non : pas d'indication en prévention cardiovasculaire primaire3. Le bénéfice CV n'existe que dans la fenêtre et reste un effet collatéral, pas une raison de traiter une femme asymptomatique.
Il faut doser les hormones pour le diagnostic et le suivi.
faux après 45 ans : diagnostic clinique (aménorrhée 12 mois), aucun dosage de surveillance1.
Les estrogènes en crème vaginale sont dangereux comme le THS.
non : passage systémique négligeable, très sûrs, sans progestatif ni limite de durée, et possibles après cancer du sein (avis onco)1920.
La ménopause est une maladie à corriger par les hormones.
non : c'est un processus physiologique. On traite des symptômes qui altèrent la qualité de vie, pas un « déficit » à combler chez toutes — l'idée d'une carence à supplémenter à vie (héritée des années 1960) a été abandonnée.
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Fiche patiente

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Ménopause & traitement hormonal — l'essentiel
Document d'information — à conserver
Ce qu'il faut savoir
La ménopause n'est pas une maladie. Si les bouffées de chaleur, les sueurs ou les troubles du sommeil gênent votre vie, un traitement hormonal existe : c'est le plus efficace. Bien choisi (hormone par la peau — gel ou patch — plutôt qu'en comprimé), il a un bon profil de sécurité, surtout commencé dans les 10 ans qui suivent la ménopause et avant 60 ans.
Bénéfices et risques, en clair
  • Très efficace sur les bouffées et la qualité de vie ; protège aussi les os.
  • Le risque de cancer du sein augmente un peu (comparable à celui d'une consommation d'alcool quotidienne), et dépend du type d'hormones ; on en reparle chaque année.
  • L'hormone par la peau évite le sur-risque de phlébite et d'AVC du comprimé.
Sécheresse intime
Très fréquente et facile à traiter : un estrogène local (ovule/crème) est très sûr, sans limite de durée, et possible même après un cancer du sein (avec votre oncologue).
À signaler à votre médecin
tout saignement inhabituel, une grosseur dans un sein, une douleur ou un gonflement d'une jambe, un mal de tête brutal. Faites votre mammographie de dépistage à jour.
À noter
Mon traitement : ……………………………………
Prochaine consultation : ……………………
17 — Sources

Histoire & évolution

Pour le lecteur curieux : comment le THM est passé de panacée à poison puis à traitement raisonné, et pourquoi la ménopause existe.

De « Feminine Forever » au choc WHI, et retour

  • 1966 — le gynécologue Robert Wilson publie Feminine Forever et présente la ménopause comme une « maladie de carence » à corriger à vie par les estrogènes26. Le livre, best-seller, était secrètement financé par le fabricant du Premarin. L'idée d'une supplémentation universelle s'installe.
  • 2002 — l'essai WHI est interrompu : sur-risques de cancer du sein, d'AVC et de thrombose7. Les prescriptions s'effondrent dans le monde entier ; une génération de femmes renonce au traitement.
  • Années 2010 — la relecture par âge réhabilite le THM : la WHI avait recruté des femmes âgées (63 ans en moyenne) sous estrogènes oraux ; chez les femmes jeunes et récemment ménopausées, la balance est favorable5, sans excès de mortalité8. Naît la notion de fenêtre d'opportunité.
Le balancier est ainsi passé du « pour toutes, à vie » au « pour personne », avant de se stabiliser sur un message raisonné : traiter les femmes symptomatiques, au bon moment, par la bonne voie.

Pourquoi la ménopause existe-t-elle ?

Cesser de se reproduire des décennies avant de mourir est rarissime dans le règne animal — on ne le connaît bien que chez l'humain et quelques cétacés (orques, globicéphales). Pourquoi la sélection a-t-elle favorisé un tel arrêt ? Deux hypothèses, non exclusives.

  • L'hypothèse de la grand-mère. Une femme âgée transmettrait mieux ses gènes en cessant d'enfanter pour aider ses petits-enfants à survivre qu'en continuant une reproduction risquée. La longévité post-reproductive humaine s'expliquerait par cet investissement27.
  • L'hypothèse du conflit reproductif. Quand mère et fille se reproduisent en même temps, elles entrent en compétition ; il devient avantageux pour l'aînée de céder la place28. Chez les orques, où ce conflit a été modélisé, les vieilles femelles cessent de se reproduire et guident le groupe29.
À garder en tête. Ces hypothèses restent débattues ; elles éclairent pourquoi la ménopause est un trait sélectionné et non une simple « panne » — un argument de plus pour ne pas la médicaliser par principe, mais bien pour soulager les symptômes quand ils pèsent.
18 — Sources

Bibliographie

Cadres de référence de la page : CNGOF/GEMVi 2021 · The Menopause Society 2022 · NICE NG23 (2024) · ESHRE (IOP) · WHI · ELITE · E3N · ESTHER · QResearch · EPI-PHARE (méningiome) · HAS/ANSM 2025 · CNGOF 2018 et FSRH 2017 (contraception après 40 ans) · ACP 2026 (bouffées, ordre des traitements) · Synthèse pour professionnels · aide à la décision partagée — ne remplace ni le RCP ni le jugement clinique individualisé.

Cadres de référence. Recommandations françaises CNGOF/GEMVi 2021 et internationales The Menopause Society 2022 (ex-NAMS), NICE NG23 (mise à jour 2024), ACP 2026 (ordre des traitements des bouffées) et ESHRE (insuffisance ovarienne) ; essais randomisés (WHI, ELITE, SKYLIGHT, OASIS) et grandes cohortes (E3N, ESTHER, QResearch, EPI-PHARE). Les fréquences naturelles (cas pour 1 000 femmes) de la balance bénéfices/risques proviennent de l'aide à la décision NICE NG23 2024 (initiation vers 50 ans). Le THM moderne (estradiol transdermique + progestérone) diffère de celui testé dans la WHI — d'où l'importance de la voie et de la molécule.

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  • Tout exporter d'un coup — un fichier .ris hors-ligne, prêt à importer :
  • Une seule référence — chaque entrée porte son DOI ou son PMID : copiez-le dans Zotero (« Ajouter un document par identifiant »).
  1. Harlow SD, Gass M, Hall JE, et al. Executive summary of the Stages of Reproductive Aging Workshop +10 (STRAW+10). Menopause. 2012;19(4):387-395. PMID:22343510 · doi:10.1097/gme.0b013e31824d8f40Diagnostic clinique ; FSH non nécessaire après 45 ans.
  2. Webber L, Davies M, Anderson R, et al; ESHRE Guideline Group on POI. ESHRE Guideline: management of women with premature ovarian insufficiency. Hum Reprod. 2016;31(5):926-937. PMID:27008889 · doi:10.1093/humrep/dew027IOP : substituer jusqu'à l'âge naturel de ménopause (~51 ans).
  3. The North American Menopause Society. The 2022 hormone therapy position statement of The North American Menopause Society. Menopause. 2022;29(7):767-794. PMID:35797481 · doi:10.1097/GME.0000000000002028Bénéfices > risques si < 60 ans / < 10 ans ; pas de durée maximale imposée.
  4. Trémollières F, Chabbert-Buffet N, Plu-Bureau G, et al; CNGOF/GEMVi. Les femmes ménopausées — recommandations pour la pratique clinique. Gynécol Obstét Fertil Sénol. 2021;49(5):305-499. CNGOF/GEMVi 2021Référence française : schéma estradiol transdermique + progestérone micronisée/dydrogestérone.
  5. Manson JE, Chlebowski RT, Stefanick ML, et al. Menopausal hormone therapy and health outcomes during the intervention and extended poststopping phases of the WHI randomized trials. JAMA. 2013;310(13):1353-1368. PMID:24084921 · doi:10.1001/jama.2013.278040Balance bénéfice/risque plus favorable à 50–59 ans / < 10 ans (fenêtre).
  6. Hodis HN, Mack WJ, Henderson VW, et al; ELITE Research Group. Vascular effects of early versus late postmenopausal treatment with estradiol. N Engl J Med. 2016;374(13):1221-1231. PMID:27028912 · doi:10.1056/NEJMoa1505241L'estradiol freine l'athérosclérose si débuté < 6 ans après la ménopause, pas au-delà de 10 ans.
  7. Rossouw JE, Anderson GL, Prentice RL, et al; Writing Group for the WHI Investigators. Risks and benefits of estrogen plus progestin in healthy postmenopausal women (WHI). JAMA. 2002;288(3):321-333. PMID:12117397 · doi:10.1001/jama.288.3.321Estro-progestatif oral : sein HR 1,26, AVC 1,41, EP 2,13 ; cohorte âgée.
  8. Manson JE, Aragaki AK, Rossouw JE, et al; WHI Investigators. Menopausal hormone therapy and long-term all-cause and cause-specific mortality (WHI). JAMA. 2017;318(10):927-938. PMID:28898378 · doi:10.1001/jama.2017.11217Pas d'excès de mortalité à 18 ans ; signal favorable à 50–59 ans.
  9. Canonico M, Oger E, Plu-Bureau G, et al; ESTHER Study Group. Hormone therapy and venous thromboembolism among postmenopausal women: impact of the route of estrogen administration and progestogens (ESTHER). Circulation. 2007;115(7):840-845. PMID:17309934 · doi:10.1161/CIRCULATIONAHA.106.642280Estradiol transdermique : pas de sur-risque de MTEV (contrairement à l'oral).
  10. Vinogradova Y, Coupland C, Hippisley-Cox J. Use of hormone replacement therapy and risk of venous thromboembolism: nested case-control studies (QResearch, CPRD). BMJ. 2019;364:k4810. PMID:30626577 · doi:10.1136/bmj.k4810THM oral combiné OR ~1,7 ; transdermique OR ~0,93 (pas de sur-risque).
  11. Renoux C, Dell'Aniello S, Garbe E, Suissa S. Transdermal and oral hormone replacement therapy and the risk of stroke: a nested case-control study. BMJ. 2010;340:c2519. PMID:20525678 · doi:10.1136/bmj.c2519AVC : oral RR 1,28 ; transdermique ≤ 50 µg neutre ; > 50 µg accru.
  12. Fournier A, Berrino F, Clavel-Chapelon F. Unequal risks for breast cancer associated with different hormone replacement therapies: results from the E3N cohort study. Breast Cancer Res Treat. 2008;107(1):103-111. PMID:17333341 · doi:10.1007/s10549-007-9523-xSein : progestérone micronisée RR 1,00, dydrogestérone 1,16, autres progestatifs 1,69.
  13. Cauley JA, Robbins J, Chen Z, et al; WHI Investigators. Effects of estrogen plus progestin on risk of fracture and bone mineral density (WHI). JAMA. 2003;290(13):1729-1738. PMID:14519707 · doi:10.1001/jama.290.13.1729Fracture de hanche HR 0,67 ; fractures totales HR 0,76.
  14. Collaborative Group on Hormonal Factors in Breast Cancer. Type and timing of menopausal hormone therapy and breast cancer risk: individual participant meta-analysis. Lancet. 2019;394(10204):1159-1168. PMID:31474332 · doi:10.1016/S0140-6736(19)31709-XRR sein : estrogène seul 1,33 ; estro-progestatif 1,9–2,3 ; excès absolu dose/durée-dépendant.
  15. Anderson GL, Limacher M, Assaf AR, et al; WHI Steering Committee. Effects of conjugated equine estrogen in postmenopausal women with hysterectomy (WHI). JAMA. 2004;291(14):1701-1712. PMID:15082697 · doi:10.1001/jama.291.14.1701Estrogènes seuls : pas d'excès de sein (HR 0,77) ; AVC 1,39.
  16. Roland N, Neumann A, Hoisnard L, et al. Use of progestogens and the risk of intracranial meningioma: national case-control study. BMJ. 2024;384:e078078. PMID:38537944 · doi:10.1136/bmj-2023-078078Rassurant : progestérone micronisée, dydrogestérone, DIU lévonorgestrel non associés au méningiome.
  17. Weill A, Nguyen P, Labidi M, et al. Use of high dose cyproterone acetate and risk of intracranial meningioma in women: cohort study. BMJ. 2021;372:n37. PMID:33536184 · doi:10.1136/bmj.n37Cyprotérone : risque de méningiome dose-dépendant, régressif à l'arrêt.
  18. Nguyen P, Roland N, Neumann A, et al. Prolonged use of nomegestrol acetate and risk of intracranial meningioma: a population-based cohort study. Lancet Reg Health Eur. 2024;42:100928. PMID:38800110 · doi:10.1016/j.lanepe.2024.100928Nomégestrol : risque dose-dépendant (RRa jusqu'à 12).
  19. Crandall CJ, Hovey KM, Andrews CA, et al. Breast cancer, endometrial cancer, and cardiovascular events in participants who used vaginal estrogen in the WHI Observational Study. Menopause. 2018;25(1):11-20. PMID:28816933 · doi:10.1097/GME.0000000000000956Estrogènes vaginaux : pas d'excès de cancer du sein/endomètre ni d'événements CV.
  20. The North American Menopause Society. The 2020 genitourinary syndrome of menopause position statement of NAMS. Menopause. 2020;27(9):976-992. PMID:32852449 · doi:10.1097/GME.0000000000001609Estrogènes locaux : pas de progestatif nécessaire, pas de limite de durée.
  21. Lederman S, Ottery FD, Cano A, et al. Fezolinetant for treatment of moderate-to-severe vasomotor symptoms associated with menopause (SKYLIGHT 1): a phase 3 randomised controlled study. Lancet. 2023;401(10382):1091-1102. PMID:36924778 · doi:10.1016/S0140-6736(23)00085-5Fézolinétant (antagoniste NK3) : réduit fréquence et sévérité des bouffées.
  22. Joffe H, Guthrie KA, LaCroix AZ, et al. Low-dose estradiol and the serotonin-norepinephrine reuptake inhibitor venlafaxine for vasomotor symptoms: a randomized clinical trial. JAMA Intern Med. 2014;174(7):1058-1066. PMID:24861828 · doi:10.1001/jamainternmed.2014.1891Venlafaxine 75 mg : −47,6 % de bouffées (vs −52,9 % estradiol, −28,6 % placebo).
  23. Simon JA, Portman DJ, Kaunitz AM, et al. Low-dose paroxetine 7.5 mg for menopausal vasomotor symptoms: two randomized controlled trials. Menopause. 2013;20(10):1027-1035. PMID:24045678 · doi:10.1097/GME.0b013e3182a66aa7Paroxétine 7,5 mg ; CI avec le tamoxifène (CYP2D6).
  24. Nelson HD, Vesco KK, Haney E, et al. Nonhormonal therapies for menopausal hot flashes: systematic review and meta-analysis. JAMA. 2006;295(17):2057-2071. PMID:16670414 · doi:10.1001/jama.295.17.2057Gabapentine et clonidine : effet modeste, inférieur aux estrogènes.
  25. Lethaby A, Marjoribanks J, Kronenberg F, et al. Phytoestrogens for menopausal vasomotor symptoms. Cochrane Database Syst Rev. 2013;(12):CD001395. PMID:24323914 · doi:10.1002/14651858.CD001395.pub4Phytoestrogènes : pas de preuve concluante d'efficacité.
  26. Wilson RA. Feminine Forever. New York: M. Evans & Co. 1966. ouvrageOrigine de la « ménopause = maladie de carence » ; financé par le fabricant du Premarin.
  27. Hawkes K, O'Connell JF, Blurton Jones NG, Alvarez H, Charnov EL. Grandmothering, menopause, and the evolution of human life histories. Proc Natl Acad Sci U S A. 1998;95(3):1336-1339. PMID:9448332 · doi:10.1073/pnas.95.3.1336Hypothèse de la grand-mère.
  28. Cant MA, Johnstone RA. Reproductive conflict and the separation of reproductive generations in humans. Proc Natl Acad Sci U S A. 2008;105(14):5332-5336. PMID:18378891 · doi:10.1073/pnas.0711911105Hypothèse du conflit reproductif.
  29. Croft DP, Johnstone RA, Ellis S, et al. Reproductive conflict and the evolution of menopause in killer whales. Curr Biol. 2017;27(2):298-304. PMID:28089514 · doi:10.1016/j.cub.2016.12.015Conflit reproductif testé chez l'orque.
  30. Pinkerton JV, Simon JA, Joffe H, et al. Elinzanetant for the treatment of vasomotor symptoms associated with menopause: OASIS 1 and 2 randomized clinical trials. JAMA. 2024;332(16):1343-1354. PMID:39172446 · doi:10.1001/jama.2024.14618Élinzanétant (antagoniste NK1/NK3) : réduction marquée des bouffées ; base de l'AMM (hors UE en 2025).
  31. National Institute for Health and Care Excellence. Menopause: identification and management. NICE Guideline NG23 (mise à jour novembre 2024) — recommandations 1.3, Appendix A & discussion aid. Manchester: NICE; 2024. NG23 · 2024Fréquences naturelles (cas pour 1 000 femmes) utilisées dans la balance bénéfices/risques de l'outil : sein (mesuré de 50 à 69 ans), endomètre, ovaire, coronaropathie, AVC, fractures (sur 5 ans). Le tableau 1 juge insuffisantes les preuves d'un risque mammaire différent avec progestérone micronisée ou dydrogestérone. Recommandations 1.3.4 à 1.3.6 : ni AMH, ni estradiol, ni inhibine, ni échographie après 45 ans ; pas de FSH sous contraception estroprogestative ni sous progestatif à forte dose ; FSH seulement entre 40 et 45 ans (symptômes et cycles modifiés) ou avant 40 ans.
  32. ANSM. Progestatifs et risque de méningiome : recommandations pour limiter ce risque (19/12/2023, m.à.j. 12/06/2025) ; nouvelles conditions de prescription et de délivrance de Depo Provera et Colprone (1er juillet 2024) ; dossier Lutényl/Lutéran (attestation annuelle). ansm.sante.fr/actualites/progestatifs-et-risque-de-meningiome-recommandations-pour-limiter-ce-risqueIRM à l'instauration après > 1 an d'exposition à un progestatif à risque ; attestation annuelle au-delà d'un an ; progestérone, dydrogestérone et DIU au lévonorgestrel sans risque établi.
  33. ANSM. Veoza (fézolinétant) : risque de lésion hépatique et nouvelles recommandations concernant la surveillance de la fonction hépatique avant et pendant le traitement. Information de sécurité, 05/05/2025. ansm.sante.fr/informations-de-securite/veoza-fezolinetant-risque-de-lesion-hepatique…Bilan hépatique avant, puis mensuel les 3 premiers mois ; arrêt si transaminases > 5 N, ou ≥ 3 N avec bilirubine > 2 N ou symptômes.
  34. Agence européenne des médicaments. Lynkuet (élinzanétant) — EPAR ; avis favorable du CHMP (septembre 2025), autorisation de la Commission européenne du 19/11/2025. ema.europa.eu/en/medicines/human/EPAR/lynkuetAntagoniste NK1/NK3 ; bouffées de la ménopause ou induites par l'hormonothérapie adjuvante du cancer du sein.
  35. British Menopause Society / Women's Health Concern. Understanding the risks of breast cancer — infographie (novembre 2025, données NICE 2015, en cours de révision après NICE 2024). thebms.org.ukPour 1 000 femmes de 50 à 59 ans sur 5 ans : 23 cancers du sein ; +4 sous THM combiné, −4 sous estrogène seul, +5 avec ≥ 2 unités d'alcool/j, +3 tabac, +24 IMC ≥ 30, −7 avec ≥ 2 h 30 d'activité par semaine.
  36. Vinogradova Y, Coupland C, Hippisley-Cox J. (voir réf. 10) — chiffres repris dans l'outil : THM oral combiné OR 1,58 (IC 95 % 1,52-1,64) ; transdermique OR 0,93. PMID:30626577Sert de base au « × 1,6 » affiché pour la voie orale : NICE 2024 ne donne pas de chiffre absolu de thrombose.
  37. Haute Autorité de santé, Commission de la transparence. Abufène (bêta-alanine) — avis du 06/04/2011 : le remboursement ne doit pas être maintenu. has-sante.fr/jcms/c_1050826/fr/abufene-beta-alanineSMR insuffisant : efficacité qui ne se distingue pas de celle d'un placebo ; aucune place dans la prise en charge des bouffées.
  38. Base de données publique des médicaments. Abufène 400 mg, comprimé — fiche consultée le 06/10/2026. base-donnees-publique.medicaments.gouv.fr/medicament/64728712/extraitCommercialisé ; non soumis à prescription médicale ; non remboursable, prix libre ; 1 à 2 comprimés par jour, jusqu'à 3, par périodes de 5 à 10 jours.
  39. Lambert M, Begon E, Hocké C. La contraception après 40 ans. RPC Contraception CNGOF. Gynécol Obstét Fertil Sénol. 2018;46(12):865-872. PMID:30424983 · doi:10.1016/j.gofs.2018.10.008Fertilité non nulle après 40 ans ; aucune méthode contre-indiquée par l'âge seul ; estroprogestatifs et DMPA hors première intention ; arrêt des estroprogestatifs à 50 ans ; méthode non hormonale arrêtée après 12 mois d'aménorrhée au-delà de 50 ans ; pas de dosage hormonal sous contraception hormonale ; fenêtre thérapeutique sous méthode barrière, reprise d'une méthode non hormonale ou progestative (hors DMPA) si l'activité ovarienne persiste.
  40. Rousset-Jablonski C. Comment diagnostiquer la ménopause ? RPC Les femmes ménopausées du CNGOF et du GEMVi. Gynécol Obstét Fertil Sénol. 2021;49(5):318-328. PMID:33867317 · doi:10.1016/j.gofs.2021.03.011Diagnostic clinique (12 mois d'aménorrhée après 45 ans), sans dosage ni imagerie ; sous estroprogestatif, microprogestatif, implant ou DIU au lévonorgestrel, ni dosage hormonal ni échographie pour diagnostiquer la ménopause ou décider d'arrêter (grade C) ; arrêt de la méthode et surveillance clinique de l'aménorrhée (avis d'experts).
  41. Faculty of Sexual & Reproductive Healthcare (FSRH). Contraception for Women Aged Over 40 Years. FSRH Guideline, août 2017, révisée en mai 2025. cosrh.org · FSRH 2017 (2025)Tableau 8 : arrêt selon la méthode et l'âge ; arrêt pour toutes à 55 ans ; FSH seulement après 50 ans, sous progestatif seul et en aménorrhée (> 30 UI/L : arrêt un an plus tard) ; FSH ininterprétable sous estroprogestatif, même pendant l'intervalle libre, et sous THM ; DIU au cuivre d'au moins 300 mm² posé à 40 ans ou plus gardé jusqu'à la ménopause (1 an après les dernières règles si elles surviennent à 50 ans ou plus, 2 ans avant 50 ans), DIU au lévonorgestrel 52 mg posé à 45 ans ou plus gardé jusqu'à 55 ans ; le THM n'est pas contraceptif et ne s'associe jamais à un estroprogestatif (section 7, tableau 9).
  42. Gebbie AE, Glasier A, Sweeting V. Incidence of ovulation in perimenopausal women before and during hormone replacement therapy. Contraception. 1995;52(4):221-222. PMID:8605779 · doi:10.1016/0010-7824(95)00184-c20 femmes de 42 à 52 ans sous THM oral séquentiel fortement dosé (estrogènes conjugués 1,25 mg + norgestrel 150 µg, Prempak-C) : 10 ovulaient sous THM, dont 6 des 10 femmes réglées ; ni l'âge, ni la régularité des cycles, ni la FSH ne prédisaient l'ovulation.
  43. ANSM. Contraception et risque de méningiome : nouvelles recommandations, 20/03/2025. ansm.sante.fr/actualites/contraception-et-risque-de-meningiome-nouvelles-recommandationsDésogestrel (et, par précaution, désogestrel + éthinylestradiol et implant Nexplanon) : risque très faible, surtout après 45 ans ou plus de 5 ans d'utilisation ; après 45 ans, réévaluer la pertinence du maintien et éviter un estroprogestatif en relais ; contraception réévaluée tous les ans jusqu'à la ménopause.
  44. Qaseem A, Mackey K, Yost J, Shekelle PG, Shamliyan TA, Cross JT. Pharmacologic Treatments for Females With Menopausal Vasomotor Symptoms: A Clinical Guideline From the American College of Physicians. Ann Intern Med. Publié en ligne le 06/10/2026. PMID:42832802 · doi:10.7326/ANNALS-26-01205THM en 1re intention (forte) ; si estrogène contre-indiqué ou mal toléré : IRSNa en 2e ligne, puis ISRS, gabapentine ou antagoniste de la neurokinine. Lu le 13/10/2026 : communiqué de l'ACP et notice PubMed (texte intégral non consulté).
  45. Freeman EW, Guthrie KA, Caan B, et al. Efficacy of escitalopram for hot flashes in healthy menopausal women: a randomized controlled trial. JAMA. 2011;305(3):267-274. PMID:21245182 · doi:10.1001/jama.2010.2016Escitalopram 10-20 mg/j : environ 1,4 bouffée de moins par jour que le placebo à 8 semaines.

Synthèse destinée à des professionnels de santé ; elle ne remplace ni les recommandations dans leur version intégrale, ni le RCP, ni le jugement clinique individualisé. Les divergences entre recommandations et l'évolution des données (notamment françaises ANSM/HAS) imposent une réévaluation régulière. Posologies à vérifier au RCP avant prescription.

THM = traitement hormonal de la ménopause · SGUM = syndrome génito-urinaire · MTEV = maladie thrombo-embolique veineuse · IOP = insuffisance ovarienne prématurée