Urgences dentaires Je trie, je soulage, j'oriente

Aide à la décision · médecine générale

Urgences dentaires : je trie, je soulage, j'oriente

Douleur, joue gonflée, dent cassée ou expulsée, saignement après une extraction : le patient vient souvent d'abord chez le médecin. Ce guide aide à repérer l'urgence vitale, à soulager sans aggraver, à ne donner un antibiotique que lorsqu'il sert, et à dire au dentiste ce qu'on attend de lui et dans quel délai. Antibiotiques mis à jour d'après la recommandation HAS de juillet 2026.

Pour les médecins généralistes et les internesAlgorithme · calculateur de doses · courrier à copierSources vérifiées le 29/09/2026

01 — L'essentiel

L'essentiel en six points

  1. Chercher d'abord la cellulite grave : gêne respiratoire, dysphagie, plancher de la bouche gonflé, extension au cou, trismus serré, sepsis. Un seul signe : urgences, et le 15 s'il menace les voies aériennes.
  2. La plupart des douleurs dentaires sont inflammatoires (pulpite) : antalgique et geste rapide du dentiste. Pas d'antibiotique, qui ne soulage pas.
  3. Pas d'AINS ni de corticoïde sur une infection dentaire non drainée : ils favorisent l'extension et masquent l'aggravation.
  4. Antibiotique seulement s'il y a extension (pus, gonflement, trismus, ganglion, fièvre), un terrain à risque, ou si le geste ne peut pas être fait vite. Alors : amoxicilline 1 g, 3 fois par jour, 3 jours, réévaluée à 3 jours.
  5. Dent définitive expulsée : la réimplanter tout de suite, ou la garder dans du lait et voir un dentiste dans l'heure. Une dent de lait ne se réimplante jamais.
  6. Anticoagulant, antiagrégant, dénosumab, bisphosphonate : on n'arrête pas de soi-même ; on prévient le dentiste.
02 — L'outil

Qu'est-ce qu'il a ?

Cinq questions au plus : diagnostic probable, palier de gravité, conduite au cabinet et délai du dentiste.

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1Y a-t-il un signe de gravité ?

Cocher tout ce qui est présent, ou « Aucun ».

03 — Gravité

Les signes qui font appeler

La cellulite cervico-faciale diffusée menace les voies aériennes et peut gagner le médiastin : on ne la traite pas en ville.

SigneCe qu'il fait craindreConduite
Gêne respiratoire, voix étouffée, stridor, gêne majorée allongéObstruction des voies aériennes15, patient assis
Plancher de la bouche gonflé, langue surélevée, bave, dysphagieAtteinte des espaces profonds (plancher, pharynx)15 ou urgences sans délai
Extension vers le cou ou le thorax, peau violacée, crépitationCellulite diffusée, fasciite nécrosante, médiastinite15
Œdème palpébral, exophtalmie, trouble visuelAtteinte orbitaire, thrombophlébite15 ou urgences
Fièvre élevée, frissons, altération de l'état généralDiffusion générale, sepsisUrgences ; 15 si signes de choc
Trismus serré (moins de deux travers de doigt)Collection profondeUrgences ou chirurgie maxillo-faciale le jour même
Saignement non arrêté par deux compressions, malaiseHémorragie15 ou urgences
Traumatisme facial avec perte de connaissance, malocclusion, plaie profondeTraumatisme crânien, fracture de la mâchoire15 ou urgences

Arrêter tout AINS et tout corticoïde. Ne pas perdre de temps à rédiger une ordonnance d'antibiotique : l'hôpital drainera et traitera par voie intraveineuse. Terrain fragile (immunodépression, diabète déséquilibré) : seuil encore plus bas.

Sources : HAS 2026, § 5.3 (prise en charge hospitalière) [1] ; lettre MedQual n° 198 [15].

04 — Examen

Examiner la bouche au cabinet

Une lampe, un abaisse-langue, un glaçon : cinq gestes suffisent à orienter.

Regarder
  • Carie visible, dent cassée, dent noircie.
  • Gencive : tuméfaction, fistule, pus, ulcérations.
  • Joue, plancher, cou : gonflement, rougeur.
Tapoter la dent

Le manche de l'abaisse-langue sur le bord de la dent : une vive douleur oriente vers une parodontite apicale (infection au bout de la racine).

Tester au froid
  • Douleur brève qui cède : pulpite réversible.
  • Douleur qui persiste : pulpite irréversible.
  • Aucune réaction : dent nécrosée.
Mesurer l'ouverture

Normale : trois travers de doigt du patient. Moins de deux : trismus serré.

Palper

Vestibule en regard de la dent (fluctuation), plancher de la bouche, ganglions sous-mandibulaires ; prendre la température.

Nommer la dent

Numérotation internationale : 1er chiffre = quadrant (1 haut droit, 2 haut gauche, 3 bas gauche, 4 bas droit ; 5 à 8 pour les dents de lait), 2e chiffre = rang depuis le milieu (1 incisive centrale … 8 dent de sagesse). Exemple : 36 = première molaire du bas à gauche.

Douleur « dentaire » sans dent en cause : sinusite maxillaire, articulation de la mâchoire, névralgie du trijumeau, zona, otite, parotidite. Douleur de mâchoire à l'effort, sueurs, facteurs de risque : syndrome coronarien, ECG sans attendre.

Sources : fiche outil HAS 2026 pour les médecins (description des tableaux cliniques) [1].

05 — Antalgie

Antalgie : paliers et doses

L'antalgique fait patienter ; c'est le geste du dentiste qui supprime la douleur.

PalierAdulteEnfantRemarques
1 — première intention
Paracétamol
1 g, 3 à 4 fois par jour (4 g/j au plus ; 3 g/j si moins de 50 kg, alcool, insuffisance hépatique)15 mg/kg toutes les 6 h (60 mg/kg/j)Toute douleur dentaire, grossesse comprise.
1 — si inflammation sans infection
Ibuprofène
200 à 400 mg, 3 fois par jour, au repas (1 200 mg/j sans ordonnance), 3 à 5 jours au plusPosologie au poids du RCP, cure courtePulpite, traumatisme. Jamais sur une infection, ni pendant la grossesse (voir ci-dessous).
2 — si insuffisant
Paracétamol + codéine, tramadol, poudre d'opium
Selon l'AMM, durée la plus courteCodéine contre-indiquée avant 12 ansAlvéolite, pulpite très douloureuse. Somnolence, constipation.

Pulpite : l'eau froide sur la dent peut soulager quelques minutes ; le chaud aggrave. Alvéolite : pas de bains de bouche vigoureux, pas de tabac ; le pansement posé par le dentiste soulage en quelques heures.

Sources : ANSM, AINS et complications infectieuses graves (2019, mise à jour 2023) [8] ; HAS, codéine chez l'enfant [9] ; CRAT, paracétamol [7].

06 — Prudence

AINS et corticoïdes : prudence

Sur une infection dentaire, ils favorisent la diffusion et masquent l'aggravation.

Pas d'AINS ni de corticoïde sur un abcès, une cellulite, une péricoronarite infectée ou toute infection non drainée. En cas de doute sur une infection, pas d'AINS.

AINS possible

Douleur inflammatoire sans infection (pulpite, traumatisme), patient sans contre-indication : dose minimale, 3 à 5 jours au plus.

AINS contre-indiqués ou à éviter
  • Infection bucco-dentaire, même débutante.
  • Grossesse : à éviter avant 24 SA, contre-indiqués dès 24 SA, même en une prise.
  • Anticoagulant, antiagrégant (sous AVK : contre-indiqués).
  • Insuffisance rénale, ulcère, insuffisance cardiaque.
Et l'antibiotique ?

Prescrire un AINS n'impose pas d'antibiotique : la HAS 2026 ne trouve aucun bénéfice à les associer systématiquement.

Sources : ANSM 2019-2023 [8] ; CRAT, AINS (mise à jour du 20/05/2026) [7] ; HAS 2026, § 7 [1] ; SFCO 2015 (AVK) [4].

07 — Appoint

Bains de bouche : un appoint

Chlorhexidine 0,12 à 0,20 %

1 minute, en cure courte (7 à 10 jours au plus) : péricoronarite, maladie parodontale nécrosante, après un geste. Colore les dents et altère le goût si on la prolonge.

Avant un geste

Recommandée avant tout geste bucco-dentaire, et pendant 1 minute chez le patient à risque d'endocardite.

Ce qu'ils ne font pas

Ils ne traitent pas l'infection et ne remplacent ni le brossage ni le soin. Pas d'antibiotique local en pratique dentaire.

Sources : HAS 2026, § 3.1 et § 6 [1] ; HAS 2024, § 5.2.1 [2].

08 — Indications

Antibiotique : quand, et quand pas

Recommandation HAS de juillet 2026, qui remplace celle de l'Afssaps de 2011. L'antibiotique complète toujours un geste (drainage, ouverture de la dent, extraction).

SituationAntibiotique ?
Pulpite (douleur inflammatoire)Non
Parodontite apicale aiguë, abcès apical, abcès parodontalNon, sauf extension*, terrain à risque** ou geste impossible
Péricoronarite simpleNon
Péricoronarite avec pus, gonflement, trismus, ganglion ou fièvreOui
Alvéolite sècheNon
Alvéolite suppuréeNon, sauf extension régionale ou générale, ou terrain à risque (le pus seul ne suffit pas)
Gingivite, parodontite couranteNon
Maladie parodontale nécrosante sans atteinte généraleNon, sauf terrain à risque ou geste impossible
Maladie parodontale nécrosante avec fièvre ou ganglionsOui (métronidazole)
Cellulite circonscrite (dermohypodermite)Oui
Sinusite maxillaire aiguë d'origine dentaireOui (amoxicilline + acide clavulanique)
Ostéonécrose des mâchoires sans infectionNon
Ostéonécrose infectée, ostéite, ostéomyéliteOui, à l'hôpital, après prélèvement
Fracture, luxation, plaie simple des tissus mousNon
Réimplantation d'une dent expulséeNon en population générale ; prophylaxie si risque infectieux augmenté ou haut risque d'endocardite
Plaie très souillée, morsureOui (amoxicilline + acide clavulanique, 5 jours)

* Extension : locale (pus), régionale (gonflement, trismus) ou générale (ganglion, fièvre). ** Terrain à risque : risque infectieux augmenté ou haut risque d'endocardite (onglet Terrains).

Première intention : amoxicilline 1 g, 3 fois par jour, 3 jours (+ 2 jours si les signes persistent) ; enfant 50 mg/kg/j en 3 prises, 3 g/j au plus. Réévaluer à 3 jours (consultation, téléconsultation ou téléphone).

Allergie : clarithromycine (hors AMM), puis azithromycine, puis pristinamycine (hors AMM) ; pour la cellulite et la péricoronarite : métronidazole.

À ne plus prescrire : spiramycine, spiramycine + métronidazole, doxycycline. Rarement indiqués : amoxicilline + acide clavulanique, métronidazole seul, clindamycine, pristinamycine.

Sources : HAS, Prescription des antibiotiques en pratique bucco-dentaire, juillet 2026, tableau 13 et annexe 2 [1].

09 — L'outil

Calculer la dose

Molécule, dose par prise et durée selon la HAS 2026 ; poids pour l'enfant, allergie, grossesse.

🔒 Rien n'est envoyé sur internet : le calcul se fait dans la page.

2. Âge et poids

Poids obligatoire avant 15 ans ; à partir de 40 kg, doses adultes.

3. Terrain

Insuffisance rénale (adapter au DFG), obésité, interactions : sous AVK, amoxicilline, métronidazole et macrolides peuvent élever l'INR (contrôle dans les jours qui suivent) ; sous AOD, éviter la clarithromycine. Azithromycine : attention au QT long.

Sources : HAS 2026, tableaux 11, 12, 14 et 15 [1] ; HAS 2024, § 6.2 [2] ; SFCO 2015 (interactions) [4].

10 — Prophylaxie

Prophylaxie de l'endocardite

Seulement chez le patient à haut risque, avant un geste invasif, en une prise.

Haut risque (HAS 2024)
  • Antécédent d'endocardite infectieuse.
  • Prothèse valvulaire ou matériel de réparation valvulaire, chirurgical ou percutané (TAVI, clip…).
  • Cardiopathie congénitale cyanogène complexe ; cardiopathie congénitale réparée avec matériel prothétique (6 mois, ou à vie s'il reste un shunt).
  • Assistance ventriculaire.
Risque intermédiaire : pas de prophylaxie

Valvulopathie native, cardiomyopathie hypertrophique obstructive, autre cardiopathie congénitale, sonde de stimulation.

Schéma
  • Amoxicilline 2 g (enfant 50 mg/kg) dans l'heure qui précède le geste ; jusqu'à 2 h après en cas d'oubli.
  • Allergie : azithromycine 500 mg (enfant 20 mg/kg) ou pristinamycine 1 g (enfant 25 mg/kg, hors AMM, pas avant 6 ans).
  • Bain de bouche à la chlorhexidine 1 min avant.
  • Séances espacées d'au moins 3 semaines, sinon changer de classe.
Gestes concernés

Extraction, soins de racine, détartrage, sondage parodontal, anesthésie en zone inflammatoire, implants, tous les gestes de traumatologie, dont la réimplantation. Certains gestes sont contre-indiqués chez ces patients (coiffage pulpaire de dent définitive mature, traitement de péri-implantite…).

L'ESC 2023 retient la même liste de haut risque ; en cas d'allergie, elle propose céfalexine, azithromycine ou clarithromycine, ou doxycycline, et plus la clindamycine. En France, suivre la HAS.

Le patient à haut risque doit présenter sa carte de prophylaxie à chaque consultation ; toute fièvre doit le faire consulter avant de prendre un antibiotique. Délivrance à l'unité.

Sources : HAS, Prise en charge bucco-dentaire des patients à risque d'endocardite infectieuse, octobre 2024 [2] ; ESC 2023 [3].

11 — Situation

Pulpite

Reconnaître

Douleur vive, pulsatile, souvent la nuit, majorée allongé, par le chaud ou le froid, mal localisée, en « décharges ». Ni fièvre ni gonflement.

Réversible si la douleur au froid est brève ; irréversible si elle persiste ou est spontanée.

Au cabinet

Paracétamol ; AINS en cure courte possible s'il n'y a aucun signe infectieux. En cas de doute infectieux : pas d'AINS.

Antibiotique

Non : c'est une inflammation, pas une infection.

Dentiste : délai et soins

Sous 24 à 48 h (réversible : dans la semaine). Ouverture de la dent, pulpotomie ou pulpectomie, puis traitement de racine ; parfois extraction.

Sources : HAS 2026, tableau 13 [1].

12 — Situation

Parodontite apicale et abcès

Reconnaître

Dent nécrosée ou dévitalisée, « dent longue », douloureuse à la mastication et quand on la tapote, ne répond plus au froid ; parfois boule de pus sur la gencive, fistule, mobilité.

Gravité

Gonflement qui s'étend à la joue, trismus, fièvre : cellulite (fiche suivante) ; signes de gravité : urgences.

Au cabinet

Paracétamol, palier 2 si besoin ; pas d'AINS.

Antibiotique

Seulement si extension (pus, gonflement, trismus, ganglion, fièvre), risque infectieux augmenté, haut risque d'endocardite, ou geste impossible rapidement. Alors amoxicilline 1 g × 3, 3 jours ; allergie : clarithromycine, azithromycine ou pristinamycine.

Dentiste : délai et soins

Sous 24 h ; le jour même s'il y a un abcès, de l'extension ou un terrain à risque. Drainage par la dent ou incision, puis traitement de racine ou extraction.

Sources : HAS 2026, tableaux 13 et 14 [1].

13 — Situation

Cellulite cervico-faciale

Reconnaître

Joue ou région sous-mandibulaire gonflée, chaude, tendue, douloureuse, à partir d'une dent douloureuse à la mastication.

Gravité : urgences

Gêne respiratoire, dysphagie, plancher gonflé, trismus serré, extension au cou, crépitation, atteinte orbitaire, sepsis, terrain fragile. Arrêter AINS et corticoïdes.

Au cabinet (forme circonscrite)

Paracétamol ; aucun AINS ni corticoïde ; avis dentaire le jour même ; revoir à 48-72 h.

Antibiotique

Oui, en complément du drainage : amoxicilline 1 g × 3, 3 jours (enfant 80 à 100 mg/kg/j) ; allergie : métronidazole 500 mg × 3. Échec : amoxicilline + métronidazole ou amoxicilline + acide clavulanique.

Dentiste : délai et soins

Le jour même : drainage, traitement ou extraction de la dent causale. Forme grave : hospitalisation, drainage chirurgical, antibiotique intraveineux.

Sources : HAS 2026, tableaux 13 à 15 et § 5.3 [1].

14 — Situation

Péricoronarite

Reconnaître

Adulte jeune, dent de sagesse (souvent du bas) en éruption, capuchon de gencive rouge et douloureux, gêne pour avaler, parfois trismus modéré.

Au cabinet

Paracétamol ; chlorhexidine en cure courte ; pas d'AINS s'il y a du pus ou un gonflement.

Antibiotique

Inflammation simple : non. Avec pus, gonflement, trismus, ganglion ou fièvre : oui, amoxicilline 1 g × 3, 3 jours ; allergie : métronidazole 500 mg × 3.

Dentiste : délai et soins

Sous 24 à 48 h : nettoyage et irrigation sous le capuchon ; extraction de la dent de sagesse à froid en cas de récidive.

Sources : HAS 2026, tableaux 13 et 14 [1].

15 — Situation

Alvéolite après extraction

Reconnaître

2 à 5 jours après une extraction, douleur intense et lancinante qui irradie vers l'oreille, alvéole vide ou grisâtre, mauvaise haleine (sèche) ; parfois pus (suppurée).

Au cabinet

Palier 2 souvent nécessaire ; pas de rinçage vigoureux, pas de tabac.

Antibiotique

Sèche : non. Suppurée : non, sauf gonflement, trismus, ganglion, fièvre ou terrain à risque ; le pus seul ne suffit pas.

Dentiste : délai et soins

Sous 24 à 48 h, de préférence celui qui a extrait : nettoyage de l'alvéole et pansement antalgique dans l'alvéole.

Sources : HAS 2026, tableau 13 [1].

16 — Situation

Gingivite ulcéro-nécrotique

Reconnaître

Maladie parodontale nécrosante : gencives très douloureuses qui saignent, pointes des gencives entre les dents « décapitées », enduit grisâtre, haleine fétide ; parfois fièvre et ganglions. Terrain : tabac, stress, dénutrition, VIH, hémopathie.

Au cabinet

Paracétamol, brossage doux, chlorhexidine ; proposer une sérologie VIH, NFS si altération de l'état général.

Antibiotique

Avec fièvre ou ganglions (ou terrain à risque) : métronidazole 500 mg × 3, 3 jours (enfant 30 mg/kg/j) ; contre-indication : amoxicilline. Sans atteinte générale : non.

Dentiste : délai et soins

Sous 24 à 48 h : débridement doux, détartrage, hygiène renforcée, contrôle rapproché.

Sources : HAS 2026, tableaux 13 à 15 [1].

17 — Situation

Traumatismes dentaires

D'abord éliminer un traumatisme crânien, du rachis cervical ou une fracture de la mâchoire ; puis la dent.

LésionAu cabinetDentiste
Dent définitive expulséeTenir par la couronne ; si sale, rincer 10 s sans frotter ; la remettre en place et faire mordre une compresse. Sinon, la garder dans du lait (ou sérum physiologique, salive ; pas l'eau, jamais à sec).Dans l'heure : contention souple 2 semaines, traitement de racine souvent nécessaire.
Dent de lait expulséeNe jamais la réimplanter (risque pour la dent définitive).Sous 24 à 48 h, contrôle.
Fracture avec pulpe exposée (point rouge)Garder le fragment dans l'eau ou le sérum ; paracétamol.Le jour même : protection de la pulpe, recollage.
Fracture sans pulpe exposéeGarder le fragment.Sous quelques jours : recollage ou reconstitution.
Luxation (déplacée, enfoncée, sortie, très mobile)Ne pas forcer ; compresse ; alimentation molle.Dans les heures : repositionnement, contention. Dent de lait : sous 24 h, souvent surveillance.
Contusion (choc sans lésion)Alimentation molle quelques jours.Sous quelques jours ; surveiller la couleur de la dent pendant 1 an.
Antibiotique

Fracture, luxation, plaie simple : non. Réimplantation : non en population générale ; prophylaxie en une prise si risque infectieux augmenté ou haut risque d'endocardite. Haut risque d'ostéonécrose : réimplantation contre-indiquée. Plaie très souillée, morsure : amoxicilline + acide clavulanique, 5 jours.

Toujours
  • Vérifier la vaccination antitétanique.
  • Violence : certificat médical initial (onglet Orienter).
  • Enfant : penser à la maltraitance si le récit ne colle pas.

Sources : IADT 2020 (dents définitives expulsées, fractures et luxations, dents de lait) [5] ; HAS 2026, tableaux 6, 11 et 12 [1] ; HAS 2024 [2].

18 — Situation

Saignement après extraction

Au cabinet
  1. Retirer les caillots mous, repérer le point qui saigne.
  2. Compresse pliée (imbibée d'acide tranexamique si on en a), le patient mord fort 20 min sans regarder.
  3. Si ça reprend : une deuxième compression.
  4. Ni rinçage, ni crachat, ni boisson chaude, ni tabac pendant 24 h.
Sous antithrombotique
  • Ne pas arrêter l'anticoagulant ni l'antiagrégant de soi-même.
  • Sous AVK : INR (l'extraction simple se fait avec un INR stable < 4, idéalement de moins de 24 h).
  • Pas d'AINS ni d'aspirine en antalgique.
Saignement spontané des gencives

NFS-plaquettes, INR sous AVK ; ecchymoses, fièvre, pâleur : hémopathie à éliminer en urgence.

Dentiste : délai et soins

Arrêté : prévenir le dentiste, revoir si récidive. Persistant malgré deux compressions : dentiste, garde ou urgences odontologiques dans les heures (reprise de l'hémostase, suture, colle). Abondant ou malaise : 15.

Sources : SFCO, gestion péri-opératoire des patients sous antithrombotiques en chirurgie orale, 2015 [4]. La compression avec compresse imbibée d'acide tranexamique est une pratique courante ; la SFCO cite l'acide tranexamique parmi les moyens d'hémostase locale sans en détailler le mode d'emploi.

19 — Situation

Ostéonécrose des mâchoires

Reconnaître

Os exposé (ou sondable par une fistule) depuis plus de 8 semaines chez un patient qui a reçu un anti-résorptif (bisphosphonate, dénosumab) ou un anti-angiogénique, sans radiothérapie des mâchoires ; douleur, mobilité, pus possibles. Après radiothérapie : ostéoradionécrose.

Haut risque (HAS 2026)
  • Radiothérapie ≥ 40 Gy sur les mâchoires.
  • Dénosumab, dernière injection de moins de 6 mois.
  • Bisphosphonate pour un cancer ; anti-angiogénique pour un cancer.
  • Bisphosphonate pour ostéoporose ou Paget pendant 5 ans cumulés ou plus.
Au cabinet

Chlorhexidine, antalgie ; ne pas arrêter de soi-même le dénosumab (en cas d'arrêt : relais par bisphosphonate) ni le bisphosphonate ; déclarer en pharmacovigilance.

Antibiotique

Sans infection : non. Avec pus, gonflement, trismus, ganglion ou fièvre : prise en charge hospitalière, bithérapie après prélèvement.

Dentiste : délai et soins

Dentiste ou chirurgien oral sous 1 à 2 semaines, le jour même si infection : soins locaux conservateurs, chirurgie en centre spécialisé.

Prévenir

Bilan et soins dentaires avant de commencer un anti-résorptif, une chimiothérapie ou une radiothérapie cervico-faciale ; puis suivi dentaire régulier.

Sources : AAOMS 2022 (définition et stades) [6] ; HAS 2026, § 2.2, tableaux 13 et 14 [1] ; ANSM, dénosumab et arrêt du traitement [13].

20 — Situation

Lésion qui ne guérit pas

Reconnaître

Ulcération, tache blanche ou rouge, induration qui persiste plus de 2 à 3 semaines, surtout chez un fumeur ou un buveur ; ganglion cervical.

Au cabinet

Supprimer une cause irritante (prothèse blessante, dent cassée) et revoir à 2 semaines ; aphte simple : antalgie locale.

Délai

Lésion suspecte : avis spécialisé sous 2 semaines (dentiste, chirurgien oral, ORL) pour biopsie.

Source : protocole d'origine (téléexpertise « lésion buccale suspecte ») ; recommandation dédiée non recherchée ici.

21 — Terrain

Grossesse

Soigner

Les soins dentaires et l'anesthésie locale (lidocaïne, articaïne, mépivacaïne, avec ou sans adrénaline) sont possibles à tout terme : ne pas différer une infection.

Médicaments
  • Paracétamol : antalgique de choix.
  • AINS : à éviter jusqu'à 24 SA, contre-indiqués dès 24 SA, même en une prise.
  • Amoxicilline, clarithromycine, azithromycine, métronidazole : utilisables à tout terme.
  • Pas de cycline.
Examen bucco-dentaire

Pris en charge sans avance de frais du 4e mois de grossesse jusqu'à 6 mois après l'accouchement ; soins qui suivent pris en charge à 100 % du 6e mois jusqu'à 12 jours après l'accouchement. Gingivite de grossesse fréquente.

Sources : CRAT (AINS, paracétamol, amoxicilline, azithromycine, métronidazole, anesthésie dentaire) [7] ; HAS 2026, § 5.2 [1] ; Assurance maladie, examen bucco-dentaire de la femme enceinte [12].

22 — Terrain

Enfant

Doses au poids

Utiliser le calculateur ; pas de comprimé ni de gélule avant 6 ans ; pas de codéine avant 12 ans. Amoxicilline 50 mg/kg/j en 3 prises (cellulite : 80 à 100), 3 g/j au plus.

Traumatismes

Dent de lait expulsée : jamais réimplantée. Dent définitive : réimplantation immédiate. Récit incohérent, lésions d'âges différents : penser à la maltraitance.

Prévention

Examens de prévention bucco-dentaire pris en charge aux âges clés de l'enfance et de la jeunesse : les rappeler.

Sources : HAS 2026, tableaux 12 et 15 [1] ; IADT 2020 (dents de lait) [5] ; HAS, codéine [9].

23 — Terrain

Anticoagulants, antiagrégants

Pour la plupart des gestes dentaires, on n'arrête pas : le risque de thrombose dépasse le bénéfice pour l'hémostase.

TraitementExtraction simple, soins courantsGeste à risque élevé
Aspirine ou clopidogrel seulPoursuivre ; hémostase localePoursuivre
Double antiagrégationPoursuivre ; hémostase localeConcertation avec le cardiologue ; ne jamais arrêter après un stent récent sans avis
AVKPoursuivre si INR stable < 4 (idéalement dans les 24 h, au plus 72 h) ; INR ≥ 4 : reporterConcertation ; milieu hospitalier selon le risque
AODPoursuivre ; possible décalage de la prise selon l'heure du gesteAvis ; pas de relais systématique

Fournir un INR récent, la liste des traitements et le niveau de risque thrombotique ; éviter AINS et aspirine en antalgique ; sous AVK, contrôler l'INR quelques jours après un antibiotique.

Sources : SFCO, 2015 (avec la SFC et le GIHP) [4].

24 — Terrain

Patients à risque infectieux

Risque infectieux augmenté (HAS 2026)
  • Chimiothérapie aplasiante ; immunosuppresseur, biothérapie ; corticoïdes ≥ 10 mg/j depuis plus de 2 semaines ; traitement anti-rejet.
  • VIH avec CD4 < 200/mm³ ; neutropénie < 500/mm³ ; déficit immunitaire ; asplénie depuis moins de 5 ans.
  • Diabète avec HbA1c ≥ 9 %.
  • DFG < 30 ou dialyse ; insuffisance hépatique sévère (TP ≤ 50 %) ; drépanocytose majeure (à évaluer).
Comme la population générale

Prothèse articulaire, cancer en rémission, diabète avec HbA1c < 9 %, tabac, obésité, dénutrition, grossesse, grand âge.

Diabète

HbA1c de moins de 3 mois avant un geste ; si ≥ 9 % : améliorer l'équilibre sans retarder les soins nécessaires. Parodontite et diabète s'aggravent l'un l'autre : bilan dentaire annuel.

Avant un traitement à risque

Immunosuppresseur, chimiothérapie, anti-résorptif, radiothérapie cervico-faciale : consultation dentaire et soins nécessaires avant de commencer.

Sources : HAS 2026, § 2 et § 3 [1].

25 — Délais

Délais et soins du dentiste

Ce qu'on peut dire au patient : quand consulter, et ce que le dentiste va faire.

SituationPalierDélaiSoins prévus
Cellulite cervico-faciale graveRougeUrgences hospitalières sans délai (15)Hospitalisation : drainage chirurgical, traitement de la dent causale, antibiothérapie intraveineuse.
Infection des espaces profonds possibleRougeUrgences hospitalières ou chirurgie maxillo-faciale, sans attendreExamen spécialisé et imagerie ; drainage si collection profonde.
Hémorragie buccale non contrôléeRougeSans délai : 15, puis urgences (odontologie ou ORL)Reprise chirurgicale de l'hémostase (suture, hémostatique local, colle) ; bilan de coagulation.
Traumatisme facial graveRougeUrgences (15) sans délaiBilan neurologique, scanner du massif facial, réduction des fractures ; soins dentaires ensuite.
Expulsion d'une dent définitiveRougeRéimplanter tout de suite, sinon dentiste dans l'heureRéimplantation (ou contrôle de la réimplantation), contention souple 2 semaines ; traitement de racine souvent nécessaire.
Luxation : dent déplacée, enfoncée ou très mobileRougeDentiste dans les heures qui suivent (le jour même)Repositionnement et contention souple ; surveillance de la vitalité ; traitement de racine selon l’évolution.
Saignement après extraction qui persisteRougeDentiste qui a extrait, garde dentaire ou urgences odontologiques, dans les heuresReprise de l'hémostase locale (suture, hémostatique, colle) ; bilan de coagulation.
Cellulite circonscrite (joue gonflée, sans signe de gravité)OrangeDentiste le jour même ; réévaluation à 48-72 hDrainage (par la dent ou par incision) et traitement ou extraction de la dent causale.
Abcès dentaire (collection de la gencive)OrangeDentiste le jour même ou sous 24 hIncision et drainage, puis traitement ou extraction de la dent causale.
Parodontite apicale aiguë (infection au bout de la racine)OrangeDentiste sous 24 hDrainage par la dent (ouverture et nettoyage canalaire) ou extraction ; traitement de racine ensuite.
Fracture dentaire avec pulpe exposéeOrangeDentiste le jour même ou sous 24 hProtection de la pulpe (coiffage, pulpotomie partielle), recollage du fragment ou reconstitution.
Pulpite aiguë irréversibleOrangeDentiste sous 24 à 48 hOuverture de la dent et retrait de la pulpe (pulpotomie, pulpectomie), puis traitement de racine ; parfois extraction.
Péricoronarite (dent de sagesse en éruption)OrangeDentiste sous 24 à 48 hNettoyage et irrigation sous le capuchon de gencive ; extraction de la dent de sagesse à distance si récidive.
Alvéolite après extractionOrangeDentiste (celui qui a extrait) sous 24 à 48 hNettoyage de l'alvéole et pansement dans l'alvéole ; contrôle quelques jours plus tard.
Gingivite ulcéro-nécrotique (maladie parodontale nécrosante)OrangeDentiste sous 24 à 48 hDébridement doux, détartrage, hygiène renforcée et bain de bouche ; contrôle rapproché.
Expulsion d'une dent de laitOrangeDentiste sous 24 à 48 h (contrôle)Contrôle clinique et radiologique ; surveillance de la dent définitive en dessous.
Luxation d'une dent de laitOrangeDentiste sous 24 hSouvent simple surveillance ; extraction si la dent gêne la fermeture ou risque d'être inhalée.
Saignement spontané des gencivesOrangeDentiste sous quelques jours ; bilan sanguin le jour même si signes associésBilan parodontal, détartrage ; traitement de la cause.
Ostéonécrose des mâchoires possible (os exposé)OrangeDentiste ou chirurgien oral sous 1 à 2 semaines ; le jour même si infectionBain de bouche antiseptique, antalgie, régularisation douce ; chirurgie dans les formes évoluées (centre spécialisé).
Lésion qui ne guérit pas en 2 à 3 semainesOrangeAvis spécialisé sous 2 semaines (dentiste, chirurgien oral, ORL) pour biopsieExamen, biopsie si lésion suspecte.
Saignement après extraction, arrêté par la compressionVertPrévenir le dentiste qui a extrait ; revoir si récidiveContrôle de l'hémostase ; reprise si nouveau saignement (suture, hémostatique local).
Fracture dentaire sans pulpe exposéeVertDentiste sous quelques joursRecollage du fragment ou reconstitution ; contrôle de la vitalité de la dent pendant 1 an.
Carie ou dentine exposée (pulpite réversible)VertDentiste dans la semaineSoin de la carie ou protection de la dentine exposée.
Choc dentaire sans lésion visible (contusion)VertDentiste sous quelques jours ; contrôles à distanceContrôle de la vitalité de la dent ; surveillance de sa couleur pendant 1 an.
Aphte ou petite ulcération récenteVertPas de dentiste en urgence ; revoir si elle dure plus de 2 semainesAucun geste urgent.
Douleur sans cause dentaire évidenteVertSelon la cause retrouvée ; dentiste si douteSelon la cause.

Délais : repères de pratique issus du protocole d'origine, de l'IADT 2020 [5] et de la HAS 2026 (« geste dans les meilleurs délais ») [1] ; aucune recommandation française ne fixe de délai chiffré pour chaque situation.

26 — Garde

Nuit, dimanche et jour férié

15

Urgence vitale : cellulite grave, gêne respiratoire, hémorragie non contrôlée, traumatisme facial grave. Depuis 2025, la régulation des urgences dentaires passe, selon les départements, par le centre 15 ou par l'Ordre départemental.

Garde dentaire

Dimanches et jours fériés, en général le matin : tableau de garde tenu par le conseil départemental de l'Ordre des chirurgiens-dentistes ; horaires et numéro propres à chaque département. Trouver le conseil départemental.

En semaine

Le dentiste habituel du patient, sinon un dentiste de l'annuaire de l'Ordre ; service d'odontologie ou urgences hospitalières si besoin d'un plateau technique.

Aucun numéro national de garde dentaire n'a pu être vérifié en septembre 2026 : ne pas en donner un au patient sans l'avoir essayé. Le numéro du département se trouve sur le site de son conseil départemental de l'Ordre.

Sources : Ordre national des chirurgiens-dentistes, permanence des soins (décret du 19/02/2025) et annuaire des conseils départementaux [11].

27 — L'outil

Le courrier au dentiste

Rempli à partir de l'algorithme et du calculateur ; modifiable avant de copier ou d'imprimer. Il ne porte ni vos coordonnées ni celles du patient : imprimez-le sur votre papier à en-tête, ou copiez-le dans votre logiciel.

🔒 Rien n'est envoyé ni enregistré : le texte reste dans la page.

28 — Certificat

Certificat de coups et blessures

Traumatisme dentaire par violence : certificat médical initial descriptif, avec une durée d'ITT.

Ce qu'on écrit
  • Les dires de la victime, au conditionnel et entre guillemets.
  • L'examen : dents atteintes (numérotation internationale), fracture, mobilité, expulsion, plaies des lèvres et de la muqueuse, douleur, ouverture de bouche ; photos si possible.
  • Le retentissement psychologique.
  • La durée d'ITT au sens pénal (gêne dans les actes de la vie courante), toujours, « sous réserve de complications ».
Ce qu'on ne fait pas
  • Désigner un auteur ou affirmer ce qui n'a pas été constaté.
  • Confondre ITT et arrêt de travail.
  • Remettre le certificat à un tiers : il est remis en main propre à la victime (à ses représentants légaux pour un mineur), un double est gardé.
Et le dentiste

Son propre certificat décrira les lésions dentaires et les soins ; conseiller au patient de garder factures et comptes rendus (prothèses parfois nécessaires des années plus tard).

Sources : HAS, certificat médical initial concernant une personne victime de violences, 2011 [10].

29 — Sources

Sources et méthode

  1. [1] HAS. Prescription des antibiotiques en pratique bucco-dentaire. Recommandation de bonne pratique adoptée le 16/07/2026 ; fiche de synthèse ; fiche outil à destination des médecins. has-sante.fr/jcms/p_3525810 · fiche médecins (PDF)
  2. [2] HAS. Prise en charge bucco-dentaire des patients à risque d'endocardite infectieuse. Octobre 2024. has-sante.fr/jcms/p_3301328
  3. [3] Delgado V, et al. 2023 ESC Guidelines for the management of endocarditis. Eur Heart J 2023;44:3948-4042. doi:10.1093/eurheartj/ehad193
  4. [4] SFCO, SFC, GIHP. Gestion péri-opératoire des patients traités par antithrombotiques en chirurgie orale. Juillet 2015. societechirorale.com (PDF)
  5. [5] IADT 2020 : Bourguignon C, et al. Fractures et luxations des dents définitives, doi:10.1111/edt.12578 ; Fouad AF, et al. Expulsion des dents définitives, doi:10.1111/edt.12573 ; Day PF, et al. Dents temporaires, doi:10.1111/edt.12576. Dent Traumatol 2020;36. iadt-dentaltrauma.org
  6. [6] Ruggiero SL, et al. AAOMS position paper on medication-related osteonecrosis of the jaws, 2022 update. J Oral Maxillofac Surg 2022;80:920-943. doi:10.1016/j.joms.2022.02.008
  7. [7] CRAT : AINS · paracétamol · amoxicilline · azithromycine · métronidazole · anesthésie dentaire
  8. [8] ANSM. Anti-inflammatoires non stéroïdiens et complications infectieuses graves. 2019, mis à jour en 2023. ansm.sante.fr
  9. [9] HAS. Douleurs et enfant : la codéine, pas avant 12 ans et sous conditions. has-sante.fr
  10. [10] HAS. Certificat médical initial concernant une personne victime de violences. Octobre 2011. has-sante.fr/jcms/c_1120330
  11. [11] Ordre national des chirurgiens-dentistes : permanence des soins, précisions (2025) · conseils départementaux · annuaire
  12. [12] Assurance maladie. Examen bucco-dentaire des femmes enceintes. ameli.fr
  13. [13] ANSM. Prolia (dénosumab) et risque potentiel de fractures vertébrales multiples à l'arrêt du traitement. ansm.sante.fr
  14. [14] Historique, remplacé par [1] : Afssaps, Prescription des antibiotiques en pratique bucco-dentaire, 2011 ; Assurance maladie, Conduite à tenir face à une infection dentaire, novembre 2021. mémo ameli (PDF)
  15. [15] MedQual. Antibiothérapie et pathologies dentaires en médecine générale. Lettre n° 198, avril 2023 (antérieure à [1]). medqual.fr (PDF)

Page écrite à partir d'un protocole pluriprofessionnel de soins primaires sur les urgences dentaires (juin 2026), puis mise à jour : antibiotiques d'après la HAS de juillet 2026, prophylaxie de l'endocardite d'après la HAS 2024, traumatismes d'après l'IADT 2020. Chaque lien a été ouvert le 29/09/2026. Les doses du calculateur sont vérifiées par des cas tests automatiques. Ce guide aide à décider ; il ne remplace ni l'examen ni l'avis du dentiste.

  • Antibiotique curatif : amoxicilline 1 g × 3 pendant 3 jours (au lieu de 2 g/j pendant 7 jours) ; en cas d'allergie, clarithromycine, azithromycine ou pristinamycine, métronidazole pour la cellulite et la péricoronarite (au lieu de la clindamycine).
  • Prophylaxie de l'endocardite en cas d'allergie : azithromycine ou pristinamycine (au lieu de clindamycine ou azithromycine).
  • Réimplantation d'une dent expulsée : plus d'antibiotique en population générale.
  • AINS pendant la grossesse : contre-indiqués dès 24 SA, même en une prise.