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Aide à la décision · Addictions · tabac

Le tabac, arrêter pour de bon

Demander à chaque patient s’il fume, conseiller l’arrêt, doser correctement les substituts, choisir la bonne aide quand ça ne suffit pas, et accompagner jusqu’au maintien. Chiffres Cochrane récents, calculateurs, remboursements 2026 et fiche à remettre au patient.

Pour les médecins généralistes et internesHAS 2014 · Cochrane 2023-2025 · HCSP 2022 · CNGOF-SFT 2020 · sources sous chaque ficheRévision : 28 septembre 2026

Aide39 89 Tabac Info Service

01 · Repérer

Chiffres clés et risques

Première cause de mortalité évitable en France.

75 000décès attribuables au tabac par an en France (estimation 2015)1
8,4 Mfumeurs quotidiens de 18 à 75 ans en 2024 (18 %, France hexagonale)2
+48 %de risque coronarien chez l’homme dès 1 cigarette par jour (+57 % chez la femme)3
4 577 €par an pour un paquet par jour à 12,54 € (prix moyen 2025)4

Cœur et artères

  • Infarctus, AVC, artériopathie des membres inférieurs, dysfonction érectile.
  • Pas de seuil sans risque : 1 cigarette par jour porte déjà environ la moitié du sur-risque coronarien de 20 cigarettes (hommes)3.

Poumons et cancers

  • Environ 80 % des cancers du poumon, la grande majorité des BPCO, emphysème.
  • Cancers de la bouche, du pharynx, du larynx, de l’œsophage, de l’estomac, du pancréas, du rein, de la vessie, du col de l’utérus.

Sources

  1. Bonaldi C et al. Estimation du nombre de décès attribuables au tabagisme en France de 2000 à 2015. Bull Épidémiol Hebd 2019;(15):278-84 : beh.santepubliquefrance.fr
  2. Pasquereau A et al. Tabagisme : usage, envie d’arrêter et tentatives d’arrêt. Baromètre de Santé publique France, édition 2024 : santepubliquefrance.fr
  3. Hackshaw A et al. Low cigarette consumption and risk of coronary heart disease and stroke. BMJ 2018;360:j5855. doi:10.1136/bmj.j5855
  4. Arrêté du 26 janvier 2026 (prix moyen pondéré 2025 : 627,07 € les 1 000 cigarettes, soit 12,54 € le paquet de 20) : legifrance.gouv.fr
02 · Repérer

Repérage et conseil minimal

Le dépistage individuel et le conseil d’arrêt doivent être systématiques (HAS, grade A)1.

Trois questions

  1. « Fumez-vous du tabac ? » (et « Avez-vous déjà fumé ? » : durée, date d’arrêt) ; cannabis, cigarette électronique.
  2. « Avez-vous déjà envisagé d’arrêter ? » ; proposer un dépliant, un site, l’application Tabac Info Service.
  3. « Voulez-vous qu’on prenne le temps d’en parler à une prochaine consultation ? »

D’après l’outil RPIB de la HAS (2021)2.

Selon le stade du patient

  • Prêt à arrêter : accompagnement + traitement ; consultations dédiées, hebdomadaires au début puis mensuelles pendant 3 à 6 mois (grade B).
  • Ambivalent : explorer l’ambivalence et la motivation (entretien motivationnel) ; une réduction peut être une première étape.
  • Pas prêt : proposer une réduction avec substituts, accompagnée (accord d’experts), et reposer la question plus tard1.

Évaluer la dépendance : test de Fagerström, ou ses 2 questions (cigarettes par jour, délai de la première) utilisées par le calcul de dose.

Sources

  1. HAS. Arrêt de la consommation de tabac : du dépistage individuel au maintien de l’abstinence en premier recours, octobre 2014, recommandations 1 à 7, p. 7 : has-sante.fr
  2. HAS. Outil d’aide au RPIB : alcool, cannabis, tabac chez l’adulte, mise à jour 2021, fiche 1b : has-sante.fr
03 · Repérer

La dépendance : ce qui se passe

Pour l’expliquer simplement au patient.

Mécanisme

La nicotine atteint le cerveau en quelques secondes et libère de la dopamine ; le cerveau s’adapte, et fumer finit par servir à « se sentir normal ». À l’arrêt, le syndrome de sevrage (irritabilité, anxiété, troubles de concentration, faim, envies) culmine la 1re semaine et dure habituellement 2 à 4 semaines. Les substituts apportent la nicotine sans les produits toxiques de la fumée (goudrons, monoxyde de carbone).

Trois dimensions, trois réponses

  • Physique : le manque de nicotine → substituts, varénicline.
  • Psychologique : associations (café, stress = cigarette) → soutien comportemental, TCC.
  • Comportementale : le geste et le rituel → formes orales, objets en main, changement des routines.

Sources

  1. Contenu de la fiche d’origine (2025), revu ; HAS 2014, chapitre sur les TNS : has-sante.fr
04 · Repérer

Bénéfices de l’arrêt

Il n’est jamais trop tard : à tout âge, l’arrêt est bénéfique.

DélaiCe qui se passe
20 minutesPression artérielle et fréquence cardiaque redescendent.
8 heuresMonoxyde de carbone sanguin diminué de moitié ; oxygénation normale.
24 heuresMonoxyde de carbone éliminé ; les poumons commencent à évacuer le mucus.
48 heuresNicotine éliminée ; goût et odorat s’améliorent.
72 heuresRespiration plus facile.
2 à 12 semainesCirculation et fonction respiratoire améliorées.
1 à 9 moisToux et essoufflement diminuent ; cils bronchiques régénérés.
1 anSur-risque d’infarctus réduit de moitié.
5 ansRisque d’AVC proche de celui d’un non-fumeur (5 à 15 ans) ; cancers de la bouche, de la gorge, de l’œsophage, de la vessie réduits de moitié.
10 ansRisque de cancer du poumon réduit de moitié ; larynx et pancréas diminués.
15 ansRisque coronarien proche de celui d’un non-fumeur.

Espérance de vie : arrêter vers 30, 40, 50 ou 60 ans fait gagner environ 10, 9, 6 ou 3 années de vie par rapport à la poursuite (cohorte des médecins britanniques)2. L’arrêt améliore aussi l’anxiété et la dépression par rapport à la poursuite (Cochrane 2021)3.

Sources

  1. OMS. Tabagisme : bienfaits du sevrage tabagique ; Tabac Info Service, « Les bénéfices de l’arrêt » : tabac-info-service.fr
  2. Doll R et al. Mortality in relation to smoking: 50 years’ observations on male British doctors. BMJ 2004;328:1519. doi:10.1136/bmj.38142.554479.AE
  3. Taylor GM et al. Smoking cessation for improving mental health. Cochrane Database Syst Rev 2021;3:CD013522. doi:10.1002/14651858.CD013522.pub2
05 · Traiter

La stratégie en premier recours

Accompagnement par un professionnel de santé + traitement si nécessaire : c’est l’association qui marche.

  1. Substituts nicotiniques en première intention (grade A), à dose suffisante et assez longtemps (au moins 3 mois, jusqu’à 12 mois) ; association patch + forme orale plus efficace qu’une forme seule (grade A)12.
  2. Ajuster la dose dès la 1re semaine selon les signes de sous- ou de surdosage ; plusieurs patchs si besoin.
  3. Arrêt d’emblée de préférence ; la réduction sous substituts reste possible chez qui n’est pas prêt.
  4. Varénicline en 2e intention (et d’emblée chez le fumeur très dépendant, Fagerström ≥ 7) ; bupropion en alternative ; cytisinicline (avis HAS 2026) après échec des substituts.
  5. Soutien comportemental à chaque étape ; suivi rapproché ; anticiper la rechute.

La recommandation HAS de 2014 reste en vigueur ; son actualisation est annoncée (note de cadrage de juin 2023), non publiée au 28/09/2026 à notre connaissance. L’avis de la Commission de la transparence sur la cytisinicline (juin 2026) résume la stratégie actuelle3.

Sources

  1. HAS 2014, recommandations p. 7 et 22–23, 28 : has-sante.fr ; note de cadrage de l’actualisation, 2023 : has-sante.fr
  2. Lindson N et al. Different doses, durations and modes of delivery of nicotine replacement therapy for smoking cessation. Cochrane Database Syst Rev 2019;4:CD013308. doi:10.1002/14651858.CD013308
  3. HAS, Commission de la transparence. Liberostin (cytisinicline), avis du 24 juin 2026, p. 1 et 11 : has-sante.fr
06 · Traiter

Les aides comparées : efficacité et tolérance

Abstinence à 6 mois ou plus. Filtrez par traitement ; sur téléphone, chaque ligne devient une carte.

Traitement
TraitementComparé àEffet (RR, IC 95 %)NNT indicatifToléranceCertitudeRemboursement 2026
Substituts (toute forme)Cochrane 2018, 133 essaisPlacebo ou pas de substitut1,55 (1,49–1,61)18si 10 % d’arrêt sans traitementIrritation cutanée (patch) ou buccale ; pas d’effet grave identifiéÉlevée65 % sur prescription
Patch + forme oraleCochrane 2019Une seule forme1,25 (1,15–1,36)27si 15 % avec une seule formeIdemÉlevée65 %
Substituts avant le jour J« pré-chargement », Cochrane 2019Début le jour de l’arrêt1,25 (1,08–1,44)27si 15 % sans pré-chargementIdemModérée65 %
VaréniclineCochrane 2023, 41 essaisPlacebo2,32 (2,15–2,51)8si 10 % sous placeboNausées fréquentes, rêves ; événements indésirables graves RR 1,23 (1,01–1,48)Élevée (efficacité), modérée (EIG)65 % (Champix®, génériques)
VaréniclineSubstituts, une forme1,25 (1,14–1,37)27si 15 % sous substitutMoins d’EIG rapportés (RR 0,70, faible certitude)Élevée65 %
VaréniclinePatch + forme orale1,02 (0,87–1,20)=pas de différence démontréeDonnées imprécisesFaible65 %
VaréniclineBupropion1,36 (1,25–1,49)~19si 15 % sous bupropionEIG comparablesÉlevée—
BupropionCochrane 2020, 45 essaisPlacebo1,64 (1,52–1,77)16si 10 % sous placeboArrêts pour effet indésirable RR 1,37 ; effets psychiatriques RR 1,25 ; risque de convulsionÉlevéeNon remboursé (Zyban®)
CytisiniclineCochrane 2023 ; avis HAS 2026Placebo1,30 (1,15–1,47) ; Ofori 2023 : 24,8 % contre 19,7 % à 6 mois20d’après Ofori 2023 (33 si 10 % sous placebo)EIG non différents (RR 1,04) ; tolérance jugée plus favorable que la varéniclineModéréeAvis favorable (taux proposé 30 %), non commercialisée au 28/09/2026
CytisiniclineVarénicline0,83 (0,66–1,05)=pas de différence démontrée (tendance en faveur de la varénicline)Moins d’EIG (RR 0,67, faible certitude)Modérée—
E-cigarette avec nicotineCochrane 2025, revue vivanteSubstituts1,55 (1,28–1,88) ; +3 arrêts pour 100 (2 à 5)33(20 à 50)Effets indésirables comparables (RR 1,00) ; EIG rares, données imprécises ; dépendance à la nicotine souvent prolongéeÉlevéeNon (produit de consommation)
E-cigarette avec nicotineE-cigarette sans nicotine1,34 (1,06–1,70) ; +2 pour 10050ComparableModéréeNon
E-cigarette avec nicotineSoutien comportemental seul ou rien1,78 (1,42–2,25) ; +3 pour 10033Plus d’effets non gravesFaibleNon
Soutien individuelCochrane 2017, 27 essaisConseil bref ou documentation1,57 (1,40–1,77) sans médicament ; 1,24 (1,01–1,51) avec substituts18si 10 % sans soutien—ÉlevéeConsultations
Arrêt brutalLindson-Hawley 2016, 697 fumeursRéduction progressive sur 2 semainesAbstinence à 6 mois 22,0 % contre 15,5 %15—Un essai randomisé—

NNT indicatif : calculé par nous à partir du risque relatif et d’un taux d’arrêt supposé dans le groupe témoin (précisé dans chaque case), car il dépend beaucoup de ce taux ; les NNT directement publiés (e-cigarette, Ofori, Lindson-Hawley) sont repris tels quels. NNT = 1 / (taux témoin × (RR − 1)).

Sources

  1. Hartmann-Boyce J et al. Nicotine replacement therapy versus control for smoking cessation. Cochrane 2018;5:CD000146. doi:10.1002/14651858.CD000146.pub5
  2. Lindson N et al. Cochrane 2019;4:CD013308. doi:10.1002/14651858.CD013308
  3. Livingstone-Banks J et al. Nicotine receptor partial agonists for smoking cessation. Cochrane 2023;5:CD006103. doi:10.1002/14651858.CD006103.pub8
  4. Howes S et al. Antidepressants for smoking cessation. Cochrane 2020;4:CD000031. doi:10.1002/14651858.CD000031.pub5
  5. Lindson N et al. Electronic cigarettes for smoking cessation. Cochrane 2025;11:CD010216. doi:10.1002/14651858.CD010216.pub10 (revue vivante ; une mise à jour 2026 existe, pub11, non consultée en détail)
  6. Lancaster T, Stead LF. Individual behavioural counselling for smoking cessation. Cochrane 2017;3:CD001292. doi:10.1002/14651858.CD001292.pub3
  7. Lindson-Hawley N et al. Gradual versus abrupt smoking cessation. Ann Intern Med 2016;164:585-92. doi:10.7326/M14-2805
  8. HAS, avis Liberostin, 24/06/2026 (Ofori 2023) : has-sante.fr ; remboursements : BDPM, fichiers téléchargés le 28/09/2026 : base-donnees-publique.medicaments.gouv.fr
07 · Traiter

Substituts nicotiniques : dose de départ et formes

Repère indicatif de la HAS : 1 cigarette ≈ 1 mg de nicotine. Le nombre de cigarettes ne définit pas à lui seul la dépendance : ajuster à J7.

Calculer la dose de départ

Cigarettes par jourPatch de départFormes orales
Moins de 107 à 14 mg/24 h (ou 10 mg/16 h), ou formes orales seules2 à 4 par jour, 2 mg
10 à 2014 à 21 mg/24 h (ou 15–25 mg/16 h)4 à 8 par jour, 2 mg
21 à 3021 mg/24 h (+ 7 mg si besoin)6 à 10 par jour, 2 à 4 mg
Plus de 3021 mg + 14 mg, voire 2 × 21 mg (plusieurs patchs : accord d’experts HAS)4 mg, habituellement 8 à 12 par jour, 15 au maximum

Sous-dosage → augmenter

Envies persistantes, cigarettes fumées malgré le traitement, irritabilité, anxiété, insomnie, difficultés de concentration, faim accrue.

Surdosage → diminuer

Nausées, céphalées, palpitations, bouche pâteuse, diarrhée, malaise, insomnie (patch 24 h : retirer la nuit).

Les formes : mode d’emploi

FormeMode d’emploiPoint fortLimiteRemboursement
Patch
7/14/21 mg (24 h) · 10/15/25 mg (16 h)
Le matin sur peau propre, sèche, sans poils ; changer de site chaque jour ; appuyer 30 s. Patch 16 h retiré le soir (cauchemars) ; 24 h gardé la nuit si envies nocturnes ou au réveil. 4 semaines à la dose de départ puis baisse par paliers de 4 à 6 semaines.Simple, discret, continuInsuffisant seul pour les envies fortes65 %
Gomme
2 ou 4 mg
Croquer une fois, laisser entre gencive et joue 1–2 min (picotement), recroquer doucement, sur 20–30 min ; ne pas mâcher comme un chewing-gum. Pas de café, cola, agrumes 15 min avant et pendant. 4 mg : 8 à 12 par jour, 15 au maximum.Rapide (5–10 min)Problèmes dentaires65 %
Pastille, comprimé à sucer
1 à 4 mg
Laisser fondre lentement en le déplaçant, sans croquer ; pas de café, cola, agrumes autour de la prise. 8 à 12 par jour.DiscretIrritation buccale, hoquet65 % (selon les références)
Comprimé sublingual
2 mg
Sous la langue, fondre en 20–30 min ; ne pas avaler ni croquer.Discret, rapide—65 %
Spray buccal
1 mg/dose
Vers l’intérieur des joues ou sous la langue, pas dans la gorge ; 1 à 2 pulvérisations, au plus 4 par heure et 64 par 24 h ; au-delà de 6 mois déconseillé (HAS).Le plus rapide (≈ 1 min)Hoquet ; risque d’usage prolongé65 % (Nicorettespray)
Inhaleur
10 mg/cartouche
Aspirer par la bouche sans inhaler ; au plus 12 cartouches par jour.Garde le gestePeu discretNon commercialisé en France (BDPM 09/2026)

Sources

  1. HAS. Outil « Les TNS en pratique », octobre 2014, p. 1–3 ; recommandation 2014, p. 22–23 et 27 : has-sante.fr
  2. Notice Nicotinell 4 mg gomme : base-donnees-publique.medicaments.gouv.fr ; BDPM, fichiers téléchargés le 28/09/2026.
08 · Traiter

Patch + forme orale : l’association de référence

Le patch couvre le fond, la forme orale les envies. Exemple pour un paquet par jour.

Une journée type

  • Au lever : patch 21 mg.
  • Café : 1 pastille 2 mg ou 1 gomme.
  • Après les repas : 1 pastille ou 1 comprimé.
  • Envie soudaine : spray ou gomme en plus.
  • Le soir : retirer le patch 16 h (ou garder le 24 h).

Une décroissance type sur 3 mois

  1. Semaines 1–4 : patch pleine dose + formes orales à la demande.
  2. Semaines 5–8 : un palier de patch en moins, moins de formes orales.
  3. Semaines 9–12 : patch faible dose + formes orales rares.
  4. Semaine 13 et après : formes orales seules si besoin, puis arrêt.

Un traitement plus long vaut mieux qu’une rechute : poursuivre 6 mois ou plus si besoin ; la HAS admet un traitement prolongé « aussi longtemps que nécessaire »1.

Sources

  1. HAS 2014, p. 22–23 : has-sante.fr ; Lindson 2019, doi:10.1002/14651858.CD013308
09 · Traiter

Varénicline, bupropion, cytisinicline

En 2e intention après des substituts bien conduits (HAS 2014), sauf forte dépendance où la varénicline peut être discutée d’emblée.

Varénicline (Champix®, génériques)

Agoniste partiel nicotinique : réduit l’envie et le plaisir de fumer. De retour en pharmacie depuis le 16 juin 2025 ; génériques disponibles ; remboursée 65 %.

  • Débuter 1 à 2 semaines avant la date d’arrêt.
  • J1–J3 : 0,5 mg le matin ; J4–J7 : 0,5 mg matin et soir ; puis 1 mg matin et soir, 12 semaines (12 de plus possibles pour consolider).
  • Nausées fréquentes (prise au repas), rêves anormaux, insomnie ; surveiller l’humeur.
  • Non recommandée pendant la grossesse et l’allaitement ; adapter à l’insuffisance rénale sévère (voir RCP).

Bupropion (Zyban®)

Antidépresseur ; alternative. Non remboursé.

  • Débuter 1 à 2 semaines avant l’arrêt : 150 mg le matin 6 jours, puis 150 mg matin et soir (au moins 8 h d’intervalle), 7 à 9 semaines.
  • Contre-indications : épilepsie ou antécédent de convulsions, sevrage alcoolique ou de benzodiazépines en cours, trouble bipolaire, boulimie ou anorexie, tumeur cérébrale, IMAO, insuffisance hépatique sévère (RCP) ; grossesse (HAS 2014).

Cytisinicline (Liberostin®) : nouveau en 2026

Agoniste partiel nicotinique d’origine végétale, inscrit par l’OMS sur la liste des médicaments essentiels (2025). AMM en 2025 ; avis favorable de la Commission de la transparence le 24 juin 2026 (SMR modéré, ASMR V, taux proposé 30 %) : en 2e intention après échec des substituts, chez les fumeurs fortement dépendants (Fagerström ≥ 7), y compris BPCO et maladies cardiovasculaires. Traitement de 25 jours à doses dégressives (1 cp de 1,5 mg toutes les 2 h les 3 premiers jours, jusqu’à 1–2 cp par jour du 21e au 25e jour). Non commercialisée au 28/09/2026 (absente de la BDPM).

Sources

  1. HAS 2014, p. 28 : has-sante.fr ; Champix (varénicline), retour en pharmacie le 16/06/2025 (la fiche de disponibilité de l'ANSM a été retirée à la fin de la rupture) : federationaddiction.fr
  2. RCP Champix et Zyban : base-donnees-publique.medicaments.gouv.fr ; Tabac Info Service, « Bupropion » : tabac-info-service.fr
  3. HAS, avis Liberostin (cytisinicline), 24/06/2026, p. 1–2, 11–13 : has-sante.fr
10 · Traiter

La cigarette électronique

Des positions françaises prudentes, des données Cochrane désormais solides.

Ce que disent les données

  • Avec nicotine, elle aide plus à arrêter que les substituts : RR 1,55, soit 3 arrêts de plus pour 100 (certitude élevée, Cochrane 2025)1.
  • Effets indésirables comparables aux substituts à court et moyen terme ; recul limité (essais de 2 ans au plus).
  • La dépendance à la nicotine persiste souvent : prévoir aussi l’arrêt du vapotage à terme.

Ce que disent les autorités françaises

  • HCSP 2022 : les professionnels proposent en priorité les traitements dont l’efficacité est démontrée ; la cigarette électronique n’est pas recommandée comme aide au sevrage, mais un fumeur qui la choisit doit être accompagné ; déconseillée pendant la grossesse (absence de données)2.
  • HAS 2014 : si un fumeur refuse les substituts, son utilisation ne doit pas être déconseillée mais s’inscrire dans une stratégie d’arrêt accompagnée3.
  • En pratique : ne pas la proposer d’emblée, ne pas la décourager chez qui l’utilise ; viser l’arrêt complet du tabac (pas d’usage mixte), puis du vapotage.

Sources

  1. Lindson N et al. Electronic cigarettes for smoking cessation. Cochrane 2025;11:CD010216. doi:10.1002/14651858.CD010216.pub10
  2. HCSP. Avis relatif aux bénéfices-risques de la cigarette électronique, actualisation janvier 2022 : hcsp.fr
  3. HAS 2014, p. 39 : has-sante.fr
11 · Suivre

Le plan d’arrêt en 7 étapes

À construire avec le patient ; version à remettre dans l’onglet Patient.

  1. Choisir une date dans les 2 semaines, hors période de fort stress.
  2. Prévenir l’entourage ; trouver un « parrain d’arrêt ».
  3. Préparer l’environnement : la veille, jeter cigarettes, cendriers, briquets ; nettoyer voiture et vêtements.
  4. Avoir les substituts prêts avant le jour J (voire commencer avant : pré-chargement).
  5. Identifier ses 3 déclencheurs et une réponse pour chacun.
  6. Plan anti-envie : qui appeler, que faire, où aller.
  7. Prévoir des récompenses (semaine 1, mois 1, mois 3) avec l’argent économisé.

Suivi : consultation à J7–J15 pour ajuster les doses, puis mensuelle pendant 3 à 6 mois (HAS 2014, grade B).

12 · Suivre

En cas d’échec

L’échec est d’abord celui du traitement ou de sa dose, pas du patient.

Vérifier d’abord

  • Sous-dosage (la cause la plus fréquente de cigarettes persistantes sous substituts) : augmenter, associer plusieurs patchs, ajouter une forme orale.
  • Technique des formes orales (gomme mâchée trop vite, café juste avant).
  • Durée trop courte ; arrêt des substituts trop tôt.
  • Alcool, cannabis, anxiété ou dépression associés.

Puis adapter (essai SMART, JAMA 2024)

490 fumeurs traités 6 semaines par substituts combinés ou varénicline ; les non-abstinents ont été re-randomisés :

  • Sous substituts : augmenter la dose ou passer à la varénicline donne 14 % d’abstinence en fin de traitement, contre 8 % en continuant pareil.
  • Sous varénicline : augmenter la dose donne 20 %, contre 3 % en continuant et 0 % en passant aux substituts.
  • À 6 mois, seules les augmentations de dose gardaient un bénéfice.

Les doses de varénicline au-delà de 2 mg/j sont hors AMM ; à discuter avec un tabacologue1.

Sources

  1. Cinciripini PM et al. Smoking cessation after initial treatment failure with varenicline or nicotine replacement: a randomized clinical trial. JAMA 2024;331:1722-31. doi:10.1001/jama.2024.4183
  2. HAS 2014, p. 22 (sous-dosage) : has-sante.fr
13 · Suivre

Rechute et durée du traitement

La rechute est fréquente : chaque tentative est un apprentissage.

  • Le nombre de tentatives avant un arrêt durable est élevé : environ 6 selon les hypothèses classiques, jusqu’à une trentaine selon les méthodes (Chaiton 2016)1.
  • Sans aide, 3 à 5 % seulement des tentatives tiennent 6 à 12 mois4 ; l’accompagnement et les traitements multiplient ces chances (voir le tableau).
  • Après une rechute : analyser le déclencheur, ne pas attendre pour recommencer, ajuster le traitement (dose, association, changement de molécule), rappeler le 39 89.
  • Arrêt brutal plutôt que progressif quand c’est possible (22 % contre 15,5 % à 6 mois)2.
  • Durée des patchs : 24 ou 52 semaines au lieu de 8 donnent plus d’abstinence à 6 mois (OR ajusté 1,70) mais pas de différence à un an (Schnoll 2015)3 ; prolonger au cas par cas, selon les envies et le risque de rechute.

Sources

  1. Chaiton M et al. Estimating the number of quit attempts it takes to quit smoking successfully in a longitudinal cohort of smokers. BMJ Open 2016;6:e011045. doi:10.1136/bmjopen-2016-011045
  2. Lindson-Hawley N et al. Ann Intern Med 2016;164:585-92. doi:10.7326/M14-2805
  3. Schnoll RA et al. Long-term nicotine replacement therapy: a randomized clinical trial. JAMA Intern Med 2015;175:504-11. doi:10.1001/jamainternmed.2014.8313
  4. Hughes JR et al. Shape of the relapse curve and long-term abstinence among untreated smokers. Addiction 2004;99:29-38. doi:10.1111/j.1360-0443.2004.00540.x
14 · Situations

Grossesse et allaitement

Arrêter le plus tôt possible, sans culpabiliser ; proposer des interventions soutenues dès la 1re consultation prénatale.

Ce qui est recommandé

  • En premier : soutien comportemental (entretien, TCC), à toutes les consultations (HAS 2014 ; CNGOF-SFT 2020).
  • Substituts possibles si l’arrêt n’est pas obtenu sans médicament : moins nocifs que de continuer à fumer ; toute forme utilisable, en privilégiant les formes orales ; dose efficace (HAS 2014, CNGOF-SFT 2020).
  • La réduction spontanée s’accompagne souvent d’une compensation (inhalation plus profonde) : l’accompagner vers l’arrêt.
  • Sages-femmes : prescription des substituts à la femme et à son entourage.
  • Anticiper la rechute du post-partum.

Ce qui ne l’est pas

  • Varénicline et bupropion : contre-indiqués pendant la grossesse, non recommandés pendant l’allaitement.
  • Cytisinicline : pas de données.
  • Cigarette électronique : pas recommandée comme aide à l’arrêt (HCSP 2022, CNGOF-SFT 2020).

Sources

  1. HAS 2014, § 8.1.2, PDF p. 42–43 : has-sante.fr
  2. CNGOF-SFT. Prise en charge médicamenteuse du tabagisme en cours de grossesse. Gynecol Obstet Fertil Senol 2020;48:604-11. doi:10.1016/j.gofs.2020.03.030
  3. Ameli, prise en charge du sevrage tabagique (prescripteurs) : ameli.fr
15 · Situations

Troubles psychiques, alcool, cannabis

Des fumeurs plus dépendants, qui ont autant besoin et autant de bénéfice à arrêter.

  • Repérer anxiété et dépression avant l’arrêt (PHQ-4) : le sevrage peut les majorer les premières semaines, l’arrêt les améliore à distance (Cochrane 2021)1.
  • Varénicline : pas d’excès d’événements neuropsychiatriques graves démontré (Cochrane 2023, faible certitude) ; surveiller l’humeur.
  • Certains psychotropes (clozapine, olanzapine) voient leur taux augmenter à l’arrêt du tabac (fin de l’induction enzymatique par la fumée) : surveiller et adapter (RCP).
  • Alcool : déclencheur majeur de rechute ; repérer avec le AUDIT-C (page Alcool) ; proposer le sevrage tabagique à tout patient pris en charge pour l’alcool.
  • Cannabis : questionnaire CAST (HAS 2021) ; le mélange avec le tabac entretient la dépendance nicotinique.

Sources

  1. Taylor GM et al. Cochrane 2021;3:CD013522. doi:10.1002/14651858.CD013522.pub2 ; Livingstone-Banks 2023, doi:10.1002/14651858.CD006103.pub8
16 · Scores

Calculateurs

Dépendance, dose, économies. Le résultat s’affiche à chaque réponse dans le panneau (à droite sur ordinateur, en bas sur téléphone), prêt à copier dans le dossier. Rien n’est enregistré.

🔒 Rien n’est envoyé sur internet : tout le calcul se fait sur votre appareil. Aucune réponse n’est enregistrée — seules vos préférences d’affichage (taille du texte, contraste) restent sur cet appareil.

Dose de départ des substituts

Deux questions (celles de l’indice de gros fumeur) : nombre de cigarettes par jour et délai de la première cigarette. Propose un patch 24 h et des formes orales, à ajuster à J7.

Validité et utilité
À quoi il sert
Proposer une dose de départ de substituts et situer la dépendance avec l’indice de gros fumeur (HSI, 0 à 6 : 0–1 pas de dépendance, 2–3 modérée, 4–6 forte), version courte du Fagerström.
Validé chez
HSI : fumeurs américains (Heatherton 1989 et 1991, 254 fumeurs pour le Fagerström) ; corrélé aux mesures biochimiques de l’exposition (cotinine).
Performance
Le délai de la 1re cigarette et le nombre de cigarettes sont les deux items les mieux liés aux marqueurs biologiques (Heatherton 1991). L’équivalence « 1 cigarette ≈ 1 mg » n’est pas démontrée (HAS).
Limites
Règle indicative : la dose se juge à J7 sur les signes de sous- ou de surdosage. Cigarettes roulées, cigarillos, cannabis mélangé : équivalences imprécises.
Recommandé par
HAS 2014 (test de Fagerström simplifié en 2 questions ; fiche « Les TNS en pratique »).
Sources

Règle : patch 24 h ≈ 1 mg par cigarette, arrondi aux dosages 7, 14 et 21 mg ; formes orales 4 mg si 1re cigarette dans les 30 minutes ou plus de 20 cigarettes par jour.

Test de Fagerström

Dépendance physique à la nicotine en 6 questions (score sur 10). Oriente le choix et la dose du traitement.

Validité et utilité
À quoi il sert
Mesurer la dépendance physique à la nicotine ; un score élevé prédit un sevrage plus difficile et justifie un traitement plus soutenu (Fagerström ≥ 7 : forte dépendance, critère retenu pour la cytisinicline par la HAS).
Validé chez
254 fumeurs (Heatherton 1991), révision du questionnaire de tolérance de Fagerström (1978) ; version française de la HAS (2014).
Performance
Meilleure cohérence interne que le questionnaire de 1978 ; corrélé aux mesures biochimiques (monoxyde de carbone, nicotine, cotinine) (Heatherton 1991). Pas de sensibilité ni de spécificité « diagnostiques » : c’est une mesure d’intensité.
Limites
Cohérence interne modeste ; mesure surtout la dépendance physique, pas la composante comportementale ; peu adapté aux petits fumeurs, au tabac roulé et à la cigarette électronique.
Recommandé par
HAS 2014 (outil associé à la recommandation) ; HAS, avis Liberostin 2026.
Droits
Questionnaire publié en 1991 et diffusé librement par la HAS ; aucune licence d’utilisation connue.
Sources

Correction au-cabinet 2026-09-28 : paliers de la HAS (0–2, 3–4, 5–6, 7–10) à la place des paliers de la fiche d’origine (0–3, 4–6, 7–10).

Économies à l’arrêt

Un argument concret pour la motivation : ce que coûte la consommation actuelle.

Calcul : prix d’une cigarette × cigarettes par jour ; mois = 30,44 jours ; an = 365 jours (fiche d’origine). Prix par défaut : 12,50 €.

PHQ-4 : anxiété et humeur

4 questions (GAD-2 + PHQ-2) avant l’arrêt ou pendant le sevrage : l’anxiété et la dépression compliquent l’arrêt ou peuvent être révélées par lui.

Validité et utilité
À quoi il sert
Repérage ultra-bref de l’anxiété et de la dépression ; sous-score anxiété (GAD-2) ou humeur (PHQ-2) ≥ 3 : compléter par le GAD-7 ou le PHQ-9.
Validé chez
2 149 patients de 15 cabinets de soins primaires aux États-Unis (Kroenke 2009) ; 5 030 personnes en population générale en Allemagne (Löwe 2010).
Performance
Deux facteurs (anxiété, dépression) expliquant 84 % de la variance ; scores croissants associés au retentissement fonctionnel et au recours aux soins (Kroenke 2009). Performances des sous-scores : celles du PHQ-2 et du GAD-2.
Limites
Outil de repérage, ne pose pas de diagnostic ; ne remplace pas l’évaluation du risque suicidaire. Pas de validation française spécifique retrouvée.
Recommandé par
Pas de recommandation française le citant nommément ; PHQ-2 cité par la HAS (épisode dépressif, 2017). Questionnaires PHQ libres d’usage.
Sources

Seuils : 0–2 normal · 3–5 léger · 6–8 modéré · 9–12 sévère (Kroenke 2009). Voir aussi la page Scores (PHQ-9, GAD-7).

AUDIT-C

Le repérage de l’alcool associé (3 questions) est sur la page Alcool, avec le FACE et leurs fiches de validité.

Ouvrir l’AUDIT-C

17 · Patient & ressources

Conseils à remettre au patient

Stratégies non médicamenteuses et plan d’arrêt, reprises de la fiche d’origine ; le niveau de preuve est indiqué pour le médecin.

Arrêter de fumer : ce qui aide

Les 4 réflexes de la crise : Différer (attendre 5 minutes, l’envie passe) · Respirer profondément (inspirer 4 s, bloquer 7 s, expirer 8 s, 4 fois) · Boire un grand verre d’eau · se Distraire (changer d’activité, marcher 5 à 10 minutes). Chaque envie dure 3 à 5 minutes.

Se faire accompagner efficace

Un suivi par un professionnel (médecin, tabacologue, psychologue, Tabac Info Service au 39 89) augmente nettement les chances d’arrêt, avec ou sans médicament.

Journal des envies : notez chaque envie (heure, lieu, émotion, intensité de 0 à 10), repérez vos 3 déclencheurs, préparez une réponse.

Prendre du recul : à chaque envie, dites-vous « j’observe que mon cerveau veut fumer » ; l’envie passe en quelques minutes.

Trouver sa motivation preuve faible

Balance décisionnelle : ce que vous aimez / n’aimez pas dans le tabac, ce que vous gagneriez / ce qui vous manquerait. Relisez-la aux moments de doute.

Votre moteur : santé, famille, sport, argent, grossesse, opération… Notez-le et affichez-le.

Gérer le stress sans cigarette utile contre l’envie

Cohérence cardiaque (3 fois 5 minutes par jour) : inspirez 5 s, expirez 5 s.

Respiration 4-7-8 pendant une envie : inspirez 4 s, bloquez 7 s, expirez 8 s, 4 fois.

Technique STOP : Stoppez · Tirez une inspiration · Observez · Poursuivez consciemment.

Bouger réduit l’envie sur le moment

Une séance d’exercice diminue l’envie de fumer dans l’heure qui suit. Visez 30 minutes de marche rapide par jour ; lors d’une envie forte, 5 à 10 minutes suffisent souvent.

Pleine conscience preuve insuffisante

Surfer sur l’envie : observez-la comme une vague qui monte, atteint un pic et redescend, sans la combattre. Scan corporel 5 minutes le soir pour relâcher les tensions.

Occuper les mains et la bouche

Mains : stylo, galet, balle anti-stress. Bouche : grand verre d’eau, légumes crus, chewing-gum sans sucre (hors substitut oral en cours). Rituels : se brosser les dents après le repas, changer de tasse, remplacer la pause cigarette par une pause thé ou marche.

S’appuyer sur son entourage

Annoncez votre démarche, trouvez un « parrain d’arrêt » à appeler lors d’une envie, proposez à un proche d’arrêter avec vous, demandez qu’on ne fume pas devant vous les premières semaines. Mois sans tabac en novembre.

Arrêter d’un coup plutôt que diminuer efficace

L’arrêt d’un coup réussit mieux que la réduction progressive. Si vous n’êtes pas prêt, réduire avec des substituts reste une étape utile ; ne fumez pas « moins fort » (on inhale plus profondément).

Sommeil et alimentation

Horaires réguliers, écrans éteints 1 h avant le coucher ; si le patch de 24 h perturbe le sommeil, passer au patch de 16 h. Évitez l’alcool les premières semaines (déclencheur majeur), limitez le café, buvez de l’eau.

Hypnose, sophrologie, acupuncture non démontrées

Pas de preuve solide d’efficacité sur l’arrêt ; elles peuvent aider à gérer le stress en complément des traitements validés, sans les remplacer. Non remboursées.

La rechute est normale : ne pas attendre pour recommencer, en parler à son médecin. Tabac Info Service : 39 89 (tabacologues, appel gratuit), application gratuite.

Sources

  1. Lancaster T, Stead LF. Cochrane 2017;3:CD001292, doi ; Lindson N et al. Motivational interviewing for smoking cessation. Cochrane 2019;7:CD006936, doi ; Ussher MH et al. Exercise interventions for smoking cessation. Cochrane 2019;10:CD002295, doi
  2. HAS 2014, § 4.3.2 (activité physique, acupuncture, hypnothérapie) : has-sante.fr
18 · Patient & ressources

Ressources et remboursements 2026

Ce que le patient paie, qui peut prescrire, où trouver de l’aide.

TraitementPrise en charge (septembre 2026)Précisions
Substituts nicotiniques (patchs, gommes, pastilles, comprimés, sprays)65 % sur prescription, sans plafond ni avance de frais ; complément par la mutuelleProduits inscrits sur la liste des remboursables. Prescripteurs : médecins (y compris du travail), sages-femmes (aussi pour l’entourage), infirmiers, chirurgiens-dentistes, masseurs-kinésithérapeutes
Varénicline (Champix®, génériques)65 %Sur ordonnance ; de retour depuis le 16/06/2025
Bupropion (Zyban®)Non rembourséSur ordonnance
Cytisinicline (Liberostin®)Avis favorable, taux proposé 30 %Non commercialisée au 28/09/2026
Cigarette électroniqueNonProduit de consommation
RessourcePour quoiAccès
Tabac Info ServiceTabacologues au téléphone (suivi gratuit), site, application avec programme quotidien, coach et calcul des économies39 89 · tabac-info-service.fr
Mois sans tabacDéfi collectif chaque novembre, kit d’aidemois-sans-tabac.tabac-info-service.fr
Consultations de tabacologieÉchecs répétés, grossesse, comorbidités lourdesAnnuaire : tabac-info-service.fr
PharmacienConseil sur les formes et leur usage, délivrance des substitutsOfficine

Sources

  1. Ameli, « Arrêt du tabac : quelle prise en charge pour les substituts nicotiniques ? » : ameli.fr
  2. BDPM, fichiers CIS et CIS_CIP téléchargés le 28/09/2026 : base-donnees-publique.medicaments.gouv.fr ; HAS, avis Liberostin 2026 : has-sante.fr