Aide à la décision · médecine générale
Ménopause & THM : prescrire, doser, surveiller
Renseignez le profil de la patiente : l'outil vérifie l'éligibilité, propose le schéma préférentiel, puis affiche la balance bénéfices / risques personnalisée en fréquences naturelles (« sur 1 000 femmes comme vous… »). À regarder avec la patiente, puis à éditer en fiche PDF.
Évaluer, visualiser, décider ensemble
Profil de la patiente → éligibilité, schéma préférentiel et balance bénéfices / risques en fréquences naturelles, à regarder avec elle.
Le traitement hormonal de la ménopause (THM) a été enterré par la WHI en 2002, puis réhabilité par la notion de « fenêtre d'opportunité ». Bien posé — estradiol transdermique + progestérone, au bon moment — c'est le traitement le plus efficace des bouffées de chaleur, avec un profil de risque maîtrisable. Chaque chiffre est rattaché à sa source primaire.
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Aide à la décision ; vérifier l'éligibilité complète (sections 03–04) et le RCP avant prescription. Les chiffres sont des illustrations issues de l'aide à la discussion NICE NG23 (novembre 2024) pour une initiation vers 50 ans ; ils varient selon le risque de base individuel.
Validité et utilité de l'outil
- À quoi il sert
- Aide à la décision partagée : repérer une contre-indication au THM systémique, situer la patiente par rapport à la « fenêtre » (< 60 ans et < 10 ans de ménopause), proposer le schéma préférentiel français et montrer la balance bénéfices / risques en cas pour 1 000 femmes.
- Valide chez
- Ce n'est pas un score validé : c'est une mise en forme des recommandations (CNGOF/GEMVi 2021, The Menopause Society 2022, NICE NG23 2024). Les chiffres valent pour une initiation vers 50 ans (population britannique) ; ils ne s'appliquent pas à l'insuffisance ovarienne prématurée.
- Performance
- Non applicable (pas d'étude de performance d'un outil de ce type) ; les risques absolus viennent de l'aide à la discussion NICE 2024, construite sur des cohortes et essais (ONS, prescriptions NHS, 24 études observationnelles pour le sein).
- Limites
- Pas de pondération individuelle du risque de base (antécédents familiaux, densité mammaire, IMC). Thrombose de la voie orale donnée en risque relatif (NICE 2024 ne fournit pas de chiffre absolu). Risque mammaire selon le progestatif : preuves jugées insuffisantes par NICE 2024.
- Recommandé par
- La présentation en fréquences naturelles est recommandée par NICE NG23 (2024, aide à la discussion). Le schéma estradiol transdermique + progestérone micronisée est celui du CNGOF/GEMVi 2021.
- Sources
- Réf. 3, 4, 10, 14, 31, 35 de la bibliographie (onglet Sources).
Fiche rédigée le 28/09/2026 avec l'aide d'une IA, à partir des recommandations citées ; « non trouvé » : donnée absente des sources consultées.
Est-ce bien la ménopause ?
Le diagnostic est clinique. Avant de parler traitement, trois situations à distinguer car elles changent la conduite.
- Périménopause : cycles irréguliers (variation > 7 jours) ± symptômes. On peut traiter une femme symptomatique sans attendre les 12 mois d'aménorrhée, avec une couverture progestative séquentielle si l'utérus est en place.
- Femme < 40 ans : penser à l'insuffisance ovarienne prématurée (IOP) — 2 FSH élevées (> 25 UI/L) à 4–6 semaines d'intervalle + aménorrhée > 4 mois ; bilan étiologique (caryotype, prémutation FMR1, anticorps anti-21-hydroxylase)2. C'est une substitution physiologique, pas un « traitement de ménopause » (section 06).
- Sous contraception hormonale : le diagnostic ne peut se faire sous pilule ; interrompre puis réévaluer cliniquement.
Quand le THM est-il indiqué ?
Le THM traite des symptômes qui altèrent la qualité de vie ; ce n'est pas un traitement préventif systématique de la cinquantaine.
- Symptômes climatériques (1ʳᵉ indication) : bouffées vasomotrices, sueurs, troubles du sommeil/de l'humeur qui retentissent sur la vie quotidienne. C'est le traitement le plus efficace (75–90 % de réduction des bouffées)3.
- Insuffisance ovarienne prématurée / ménopause précoce : substitution jusqu'à l'âge naturel (~51 ans), indication forte (os, cœur, qualité de vie)2.
- Prévention de l'ostéoporose : seulement en 2ᵉ intention, chez la femme à risque fracturaire intolérante ou contre-indiquée aux autres traitements4.
- Syndrome génito-urinaire isolé (sécheresse, dyspareunie) → estrogène local, pas de THM systémique (section 11).
La « fenêtre d'opportunité »
C'est la clé de lecture de toute la littérature : le rapport bénéfice/risque dépend de l'âge et de l'ancienneté de la ménopause au moment où l'on commence.
Qui ne doit pas recevoir de THM systémique ?
Cocher les antécédents présents. Une seule case = THM systémique contre-indiqué (l'estrogène local vaginal, lui, reste souvent possible — section 11).
Bilan pré-thérapeutique
Pas de biologie systématique en l'absence de facteur de risque — surtout pas de dosage hormonal.
- Mammographie à jour selon le dépistage organisé (50–74 ans, tous les 2 ans) ; frottis selon le dépistage.
- Bilan lipidique + glycémie si facteurs de risque CV et non récents.
- Ostéodensitométrie si risque fracturaire ou ménopause précoce.
- Dosages hormonaux (FSH, estradiol) : non recommandés après 45 ans, ni pour le diagnostic ni pour le suivi1.
Quel schéma, pour qui ?
Réglez le profil : l'outil propose le schéma préférentiel (voie, estrogène, progestatif, rythme). Le socle reste partout le même — estradiol transdermique ± progestérone.
Estrogènes, progestatifs, doses
Le schéma préférentiel français et international : 17β-estradiol transdermique + progestérone micronisée (ou dydrogestérone)4. Deux choix de molécule comptent vraiment : la voie de l'estrogène et le type de progestatif.
Estrogène : la voie transdermique d'abord
Progestatif (si utérus en place) : protéger l'endomètre, sans surcoût mammaire
| Progestatif | Dose | Risque sein (E3N) | Statut THM |
|---|---|---|---|
| Progestérone micronisée (Utrogestan) | 100–200 mg ≥ 12 j/mois | RR 1,00 (0,83–1,22) | Préférentiel |
| Dydrogestérone (Duphaston) | 10 mg ≥ 12 j/mois | RR 1,16 (0,94–1,43) | Préférentiel |
| DIU au lévonorgestrel | 52 mg | données limitées | Alternative hors AMM en France |
| Chlormadinone, cyprotérone, nomégestrol, médrogestone | — | accru | À ne pas utiliser en THM |
| Tibolone | — | accru | N'a plus sa place |
Rythme
- Séquentiel (estradiol continu + progestatif 12–14 j/mois) : hémorragie de privation ; adapté à la périménopause et à la ménopause récente.
- Combiné continu (les deux tous les jours) : pas de règles ; à privilégier après > 1 an de ménopause.
Les chiffres, honnêtement
Le THM n'est ni miracle ni poison : un bénéfice symptomatique net, des risques réels mais modestes et dépendants de la voie et de la molécule.
Bénéfices démontrés
- Bouffées vasomotrices : 75–90 % de réduction — aucun autre traitement n'en fait autant3.
- Fractures : hanche −33 % (HR 0,67), fractures totales −24 % dans la WHI13.
- Mortalité : non augmentée au long cours ; possible bénéfice de survie si initiation à 50–59 ans8.
Risques (utilisatrices actuelles, et selon la voie/molécule)
| Risque | Estrogène seul | Estro-progestatif | Modulateur |
|---|---|---|---|
| Cancer du sein14 | RR 1,33 | RR 1,9–2,3 | moindre avec progestérone micronisée / dydrogestérone12 |
| MTEV | accru (oral) | accru (oral) | neutre par voie transdermique910 |
| AVC | HR 1,39 (oral)15 | HR 1,41 (oral)7 | neutre si transdermique ≤ 50 µg11 |
| Coronaropathie | neutre/protecteur si fenêtre15 | ↑ si initiation tardive7 | favorable si début < 60 ans / < 10 ans5 |
| Cancer de l'endomètre | ↑ si sans progestatif | prévenu par le progestatif | → progestatif obligatoire si utérus |
Méningiome & progestatifs : ce qui est rassurant, ce qui ne l'est pas
Sujet français majeur (alertes ANSM / EPI-PHARE). À bien distinguer : les progestatifs du THM ne sont pas ceux qui posent problème.
- Rassurant : la progestérone micronisée, la dydrogestérone et le DIU au lévonorgestrel ne sont pas associés au risque de méningiome16 — ce sont précisément les progestatifs recommandés en THM.
- À risque (dose-dépendant), à ne pas utiliser en THM : acétate de cyprotérone (Androcur) — risque majeur et dose-dépendant17 ; nomégestrol (Lutényl)18 ; chlormadinone (Lutéran) ; médrogestone. Le risque régresse à l'arrêt.
- En pratique : ces molécules sortent du THM ; devant un méningiome connu, on récuse formellement les progestatifs « à risque » et on réévalue toute exposition prolongée.
- Règles ANSM en vigueur : avant tout progestatif, relever les progestatifs antérieurs et leur durée ; IRM cérébrale à l'instauration si exposition cumulée > 1 an à un progestatif à risque et passage à un autre progestatif à risque ou de risque non établi (ANSM, 19/12/2023) ; IRM devant tout signe évocateur ; attestation annuelle d'information co-signée au-delà d'un an de cyprotérone, nomégestrol, chlormadinone, médroxyprogestérone ou médrogestone (mention « traitement inférieur à un an » sur l'ordonnance avant)32.
- Molécule par molécule (niveau de risque, IRM, attestation) : voir le tableau filtrable Progestatifs et méningiome du guide contraception.
Situations particulières
- Antécédent de cancer du sein : THM systémique contre-indiqué. Pour les bouffées : non-hormonal (section 12) ; pour la sécheresse : hydratants, puis estrogène local en 2ᵉ intention après avis oncologique19.
- Obésité, migraine, tabac, HTA contrôlée : voie transdermique impérative + progestérone micronisée, dose minimale ; équilibrer la TA avant d'initier.
- Migraine avec aura : transdermique à dose minimale ; évaluer le risque d'AVC.
- Ménopause chirurgicale (ovariectomie bilatérale avant 51 ans) : THM jusqu'à l'âge naturel, dose adaptée à la carence.
- Endométriose : préférer le combiné continu (pas d'estrogène seul, même après hystérectomie) ; avis spécialisé.
Syndrome génito-urinaire (sécheresse, dyspareunie)
Sécheresse vaginale, dyspareunie, troubles urinaires : 50–70 % des femmes ménopausées, très sous-traité. Souvent isolé — et il ne relève pas du THM systémique.
- Symptômes légers : hydratants / lubrifiants (eau ou silicone).
- Symptômes modérés à sévères : estrogènes locaux (estriol, promestriène ; ovule/crème) — 1×/j 2 semaines puis 2×/semaine. Alternative : prastérone (DHEA) intravaginale.
Alternatives non hormonales aux bouffées
En cas de contre-indication, de refus ou de réponse insuffisante. Aucune n'égale l'efficacité du THM, mais certaines sont utiles.
| Traitement | Dose | Niveau de preuve | En pratique |
|---|---|---|---|
| Fézolinétant (Veoza) — antagoniste NK3 | 45 mg/j | élevé (SKYLIGHT 1/2/4)21 | commercialisé en France depuis avril 2025, non remboursé (~64,51 €/mois) ; bilan hépatique avant, puis tous les mois pendant 3 mois, puis selon la clinique ; ne pas débuter si ALAT/ASAT ou bilirubine ≥ 2 N (information de sécurité ANSM du 05/05/2025)33. CI : insuffisance hépatique, inhibiteurs du CYP1A2. Prescrire le classe « à écarter ». |
| Élinzanétant (Lynkuet) — antagoniste NK1/NK3 | 120 mg/j | élevé (OASIS 1/2/3)30 | première bithérapie NK1/NK3 ; approuvé au Royaume-Uni, au Canada, en Australie et en Suisse, puis par la FDA (octobre 2025) ; AMM européenne accordée le 19/11/2025 (bouffées de la ménopause et bouffées sous hormonothérapie adjuvante du cancer du sein)34. Commercialisation et prix en France : non trouvés au 28/09/2026 — vérifier à la BDPM. Étudié aussi dans les SVM induits par hormonothérapie du cancer du sein. |
| Venlafaxine (IRSNa) | 37,5–75 mg/j | modéré22 | off-label ; compatible avec le tamoxifène. |
| Paroxétine (ISRS) | 7,5–20 mg/j | modéré23 | off-label en France ; CI avec le tamoxifène (inhibe le CYP2D6). |
| Gabapentine | 300–900 mg/j | modéré24 | utile sur les bouffées nocturnes / le sommeil. |
| Clonidine | 0,1 mg ×2/j | faible24 | tolérance médiocre (hypotension). |
| Phytoestrogènes (isoflavones, actée) | — | faible25 | pas de bénéfice clair ; prudence après cancer du sein. |
| Bêta-alanine (Abufène) | 400 mg, 1–3 cp/j | insuffisant437 | en vente sans ordonnance, non remboursée ; prise par cures de 5 à 10 jours38. Son effet ne se distingue pas de celui d'un placebo : la HAS lui a retiré le remboursement en 2011 (SMR insuffisant, aucune place dans la stratégie)37, et le CNGOF-GEMVi juge les données trop faibles pour la recommander (2021)4. À ne pas proposer, mais à connaître : beaucoup de patientes l'ont déjà essayée avant de consulter. |
La thérapie cognitivo-comportementale a un effet démontré sur les bouffées, le sommeil et l'humeur — seule ou en association.
Suivi sous THM
- À 3 mois : efficacité, tolérance, observance ; TA, poids ; adapter la dose si bouffées persistantes.
- Au moins une fois par an : réévaluation bénéfice/risque, examen clinique, mammographie selon le dépistage.
- Tout saignement anormal (combiné continu après 6 mois, ou hors règles attendues en séquentiel) → échographie pelvienne ± biopsie d'endomètre si épaisseur > 4 mm.
- Durée : pas de durée maximale arbitraire — aussi longtemps que le bénéfice dépasse le risque, réévalué chaque année ; poursuite possible au-delà de 60–65 ans après évaluation individualisée3. À l'arrêt (progressif ou non), prévenir d'une possible récidive des bouffées.
Idées reçues sur le THM
Sept croyances tenaces, et ce que dit la preuve.
Fiche patiente
Le bouton ci-dessous n'imprime que cette fiche.
- Très efficace sur les bouffées et la qualité de vie ; protège aussi les os.
- Le risque de cancer du sein augmente un peu (comparable à celui d'une consommation d'alcool quotidienne), et dépend du type d'hormones ; on en reparle chaque année.
- L'hormone par la peau évite le sur-risque de phlébite et d'AVC du comprimé.
Prochaine consultation : ……………………
Histoire & évolution
Pour le lecteur curieux : comment le THM est passé de panacée à poison puis à traitement raisonné, et pourquoi la ménopause existe.
De « Feminine Forever » au choc WHI, et retour
- 1966 — le gynécologue Robert Wilson publie Feminine Forever et présente la ménopause comme une « maladie de carence » à corriger à vie par les estrogènes26. Le livre, best-seller, était secrètement financé par le fabricant du Premarin. L'idée d'une supplémentation universelle s'installe.
- 2002 — l'essai WHI est interrompu : sur-risques de cancer du sein, d'AVC et de thrombose7. Les prescriptions s'effondrent dans le monde entier ; une génération de femmes renonce au traitement.
- Années 2010 — la relecture par âge réhabilite le THM : la WHI avait recruté des femmes âgées (63 ans en moyenne) sous estrogènes oraux ; chez les femmes jeunes et récemment ménopausées, la balance est favorable5, sans excès de mortalité8. Naît la notion de fenêtre d'opportunité.
Pourquoi la ménopause existe-t-elle ?
Cesser de se reproduire des décennies avant de mourir est rarissime dans le règne animal — on ne le connaît bien que chez l'humain et quelques cétacés (orques, globicéphales). Pourquoi la sélection a-t-elle favorisé un tel arrêt ? Deux hypothèses, non exclusives.
- L'hypothèse de la grand-mère. Une femme âgée transmettrait mieux ses gènes en cessant d'enfanter pour aider ses petits-enfants à survivre qu'en continuant une reproduction risquée. La longévité post-reproductive humaine s'expliquerait par cet investissement27.
- L'hypothèse du conflit reproductif. Quand mère et fille se reproduisent en même temps, elles entrent en compétition ; il devient avantageux pour l'aînée de céder la place28. Chez les orques, où ce conflit a été modélisé, les vieilles femelles cessent de se reproduire et guident le groupe29.
Bibliographie
Cadres de référence de la page : CNGOF/GEMVi 2021 · The Menopause Society 2022 · NICE NG23 (2024) · ESHRE (IOP) · WHI · ELITE · E3N · ESTHER · QResearch · EPI-PHARE (méningiome) · HAS/ANSM 2025 · Synthèse pour professionnels · aide à la décision partagée — ne remplace ni le RCP ni le jugement clinique individualisé.
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- Harlow SD, Gass M, Hall JE, et al. Executive summary of the Stages of Reproductive Aging Workshop +10 (STRAW+10). Menopause. 2012;19(4):387-395. PMID:22343510 · doi:10.1097/gme.0b013e31824d8f40Diagnostic clinique ; FSH non nécessaire après 45 ans.
- Webber L, Davies M, Anderson R, et al; ESHRE Guideline Group on POI. ESHRE Guideline: management of women with premature ovarian insufficiency. Hum Reprod. 2016;31(5):926-937. PMID:27008889 · doi:10.1093/humrep/dew027IOP : substituer jusqu'à l'âge naturel de ménopause (~51 ans).
- The North American Menopause Society. The 2022 hormone therapy position statement of The North American Menopause Society. Menopause. 2022;29(7):767-794. PMID:35797481 · doi:10.1097/GME.0000000000002028Bénéfices > risques si < 60 ans / < 10 ans ; pas de durée maximale imposée.
- Trémollières F, Chabbert-Buffet N, Plu-Bureau G, et al; CNGOF/GEMVi. Les femmes ménopausées — recommandations pour la pratique clinique. Gynécol Obstét Fertil Sénol. 2021;49(5):305-499. CNGOF/GEMVi 2021Référence française : schéma estradiol transdermique + progestérone micronisée/dydrogestérone.
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- Vinogradova Y, Coupland C, Hippisley-Cox J. Use of hormone replacement therapy and risk of venous thromboembolism: nested case-control studies (QResearch, CPRD). BMJ. 2019;364:k4810. PMID:30626577 · doi:10.1136/bmj.k4810THM oral combiné OR ~1,7 ; transdermique OR ~0,93 (pas de sur-risque).
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- Anderson GL, Limacher M, Assaf AR, et al; WHI Steering Committee. Effects of conjugated equine estrogen in postmenopausal women with hysterectomy (WHI). JAMA. 2004;291(14):1701-1712. PMID:15082697 · doi:10.1001/jama.291.14.1701Estrogènes seuls : pas d'excès de sein (HR 0,77) ; AVC 1,39.
- Roland N, Neumann A, Hoisnard L, et al. Use of progestogens and the risk of intracranial meningioma: national case-control study. BMJ. 2024;384:e078078. PMID:38537944 · doi:10.1136/bmj-2023-078078Rassurant : progestérone micronisée, dydrogestérone, DIU lévonorgestrel non associés au méningiome.
- Weill A, Nguyen P, Labidi M, et al. Use of high dose cyproterone acetate and risk of intracranial meningioma in women: cohort study. BMJ. 2021;372:n37. PMID:33536184 · doi:10.1136/bmj.n37Cyprotérone : risque de méningiome dose-dépendant, régressif à l'arrêt.
- Nguyen P, Roland N, Neumann A, et al. Prolonged use of nomegestrol acetate and risk of intracranial meningioma: a population-based cohort study. Lancet Reg Health Eur. 2024;42:100928. PMID:38800110 · doi:10.1016/j.lanepe.2024.100928Nomégestrol : risque dose-dépendant (RRa jusqu'à 12).
- Crandall CJ, Hovey KM, Andrews CA, et al. Breast cancer, endometrial cancer, and cardiovascular events in participants who used vaginal estrogen in the WHI Observational Study. Menopause. 2018;25(1):11-20. PMID:28816933 · doi:10.1097/GME.0000000000000956Estrogènes vaginaux : pas d'excès de cancer du sein/endomètre ni d'événements CV.
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- Lederman S, Ottery FD, Cano A, et al. Fezolinetant for treatment of moderate-to-severe vasomotor symptoms associated with menopause (SKYLIGHT 1): a phase 3 randomised controlled study. Lancet. 2023;401(10382):1091-1102. PMID:36924778 · doi:10.1016/S0140-6736(23)00085-5Fézolinétant (antagoniste NK3) : réduit fréquence et sévérité des bouffées.
- Joffe H, Guthrie KA, LaCroix AZ, et al. Low-dose estradiol and the serotonin-norepinephrine reuptake inhibitor venlafaxine for vasomotor symptoms: a randomized clinical trial. JAMA Intern Med. 2014;174(7):1058-1066. PMID:24861828 · doi:10.1001/jamainternmed.2014.1891Venlafaxine 75 mg : −47,6 % de bouffées (vs −52,9 % estradiol, −28,6 % placebo).
- Simon JA, Portman DJ, Kaunitz AM, et al. Low-dose paroxetine 7.5 mg for menopausal vasomotor symptoms: two randomized controlled trials. Menopause. 2013;20(10):1027-1035. PMID:24045678 · doi:10.1097/GME.0b013e3182a66aa7Paroxétine 7,5 mg ; CI avec le tamoxifène (CYP2D6).
- Nelson HD, Vesco KK, Haney E, et al. Nonhormonal therapies for menopausal hot flashes: systematic review and meta-analysis. JAMA. 2006;295(17):2057-2071. PMID:16670414 · doi:10.1001/jama.295.17.2057Gabapentine et clonidine : effet modeste, inférieur aux estrogènes.
- Lethaby A, Marjoribanks J, Kronenberg F, et al. Phytoestrogens for menopausal vasomotor symptoms. Cochrane Database Syst Rev. 2013;(12):CD001395. PMID:24323914 · doi:10.1002/14651858.CD001395.pub4Phytoestrogènes : pas de preuve concluante d'efficacité.
- Wilson RA. Feminine Forever. New York: M. Evans & Co. 1966. ouvrageOrigine de la « ménopause = maladie de carence » ; financé par le fabricant du Premarin.
- Hawkes K, O'Connell JF, Blurton Jones NG, Alvarez H, Charnov EL. Grandmothering, menopause, and the evolution of human life histories. Proc Natl Acad Sci U S A. 1998;95(3):1336-1339. PMID:9448332 · doi:10.1073/pnas.95.3.1336Hypothèse de la grand-mère.
- Cant MA, Johnstone RA. Reproductive conflict and the separation of reproductive generations in humans. Proc Natl Acad Sci U S A. 2008;105(14):5332-5336. PMID:18378891 · doi:10.1073/pnas.0711911105Hypothèse du conflit reproductif.
- Croft DP, Johnstone RA, Ellis S, et al. Reproductive conflict and the evolution of menopause in killer whales. Curr Biol. 2017;27(2):298-304. PMID:28089514 · doi:10.1016/j.cub.2016.12.015Conflit reproductif testé chez l'orque.
- Pinkerton JV, Simon JA, Joffe H, et al. Elinzanetant for the treatment of vasomotor symptoms associated with menopause: OASIS 1 and 2 randomized clinical trials. JAMA. 2024;332(16):1343-1354. PMID:39172446 · doi:10.1001/jama.2024.14618Élinzanétant (antagoniste NK1/NK3) : réduction marquée des bouffées ; base de l'AMM (hors UE en 2025).
- National Institute for Health and Care Excellence. Menopause: identification and management. NICE Guideline NG23 (mise à jour novembre 2024) — Appendix A & discussion aid. Manchester: NICE; 2024. NG23 · 2024Fréquences naturelles (cas pour 1 000 femmes) utilisées dans la balance bénéfices/risques de l'outil : sein (mesuré de 50 à 69 ans), endomètre, ovaire, coronaropathie, AVC, fractures (sur 5 ans). Le tableau 1 juge insuffisantes les preuves d'un risque mammaire différent avec progestérone micronisée ou dydrogestérone.
- ANSM. Progestatifs et risque de méningiome : recommandations pour limiter ce risque (19/12/2023, m.à.j. 12/06/2025) ; nouvelles conditions de prescription et de délivrance de Depo Provera et Colprone (1er juillet 2024) ; dossier Lutényl/Lutéran (attestation annuelle). ansm.sante.fr/actualites/progestatifs-et-risque-de-meningiome-recommandations-pour-limiter-ce-risqueIRM à l'instauration après > 1 an d'exposition à un progestatif à risque ; attestation annuelle au-delà d'un an ; progestérone, dydrogestérone et DIU au lévonorgestrel sans risque établi.
- ANSM. Veoza (fézolinétant) : risque de lésion hépatique et nouvelles recommandations concernant la surveillance de la fonction hépatique avant et pendant le traitement. Information de sécurité, 05/05/2025. ansm.sante.fr/informations-de-securite/veoza-fezolinetant-risque-de-lesion-hepatique…Bilan hépatique avant, puis mensuel les 3 premiers mois ; arrêt si transaminases > 5 N, ou ≥ 3 N avec bilirubine > 2 N ou symptômes.
- Agence européenne des médicaments. Lynkuet (élinzanétant) — EPAR ; avis favorable du CHMP (septembre 2025), autorisation de la Commission européenne du 19/11/2025. ema.europa.eu/en/medicines/human/EPAR/lynkuetAntagoniste NK1/NK3 ; bouffées de la ménopause ou induites par l'hormonothérapie adjuvante du cancer du sein.
- British Menopause Society / Women's Health Concern. Understanding the risks of breast cancer — infographie (novembre 2025, données NICE 2015, en cours de révision après NICE 2024). thebms.org.ukPour 1 000 femmes de 50 à 59 ans sur 5 ans : 23 cancers du sein ; +4 sous THM combiné, −4 sous estrogène seul, +5 avec ≥ 2 unités d'alcool/j, +3 tabac, +24 IMC ≥ 30, −7 avec ≥ 2 h 30 d'activité par semaine.
- Vinogradova Y, Coupland C, Hippisley-Cox J. (voir réf. 10) — chiffres repris dans l'outil : THM oral combiné OR 1,58 (IC 95 % 1,52-1,64) ; transdermique OR 0,93. PMID:30626577Sert de base au « × 1,6 » affiché pour la voie orale : NICE 2024 ne donne pas de chiffre absolu de thrombose.
- Haute Autorité de santé, Commission de la transparence. Abufène (bêta-alanine) — avis du 06/04/2011 : le remboursement ne doit pas être maintenu. has-sante.fr/jcms/c_1050826/fr/abufene-beta-alanineSMR insuffisant : efficacité qui ne se distingue pas de celle d'un placebo ; aucune place dans la prise en charge des bouffées.
- Base de données publique des médicaments. Abufène 400 mg, comprimé — fiche consultée le 06/10/2026. base-donnees-publique.medicaments.gouv.fr/medicament/64728712/extraitCommercialisé ; non soumis à prescription médicale ; non remboursable, prix libre ; 1 à 2 comprimés par jour, jusqu'à 3, par périodes de 5 à 10 jours.
Synthèse destinée à des professionnels de santé ; elle ne remplace ni les recommandations dans leur version intégrale, ni le RCP, ni le jugement clinique individualisé. Les divergences entre recommandations et l'évolution des données (notamment françaises ANSM/HAS) imposent une réévaluation régulière. Posologies à vérifier au RCP avant prescription.
THM = traitement hormonal de la ménopause · SGUM = syndrome génito-urinaire · MTEV = maladie thrombo-embolique veineuse · IOP = insuffisance ovarienne prématurée