Aide à la décision · médecine générale
Ménopause & THM : prescrire, doser, surveiller
Renseignez le profil de la patiente : l'outil vérifie l'éligibilité, propose le schéma préférentiel, puis affiche la balance bénéfices / risques personnalisée en fréquences naturelles (« sur 1 000 femmes comme vous… »). À regarder avec la patiente, puis à éditer en fiche PDF.
Évaluer, visualiser, décider ensemble
Profil de la patiente → éligibilité, schéma préférentiel et balance bénéfices / risques en fréquences naturelles, à regarder avec elle.
Le traitement hormonal de la ménopause (THM) a été enterré par la WHI en 2002, puis réhabilité par la notion de « fenêtre d'opportunité ». Bien posé — estradiol transdermique + progestérone, au bon moment — c'est le traitement le plus efficace des bouffées de chaleur, avec un profil de risque maîtrisable. Chaque chiffre est rattaché à sa source primaire.
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Aide à la décision ; vérifier l'éligibilité complète (sections 03–04) et le RCP avant prescription. Les chiffres sont des illustrations issues de l'aide à la discussion NICE NG23 (novembre 2024) pour une initiation vers 50 ans ; ils varient selon le risque de base individuel.
Validité et utilité de l'outil
- À quoi il sert
- Aide à la décision partagée : repérer une contre-indication au THM systémique, situer la patiente par rapport à la « fenêtre » (< 60 ans et < 10 ans de ménopause), proposer le schéma préférentiel français et montrer la balance bénéfices / risques en cas pour 1 000 femmes.
- Valide chez
- Ce n'est pas un score validé : c'est une mise en forme des recommandations (CNGOF/GEMVi 2021, The Menopause Society 2022, NICE NG23 2024). Les chiffres valent pour une initiation vers 50 ans (population britannique) ; ils ne s'appliquent pas à l'insuffisance ovarienne prématurée.
- Performance
- Non applicable (pas d'étude de performance d'un outil de ce type) ; les risques absolus viennent de l'aide à la discussion NICE 2024, construite sur des cohortes et essais (ONS, prescriptions NHS, 24 études observationnelles pour le sein).
- Limites
- Pas de pondération individuelle du risque de base (antécédents familiaux, densité mammaire, IMC). Thrombose de la voie orale donnée en risque relatif (NICE 2024 ne fournit pas de chiffre absolu). Risque mammaire selon le progestatif : preuves jugées insuffisantes par NICE 2024.
- Recommandé par
- La présentation en fréquences naturelles est recommandée par NICE NG23 (2024, aide à la discussion). Le schéma estradiol transdermique + progestérone micronisée est celui du CNGOF/GEMVi 2021.
- Sources
- Réf. 3, 4, 10, 14, 31, 35 de la bibliographie (onglet Sources).
Fiche rédigée le 28/09/2026 avec l'aide d'une IA, à partir des recommandations citées ; « non trouvé » : donnée absente des sources consultées.
Est-ce bien la ménopause ?
Le diagnostic est clinique. Avant de parler traitement, trois situations à distinguer car elles changent la conduite.
- Périménopause : cycles irréguliers (variation > 7 jours) ± symptômes. On peut traiter une femme symptomatique sans attendre les 12 mois d'aménorrhée, avec une couverture progestative séquentielle si l'utérus est en place.
- Femme < 40 ans : penser à l'insuffisance ovarienne prématurée (IOP) — 2 FSH élevées (> 25 UI/L) à 4–6 semaines d'intervalle + aménorrhée > 4 mois ; bilan étiologique (caryotype, prémutation FMR1, anticorps anti-21-hydroxylase)2. C'est une substitution physiologique, pas un « traitement de ménopause » (section 06).
- Sous contraception hormonale : le diagnostic ne peut se faire sous contraception hormonale ; l'interrompre, sous préservatif, puis réévaluer cliniquement. Quand et comment arrêter, méthode par méthode, et quel dosage (presque aucun) : section 13.
Quand le THM est-il indiqué ?
Le THM traite des symptômes qui altèrent la qualité de vie ; ce n'est pas un traitement préventif systématique de la cinquantaine.
- Symptômes climatériques (1ʳᵉ indication) : bouffées vasomotrices, sueurs, troubles du sommeil/de l'humeur qui retentissent sur la vie quotidienne. C'est le traitement le plus efficace (75–90 % de réduction des bouffées)3.
- Insuffisance ovarienne prématurée / ménopause précoce : substitution jusqu'à l'âge naturel (~51 ans), indication forte (os, cœur, qualité de vie)2.
- Prévention de l'ostéoporose : seulement en 2ᵉ intention, chez la femme à risque fracturaire intolérante ou contre-indiquée aux autres traitements4.
- Syndrome génito-urinaire isolé (sécheresse, dyspareunie) → estrogène local, pas de THM systémique (section 11).
La « fenêtre d'opportunité »
C'est la clé de lecture de toute la littérature : le rapport bénéfice/risque dépend de l'âge et de l'ancienneté de la ménopause au moment où l'on commence.
Qui ne doit pas recevoir de THM systémique ?
Cocher les antécédents présents. Une seule case = THM systémique contre-indiqué (l'estrogène local vaginal, lui, reste souvent possible — section 11).
Bilan pré-thérapeutique
Pas de biologie systématique en l'absence de facteur de risque — surtout pas de dosage hormonal.
- Mammographie à jour selon le dépistage organisé (50–74 ans, tous les 2 ans) ; frottis selon le dépistage.
- Bilan lipidique + glycémie si facteurs de risque CV et non récents.
- Ostéodensitométrie si risque fracturaire ou ménopause précoce.
- Dosages hormonaux (FSH, estradiol) : non recommandés après 45 ans, ni pour le diagnostic ni pour le suivi1.
Quel schéma, pour qui ?
Réglez le profil : l'outil propose le schéma préférentiel (voie, estrogène, progestatif, rythme). Le socle reste partout le même — estradiol transdermique ± progestérone.
Estrogènes, progestatifs, doses
Le schéma préférentiel français et international : 17β-estradiol transdermique + progestérone micronisée (ou dydrogestérone)4. Deux choix de molécule comptent vraiment : la voie de l'estrogène et le type de progestatif.
Estrogène : la voie transdermique d'abord
Progestatif (si utérus en place) : protéger l'endomètre, sans surcoût mammaire
| Progestatif | Dose | Risque sein (E3N) | Statut THM |
|---|---|---|---|
| Progestérone micronisée (Utrogestan) | 100–200 mg ≥ 12 j/mois | RR 1,00 (0,83–1,22) | Préférentiel |
| Dydrogestérone (Duphaston) | 10 mg ≥ 12 j/mois | RR 1,16 (0,94–1,43) | Préférentiel |
| DIU au lévonorgestrel | 52 mg | données limitées | Alternative hors AMM en France |
| Chlormadinone, cyprotérone, nomégestrol, médrogestone | — | accru | À ne pas utiliser en THM |
| Tibolone | — | accru | N'a plus sa place |
Rythme
- Séquentiel (estradiol continu + progestatif 12–14 j/mois) : hémorragie de privation ; adapté à la périménopause et à la ménopause récente.
- Combiné continu (les deux tous les jours) : pas de règles ; à privilégier après > 1 an de ménopause.
Les chiffres, honnêtement
Le THM n'est ni miracle ni poison : un bénéfice symptomatique net, des risques réels mais modestes et dépendants de la voie et de la molécule.
Bénéfices démontrés
- Bouffées vasomotrices : 75–90 % de réduction — aucun autre traitement n'en fait autant3.
- Fractures : hanche −33 % (HR 0,67), fractures totales −24 % dans la WHI13.
- Mortalité : non augmentée au long cours ; possible bénéfice de survie si initiation à 50–59 ans8.
Risques (utilisatrices actuelles, et selon la voie/molécule)
| Risque | Estrogène seul | Estro-progestatif | Modulateur |
|---|---|---|---|
| Cancer du sein14 | RR 1,33 | RR 1,9–2,3 | moindre avec progestérone micronisée / dydrogestérone12 |
| MTEV | accru (oral) | accru (oral) | neutre par voie transdermique910 |
| AVC | HR 1,39 (oral)15 | HR 1,41 (oral)7 | neutre si transdermique ≤ 50 µg11 |
| Coronaropathie | neutre/protecteur si fenêtre15 | ↑ si initiation tardive7 | favorable si début < 60 ans / < 10 ans5 |
| Cancer de l'endomètre | ↑ si sans progestatif | prévenu par le progestatif | → progestatif obligatoire si utérus |
Méningiome & progestatifs : ce qui est rassurant, ce qui ne l'est pas
Sujet français majeur (alertes ANSM / EPI-PHARE). À bien distinguer : les progestatifs du THM ne sont pas ceux qui posent problème.
- Rassurant : la progestérone micronisée, la dydrogestérone et le DIU au lévonorgestrel ne sont pas associés au risque de méningiome16 — ce sont précisément les progestatifs recommandés en THM.
- À risque (dose-dépendant), à ne pas utiliser en THM : acétate de cyprotérone (Androcur) — risque majeur et dose-dépendant17 ; nomégestrol (Lutényl)18 ; chlormadinone (Lutéran) ; médrogestone. Le risque régresse à l'arrêt.
- En pratique : ces molécules sortent du THM ; devant un méningiome connu, on récuse formellement les progestatifs « à risque » et on réévalue toute exposition prolongée.
- Règles ANSM en vigueur : avant tout progestatif, relever les progestatifs antérieurs et leur durée ; IRM cérébrale à l'instauration si exposition cumulée > 1 an à un progestatif à risque et passage à un autre progestatif à risque ou de risque non établi (ANSM, 19/12/2023) ; IRM devant tout signe évocateur ; attestation annuelle d'information co-signée au-delà d'un an de cyprotérone, nomégestrol, chlormadinone, médroxyprogestérone ou médrogestone (mention « traitement inférieur à un an » sur l'ordonnance avant)32.
- Molécule par molécule (niveau de risque, IRM, attestation) : voir le tableau filtrable Progestatifs et méningiome du guide contraception.
Situations particulières
- Antécédent de cancer du sein : THM systémique contre-indiqué. Pour les bouffées : non-hormonal (section 12) ; pour la sécheresse : hydratants, puis estrogène local en 2ᵉ intention après avis oncologique19.
- Obésité, migraine, tabac, HTA contrôlée : voie transdermique impérative + progestérone micronisée, dose minimale ; équilibrer la TA avant d'initier.
- Migraine avec aura : transdermique à dose minimale ; évaluer le risque d'AVC.
- Ménopause chirurgicale (ovariectomie bilatérale avant 51 ans) : THM jusqu'à l'âge naturel, dose adaptée à la carence.
- Endométriose : préférer le combiné continu (pas d'estrogène seul, même après hystérectomie) ; avis spécialisé.
Syndrome génito-urinaire (sécheresse, dyspareunie)
Sécheresse vaginale, dyspareunie, troubles urinaires : 50–70 % des femmes ménopausées, très sous-traité. Souvent isolé — et il ne relève pas du THM systémique.
- Symptômes légers : hydratants / lubrifiants (eau ou silicone).
- Symptômes modérés à sévères : estrogènes locaux (estriol, promestriène ; ovule/crème) — 1×/j 2 semaines puis 2×/semaine. Alternative : prastérone (DHEA) intravaginale.
Bouffées : quel traitement ?
Le THM reste le plus efficace. Les traitements non hormonaux servent en cas de contre-indication, de refus ou d'intolérance ; aucun ne l'égale.
- 1ʳᵉ intention : le THM. Estrogène + progestatif si l'utérus est en place ; estrogène seul après hystérectomie. Recommandation forte.
- 2ᵉ ligne, si l'estrogène est contre-indiqué ou mal toléré : un IRSNa, venlafaxine ou desvenlafaxine.
- 3ᵉ ligne : un ISRS (escitalopram, paroxétine), la gabapentine ou un antagoniste des récepteurs de la neurokinine (fézolinétant, élinzanétant).
- Toujours : choisir avec la patiente (contre-indications, autres maladies, préférences, coût, disponibilité).
- Même 1ʳᵉ intention que les recommandations françaises CNGOF-GEMVi 2021 : le THM pour des bouffées qui gênent4. Ces textes, plus anciens, ne classent pas les non-hormonaux en lignes : on suit ici l'ordre de l'ACP, plus récent.
- Hors AMM : venlafaxine, escitalopram, paroxétine et gabapentine n'ont pas les bouffées de chaleur dans leur RCP. Le dire à la patiente et l'écrire dans le dossier ; pas de prise en charge dans cette indication.
- Fézolinétant (Veoza) : seul non-hormonal avec AMM, mais non remboursé et sous surveillance du foie.
- Desvenlafaxine et élinzanétant : pas de spécialité disponible en France à ce jour.
| Traitement | Place (ACP 2026) | Dose | Niveau de preuve | En France |
|---|---|---|---|---|
| Venlafaxine (IRSNa) | 2ᵉ ligne | 37,5–75 mg/j | modéré2244 | hors AMM pour les bouffées (RCP : dépression et troubles anxieux) ; non remboursable dans cette indication. Compatible avec le tamoxifène. |
| Desvenlafaxine (IRSNa) | 2ᵉ ligne | — | modéré44 | Pas de spécialité en France (absente de la base publique des médicaments) : en pratique, la venlafaxine. |
| Escitalopram (ISRS) | 3ᵉ ligne | 10–20 mg/j | modéré4544 | hors AMM pour les bouffées. Moins d'interaction avec le tamoxifène que la paroxétine. |
| Paroxétine (ISRS) | 3ᵉ ligne | 7,5–20 mg/j | modéré2344 | hors AMM en France ; CI avec le tamoxifène (inhibe le CYP2D6). |
| Gabapentine | 3ᵉ ligne | 300–900 mg/j | modéré2444 | hors AMM ; utile sur les bouffées nocturnes et le sommeil (somnolence, vertiges). |
| Fézolinétant (Veoza) antagoniste NK3 | 3ᵉ ligne | 45 mg/j | élevé (SKYLIGHT 1/2/4)2144 | AMM pour cette indication. commercialisé en France depuis avril 2025, non remboursé (~64,51 €/mois) ; bilan hépatique avant, puis tous les mois pendant 3 mois, puis selon la clinique ; ne pas débuter si ALAT/ASAT ou bilirubine ≥ 2 N (information de sécurité ANSM du 05/05/2025)33. CI : insuffisance hépatique, inhibiteurs du CYP1A2. Prescrire le classe « à écarter ». |
| Élinzanétant (Lynkuet) antagoniste NK1/NK3 | 3ᵉ ligne | 120 mg/j | élevé (OASIS 1/2/3)3044 | première bithérapie NK1/NK3 ; approuvé au Royaume-Uni, au Canada, en Australie et en Suisse, puis par la FDA (octobre 2025) ; AMM européenne accordée le 19/11/2025 (bouffées de la ménopause et bouffées sous hormonothérapie adjuvante du cancer du sein)34. Pas encore disponible en France au 13/10/2026 (absent de la base publique des médicaments) : vérifier à la BDPM. Étudié aussi dans les SVM induits par hormonothérapie du cancer du sein. |
| Clonidine | non retenue | 0,1 mg ×2/j | faible24 | tolérance médiocre (hypotension). |
| Phytoestrogènes (isoflavones, actée) | non retenus | — | faible25 | pas de bénéfice clair ; prudence après cancer du sein. |
| Bêta-alanine (Abufène) | non retenue | 400 mg, 1–3 cp/j | insuffisant437 | en vente sans ordonnance, non remboursée ; prise par cures de 5 à 10 jours38. Son effet ne se distingue pas de celui d'un placebo : la HAS lui a retiré le remboursement en 2011 (SMR insuffisant, aucune place dans la stratégie)37, et le CNGOF-GEMVi juge les données trop faibles pour la recommander (2021)4. À ne pas proposer, mais à connaître : beaucoup de patientes l'ont déjà essayée avant de consulter. |
La thérapie cognitivo-comportementale a un effet démontré sur les bouffées, le sommeil et l'humeur — seule ou en association.
Arrêter la contraception à 40, 45, 50, 55 ans
« Je peux arrêter ma contraception ? » La réponse tient dans quelques repères d'âge et dans l'observation des règles, presque jamais dans une prise de sang.
- La contraception reste utile jusqu'à la ménopause. Après 40 ans, la fertilité baisse sans disparaître, et une grossesse à cet âge comporte plus de risques39.
- Pas de dosage hormonal pour décider d'arrêter chez une femme sous contraception hormonale3940. On arrête la méthode hormonale, on protège par préservatif et on regarde si les règles reviennent.
- À 55 ans, on peut tout arrêter, même s'il reste des saignements : une grossesse spontanée devient exceptionnelle41.
- Un saignement qui change d'allure après 40 ans s'explore, sous contraception ou non41 : ne pas l'attribuer d'office à la méthode.
Les repères d'âge
Méthode par méthode : jusqu'à quand ?
| Méthode | De 40 à 49 ans | À partir de 50 ans |
|---|---|---|
| Sans hormone (DIU au cuivre, préservatif, diaphragme) | Arrêt après 2 ans sans règles41 | Arrêt après 12 mois sans règles3941 |
| Estroprogestatif (pilule, patch, anneau) | Possible sans contre-indication, mais plus en première intention39 | Arrêt à 50 ans, puis relais ou fenêtre thérapeutique (ci-dessous)3941 |
| Microprogestatif, implant | Poursuivre ; après 45 ans, réévaluer chaque année l'intérêt du désogestrel et de l'implant (méningiome)43 | Fenêtre thérapeutique40, ou relais par un DIU. La FSRH admet de poursuivre jusqu'à 55 ans41, mais en France le maintien du désogestrel ou de l'implant après 45 ans se réévalue (méningiome)43 |
| DIU au lévonorgestrel 52 mg | Poursuivre ; posé à 45 ans ou plus, il peut rester jusqu'à 55 ans41 | Retrait puis surveillance des règles40, ou maintien jusqu'à 55 ans s'il a été posé à 45 ans ou plus ; sinon, changement à échéance41. S'il protège aussi l'endomètre sous THM : le changer tous les 5 ans41. Kyleena (19,5 mg) : 5 ans, sans prolongation41 |
| Injection trimestrielle (Depo-Provera) | Hors première intention39 | Proposer une autre méthode41 |
Faut-il un bilan biologique ? Presque jamais
| Situation | Doser la FSH ? | Pourquoi |
|---|---|---|
| Pas de contraception hormonale, 45 ans ou plus | Non | Le diagnostic est clinique : 12 mois sans règles140 (mais, pour arrêter la contraception avant 50 ans, la FSRH demande 2 ans : voir plus haut). AMH, estradiol, inhibine, compte folliculaire ou échographie n'apportent rien non plus après 45 ans31. |
| Estroprogestatif (pilule, patch, anneau) | Non, même en fin de semaine d'arrêt | L'éthinylestradiol freine l'axe hypophysaire : FSH et estradiol restent bas et ne disent rien des ovaires314041. |
| THM | Non | Le THM abaisse et fait varier la FSH ; sous schéma séquentiel, les règles de privation continuent41. |
| Microprogestatif, implant, DIU au lévonorgestrel | Non, en France | CNGOF et GEMVi : ni dosage ni échographie pour dater la ménopause ou décider d'arrêter (grade C) ; on retire la méthode et on surveille les règles (avis d'experts)40. La FSRH britannique admet une FSH unique à partir de 50 ans, en aménorrhée, dosée sans arrêter le progestatif : au-dessus de 30 UI/L, arrêt un an plus tard ; en dessous, poursuivre et redoser l'année suivante. Une FSH élevée ne prouve pas la stérilité41. |
| Injection trimestrielle (Depo-Provera) | Non selon NICE ; admis par la FSRH | NICE écarte la FSH sous progestatif à forte dose31. La FSRH l'admet après 50 ans, en aménorrhée, juste avant l'injection suivante, en rappelant que l'injection freine en partie la FSH (une valeur normale n'exclut pas la ménopause) et qu'il faut de toute façon changer de méthode à 50 ans41. |
| Avant 40 ans, ou 40 à 45 ans avec symptômes et cycles modifiés, sans contraception hormonale | Oui avant 40 ans ; à envisager de 40 à 45 ans | Recherche d'une insuffisance ovarienne prématurée avant 40 ans (section 01)2 ; FSH à envisager entre 40 et 45 ans31. |
La fenêtre thérapeutique (pause sans hormone), pas à pas, à partir de 50 ans
THM et contraception : ne pas confondre
- Le THM n'est pas contraceptif. Chez 20 femmes de 42 à 52 ans, la moitié ovulaient encore sous un THM oral séquentiel pourtant fortement dosé (estrogènes conjugués 1,25 mg) ; chez les femmes réglées, l'ovulation n'était bloquée que dans 4 cas sur 10, et ni l'âge, ni la régularité des cycles, ni la FSH ne permettaient de prévoir qui ovulerait42. En périménopause, une femme sous THM qui a des rapports garde une contraception41.
- DIU au lévonorgestrel 52 mg + estradiol transdermique : une seule solution pour la contraception et la protection de l'endomètre, à condition de changer le DIU tous les 5 ans41. Cette protection de l'endomètre est hors AMM en France (section 07).
- Microprogestatif, implant ou injection : compatibles avec un THM séquentiel (pour l'injection, passer plutôt à une méthode moins dosée), mais aucun n'est reconnu comme protection de l'endomètre ; le progestatif du THM reste nécessaire41.
- Jamais d'estroprogestatif en même temps qu'un THM41.
- Avant 50 ans, sans contre-indication, une pilule estroprogestative peut remplacer le THM (jamais s'y ajouter) : elle soulage les symptômes tout en contraceptant41. En France, elle n'est plus de première intention après 40 ans39, et ne se prend pas en relais d'un désogestrel ou d'un implant après 45 ans43.
- Déjà ménopausée : commencer un THM ne rend pas fertile, même avec des saignements de privation ; pas de contraception à ajouter41.
Cinq situations de consultation
| Situation | Conduite |
|---|---|
| 46 ans, DIU au cuivre posé à 41 ans, plus de règles depuis 14 mois | La ménopause est probable (section 01), mais avant 50 ans la FSRH conseille d'attendre 2 ans sans règles avant d'arrêter41. Le plus simple : laisser le DIU, qui peut rester jusqu'à la ménopause41. Pas de FSH. |
| 50 ans, pilule estroprogestative depuis 20 ans, aucun symptôme | Arrêter l'estroprogestatif3941. Pas de FSH, même en fin de plaquette4041. Au choix : fenêtre sous préservatif, ou relais par un DIU jusqu'à la ménopause ou 55 ans (un désogestrel ou un implant à cet âge se discute : méningiome43). |
| 51 ans, désogestrel, plus de règles : « suis-je ménopausée ? » | Sous progestatif, l'absence de règles ne permet pas de conclure41. Fenêtre thérapeutique : arrêt, préservatif, 12 mois sans règles40. Option britannique : une FSH41. |
| 48 ans, bouffées de chaleur, cycles irréguliers, souhaite un THM | Le THM ne contracepte pas41. DIU au lévonorgestrel 52 mg + estradiol transdermique (protection de l'endomètre hors AMM en France), ou microprogestatif ou DIU au cuivre + THM séquentiel (le cuivre peut augmenter les saignements) ; jamais d'estroprogestatif avec le THM ; contraception jusqu'à 55 ans41. |
| 55 ans, implant ou DIU en place, quelques saignements | Arrêter la contraception et retirer le dispositif41. Si un DIU au lévonorgestrel protège l'endomètre d'un THM en cours : le remplacer, ou passer à un progestatif oral, tant que l'estrogène continue (section 07). Un saignement qui persiste ou change d'allure s'explore comme tout saignement anormal41. |
Chapitre ajouté le 09/10/2026 avec l'aide d'une IA, d'après le texte intégral de la FSRH (2017, révisée en mai 2025), les recommandations NICE NG23, la recommandation ANSM du 20/03/2025 et les résumés des recommandations CNGOF 2018 et CNGOF-GEMVi 2021.
Suivi sous THM
- À 3 mois : efficacité, tolérance, observance ; TA, poids ; adapter la dose si bouffées persistantes.
- Au moins une fois par an : réévaluation bénéfice/risque, examen clinique, mammographie selon le dépistage.
- Tout saignement anormal (combiné continu après 6 mois, ou hors règles attendues en séquentiel) → échographie pelvienne ± biopsie d'endomètre si épaisseur > 4 mm.
- Durée : pas de durée maximale arbitraire — aussi longtemps que le bénéfice dépasse le risque, réévalué chaque année ; poursuite possible au-delà de 60–65 ans après évaluation individualisée3. À l'arrêt (progressif ou non), prévenir d'une possible récidive des bouffées.
Idées reçues sur le THM
Sept croyances tenaces, et ce que dit la preuve.
Fiche patiente
Le bouton ci-dessous n'imprime que cette fiche.
- Très efficace sur les bouffées et la qualité de vie ; protège aussi les os.
- Le risque de cancer du sein augmente un peu (comparable à celui d'une consommation d'alcool quotidienne), et dépend du type d'hormones ; on en reparle chaque année.
- L'hormone par la peau évite le sur-risque de phlébite et d'AVC du comprimé.
Prochaine consultation : ……………………
Histoire & évolution
Pour le lecteur curieux : comment le THM est passé de panacée à poison puis à traitement raisonné, et pourquoi la ménopause existe.
De « Feminine Forever » au choc WHI, et retour
- 1966 — le gynécologue Robert Wilson publie Feminine Forever et présente la ménopause comme une « maladie de carence » à corriger à vie par les estrogènes26. Le livre, best-seller, était secrètement financé par le fabricant du Premarin. L'idée d'une supplémentation universelle s'installe.
- 2002 — l'essai WHI est interrompu : sur-risques de cancer du sein, d'AVC et de thrombose7. Les prescriptions s'effondrent dans le monde entier ; une génération de femmes renonce au traitement.
- Années 2010 — la relecture par âge réhabilite le THM : la WHI avait recruté des femmes âgées (63 ans en moyenne) sous estrogènes oraux ; chez les femmes jeunes et récemment ménopausées, la balance est favorable5, sans excès de mortalité8. Naît la notion de fenêtre d'opportunité.
Pourquoi la ménopause existe-t-elle ?
Cesser de se reproduire des décennies avant de mourir est rarissime dans le règne animal — on ne le connaît bien que chez l'humain et quelques cétacés (orques, globicéphales). Pourquoi la sélection a-t-elle favorisé un tel arrêt ? Deux hypothèses, non exclusives.
- L'hypothèse de la grand-mère. Une femme âgée transmettrait mieux ses gènes en cessant d'enfanter pour aider ses petits-enfants à survivre qu'en continuant une reproduction risquée. La longévité post-reproductive humaine s'expliquerait par cet investissement27.
- L'hypothèse du conflit reproductif. Quand mère et fille se reproduisent en même temps, elles entrent en compétition ; il devient avantageux pour l'aînée de céder la place28. Chez les orques, où ce conflit a été modélisé, les vieilles femelles cessent de se reproduire et guident le groupe29.
Bibliographie
Cadres de référence de la page : CNGOF/GEMVi 2021 · The Menopause Society 2022 · NICE NG23 (2024) · ESHRE (IOP) · WHI · ELITE · E3N · ESTHER · QResearch · EPI-PHARE (méningiome) · HAS/ANSM 2025 · CNGOF 2018 et FSRH 2017 (contraception après 40 ans) · ACP 2026 (bouffées, ordre des traitements) · Synthèse pour professionnels · aide à la décision partagée — ne remplace ni le RCP ni le jugement clinique individualisé.
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- Tout exporter d'un coup — un fichier .ris hors-ligne, prêt à importer :
- Une seule référence — chaque entrée porte son DOI ou son PMID : copiez-le dans Zotero (« Ajouter un document par identifiant »).
- Harlow SD, Gass M, Hall JE, et al. Executive summary of the Stages of Reproductive Aging Workshop +10 (STRAW+10). Menopause. 2012;19(4):387-395. PMID:22343510 · doi:10.1097/gme.0b013e31824d8f40Diagnostic clinique ; FSH non nécessaire après 45 ans.
- Webber L, Davies M, Anderson R, et al; ESHRE Guideline Group on POI. ESHRE Guideline: management of women with premature ovarian insufficiency. Hum Reprod. 2016;31(5):926-937. PMID:27008889 · doi:10.1093/humrep/dew027IOP : substituer jusqu'à l'âge naturel de ménopause (~51 ans).
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- Manson JE, Aragaki AK, Rossouw JE, et al; WHI Investigators. Menopausal hormone therapy and long-term all-cause and cause-specific mortality (WHI). JAMA. 2017;318(10):927-938. PMID:28898378 · doi:10.1001/jama.2017.11217Pas d'excès de mortalité à 18 ans ; signal favorable à 50–59 ans.
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- National Institute for Health and Care Excellence. Menopause: identification and management. NICE Guideline NG23 (mise à jour novembre 2024) — recommandations 1.3, Appendix A & discussion aid. Manchester: NICE; 2024. NG23 · 2024Fréquences naturelles (cas pour 1 000 femmes) utilisées dans la balance bénéfices/risques de l'outil : sein (mesuré de 50 à 69 ans), endomètre, ovaire, coronaropathie, AVC, fractures (sur 5 ans). Le tableau 1 juge insuffisantes les preuves d'un risque mammaire différent avec progestérone micronisée ou dydrogestérone. Recommandations 1.3.4 à 1.3.6 : ni AMH, ni estradiol, ni inhibine, ni échographie après 45 ans ; pas de FSH sous contraception estroprogestative ni sous progestatif à forte dose ; FSH seulement entre 40 et 45 ans (symptômes et cycles modifiés) ou avant 40 ans.
- ANSM. Progestatifs et risque de méningiome : recommandations pour limiter ce risque (19/12/2023, m.à.j. 12/06/2025) ; nouvelles conditions de prescription et de délivrance de Depo Provera et Colprone (1er juillet 2024) ; dossier Lutényl/Lutéran (attestation annuelle). ansm.sante.fr/actualites/progestatifs-et-risque-de-meningiome-recommandations-pour-limiter-ce-risqueIRM à l'instauration après > 1 an d'exposition à un progestatif à risque ; attestation annuelle au-delà d'un an ; progestérone, dydrogestérone et DIU au lévonorgestrel sans risque établi.
- ANSM. Veoza (fézolinétant) : risque de lésion hépatique et nouvelles recommandations concernant la surveillance de la fonction hépatique avant et pendant le traitement. Information de sécurité, 05/05/2025. ansm.sante.fr/informations-de-securite/veoza-fezolinetant-risque-de-lesion-hepatique…Bilan hépatique avant, puis mensuel les 3 premiers mois ; arrêt si transaminases > 5 N, ou ≥ 3 N avec bilirubine > 2 N ou symptômes.
- Agence européenne des médicaments. Lynkuet (élinzanétant) — EPAR ; avis favorable du CHMP (septembre 2025), autorisation de la Commission européenne du 19/11/2025. ema.europa.eu/en/medicines/human/EPAR/lynkuetAntagoniste NK1/NK3 ; bouffées de la ménopause ou induites par l'hormonothérapie adjuvante du cancer du sein.
- British Menopause Society / Women's Health Concern. Understanding the risks of breast cancer — infographie (novembre 2025, données NICE 2015, en cours de révision après NICE 2024). thebms.org.ukPour 1 000 femmes de 50 à 59 ans sur 5 ans : 23 cancers du sein ; +4 sous THM combiné, −4 sous estrogène seul, +5 avec ≥ 2 unités d'alcool/j, +3 tabac, +24 IMC ≥ 30, −7 avec ≥ 2 h 30 d'activité par semaine.
- Vinogradova Y, Coupland C, Hippisley-Cox J. (voir réf. 10) — chiffres repris dans l'outil : THM oral combiné OR 1,58 (IC 95 % 1,52-1,64) ; transdermique OR 0,93. PMID:30626577Sert de base au « × 1,6 » affiché pour la voie orale : NICE 2024 ne donne pas de chiffre absolu de thrombose.
- Haute Autorité de santé, Commission de la transparence. Abufène (bêta-alanine) — avis du 06/04/2011 : le remboursement ne doit pas être maintenu. has-sante.fr/jcms/c_1050826/fr/abufene-beta-alanineSMR insuffisant : efficacité qui ne se distingue pas de celle d'un placebo ; aucune place dans la prise en charge des bouffées.
- Base de données publique des médicaments. Abufène 400 mg, comprimé — fiche consultée le 06/10/2026. base-donnees-publique.medicaments.gouv.fr/medicament/64728712/extraitCommercialisé ; non soumis à prescription médicale ; non remboursable, prix libre ; 1 à 2 comprimés par jour, jusqu'à 3, par périodes de 5 à 10 jours.
- Lambert M, Begon E, Hocké C. La contraception après 40 ans. RPC Contraception CNGOF. Gynécol Obstét Fertil Sénol. 2018;46(12):865-872. PMID:30424983 · doi:10.1016/j.gofs.2018.10.008Fertilité non nulle après 40 ans ; aucune méthode contre-indiquée par l'âge seul ; estroprogestatifs et DMPA hors première intention ; arrêt des estroprogestatifs à 50 ans ; méthode non hormonale arrêtée après 12 mois d'aménorrhée au-delà de 50 ans ; pas de dosage hormonal sous contraception hormonale ; fenêtre thérapeutique sous méthode barrière, reprise d'une méthode non hormonale ou progestative (hors DMPA) si l'activité ovarienne persiste.
- Rousset-Jablonski C. Comment diagnostiquer la ménopause ? RPC Les femmes ménopausées du CNGOF et du GEMVi. Gynécol Obstét Fertil Sénol. 2021;49(5):318-328. PMID:33867317 · doi:10.1016/j.gofs.2021.03.011Diagnostic clinique (12 mois d'aménorrhée après 45 ans), sans dosage ni imagerie ; sous estroprogestatif, microprogestatif, implant ou DIU au lévonorgestrel, ni dosage hormonal ni échographie pour diagnostiquer la ménopause ou décider d'arrêter (grade C) ; arrêt de la méthode et surveillance clinique de l'aménorrhée (avis d'experts).
- Faculty of Sexual & Reproductive Healthcare (FSRH). Contraception for Women Aged Over 40 Years. FSRH Guideline, août 2017, révisée en mai 2025. cosrh.org · FSRH 2017 (2025)Tableau 8 : arrêt selon la méthode et l'âge ; arrêt pour toutes à 55 ans ; FSH seulement après 50 ans, sous progestatif seul et en aménorrhée (> 30 UI/L : arrêt un an plus tard) ; FSH ininterprétable sous estroprogestatif, même pendant l'intervalle libre, et sous THM ; DIU au cuivre d'au moins 300 mm² posé à 40 ans ou plus gardé jusqu'à la ménopause (1 an après les dernières règles si elles surviennent à 50 ans ou plus, 2 ans avant 50 ans), DIU au lévonorgestrel 52 mg posé à 45 ans ou plus gardé jusqu'à 55 ans ; le THM n'est pas contraceptif et ne s'associe jamais à un estroprogestatif (section 7, tableau 9).
- Gebbie AE, Glasier A, Sweeting V. Incidence of ovulation in perimenopausal women before and during hormone replacement therapy. Contraception. 1995;52(4):221-222. PMID:8605779 · doi:10.1016/0010-7824(95)00184-c20 femmes de 42 à 52 ans sous THM oral séquentiel fortement dosé (estrogènes conjugués 1,25 mg + norgestrel 150 µg, Prempak-C) : 10 ovulaient sous THM, dont 6 des 10 femmes réglées ; ni l'âge, ni la régularité des cycles, ni la FSH ne prédisaient l'ovulation.
- ANSM. Contraception et risque de méningiome : nouvelles recommandations, 20/03/2025. ansm.sante.fr/actualites/contraception-et-risque-de-meningiome-nouvelles-recommandationsDésogestrel (et, par précaution, désogestrel + éthinylestradiol et implant Nexplanon) : risque très faible, surtout après 45 ans ou plus de 5 ans d'utilisation ; après 45 ans, réévaluer la pertinence du maintien et éviter un estroprogestatif en relais ; contraception réévaluée tous les ans jusqu'à la ménopause.
- Qaseem A, Mackey K, Yost J, Shekelle PG, Shamliyan TA, Cross JT. Pharmacologic Treatments for Females With Menopausal Vasomotor Symptoms: A Clinical Guideline From the American College of Physicians. Ann Intern Med. Publié en ligne le 06/10/2026. PMID:42832802 · doi:10.7326/ANNALS-26-01205THM en 1re intention (forte) ; si estrogène contre-indiqué ou mal toléré : IRSNa en 2e ligne, puis ISRS, gabapentine ou antagoniste de la neurokinine. Lu le 13/10/2026 : communiqué de l'ACP et notice PubMed (texte intégral non consulté).
- Freeman EW, Guthrie KA, Caan B, et al. Efficacy of escitalopram for hot flashes in healthy menopausal women: a randomized controlled trial. JAMA. 2011;305(3):267-274. PMID:21245182 · doi:10.1001/jama.2010.2016Escitalopram 10-20 mg/j : environ 1,4 bouffée de moins par jour que le placebo à 8 semaines.
Synthèse destinée à des professionnels de santé ; elle ne remplace ni les recommandations dans leur version intégrale, ni le RCP, ni le jugement clinique individualisé. Les divergences entre recommandations et l'évolution des données (notamment françaises ANSM/HAS) imposent une réévaluation régulière. Posologies à vérifier au RCP avant prescription.
THM = traitement hormonal de la ménopause · SGUM = syndrome génito-urinaire · MTEV = maladie thrombo-embolique veineuse · IOP = insuffisance ovarienne prématurée