Imagerie : quel examen ? Situation · signes · terrain · examen · délai · contre-indications · demande

Aide à la décision · médecine générale · adulte et enfant

Le bon examen d'imagerie, au bon moment

Choisissez la situation, cochez les signes et le terrain du patient : l'outil dit s'il faut imager, quel examen, avec quelle urgence, sa dose et son niveau de preuve, puis vérifie les contre-indications (grossesse, rein, allergie, implants).

Il replace l'examen dans la stratégie clinique de médecin généraliste et rédige le texte pour le dossier et pour la demande d'examen.

01 — Mon patient

La situation de consultation

Tapez un mot ou touchez une situation. Elle se garde si vous rechargez la page.

🔒 Rien n'est envoyé sur internet : tout se calcule dans votre navigateur et s'efface quand vous fermez la page.

02 — Mon patient

Les signes : drapeaux rouges et contexte

Cochez ce qui est présent. Si vous avez tout recherché, cochez aussi la dernière case : les signes absents seront notés dans le dossier.

Choisissez d'abord une situation.

03 — Mon patient

Le patient : ce qui peut contre-indiquer un examen

Ces cases servent aux contre-indications et au texte de la demande. Les cases incompatibles se bloquent en rouge, avec la raison.

04 — Mon patient

Ce que je fais : l'examen, son délai, la demande

D'abord le degré d'urgence, puis chaque examen en carte : intention, délai, dose, niveau de preuve, contre-indications de ce patient, à faire en même temps, pour, contre, à savoir, et le texte de la demande.

Choisissez une situation pour voir la conduite.

05 — Mon patient

La stratégie clinique de la situation

Où se place l'imagerie dans la démarche : ce qu'on fait avant, ce qu'on ne demande pas, qui adresser, et ce que disent les sources quand elles divergent.

Choisissez une situation.

06 — Les examens

Radiographie, mammographie, ostéodensitométrie, hystérosalpingographie

Contre-indications, précautions et check-list : l'outil les applique tout seul au patient saisi dans « Mon patient ».

Radiographie Dose I à II

Précautions

  • Grossesse possible : tête, thorax, membres, l'utérus est hors du faisceau, examen faisable (tablier si possible) ; abdomen, bassin, rachis lombaire, préférer une échographie ou une IRM, sinon dose réduite décidée avec le radiologue (CRAT 2025, IRSN 2021, ASN, G4 2021)
Avant de prescrire
  • Question clinique précise écrite sur la demande (une demande incomplète favorise les erreurs)
  • Femme en âge de procréer : contraception bien suivie ? Date des dernières règles, retard ? Rapports non protégés, projet de grossesse ou AMP ?
  • Douleurs abdominales ou lombaires, nausées, constipation : une grossesse peut-elle les expliquer ? Si oui, ne pas commencer par irradier le bassin
  • Doute sur une grossesse et utérus dans le champ : test de grossesse avant, si l'examen peut attendre
  • Écrire sur la demande : grossesse exclue, possible ou confirmée
  • Une échographie ou une IRM répondrait-elle aussi bien à la question ?
À savoir
  • Dose à l'utérus dans le champ : de l'ordre de 0,5 à 3,5 mGy pour l'abdomen ou le bassin, jusqu'à 7 mGy pour le rachis lombaire, 10 mGy pour bassin et rachis lombo-sacré ensemble ; hors du champ, bien moins de 1 mGy (IRSN 2021)
  • Sous 100 mGy à l'utérus, on ne retrouve ni malformation ni baisse du QI : une radiographie faite avant de connaître la grossesse ne justifie pas une interruption (ASN 2021, CRAT 2025)
  • Grossesse découverte après l'examen : rassurer ; si l'utérus était dans le champ, faire estimer la dose par le service d'imagerie
  • La « règle des 10 jours » (examen en début de cycle) n'est plus une règle générale en radiologie : c'est l'interrogatoire qui compte (ICRP 84, ASN 2021)

Mammographie Dose I

Précautions

  • Grossesse : l'utérus est hors du faisceau, dose négligeable pour l'enfant ; la signaler pour la lecture des clichés (CRAT 2025)
  • Allaitement : le signaler, il modifie la lecture des clichés (CRAT 2025)
Avant de prescrire
  • Contexte : dépistage organisé, dépistage individuel (risque élevé) ou symptôme
  • Antécédents personnels et familiaux de cancer du sein ou de l'ovaire
  • Clichés et comptes rendus antérieurs à apporter
  • Grossesse possible, allaitement
  • Mammographie avec injection : mêmes précautions qu'un scanner injecté (rein, metformine, allergie)
À savoir
  • Dépistage organisé : de 50 à 74 ans, sans facteur de risque particulier, palpation et mammographie tous les 2 ans ; la tomosynthèse est admise si une image 2D de synthèse est reconstruite (HAS 2023)
  • Dose faible, de l'ordre de 0,36 mSv (classe I) (IRSN 2014)
  • Mammographie avec injection (angiomammographie) : produit iodé par voie veineuse, mêmes précautions qu'un scanner injecté (ESUR 2025)
  • Femmes à risque élevé (mutation, antécédents familiaux, irradiation thoracique) : suivi spécifique, différent du dépistage organisé (HAS 2014)

Ostéodensitométrie (DXA) Dose I

À discuter avec le radiologue

Avant de prescrire
  • L'indication est-elle reconnue par la HAS, et le résultat changera-t-il la prise en charge ?
  • Examen récent avec produit de contraste, baryum ou scintigraphie : décaler la mesure
  • Matériel métallique au rachis lombaire ou à la hanche : le signaler (autre site de mesure)
  • Grossesse possible
À savoir
  • Irradiation très faible, de l'ordre de 0,001 mSv (IRSN 2014)
  • Délais après d'autres examens qui faussent la mesure (repères d'une fiche néo-zélandaise de 2026) : produit iodé ou gadolinium 1 jour, technétium 2 jours, baryum ou thallium 7 jours, gallium 14 jours
  • Indications HAS : corticothérapie d'au moins 7,5 mg par jour d'équivalent prednisone pendant 3 mois ou plus, fracture de fragilité, hypogonadisme prolongé, hyperparathyroïdie primitive ; chez la femme ménopausée, IMC < 19, ménopause avant 40 ans, fracture du col du fémur chez un parent, corticothérapie ancienne
  • Pas indiquée chez une femme sous traitement hormonal de la ménopause à dose préventive (HAS)

Hystérosalpingographie Dose II

Contre-indications

  • Grossesse possible ou en cours : examen contre-indiqué (risque de fausse couche) ; hCG sanguin négatif dans les 2 jours avant (ANSM 2016, ASN, G4 2021)
  • Réaction cutanée retardée sévère à un produit iodé : pas de produit iodé du même groupe ; avis spécialisé (ESUR 2025, ANSM 2016)

À discuter avec le radiologue

  • Réaction immédiate antérieure à un produit iodé : même conduite que pour une injection veineuse (bilan allergologique, produit choisi par le radiologue, pas de prémédication prescrite soi-même) (ESUR 2025, ANSM 2025)
  • Thyroïde à risque : TSH avant ; produit huileux : contrôler la thyroïde avant puis pendant 6 mois (ESUR 2025) (ESUR 2025, SFR, CIRTACI 2009)
  • Scintigraphie thyroïdienne ou iode radioactif prévus : les faire avant l'examen, ou délai fixé par la médecine nucléaire (SFR, CIRTACI 2009, ACR 2026)
Avant de prescrire
  • hCG sanguin dans les 2 jours précédant l'examen (fiable seulement 8 jours après la fécondation)
  • Infection génitale ou pelvienne en cours ou récente : la signaler au radiologue
  • Réaction antérieure à un produit iodé : nom du produit
  • Maladie thyroïdienne ; TSH si un produit huileux est prévu
  • Parcours d'AMP : informer la patiente du déroulé et des risques
À savoir
  • Une injection dans un utérus gravide peut provoquer une fausse couche : d'où le dosage sanguin d'hCG systématique avant (ASN 2021)
  • Le produit iodé passe dans la circulation : mêmes risques allergiques qu'une injection veineuse (ESUR 2025)
  • Produit huileux : environ 10 % de grossesses en plus qu'avec un produit hydrosoluble, mais plus d'hypothyroïdie infraclinique (ESUR 2025)
  • Utérus dans le faisceau ; dose efficace de l'ordre de 1,7 mSv (classe II) (IRSN 2014)
07 — Les examens

Échographie, écho-Doppler, échographie de contraste

Contre-indications, précautions et check-list : l'outil les applique tout seul au patient saisi dans « Mon patient ».

Échographie, écho-Doppler Non irradiant

Précautions

  • Obésité importante : image de moins bonne qualité, l'échographie peut ne pas conclure ; le dire sur la demande
Avant de prescrire
  • Question précise : organe et hypothèse à confirmer ou écarter
  • Échographie pelvienne : la voie endovaginale est-elle acceptée par la patiente ? Allergie au latex ?
  • Grossesse connue ou possible : l'écrire (pas d'irradiation, mais cela change la lecture)
À savoir
  • Aucun rayonnement : examen de premier choix pendant la grossesse et chez l'enfant quand il répond à la question (IRSN 2021, ASN 2021, CRAT 2025)
  • Aucune contre-indication formelle ; la qualité dépend de l'opérateur, de la corpulence et des gaz digestifs

Échographie endovaginale Non irradiant

Contre-indications

  • Voie endovaginale refusée ou impossible : demander une échographie pelvienne par voie sus-pubienne, vessie pleine (SIFEM 2023)

Précautions

  • Allergie au latex : le signaler, une gaine de sonde sans latex est nécessaire (SIFEM 2023)
Avant de prescrire
  • Accord de la patiente pour la voie endovaginale (elle peut la refuser à tout moment)
  • Voie impossible (pas de rapports sexuels, gêne, douleur) : prévoir la voie sus-pubienne
  • Allergie au latex
  • Grossesse : date des dernières règles ou terme
À savoir
  • Si la patiente refuse la voie endovaginale, le radiologue l'inscrit au compte rendu et lui dit ce que la voie sus-pubienne seule ne montre pas (SIFEM 2023)
  • Sonde couverte d'une gaine à usage unique et désinfectée après chaque patiente
  • Pas besoin de vessie pleine pour la voie endovaginale seule (elle l'est pour la voie sus-pubienne)

Échographie de contraste Non irradiant

Contre-indications

  • Shunt cardiaque droit-gauche connu : produit de contraste échographique contre-indiqué (EMA 2026)

À discuter avec le radiologue

  • Hypertension pulmonaire sévère (pression pulmonaire au-delà de 90 mmHg) : contre-indication ; insuffisance cardiaque sévère : à discuter avec le radiologue (EMA 2026)
  • Grossesse : aucune donnée chez la femme enceinte, produit à éviter par prudence (EMA 2026)

Précautions

  • Allaitement : reprise possible 2 à 3 heures après l'injection (EMA 2026)
Avant de prescrire
  • Échographie classique non concluante (le contraste ne se demande qu'ensuite)
  • Shunt droit-gauche, hypertension pulmonaire sévère, hypertension artérielle non contrôlée, détresse respiratoire aiguë
  • Allergie au macrogol (PEG) ou réaction antérieure à un produit de contraste échographique
  • Traitement bêtabloquant : le signaler (l'adrénaline agit moins bien en cas de choc)
  • Lithotritie extracorporelle prévue dans les 24 heures
  • Grossesse possible ; allaitement
À savoir
  • Réactions allergiques graves rares mais possibles : le patient reste surveillé pendant l'examen puis une demi-heure au moins (RCP)
  • Allergie connue au macrogol (PEG) : risque accru de réaction grave
  • Pas de produit de contraste échographique dans les 24 heures avant une lithotritie extracorporelle (ESUR 2025)
  • Le produit s'élimine par la respiration ; aucune exigence de créatinine dans le résumé du produit
08 — Les examens

Scanner sans injection

Contre-indications, précautions et check-list : l'outil les applique tout seul au patient saisi dans « Mon patient ».

Scanner sans injection Dose I à IV

À discuter avec le radiologue

  • Grossesse possible : abdomen, bassin ou rachis lombaire (5 à 40 mGy à l'utérus), préférer une échographie ou une IRM sauf urgence ; tête, thorax, membres, l'utérus est hors du champ et l'examen reste faisable (IRSN 2021, ASN, G4 2021, CRAT 2025)

Précautions

  • Enfant : plus sensible aux rayons ; vérifier qu'une échographie ou une IRM ne répond pas à la question (SFR, CIRTACI 2020)
  • Obésité importante : vérifier avec le centre la charge maximale de la table
Avant de prescrire
  • Question clinique et zone à explorer
  • Faut-il une injection ? Si oui, demander un scanner injecté (autres précautions)
  • Femme en âge de procréer : grossesse exclue, possible ou confirmée, à écrire sur la demande
  • Une échographie ou une IRM répondrait-elle aussi bien ?
  • Scanner récent de la même région : joindre le compte rendu pour éviter de répéter l'examen
À savoir
  • Sans injection : pas de créatinine, pas de jeûne, aucun traitement à arrêter
  • Dose à l'utérus : 5 à 36 mGy pour l'abdomen et le pelvis, 20 à 40 mGy pour le rachis lombaire, moins de 1 mGy pour la tête, le thorax ou les membres (IRSN 2021)
  • Le scanner abdomino-pelvien est l'examen le plus souvent en cause dans les irradiations de grossesses méconnues déclarées (118 sur 198 en 2019) (ASN 2021)
  • Même là, la dose reste sous 100 mGy : pas d'interruption de grossesse justifiée par l'examen seul (ASN 2021, CRAT 2025)
09 — Les examens

Scanner avec injection : produit de contraste iodé

Contre-indications, précautions et check-list : l'outil les applique tout seul au patient saisi dans « Mon patient ».

Scanner avec injection de produit iodé (dont angioscanner, uroscanner) Dose II à IV

Contre-indications

  • Réaction cutanée retardée sévère à un produit iodé (bulles, atteinte des muqueuses, fièvre) : pas de produit iodé du même groupe ; avis du dermatologue ou de l'allergologue, et une autre imagerie (ESUR 2025, ANSM 2016)
  • Hyperthyroïdie non traitée : pas d'injection iodée, choisir une autre imagerie (ESUR 2025 ; l'ACR 2026 ne la limite qu'en cas de crise aiguë) (ESUR 2025, SFR, CIRTACI 2009, ACR 2026)

À discuter avec le radiologue

  • Réaction immédiate antérieure à un produit iodé : la signaler avec le nom du produit ; bilan allergologique s'il n'est pas fait ; si l'allergie est confirmée, ce produit est exclu à vie (ANSM 2025) ; en urgence, autre imagerie ou produit jamais reçu, en milieu équipé ; ne pas prescrire de prémédication soi-même (ANSM 2025, ESUR 2025, SFR, CIRTACI 2009)
  • DFG < 30 : prévenir le service d'imagerie dès le rendez-vous, une hydratation intraveineuse est à organiser ; injection seulement si elle change la conduite (ESUR 2025, ACR 2026) (ESUR 2025, ACR 2026, SFR, CIRTACI 2020)
  • Insuffisance rénale aiguë ou maladie aiguë : DFG de moins de 7 jours ; injection seulement si indispensable, avec hydratation intraveineuse ; en urgence, ne pas retarder un examen vital, faire comme si le DFG était < 30 (ESUR 2025, SFR, CIRTACI 2020)
  • Basedow, goitre multinodulaire ou thyroïdite non substituée : TSH avant, puis contrôle entre 3 jours et 1 semaine après l'injection (ESUR 2025, SFR, CIRTACI 2009)
  • Scintigraphie thyroïdienne ou iode radioactif prévus : les faire avant le scanner injecté ; sinon, délai fixé par la médecine nucléaire (3 à 6 semaines selon l'ACR 2026 ; au moins 2 mois selon le CIRTACI 2009) (ACR 2026, SFR, CIRTACI 2009)
  • Grossesse : injection possible à tout terme si l'indication est indiscutable ; pour l'abdomen et le bassin, préférer une échographie ou une IRM ; le dépistage thyroïdien habituel du nouveau-né suffit (ESUR 2025 ; le CIRTACI 2005 demandait de prévenir le pédiatre après 12 semaines d'aménorrhée) (ESUR 2025, CRAT 2023, SFR, CIRTACI 2005)
  • Enfant de moins d'un an (surtout prématuré ou cardiopathe) : risque d'hypothyroïdie ; discuter l'injection, plus petite dose, TSH la semaine suivante (SFR, CIRTACI 2009, ACR 2026)

Précautions

  • Metformine avec DFG < 30 ou insuffisance rénale aiguë : arrêt le jour de l'examen pendant 48 heures, reprise après un DFG de contrôle inchangé (ESUR 2025, SFR, CIRTACI 2020, ACR 2026)
  • Metformine, DFG ≥ 30 et pas d'atteinte rénale aiguë : ne pas l'arrêter (ESUR 2025, ACR 2026 ; l'ancien RCP de 2016 demandait un arrêt de 48 heures) (ESUR 2025, ACR 2026, SFR, CIRTACI 2020, ANSM 2016)
  • Metformine sans DFG récent : doser la créatinine avant ; DFG ≥ 30 sans maladie aiguë, pas d'arrêt (ESUR 2025, SFR, CIRTACI 2020)
  • Facteur de risque rénal : créatinine et DFG datés de moins de 3 mois (moins de 7 jours si maladie aiguë ou hospitalisation) (SFR, CIRTACI 2020, ESUR 2025)
  • Dialyse : pas de contre-indication, ni séance supplémentaire ni horaire imposé ; s'il urine encore, le traiter comme un rein à risque (ESUR 2025, SFR, CIRTACI 2020, ACR 2026)
  • Asthme non contrôlé ou crise récente : l'équilibrer avant si l'examen peut attendre ; l'asthme n'est pas une allergie aux produits iodés, pas de prémédication systématique (ANSM 2025, SFR, CIRTACI 2009)
  • Insuffisance cardiaque sévère ou hypertension pulmonaire : le signaler, volume de produit et hydratation à adapter (ESUR 2025, ANSM 2016)
  • Myasthénie : aggravation possible dans les 24 heures ; prévenir le patient et le surveiller (ESUR 2025)
  • Allaitement : le poursuivre normalement (ESUR 2025, ACR 2026 ; le CRAT 2023 propose une pause de 4 heures, sauf pour l'iohexol et l'iodixanol) (ESUR 2025, ACR 2026, CRAT 2023)
Avant de prescrire
  • L'injection est-elle utile ? Sinon scanner sans injection, échographie ou IRM
  • Poids (la dose de produit se calcule au poids)
  • Maladie rénale, HTA, diabète, protéinurie, chirurgie rénale : créatinine et DFG datés (moins de 3 mois si état stable, moins de 7 jours si maladie aiguë)
  • DFG < 30 : appeler le service d'imagerie au moment de fixer le rendez-vous
  • Metformine : on la poursuit si le DFG est d'au moins 30 et le rein stable
  • Réaction antérieure à un produit de contraste : quel produit, quand, quels symptômes ; bilan allergologique fait ?
  • Ne pas écrire « allergie à l'iode » pour une allergie aux fruits de mer ou à la povidone iodée : ce n'en est pas une
  • Asthme : contrôlé ? Crise dans les 8 derniers jours ?
  • Thyroïde : hyperthyroïdie non traitée, Basedow, goitre multinodulaire ; scintigraphie ou iode radioactif prévus ?
  • Insuffisance cardiaque sévère, hypertension pulmonaire, myasthénie
  • Grossesse possible ; allaitement
  • Néphrotoxiques, AINS, diurétiques, IEC ou sartans : ne pas les arrêter sans avis
  • Autre injection iodée ou de gadolinium dans les jours précédents
  • Enfant de moins d'un an ou prématuré : le signaler (thyroïde)
  • Pas de jeûne à prescrire ; aucun traitement à suspendre pour un jeûne
À savoir
  • Biologie faussée après l'injection : avant une prise de sang, attendre au moins 4 heures (idéalement 12) si DFG > 60, 16 heures (idéalement 48) si DFG 30 à 60, 2,5 jours (idéalement 7) si DFG < 30 ; pour les urines, 24 heures, 48 heures, 7 jours (ESUR 2025)
  • Entre deux injections iodées : au moins 4 heures (idéalement 12) si DFG > 60, 16 heures (idéalement 48) si DFG 30 à 60, 60 heures (idéalement 7 jours) si DFG < 30 (ESUR 2025 ; le CIRTACI 2020 disait 4 heures au-dessus de 30 et 48 heures en dessous)
  • Scanner injecté et IRM injectée le même jour : IRM d'abord, sauf uroscanner (ESUR 2025 ; le CIRTACI 2020 acceptait les deux ordres, avec le scanner abdominal en premier)
  • Une prémédication ne protège pas des réactions graves (ANSM 2025) : seuls l'allergologue ou le radiologue la décident, en général après une réaction sévère et en urgence (ESUR 2025)
  • Après une réaction : noter le produit, le délai, les symptômes et le traitement ; tryptase dans les 4 heures si réaction modérée ou sévère ; bilan allergologique de préférence dans les 6 mois
  • Éruption possible jusqu'à 7 jours après l'injection : prévenir le patient
10 — Les examens

IRM sans injection : implants, métal, claustrophobie

Contre-indications, précautions et check-list : l'outil les applique tout seul au patient saisi dans « Mon patient ».

IRM sans injection Non irradiant

À discuter avec le radiologue

  • Stimulateur cardiaque ou défibrillateur : l'IRM est souvent possible, mais jamais sans la marque et le modèle du boîtier et des sondes ; le centre organise la programmation en mode IRM et la surveillance avec l'équipe de rythmologie (SFC, SFICV 2020, ESC 2021, MHRA (Royaume-Uni) 2026)
  • Neurostimulateur, implant cochléaire ou pompe implantée : procédure propre à chaque fabricant ; transmettre marque et modèle, le centre vérifie les conditions avant de donner un rendez-vous (MHRA (Royaume-Uni) 2026)
  • Clip d'anévrisme, valve ou implant au statut inconnu : retrouver le compte rendu opératoire (marque, modèle) avant l'examen ; un clip intracrânien ferromagnétique peut tuer (MHRA (Royaume-Uni) 2026)
  • Éclat métallique possible, surtout dans l'œil (soudeur, tourneur, blessure par métal) : le signaler ; le radiologue peut faire une radiographie ou un scanner à faible dose avant l'IRM pour le rechercher (MHRA (Royaume-Uni) 2026)

Précautions

  • Patch transdermique : risque de brûlure pendant l'IRM ; il est retiré avant puis remis après, prévoir un patch de rechange (MHRA (Royaume-Uni) 2026)
  • Claustrophobie : le signaler au centre, qui prend le temps du confort ou organise une sédation ; le contrôle de sécurité (implants, métal) se fait toujours avant la sédation (MHRA (Royaume-Uni) 2026)
  • Obésité importante : vérifier avec le centre la charge maximale de la table et le diamètre de l'appareil
  • Grossesse : l'IRM sans injection peut se faire à tout terme et pour toute région (CRAT 2023) ; préciser le terme, le centre privilégie 1,5 tesla au premier trimestre (MHRA 2026) (CRAT 2023, MHRA (Royaume-Uni) 2026)
Avant de prescrire
  • Implants : stimulateur, défibrillateur, neurostimulateur, implant cochléaire, pompe, clip, valve, prothèse, stent ; noter marque, modèle et date de pose (carte de porteur, compte rendu opératoire)
  • Éclats métalliques : métier exposé (soudure, tournage, meulage), blessure de l'œil par du métal, balle ou plomb de chasse
  • Patch transdermique, tatouage étendu ou récent, maquillage permanent
  • Claustrophobie ; besoin d'une sédation (le signaler pour que le contrôle de sécurité soit fait avant)
  • Grossesse (terme) ; allaitement
  • Ne rien promettre au patient (« IRM possible » ou « impossible ») avant l'avis du radiologue
À savoir
  • Aucun rayonnement : examen possible pendant la grossesse et l'allaitement (CRAT 2023)
  • Un implant n'est compatible qu'à certaines conditions (champ magnétique, appareil, réglages) : seul le centre d'IRM tranche, avec la marque et le modèle
  • Porter un stimulateur ou un défibrillateur n'interdit plus d'emblée l'IRM, mais l'examen se prépare avec l'équipe de rythmologie (SFC 2020, ESC 2021)
  • Petit fragment métallique (moins de 2 cm) : peu de risque d'échauffement, mais un déplacement près de l'œil ou d'un vaisseau reste dangereux (MHRA 2026)
  • Prévenir le patient de signaler toute chaleur ou picotement pendant l'examen (tatouage, maquillage permanent)
11 — Les examens

IRM avec injection de gadolinium

Contre-indications, précautions et check-list : l'outil les applique tout seul au patient saisi dans « Mon patient ».

IRM avec injection de gadolinium Non irradiant

Contre-indications

  • Grossesse avec insuffisance rénale : pas de gadolinium (ESUR 2025) ; IRM sans injection (ESUR 2025)

À discuter avec le radiologue

  • Stimulateur cardiaque ou défibrillateur : l'IRM est souvent possible, mais jamais sans la marque et le modèle du boîtier et des sondes ; le centre organise la programmation en mode IRM et la surveillance avec l'équipe de rythmologie (SFC, SFICV 2020, ESC 2021, MHRA (Royaume-Uni) 2026)
  • Neurostimulateur, implant cochléaire ou pompe implantée : procédure propre à chaque fabricant ; transmettre marque et modèle, le centre vérifie les conditions avant de donner un rendez-vous (MHRA (Royaume-Uni) 2026)
  • Clip d'anévrisme, valve ou implant au statut inconnu : retrouver le compte rendu opératoire (marque, modèle) avant l'examen ; un clip intracrânien ferromagnétique peut tuer (MHRA (Royaume-Uni) 2026)
  • Éclat métallique possible, surtout dans l'œil (soudeur, tourneur, blessure par métal) : le signaler ; le radiologue peut faire une radiographie ou un scanner à faible dose avant l'IRM pour le rechercher (MHRA (Royaume-Uni) 2026)
  • Réaction antérieure à un gadolinium : bilan allergologique avec tests cutanés avant une nouvelle injection ; l'allergologue choisit un autre produit ; sinon IRM sans injection (SFR, CIRTACI 2020, ESUR 2025)
  • DFG < 30 : injection si elle change la conduite, avec un produit macrocyclique à la plus petite dose ; pas de nouvelle injection avant 7 jours ; ne pas renoncer pour autant à une IRM bien indiquée (ESUR 2025, SFR, CIRTACI 2020)
  • Insuffisance rénale aiguë : faire comme pour un DFG < 30 (produit macrocyclique, plus petite dose, injection seulement si utile) (ESUR 2025)
  • Dialyse : produit macrocyclique ; pas de séance de dialyse à ajouter après l'examen (ESUR 2025 ; le CIRTACI 2020 la jugeait possible, sans bénéfice prouvé) (ESUR 2025, SFR, CIRTACI 2020)
  • Grossesse : injection seulement si elle change la conduite, produit macrocyclique, plus petite dose (ACR 2026, ESUR 2025 ; le CRAT 2023, plus rassurant, la juge possible à tout terme en évitant le gadobénate) (ACR 2026, ESUR 2025, CRAT 2023, SFR, CIRTACI 2020)

Précautions

  • Patch transdermique : risque de brûlure pendant l'IRM ; il est retiré avant puis remis après, prévoir un patch de rechange (MHRA (Royaume-Uni) 2026)
  • Claustrophobie : le signaler au centre, qui prend le temps du confort ou organise une sédation ; le contrôle de sécurité (implants, métal) se fait toujours avant la sédation (MHRA (Royaume-Uni) 2026)
  • Obésité importante : vérifier avec le centre la charge maximale de la table et le diamètre de l'appareil
  • Enfant de moins d'un an : au moins 7 jours entre deux injections, plus petite dose (SFR, CIRTACI 2020)
  • Enfant : injection réservée aux cas où l'IRM simple ne répond pas ; dose calculée sur le poids (SFR, CIRTACI 2020)
  • Allaitement : le poursuivre (ESUR 2025, ACR 2026 ; le CRAT 2023 propose une pause de 3 à 4 heures) (ESUR 2025, ACR 2026, CRAT 2023)
  • Metformine : rien à changer avant une IRM injectée (ESUR 2025, SFR, CIRTACI 2020)
  • Réaction antérieure à un produit iodé : pas de réaction croisée avec le gadolinium, aucune précaution particulière à ce titre (SFR, CIRTACI 2009, ACR 2026)
Avant de prescrire
  • Implants : stimulateur, défibrillateur, neurostimulateur, implant cochléaire, pompe, clip, valve, prothèse, stent ; noter marque, modèle et date de pose (carte de porteur, compte rendu opératoire)
  • Éclats métalliques : métier exposé (soudure, tournage, meulage), blessure de l'œil par du métal, balle ou plomb de chasse
  • Patch transdermique, tatouage étendu ou récent, maquillage permanent
  • Claustrophobie ; besoin d'une sédation (le signaler pour que le contrôle de sécurité soit fait avant)
  • Grossesse (terme) ; allaitement
  • Ne rien promettre au patient (« IRM possible » ou « impossible ») avant l'avis du radiologue
  • L'IRM sans injection suffit-elle ? (l'injection n'est utile que dans une partie des cas)
  • Réaction antérieure à un gadolinium : produit en cause, date, gravité, bilan allergologique fait ou non
  • Rein : dialyse, greffe, rein unique, DFG < 30 déjà connu ; la créatinine n'est utile qu'en cas de risque rénal avec injections rapprochées
  • Injections de gadolinium récentes : nombre et dates
  • Enfant de moins d'un an : le préciser
  • Poids (dose de produit au poids)
À savoir
  • Pas de créatinine systématique : utile seulement chez un patient à risque rénal qui reçoit des injections répétées (CIRTACI 2020 ; l'ESUR 2025 ne l'exige plus)
  • Produits actuels macrocycliques : la fibrose néphrogénique est devenue quasi inexistante ; les produits linéaires sont suspendus en injection veineuse depuis 2018, sauf le gadobénate réservé au foie (ANSM 2018)
  • Traces de gadolinium dans le cerveau après des injections répétées, surtout de produits linéaires : aucun effet nocif démontré, mais n'injecter que si c'est utile
  • Entre deux injections : au moins 4 heures (idéalement 12) si rein normal, 16 heures (idéalement 48) si DFG 30 à 60, 60 heures (idéalement 7 jours) si DFG < 30 (ESUR 2025)
  • Biologie faussée : mêmes délais avant une prise de sang qu'après un produit iodé (ESUR 2025)
  • Aucune réaction croisée entre produits iodés et gadolinium
12 — Les examens

Scintigraphie et TEP

Contre-indications, précautions et check-list : l'outil les applique tout seul au patient saisi dans « Mon patient ».

Scintigraphie Dose II à IV

À discuter avec le radiologue

  • Grossesse possible : le dire ; le médecin nucléaire décide selon le traceur (règles en retard : test de grossesse ; examen à forte dose : dans les 10 premiers jours du cycle) ; avant un traitement par iode radioactif, hCG sanguin obligatoire (ARSAC (Royaume-Uni) 2026, ASN, G4 2021)

Précautions

  • Allaitement : pause de 0 heure (os, rein) à 57 heures (thyroïde au technétium) selon le traceur, précisée par le service ; tirer son lait avant ; arrêt définitif après un traitement par iode 131 (ARSAC (Royaume-Uni) 2026)
Avant de prescrire
  • Indication ; un examen non irradiant répondrait-il ?
  • Grossesse possible : date des dernières règles, contraception, retard de règles
  • Allaitement : le dire pour que le service organise la pause et le recueil du lait
  • Scintigraphie thyroïdienne ou rénale : la faire avant un scanner injecté prévu
  • Enfant : âge et poids (activité adaptée)
À savoir
  • Le patient émet des rayonnements pendant quelques heures : le service donne les consignes de contact avec les jeunes enfants et les femmes enceintes (ARSAC 2026)
  • Scintigraphie thyroïdienne ou rénale : avant un produit iodé, pas après (RCP de l'iohexol, CIRTACI 2009)
  • Dose efficace de 2 à 11 mSv selon l'examen : thyroïde 2, poumon 3,5, os 4,4, myocarde 6,7 à 11 (IRSN 2014)
  • Après un traitement par iode 131 : éviter une grossesse pendant 4 mois (ARSAC 2026)

TEP (tomographie par émission de positons) Dose IV

À discuter avec le radiologue

  • Grossesse possible : la signaler ; le FDG délivre de l'ordre de 10 mGy à l'utérus : examen reporté si possible, sinon décision du médecin nucléaire ; règles en retard : test de grossesse (ARSAC (Royaume-Uni) 2026, ANSM 2009)

Précautions

  • Allaitement : courte pause après le FDG (1 heure selon l'ARSAC 2026 ; l'ancien RCP de 2009 disait 12 heures) ; tirer son lait avant ; contacts rapprochés à limiter selon les consignes du service (ARSAC (Royaume-Uni) 2026, ANSM 2009)
Avant de prescrire
  • Indication validée (souvent par le spécialiste)
  • Grossesse possible : date des dernières règles, contraception
  • Allaitement
  • Diabète ou traitement hypoglycémiant : le signaler, le service adapte la préparation
  • Enfant : âge et poids
À savoir
  • Dose efficace de l'ordre de 14 mSv (classe IV) (IRSN 2014)
  • Le patient reste radioactif quelques heures : consignes de contact avec les jeunes enfants et les femmes enceintes données par le service (ARSAC 2026)
  • Femme dont les règles sont en retard : la considérer enceinte jusqu'à preuve du contraire (RCP du FDG, ARSAC 2026)
13 — Repères

Lire une carte : intention, urgence, dose, preuve

Chaque examen proposé porte quatre repères. L'intention et le niveau de preuve viennent des sources ; la classe de dose suit une convention publiée ; la priorité et le délai sont des repères de l'outil quand la source ne chiffre pas le délai (signalés par une étoile).

Intention

RepèreSens
Pas d'imagerieL'examen n'apporte rien ici : il ne change pas la conduite, retarde le traitement, irradie ou inquiète à tort.
1re intentionL'examen à demander d'abord, quand une imagerie est utile.
2e intentionAprès un premier examen qui ne conclut pas, quand le premier est contre-indiqué, ou sur avis spécialisé.

Priorité, puis délai pour les examens urgents

RepèreSens
Priorité 1 · UrgentÀ faire sans attendre : le délai (D1 à D4) dit en combien de temps.
Priorité 2 · RapideDans les jours ou les deux à trois semaines qui suivent.
Priorité 3 · ProgramméDans les semaines qui suivent, ou au rythme du suivi.
Délai 1 · ImmédiatAppel du 15 ou urgences : l'examen se fait dès l'arrivée.
Délai 2 · Dans les heuresLe jour même, aux urgences ou en imagerie.
Délai 3 · Sous 24 à 48 hRendez-vous d'imagerie en urgence différée, ou filière dédiée.
Délai 4 · Dans la semaineUrgence relative : rendez-vous rapide organisé, le patient rentre chez lui.

Priorité et délai : définitions propres à l'outil. Quand une recommandation donne un délai (« dans les 48 h », « immédiat »), il est repris et cité dans la carte.

Classe de dose

ClasseDose efficace
0Non irradiant (échographie, IRM)
IMoins de 1 mSv
II1 à 5 mSv
III5 à 10 mSv
IVPlus de 10 mSv

Découpage en cinq classes (seuils 1, 5 et 10 mSv) : SFR, SFBMN (document hébergé par la HAS), Guide du bon usage des examens d'imagerie médicale, classification des doses efficaces (2005). La classe II correspond à peu près à l'irradiation naturelle d'une année en France. Valeurs par examen : IRSN, Exposition de la population française aux rayonnements ionisants liée aux actes de diagnostic médical en 2012 (rapport PRP-HOM 2014-6, annexe 1) (2014).

Niveau de preuve

RepèreSens
Grade AGrade A : preuve scientifique établie.
Grade BGrade B : présomption scientifique.
Grade CGrade C : faible niveau de preuve.
Accord d'expertsAccord d'experts : pas de preuve suffisante, avis concordant d'un groupe de travail.
Règle validéeRègle clinique validée : score ou règle de décision publiés et validés (Ottawa, NEXUS, PECARN…).
Non gradéPas de gradation publiée pour ce point.

Gradation HAS (A, B, C, accord d'experts). Pour une source qui utilise une autre échelle (NICE, ACR, ancienne échelle A à D de la HAS), la carte indique le système d'origine et la mention « conversion de notre part ».

14 — Repères

Les doses, examen par examen

Doses efficaces typiques chez l'adulte pour un examen standard. Ordres de grandeur : la dose réelle dépend de l'appareil, du protocole et du nombre de passages au scanner.

ExamenDose efficace (mSv)Classe
Échographie, IRM00
Ostéodensitométrie (2 sites)0,001I
Radiographie du thorax0,05I
Radiographie du crâne ou de la face0,04 à 0,08I
Radiographie du rachis cervical0,1 à 0,3I
Radiographie du rachis dorsal0,3I
Radiographie de l'épaule0,01 à 0,03I
Radiographie de la hanche0,3 à 0,6I
Radiographie du bassin0,7 à 2,1I à II
Radiographie du rachis lombaire1,7 à 2,1II
Abdomen sans préparation1,6II
Mammographie bilatérale0,36I
Hystérosalpingographie1,7II
Urographie intraveineuse1,7 à 2,5II
Transit œso-gastro-duodénal10,5IV
Scanner du crâne1,6II
Scanner de la face (sinus)0,5I
Angioscanner cérébral2,5II
Scanner du cou3,3 à 4,2II
Scanner du thorax5,7 à 9III
Angioscanner thoracique (embolie pulmonaire)10III à IV
Scanner de l'abdomen et du pelvis10 à 16III à IV
Angioscanner abdomino-pelvien19IV
Scanner du rachis (un segment)11 à 13IV
Scanner thoraco-abdomino-pelvien injecté16IV
Scintigraphie osseuse4,4II
Scintigraphie pulmonaire (ventilation et perfusion)3,5II
Scintigraphie thyroïdienne2II
Scintigraphie myocardique6,7 à 11III à IV
TEP au FDG14IV
  • Scanner de l'abdomen et du pelvis : classé III en 2005 pour une acquisition, 10 à 16 mSv dans les mesures françaises de 2012 (souvent plusieurs phases) : l'outil affiche « III à IV ».
  • Valeurs de 2012 : les niveaux de référence ont été révisés depuis (décision ASN de 2019) et une nouvelle baisse est en discussion ; la veille de l'outil les suit.

IRSN, Exposition de la population française aux rayonnements ionisants liée aux actes de diagnostic médical en 2012 (rapport PRP-HOM 2014-6, annexe 1) (2014) ; classes : SFR, SFBMN (document hébergé par la HAS), Guide du bon usage des examens d'imagerie médicale, classification des doses efficaces (2005).

15 — Repères

Grossesse, allaitement, enfant : irradiation et produits de contraste

Avant tout examen irradiant chez une femme en âge de procréer, la question de la grossesse se pose et s'écrit sur la demande.

Femme en âge de procréer : la conduite

  1. Demander : contraception bien prise, date des dernières règles, rapports non protégés, projet de grossesse ou AMP en cours.
  2. Au moindre doute : la considérer comme enceinte ; selon l'urgence et l'examen, β-hCG sanguin dans les deux jours qui précèdent, ou test urinaire à défaut.
  3. Remplacer ou reporter l'examen irradiant du bassin et de l'abdomen quand une échographie ou une IRM répond à la question.
  4. Si l'examen irradiant est nécessaire : écrire « grossesse possible » ou « confirmée » sur la demande ; le radiologue adapte le protocole.
  5. Grossesse découverte après coup : ne pas inquiéter à tort ; la dose à l'utérus d'un examen courant est très inférieure au seuil, et elle peut être calculée par le service d'imagerie.

Les seuils à connaître

  • Moins de 100 mGy à l'utérus : aucun excès de malformation ni baisse du QI observés ; ce n'est pas un motif d'interruption de grossesse.
  • Examens courants : radiographies et scanners hors du bassin donnent à l'utérus bien moins de 1 mGy ; un scanner abdomino-pelvien donne de 5 à 36 mGy environ.
  • Huit premiers jours après la conception : loi du « tout ou rien » (au-delà d'environ 150 mGy, risque de perte de l'embryon ; sinon pas de malformation).
  • Risque de cancer de l'enfant : sans seuil, mais très faible aux doses du diagnostic.
  • « Règle des 10 jours » : abandonnée comme règle générale pour la radiographie et le scanner ; encore appliquée par certains pays pour la médecine nucléaire à forte dose fœtale.

IRM, produits de contraste, allaitement

  • IRM sans injection : possible à tout terme, quelle que soit la région.
  • Gadolinium et produit iodé pendant la grossesse : seulement si l'examen injecté est indispensable ; voir les fiches des examens.
  • Allaitement : les sources récentes autorisent la poursuite après un produit iodé ou un gadolinium ; le CRAT propose une courte suspension (quelques heures) : la patiente peut choisir.
  • Médecine nucléaire : durée d'interruption de l'allaitement propre à chaque produit : la demander au service.

Enfant

  • Justifier et optimiser : préférer l'échographie et l'IRM quand elles répondent ; le service adapte la dose au poids ; injecter seulement si l'information change la conduite.

IRSN, Grossesse et exposition aux rayonnements ionisants (fiche V6) (2021) · ASN et G4, Limiter les expositions des femmes ignorant leur grossesse (bulletin La sécurité du patient) (2021) · CRAT, Examens de radiodiagnostic et radiothérapie pendant la grossesse (2025) · CRAT, IRM et grossesse (2023) · ICRP, Publication 84, grossesse et irradiation médicale (2000).

16 — Les situations

Os, articulations, rachis, traumatismes

Chaque fiche se lit sans l'outil. « Ouvrir dans l'outil » reprend la situation avec les signes et le terrain de votre patient.

Lombalgie commune

La stratégie en médecine générale

  1. D'abord la clinique : Histoire de la douleur, examen physique et neurologique, recherche d'une cause hors du rachis (rein, aorte, pelvis, digestif) et des drapeaux rouges. À refaire à chaque poussée.
  2. Poussée sans drapeau rouge : Le cas le plus fréquent : pas d'imagerie, rester actif, antalgique au besoin, revoir à 2 à 4 semaines. Kinésithérapie précoce si drapeaux jaunes.
  3. Drapeau rouge : L'imagerie va avec une orientation : urgences pour la queue de cheval et le déficit grave ; dans les 48 h pour la fracture et l'infection ; rapidement mais sans urgence pour le cancer et la maladie inflammatoire.
  4. Douleur qui dure : Réévaluation globale (kinésithérapeute, rhumatologue, médecine physique, médecin du travail). L'IRM se discute en cas d'échec, si elle peut changer la suite.
  5. Patient âgé ou à risque d'ostéoporose : Une douleur aiguë, même brève, fait chercher un tassement ; imagerie du rachis puis bilan d'ostéoporose. Mesurer la taille chaque année.
  6. Enfant : Une lombalgie de l'enfant n'est jamais « commune » : avis spécialisé ; la radiographie du rachis sert à chercher une spondylolyse ou une maladie de Scheuermann.
  7. Le résultat : Confronter l'image à la clinique ; dédramatiser les mots du compte rendu (discopathie, arthrose) ; ne pas répéter l'examen sans changement clinique.

Les examens selon le cas

ExamenSituationQuandDosePreuve et source
IRM du rachis lombaireSuspicion de queue de cheval ou de déficit moteur gravepriorité 1 (urgent), délai 1 (immédiat)Non irradiantAccord d'experts · HAS 2019
Scanner du rachis lombaireSuspicion de queue de cheval ou de déficit moteur gravepriorité 1 (urgent), délai 1 (immédiat)Classe IVAccord d'experts · HAS 2019
Angioscanner de l'aorteDouleur lombaire avec signes de choc ou d'ischémie : penser à l'aortepriorité 1 (urgent), délai 1 (immédiat)Classe IVAccord d'experts · HAS 2019
IRM du rachis lombaire (et dorsal selon la douleur)Suspicion de fracture vertébralepriorité 1 (urgent), délai 3 (sous 24 à 48 h)Non irradiantAccord d'experts · HAS 2019
Radiographies du rachis dorsal et lombaire, face et profilSuspicion de fracture vertébralepriorité 1 (urgent), délai 3 (sous 24 à 48 h)Classe IIAccord d'experts · GRIO 2024
Scanner du rachisSuspicion de fracture vertébralepriorité 1 (urgent), délai 2 (dans les heures)Classe IVAccord d'experts · HAS 2019
IRM du rachis lombaire avec injectionSuspicion d'infection rachidienne (spondylodiscite, épidurite)priorité 1 (urgent), délai 3 (sous 24 à 48 h)Non irradiantAccord d'experts · HAS 2019
Scanner du rachis avec injectionSuspicion d'infection rachidienne (spondylodiscite, épidurite)priorité 1 (urgent), délai 3 (sous 24 à 48 h)Classe IVAccord d'experts · HAS 2019
IRM du rachis dorsal et lombaireSuspicion de cause tumoralepriorité 2 (rapide)Non irradiantAccord d'experts · HAS 2019
IRM des sacro-iliaques et du rachisDouleur inflammatoire : spondyloarthrite possiblepriorité 2 (rapide)Non irradiantAccord d'experts · HAS 2019
Radiographie du bassin (sacro-iliaques)Douleur inflammatoire : spondyloarthrite possiblepriorité 2 (rapide)Classe IIAccord d'experts · HAS 2008
IRM du rachis lombaireLombalgie qui dure malgré une prise en charge bien conduite, ou geste envisagépriorité 3 (programmé)Non irradiantAccord d'experts · HAS 2019
Scanner du rachis lombaireLombalgie qui dure malgré une prise en charge bien conduite, ou geste envisagépriorité 3 (programmé)Classe IVAccord d'experts · HAS 2019
Radiographies du rachis lombaire debout, face et profilRecherche d'instabilité ou de trouble de la statiquepriorité 3 (programmé)Classe IIAccord d'experts · HAS 2019
Aucune imageriePoussée aiguë sans drapeau rouge : pas d'imageriePas d'imagerieGrade C · HAS 2019, NICE 2016
Radiographie du rachis lombairePoussée aiguë sans drapeau rouge : pas d'imageriePas d'imagerieClasse IIAccord d'experts · HAS 2019
À ne pas demander
  • Poussée aiguë sans drapeau rouge (HAS 2019, grade C).
  • Radiographie lombaire isolée, sauf recherche d'instabilité ou de trouble de la statique (HAS 2019, accord d'experts).
  • Répéter l'imagerie quand les symptômes n'ont pas changé (HAS 2019, accord d'experts).
Adresser
  • Urgences : queue de cheval, déficit moteur grave, suspicion d'atteinte de l'aorte, traumatisme violent.
  • Rhumatologue : douleur inflammatoire, suspicion d'infection ou de tumeur après l'imagerie.
  • Chirurgien du rachis ou centre de la douleur : échec d'une prise en charge bien conduite, lésion concordante.
Quand les sources divergent
  • Imagerie de la lombalgie chronique : la HAS écrit « au-delà de 3 mois » dans l'argumentaire, « persistante et invalidante malgré une prise en charge optimale, si l'examen peut changer la conduite » dans la synthèse. L'outil suit la synthèse. (HAS 2019)
  • Listes de drapeaux rouges différentes selon les pays (âge de début, sexe, corticoïdes) : l'outil regroupe celles reprises par la HAS. (HAS 2019)

Sources : HAS, Prise en charge du patient présentant une lombalgie commune (fiche mémo et argumentaire) (2019) · HAS, Lombalgie commune : arbre décisionnel (2019) · NICE, Low back pain and sciatica in over 16s (NG59) (2016) · GRIO, Quand et comment évoquer le diagnostic d'ostéoporose ? (2024) · HAS, Indications de la radiographie du bassin (2008). Mise à jour : 13/10/2026.

Sciatique, cruralgie (lombo-radiculalgie)

La stratégie en médecine générale

  1. Examen neurologique : Force, réflexes, sensibilité, sphincters, à refaire à chaque consultation. Il trie à lui seul l'urgence.
  2. Sans drapeau rouge : Pas d'imagerie : traitement, maintien de l'activité, réévaluation à 2 à 4 semaines.
  3. Urgence : Queue de cheval ou déficit moteur grave : urgences immédiates. Forme hyperalgique : avis spécialisé sans attendre l'imagerie.
  4. Radiculalgie qui dure : Réévaluation vers 6 à 12 semaines ; IRM si elle change la suite (infiltration, avis chirurgical).
  5. Le résultat : Confronter l'image à la clinique : une hernie peut être muette. Ne pas répéter l'examen sans changement.

Les examens selon le cas

ExamenSituationQuandDosePreuve et source
IRM du rachis lombaireQueue de cheval ou déficit moteur gravepriorité 1 (urgent), délai 1 (immédiat)Non irradiantAccord d'experts · HAS 2019
Scanner du rachis lombaireQueue de cheval ou déficit moteur gravepriorité 1 (urgent), délai 1 (immédiat)Classe IVAccord d'experts · HAS 2019
Avis spécialisé rapide (rhumatologue ou chirurgien du rachis)Sciatique hyperalgiquepriorité 1 (urgent), délai 3 (sous 24 à 48 h)Accord d'experts · HAS 2019
IRM du rachis lombaireSciatique hyperalgiquepriorité 1 (urgent), délai 3 (sous 24 à 48 h)Non irradiantAccord d'experts · HAS 2019
IRM du rachis lombaire (injectée si infection ou tumeur suspectée)Radiculalgie avec un autre drapeau rougepriorité 1 (urgent), délai 3 (sous 24 à 48 h)Non irradiantAccord d'experts · HAS 2019
Scanner du rachis lombaireRadiculalgie avec un autre drapeau rougepriorité 1 (urgent), délai 3 (sous 24 à 48 h)Classe IVAccord d'experts · HAS 2019
Consultation spécialisée dans la semaineDéficit neurologique modérépriorité 1 (urgent), délai 4 (dans la semaine)Non gradé · HAS 2019, NICE 2016
IRM du rachis lombaireDéficit neurologique modérépriorité 2 (rapide)Non irradiantAccord d'experts · HAS 2019
IRM du rachis lombaireRadiculalgie qui dure, ou geste envisagépriorité 3 (programmé)Non irradiantAccord d'experts · HAS 2019
Scanner du rachis lombaireRadiculalgie qui dure, ou geste envisagépriorité 3 (programmé)Classe IVAccord d'experts · HAS 2019
Aucune imagerieRadiculalgie aiguë sans drapeau rouge : pas d'imageriePas d'imagerieGrade C · HAS 2019, NICE 2016
À ne pas demander
  • Radiculalgie aiguë sans drapeau rouge (HAS 2019, grade C).
  • Répéter l'imagerie sans changement clinique (HAS 2019, accord d'experts).
Adresser
  • Urgences : queue de cheval, déficit moteur grave ou qui s'aggrave.
  • Rhumatologue ou chirurgien du rachis : forme hyperalgique, déficit modéré, radiculalgie qui dure malgré le traitement.
Quand les sources divergent
  • Délai avant l'imagerie d'une radiculalgie qui dure : 6 semaines pour NICE 2016, 6 à 12 semaines dans l'arbre HAS 2019. L'outil suit la HAS, plus récente. (NICE 2016, HAS 2019)

Sources : HAS, Prise en charge du patient présentant une lombalgie commune (fiche mémo et argumentaire) (2019) · HAS, Lombalgie commune : arbre décisionnel (2019) · NICE, Low back pain and sciatica in over 16s (NG59) (2016). Mise à jour : 13/10/2026.

Cervicalgie et névralgie cervico-brachiale (sans traumatisme)

La stratégie en médecine générale

  1. Drapeaux rouges : Les chercher à chaque cervicalgie : déficit, signes médullaires, dissection, fièvre, cancer, maladie inflammatoire.
  2. Cervicalgie récente : Pas d'imagerie : traitement symptomatique et information. Même conduite pour une douleur du bras sans déficit.
  3. Après 4 à 6 semaines : Douleur dans le bras ou geste envisagé : IRM. Douleur du cou seule : radiographies, puis IRM si elle dure.
  4. Urgence : Dissection suspectée ou atteinte de la moelle : urgences, IRM en urgence.
  5. Le résultat : Confronter l'image aux symptômes, expliquer que l'arthrose cervicale est banale, ne pas répéter l'examen sans changement.

Les examens selon le cas

ExamenSituationQuandDosePreuve et source
IRM cérébrale et angio-IRM des artères du couSuspicion de dissection artérielle cervicalepriorité 1 (urgent), délai 2 (dans les heures)Non irradiantAccord d'experts · HAS 2020
Angioscanner des artères du cou et du cerveauSuspicion de dissection artérielle cervicalepriorité 1 (urgent), délai 2 (dans les heures)Classe IIAccord d'experts · HAS 2020
IRM du rachis cervicalDéficit moteur ou atteinte de la moellepriorité 1 (urgent), délai 2 (dans les heures)Non irradiantAccord d'experts · HAS 2020
Scanner du rachis cervicalDéficit moteur ou atteinte de la moellepriorité 1 (urgent), délai 2 (dans les heures)Classe IIAccord d'experts · HAS 2020
IRM du rachis cervical avec injectionSuspicion d'infection du rachis cervicalpriorité 1 (urgent), délai 3 (sous 24 à 48 h)Non irradiantAccord d'experts · HAS 2020
Scanner du rachis cervical avec injectionSuspicion d'infection du rachis cervicalpriorité 1 (urgent), délai 3 (sous 24 à 48 h)Classe IIAccord d'experts · HAS 2020
IRM du rachis cervicalSuspicion de cause tumorale ou inflammatoirepriorité 2 (rapide)Non irradiantAccord d'experts · HAS 2020
Scanner du rachis cervicalSuspicion de cause tumorale ou inflammatoirepriorité 2 (rapide)Classe IIAccord d'experts · HAS 2020
Radiographies du rachis cervicalRachis opéré, symptômes qui changent, sans déficitpriorité 2 (rapide)Classe IAccord d'experts · HAS 2020
IRM du rachis cervicalNévralgie cervico-brachiale qui dure, ou geste envisagépriorité 3 (programmé)Non irradiantAccord d'experts · HAS 2020
Scanner du rachis cervicalNévralgie cervico-brachiale qui dure, ou geste envisagépriorité 3 (programmé)Classe IIAccord d'experts · HAS 2020
Radiographies du rachis cervicalCervicalgie commune qui dure plus de 4 à 6 semainespriorité 3 (programmé)Classe IAccord d'experts · HAS 2020
IRM du rachis cervicalCervicalgie commune qui dure plus de 4 à 6 semainespriorité 3 (programmé)Non irradiantAccord d'experts · HAS 2020
Aucune imagerieCervicalgie récente sans drapeau rouge : pas d'imageriePas d'imagerieAccord d'experts · HAS 2020
À ne pas demander
  • Cervicalgie commune, avec ou sans douleur du bras, depuis moins de 4 à 6 semaines (HAS 2020).
  • Répéter le même examen sans changement des symptômes (HAS 2020).
Adresser
  • Urgences : dissection suspectée, déficit moteur, signes médullaires.
  • Rhumatologue ou chirurgien du rachis : névralgie qui dure, geste envisagé, rachis opéré.
Quand les sources divergent
  • Une ancienne recommandation de l'ANAES proposait des radiographies dès l'échec du traitement. La HAS 2020, plus récente, attend 4 à 6 semaines et préfère l'IRM en cas de douleur du bras : l'outil suit la HAS 2020. (HAS 2020)
  • L'intérêt d'une imagerie avant une manipulation du cou n'est pas tranché par la HAS 2020. (HAS 2020)

Sources : HAS, Pertinence de l'imagerie cervicale : cervicalgie non traumatique de l'adulte (fiche) (2020) · HAS, Pertinence de l'imagerie cervicale : cervicalgie après un traumatisme non pénétrant de l'adulte (fiche) (2020). Mise à jour : 13/10/2026.

Épaule douloureuse sans traumatisme (adulte)

La stratégie en médecine générale

  1. D'abord l'examen : Pas d'imagerie sans examen clinique : mobilité active et passive, tests de la coiffe, cou, thorax.
  2. Éliminer l'urgence : Cœur, aorte, poumon, arthrite septique, artérite : ce ne sont pas des problèmes d'épaule.
  3. Épaule récente : Traitement et kinésithérapie ; radiographies si pas d'amélioration à 4 à 6 semaines ou avant une infiltration.
  4. Échec : Après kinésithérapie et infiltration : échographie, puis IRM ; arthroscanner par le spécialiste.
  5. Le résultat : Une rupture dégénérative peut être muette : décider sur la clinique et l'image ensemble.

Les examens selon le cas

ExamenSituationQuandDosePreuve et source
ECG et orientation selon la cause suspectéeDouleur projetée d'origine cardiaque, vasculaire ou pulmonaire possiblepriorité 1 (urgent), délai 1 (immédiat)Accord d'experts · HAS 2023
Ponction articulaire aux urgencesSuspicion d'arthrite septiquepriorité 1 (urgent), délai 2 (dans les heures)Accord d'experts · HAS 2023
Biologie (VS, CRP, NFS)Pseudo-polyarthrite, artérite ou tumeur de l'apex à éliminerpriorité 2 (rapide)Accord d'experts · HAS 2023
Radiographie du thoraxPseudo-polyarthrite, artérite ou tumeur de l'apex à éliminerpriorité 2 (rapide)Classe IAccord d'experts · HAS 2023
Avis spécialiséÉpaule hyperalgique, raide, instable ou avec déficitpriorité 2 (rapide)Accord d'experts · HAS 2023
Radiographies de l'épaule : face en 3 rotations et profil de LamyPas d'amélioration après 4 à 6 semaines, ou infiltration envisagéepriorité 3 (programmé)Classe IAccord d'experts · HAS 2023
Radiographies de l'épaule (si pas encore faites)Échec de la kinésithérapie et d'une infiltrationpriorité 3 (programmé)Classe IAccord d'experts · HAS 2023
Échographie de l'épauleÉchec de la kinésithérapie et d'une infiltrationpriorité 3 (programmé)Non irradiantAccord d'experts · HAS 2023
IRM de l'épauleÉchec de la kinésithérapie et d'une infiltrationpriorité 3 (programmé)Non irradiantAccord d'experts · HAS 2023
Arthroscanner ou arthro-IRM de l'épauleÉchec de la kinésithérapie et d'une infiltrationpriorité 3 (programmé)Classe IIAccord d'experts · HAS 2023
Aucune imagerieÉpaule douloureuse récente sans signe de gravité : pas d'imageriePas d'imagerieAccord d'experts · HAS 2023
Scanner de l'épaule sans arthrographieÉpaule douloureuse récente sans signe de gravité : pas d'imageriePas d'imagerieClasse IAccord d'experts · HAS 2023
À ne pas demander
  • Épaule récente sans signe de gravité (HAS 2023, accord d'experts).
  • Échographie ou IRM sans radiographies préalables (HAS 2023).
  • Scanner sans arthrographie, sauf demande du spécialiste (HAS 2023).
  • Renouveler l'imagerie sans fait clinique nouveau (HAS 2023).
Adresser
  • Urgences : cause cardiaque, vasculaire ou pulmonaire, arthrite septique.
  • Spécialiste : épaule raide, instable, hyperalgique, déficit neurologique, échec du traitement.

Sources : HAS, Épaule douloureuse non traumatique de l'adulte et tendinopathies de la coiffe des rotateurs (recommandation) (2023). Mise à jour : 13/10/2026.

Douleur du genou sans traumatisme (adulte)

La stratégie en médecine générale

  1. D'abord l'examen : Interrogatoire et examen du genou, de la hanche et du rachis : une douleur du genou peut venir d'ailleurs.
  2. Arthrite septique : À éliminer en premier : ponction en urgence, rien ne doit la retarder.
  3. Premier épisode : Radiographies debout, quelle que soit la cause suspectée.
  4. Arthrose typique : Traitement symptomatique, pas d'IRM. Échec : avis médico-chirurgical.
  5. Après les radiographies : IRM, échographie ou scanner selon l'anomalie vue ; image tumorale : centre spécialisé.

Les examens selon le cas

ExamenSituationQuandDosePreuve et source
Ponction articulaire en urgenceSuspicion d'arthrite septiquepriorité 1 (urgent), délai 1 (immédiat)Accord d'experts · HAS, G4 radiologie 2022
IRM du genou (par le centre spécialisé)Image d'allure tumoralepriorité 2 (rapide)Non irradiantAccord d'experts · HAS, G4 radiologie 2022
IRM du genouImagerie de 2e intention selon les radiographiespriorité 3 (programmé)Non irradiantAccord d'experts · HAS, G4 radiologie 2022
Échographie du genouImagerie de 2e intention selon les radiographiespriorité 3 (programmé)Non irradiantAccord d'experts · HAS, G4 radiologie 2022
Scanner du genouImagerie de 2e intention selon les radiographiespriorité 3 (programmé)Classe IAccord d'experts · HAS, G4 radiologie 2022
Radiographies des genoux en charge : face, profil, défilé à 30° et/ou Schuss selon la cliniquePremier épisode ou douleur inhabituelle : radiographiespriorité 3 (programmé)Classe IAccord d'experts · HAS, G4 radiologie 2022
Pas de nouvelle imagerieÉpisode habituel ou arthrose typique : pas de nouvelle imageriePas d'imagerieAccord d'experts · HAS, G4 radiologie 2022
IRM du genouÉpisode habituel ou arthrose typique : pas de nouvelle imageriePas d'imagerieNon irradiantAccord d'experts · HAS, G4 radiologie 2022
À ne pas demander
  • IRM en première intention (HAS 2022).
  • Répéter l'imagerie pour un épisode habituel d'une maladie connue (HAS 2022).
  • Autre imagerie dans une arthrose typique à la radiographie (HAS 2022).
Adresser
  • Urgences : arthrite septique suspectée.
  • Centre spécialisé : image d'allure tumorale.
  • Rhumatologue ou chirurgien : échec du traitement symptomatique.

Sources : HAS, G4 radiologie, Pertinence de l'imagerie dans une gonalgie non traumatique de l'adulte (fiche) (2022). Mise à jour : 13/10/2026.

Douleur de hanche de l'adulte

La stratégie en médecine générale

  1. Localiser : Aine : la hanche. Fesse ou côté : tendons et bourse. Penser au rachis lombaire et au genou.
  2. Chute et appui impossible : Urgences ; si la radiographie est normale, IRM dans les 24 h, sinon scanner.
  3. Douleur mécanique : Radiographie du bassin debout et faux profils ; arthrose typique : traitement, pas d'IRM.
  4. Radiographie normale : Douleur qui dure : IRM (ostéonécrose, fracture de contrainte). Adulte jeune à l'effort : avis spécialisé.
  5. Fièvre : Douleur permanente avec fièvre : urgences pour ponction.

Les examens selon le cas

ExamenSituationQuandDosePreuve et source
Radiographies du bassin de face et de la hanche de profilSuspicion de fracture de l'extrémité du fémurpriorité 1 (urgent), délai 2 (dans les heures)Classe I à IIAccord d'experts · HAS 2008
IRM de la hancheSuspicion de fracture de l'extrémité du fémurpriorité 1 (urgent), délai 3 (sous 24 à 48 h)Non irradiantNon gradé · NICE 2011
Scanner de la hancheSuspicion de fracture de l'extrémité du fémurpriorité 1 (urgent), délai 3 (sous 24 à 48 h)Classe IINon gradé · NICE 2011
Ponction articulaire (guidée) aux urgencesSuspicion d'arthrite septique de hanchepriorité 1 (urgent), délai 2 (dans les heures)Accord d'experts · HAS, G4 radiologie 2022
IRM de la hancheOstéonécrose suspectée, ou radiographies normales avec douleur qui durepriorité 2 (rapide)Non irradiantAccord d'experts · HAS 2008
Radiographies du bassin de face et incidence d'ArcelinConflit fémoro-acétabulaire ou dysplasie suspectéspriorité 3 (programmé)Classe I à IIAccord d'experts · HAS 2008
Arthro-IRM (ou arthroscanner) de la hancheConflit fémoro-acétabulaire ou dysplasie suspectéspriorité 3 (programmé)Non irradiantNon gradé · ACR 2022, HAS 2008
Radiographies du bassin et de la hancheDouleur latérale : tendinopathie ou bursitepriorité 3 (programmé)Classe I à IIAccord d'experts · HAS 2008, ACR 2022
Échographie de la hancheDouleur latérale : tendinopathie ou bursitepriorité 3 (programmé)Non irradiantNon gradé · ACR 2022
Radiographie du bassin de face debout et faux profils de LequesneDouleur de hanche mécanique : radiographiespriorité 3 (programmé)Classe I à IIAccord d'experts · HAS 2008, ACR 2022
IRM dans une coxarthrose typiqueDouleur de hanche mécanique : radiographiesPas d'imagerieNon irradiantAccord d'experts · HAS 2008, ACR 2022
À ne pas demander
  • IRM dans une coxarthrose typique (HAS 2008).
  • Échographie ou IRM comme premier examen d'une douleur chronique de hanche (ACR 2022).
Adresser
  • Urgences : chute avec appui impossible, fièvre.
  • Chirurgien orthopédiste ou médecin du sport : conflit fémoro-acétabulaire, ostéonécrose, arthrose invalidante.
Quand les sources divergent
  • Aux États-Unis, l'IRM est parfois faite d'emblée ; la HAS 2008 la réserve à la 2e intention. L'ACR 2022, plus récent, garde aussi la radiographie en premier : l'outil suit ce principe commun. (HAS 2008, ACR 2022)

Sources : HAS, Indications de la radiographie du bassin (2008) · NICE, Hip fracture: management (CG124) (2011) · ACR, Appropriateness Criteria : douleur chronique de hanche (2022) · HAS, G4 radiologie, Pertinence de l'imagerie dans une gonalgie non traumatique de l'adulte (fiche) (2022). Mise à jour : 13/10/2026.

Entorse de cheville, traumatisme du pied

La stratégie en médecine générale

  1. Examen : Mécanisme, appui immédiat, palpation des 4 zones osseuses du pied et de la cheville, 4 pas.
  2. Aucun critère d'Ottawa : Pas de radiographie : traitement fonctionnel, réévaluation dans les jours qui suivent.
  3. Un critère positif : Radiographie. Si elle est difficile d'accès : diapason et tests de Berne.
  4. Radiographie normale mais gêne : Douleur de la syndesmose ou impotence : échographie, scanner ; l'IRM vient en dernier.
  5. Âge : Après 65 ans, règles moins fiables : seuil bas pour la radiographie. Avant 5 ans : non validées.

Les examens selon le cas

ExamenSituationQuandDosePreuve et source
Radiographies de la cheville (et du pied si douleur du médio-pied) : face, profil, 3/4Règle d'Ottawa positive : radiographiepriorité 1 (urgent), délai 3 (sous 24 à 48 h)Classe IGrade A · HAS 2025, Stiell et coll., Ann Emerg Med et JAMA 1992
Radiographies de la cheville (et du pied si besoin) : face, profil, 3/4Enfant : règle d'Ottawa positive, radiographiepriorité 1 (urgent), délai 3 (sous 24 à 48 h)Classe IGrade B · HAS 2025
Échographie de la cheville et du piedDouleur de la syndesmosepriorité 2 (rapide)Non irradiantAccord d'experts · HAS 2025
Scanner de la chevilleImpotence qui persiste malgré une radiographie normalepriorité 2 (rapide)Classe IAccord d'experts · HAS 2025
Échographie de la chevilleImpotence qui persiste malgré une radiographie normalepriorité 2 (rapide)Non irradiantAccord d'experts · HAS 2025
IRM de la chevilleImpotence qui persiste malgré une radiographie normalepriorité 3 (programmé)Non irradiantAccord d'experts · HAS 2025
Pas de radiographie pour l'instantOttawa positif, mais diapason et Berne négatifs : radiographie évitablePas d'imagerieAccord d'experts · HAS 2025
Aucune radiographieAucun critère d'Ottawa : pas de radiographiePas d'imagerieGrade A · HAS 2025, BMJ 2003
À ne pas demander
  • Aucun critère d'Ottawa (HAS 2025, grade A de 18 à 65 ans).
  • IRM en première intention (HAS 2025).
Adresser
  • Orthopédiste : fracture, lésion de la syndesmose, impotence qui persiste.
  • Urgences : déformation, plaie, appui impossible avec douleur intense.
Quand les sources divergent
  • La HAS 2025 se contredit : un chapitre ne demande la radiographie que si Ottawa, le diapason et un test de Berne sont tous positifs ; un autre la demande dès qu'un seul de ces éléments l'est. L'outil garde la radiographie dès qu'un critère d'Ottawa est positif, et n'utilise diapason et Berne que si la radiographie est difficile d'accès. (HAS 2025)
  • Âge d'application : HAS 2025 dès 5 ans avec des grades selon l'âge ; NICE 2016 « plus de 5 ans » ; règle d'origine chez l'adulte. L'outil suit la HAS 2025. (HAS 2025, NICE 2016, Stiell et coll., Ann Emerg Med et JAMA 1992)

Sources : HAS, Entorse du ligament latéral de la cheville : diagnostic, rééducation, reprise du sport (argumentaire) (2025) · NICE, Fractures (non-complex): assessment and management (NG38) (2016) · Stiell et coll., Ann Emerg Med et JAMA, Règles d'Ottawa de la cheville : dérivation (1992), validation (1993), mise en œuvre (1994) (1992) · BMJ, Fiabilité des règles d'Ottawa pour exclure une fracture de la cheville et du médio-pied : revue systématique (2003). Mise à jour : 13/10/2026.

Traumatisme du genou (adulte)

La stratégie en médecine générale

  1. Interroger : Mécanisme, craquement, gonflement immédiat, blocage, instabilité, plaie.
  2. Examiner : Palpation de la rotule, de la tête de la fibula et des autres points osseux, flexion à 90°, 4 pas.
  3. Aucun critère : Pas de radiographie ; réévaluer, radiographier si la gêne dure.
  4. Un critère : Radiographies en urgence ; scanner si elles sont normales et que la douleur reste intense.
  5. Ligament ou ménisque : Examen à distance, avis orthopédique ; IRM seulement si elle change la suite.

Les examens selon le cas

ExamenSituationQuandDosePreuve et source
Angioscanner du membre inférieurLuxation du genoupriorité 1 (urgent), délai 1 (immédiat)Classe IIAccord d'experts · HAS, G4 radiologie 2022
Radiographies du genouSuspicion de lésion de l'appareil extenseurpriorité 1 (urgent), délai 2 (dans les heures)Classe IAccord d'experts · HAS, G4 radiologie 2022
Échographie du genouSuspicion de lésion de l'appareil extenseurpriorité 1 (urgent), délai 2 (dans les heures)Non irradiantAccord d'experts · HAS, G4 radiologie 2022
Radiographies du genou : face et profilCritère d'Ottawa ou signe osseux : radiographiespriorité 1 (urgent), délai 3 (sous 24 à 48 h)Classe IRègle validée · HAS, G4 radiologie 2022, Stiell et coll., Ann Emerg Med et JAMA 1995, Seaberg et coll., Am J Emerg Med et Ann Emerg Med 1994
Scanner du genouFracture occulte suspectéepriorité 1 (urgent), délai 3 (sous 24 à 48 h)Classe IAccord d'experts · HAS, G4 radiologie 2022
Consultation de chirurgie orthopédiqueBlocage vrai en flexionpriorité 2 (rapide)Accord d'experts · HAS, G4 radiologie 2022
IRM du genouLésion ligamentaire ou méniscale suspectéepriorité 3 (programmé)Non irradiantAccord d'experts · HAS, G4 radiologie 2022
Aucune radiographieAucun critère : pas de radiographiePas d'imagerieRègle validée · HAS, G4 radiologie 2022, Stiell et coll., Ann Emerg Med et JAMA 1995
À ne pas demander
  • Aucun critère d'Ottawa, aucun autre point osseux douloureux, pas de plaie à risque (HAS 2022).
  • IRM d'emblée pour un traumatisme banal.
Adresser
  • Appel du 15 : luxation du genou.
  • Urgences : appareil extenseur, fracture, plaie articulaire.
  • Orthopédiste : blocage vrai, instabilité, hémarthrose.
Quand les sources divergent

Sources : HAS, G4 radiologie, Place de l'imagerie après un traumatisme du genou chez l'adulte (algorithme) (2022) · Stiell et coll., Ann Emerg Med et JAMA, Règle d'Ottawa du genou : dérivation (1995), validation (1996), mise en œuvre (1997) (1995) · Seaberg et coll., Am J Emerg Med et Ann Emerg Med, Règle de Pittsburgh du genou (1994) et comparaison avec Ottawa (1998) (1994) · RACGP (Aust Fam Physician), Les règles d'Ottawa du genou, un outil de décision utile (2012) · NICE, Fractures (non-complex): assessment and management (NG38) (2016). Mise à jour : 13/10/2026.

Traumatisme du rachis cervical (adulte et enfant)

La stratégie en médecine générale

  1. Au cabinet : trier : Le médecin généraliste ne fait pas l'imagerie : il décide qui doit partir aux urgences, immobilisé.
  2. Appliquer les règles : Adulte : NEXUS et règle canadienne. Enfant : PECARN 2024. 65 ans et plus, rachis ankylosé : imagerie.
  3. Règles négatives : Pas d'imagerie ; antalgique et consignes de reconsultation.
  4. Aux urgences : Scanner cervical d'emblée ; IRM si signe neurologique ; angio-IRM si dissection suspectée.
  5. Douleur qui dure : Réévaluer ; IRM si la cervicalgie persiste à distance.

Les examens selon le cas

ExamenSituationQuandDosePreuve et source
Scanner du rachis cervical (dans le bilan du traumatisé)Détresse vitale ou coma après un traumatismepriorité 1 (urgent), délai 1 (immédiat)Classe IIAccord d'experts · HAS 2020
Angio-IRM des artères du cou et du cerveauDissection artérielle suspectéepriorité 1 (urgent), délai 2 (dans les heures)Non irradiantAccord d'experts · HAS 2020
Angioscanner des artères du cou et du cerveauDissection artérielle suspectéepriorité 1 (urgent), délai 2 (dans les heures)Classe IIAccord d'experts · HAS 2020
Scanner du rachis cervicalAdulte : une règle (NEXUS ou canadienne) demande l'imageriepriorité 1 (urgent), délai 2 (dans les heures)Classe IIRègle validée · HAS 2020, NICE 2016
Radiographies du rachis cervical de qualité (C1 à la charnière, profil strict, bouche ouverte)Adulte : une règle (NEXUS ou canadienne) demande l'imageriepriorité 1 (urgent), délai 3 (sous 24 à 48 h)Classe IAccord d'experts · HAS 2020
Angioscanner des troncs supra-aortiquesAdulte : une règle (NEXUS ou canadienne) demande l'imageriepriorité 1 (urgent), délai 2 (dans les heures)Classe IIAccord d'experts · HAS 2020
IRM du rachis cervicalAdulte : une règle (NEXUS ou canadienne) demande l'imageriepriorité 1 (urgent), délai 3 (sous 24 à 48 h)Non irradiantAccord d'experts · HAS 2020, NICE 2016
IRM du rachis cervicalEnfant : un critère PECARN, imagerie à décider aux urgences pédiatriquespriorité 1 (urgent), délai 2 (dans les heures)Non irradiantNon gradé · NICE 2016
Radiographies du rachis cervicalEnfant : un critère PECARN, imagerie à décider aux urgences pédiatriquespriorité 1 (urgent), délai 3 (sous 24 à 48 h)Classe INon gradé · NICE 2016
IRM du rachis cervicalCervicalgie qui persiste après une imagerie sans lésionpriorité 3 (programmé)Non irradiantAccord d'experts · HAS 2020
Aucune imagerieRègles négatives : pas d'imageriePas d'imagerieRègle validée · Hoffman et coll., N Engl J Med 2000, Stiell et coll., JAMA 2001, Leonard et coll., Lancet Child Adolesc Health 2024, HAS 2020, NICE 2016
À ne pas demander
  • Critères NEXUS tous absents, ou règle canadienne négative (HAS 2020).
  • Radiographie standard quand un scanner cervical a été fait (HAS 2020).
  • Radiographies dynamiques en urgence (HAS 2020).
Adresser
  • Appel du 15 : détresse vitale, coma, déficit neurologique.
  • Urgences : une règle positive, 65 ans et plus, rachis ankylosé, dissection suspectée.
  • Urgences pédiatriques : enfant avec un critère PECARN.
Quand les sources divergent

Sources : HAS, Pertinence de l'imagerie cervicale après un traumatisme non pénétrant de l'adulte (fiche) (2020) · HAS, Règles de prédiction d'une lésion sévère du rachis cervical : NEXUS et règle canadienne (2020) · NICE, Spinal injury: assessment and initial management (NG41) (2016) · Hoffman et coll., N Engl J Med, Critères NEXUS pour écarter une lésion du rachis cervical (2000) · Stiell et coll., JAMA, Règle canadienne du rachis cervical (Canadian C-spine rule) (2001) · Leonard et coll., Lancet Child Adolesc Health, Règle PECARN d'imagerie du rachis cervical de l'enfant (étude prospective) (2024) · Leonard et coll., Pediatrics, Facteurs de risque de lésion du rachis cervical chez l'enfant (étude rétrospective) (2019). Mise à jour : 13/10/2026.

Traumatisme du poignet, fracture du scaphoïde suspectée

La stratégie en médecine générale

  1. Examen : Chute sur la main en extension : palper la tabatière et le tubercule, comprimer le pouce, tester la mobilité.
  2. Suspicion de scaphoïde : Attelle prenant le pouce et radiographies avec incidences du scaphoïde.
  3. Radiographies normales : Ne pas conclure à une entorse : IRM (NICE l'envisage même d'emblée), à défaut contrôle clinique et radiographique.
  4. Fracture : Avis orthopédique.
  5. Enfant : Décision spécialisée.

Les examens selon le cas

ExamenSituationQuandDosePreuve et source
Radiographies du poignet avec incidences du scaphoïdeFracture du scaphoïde suspectéepriorité 1 (urgent), délai 4 (dans la semaine)Classe INon gradé · Bone & Joint Open 2021
IRM du poignetFracture du scaphoïde suspectéepriorité 2 (rapide)Non irradiantNon gradé · NICE 2016
IRM du poignetRadiographies normales, suspicion fortepriorité 2 (rapide)Non irradiantGrade B · Cochrane 2015, NICE 2016
Scanner du poignetRadiographies normales, suspicion fortepriorité 2 (rapide)Classe IGrade B · Cochrane 2015
Scintigraphie osseuseRadiographies normales, suspicion fortepriorité 2 (rapide)Classe IIGrade B · Cochrane 2015
Radiographies du poignet : face et profilTraumatisme du poignet : radiographies si douleur osseusepriorité 2 (rapide)Classe INon gradé · Bone & Joint Open 2021
Adresser
  • Orthopédiste : fracture confirmée, ou suspicion forte avec imagerie normale.
Quand les sources divergent
  • NICE 2016 propose l'IRM d'emblée ; en pratique britannique (2021), la plupart des centres refont d'abord des radiographies, puis l'IRM. (NICE 2016, Bone & Joint Open 2021)

Sources : NICE, Fractures (non-complex): assessment and management (NG38) (2016) · Cochrane, Scanner, IRM ou scintigraphie pour une fracture du scaphoïde suspectée avec radiographies normales (2015) · Bone & Joint Open, Prise en charge des fractures suspectées du scaphoïde au Royaume-Uni : enquête nationale (2021). Mise à jour : 13/10/2026.

Ostéoporose : quand demander une ostéodensitométrie

La stratégie en médecine générale

  1. Y penser : Après toute fracture de fragilité, devant un facteur de risque, une perte de taille ou une douleur aiguë du dos.
  2. Mesurer la taille : Chaque année ; une perte de plus de 4 cm fait chercher un tassement.
  3. Ostéodensitométrie : Seulement si une indication est reconnue et si le résultat peut changer la conduite.
  4. Imagerie du rachis : Radiographies dorsales et lombaires (ou VFA) si douleur aiguë, perte de taille, corticoïdes au long cours.
  5. Avant de traiter : Bilan biologique minimal ; penser au myélome et à l'hyperparathyroïdie.
  6. Contrôle : À l'arrêt d'un traitement, ou 3 à 5 ans après un examen normal sans traitement.

Les examens selon le cas

ExamenSituationQuandDosePreuve et source
Radiographies du rachis dorsal et lombaire, face et profilChercher un tassement vertébralpriorité 2 (rapide)Classe IIAccord d'experts · GRIO 2024
Recherche de fractures vertébrales par VFA, lors de l'ostéodensitométrieChercher un tassement vertébralpriorité 3 (programmé)Classe IAccord d'experts · GRIO 2024
Ostéodensitométrie : rachis lombaire et hancheIndication d'ostéodensitométriepriorité 3 (programmé)Classe IAccord d'experts · HAS 2006, GRIO 2024
Ostéodensitométrie de contrôleDeuxième ostéodensitométriepriorité 3 (programmé)Classe IAccord d'experts · HAS 2006
Ostéodensitométrie de surveillancePas d'ostéodensitométrie pour surveiller un traitementPas d'imagerieClasse IAccord d'experts · HAS 2006, GRIO 2024
Pas d'ostéodensitométriePas d'indication reconnue : pas d'ostéodensitométriePas d'imagerieAccord d'experts · HAS 2006
Ostéodensitométrie du corps entier ou du poignetPas d'indication reconnue : pas d'ostéodensitométriePas d'imagerieClasse IAccord d'experts · GRIO 2024
À ne pas demander
  • Ostéodensitométrie dont le résultat ne changerait rien (HAS 2006).
  • Ostéodensitométrie pour suivre l'efficacité ou l'observance d'un traitement (HAS 2006, GRIO 2024).
  • Ostéodensitométrie du corps entier ou du poignet (GRIO 2024).
Adresser
  • Rhumatologue : fractures multiples, ostéoporose sévère ou secondaire, fracture suspecte de malignité.
Quand les sources divergent
  • Corticoïdes : la HAS 2006 rembourse l'ostéodensitométrie à partir de 7,5 mg/j pendant 3 mois ; le GRIO 2026, plus récent, dépiste dès 2,5 mg/j. L'outil suit le GRIO pour la clinique et rappelle la règle de remboursement. (HAS 2006, GRIO 2026)
  • Homme : la HAS 2006 jugeait les seuils mal connus ; le GRIO 2024 retient un T-score de -2,5 ou moins après 50 ans. (HAS 2006, GRIO 2024)

Sources : HAS, Prévention, diagnostic et traitement de l'ostéoporose (note de synthèse) (2006) · HAS, Prise en charge de l'ostéoporose : synthèse pour les professionnels (communiqué) (2006) · GRIO, Ostéodensitométrie (fiche) (2024) · GRIO, Ostéoporose : quel bilan étiologique ? (fiche) (2024) · GRIO, Les pièges de la fracture vertébrale ostéoporotique (fiche) (2025) · GRIO, Quand et comment évoquer le diagnostic d'ostéoporose ? (2024) · GRIO, Ostéoporose cortisonique (fiche) (2026). Mise à jour : 13/10/2026.

Fracture de fatigue suspectée

La stratégie en médecine générale

  1. Histoire : Douleur d'effort après une augmentation de l'entraînement ; chercher les facteurs favorisants.
  2. Aine à l'effort : Penser au col du fémur : décharge et IRM rapide.
  3. Imagerie : Radiographies d'orientation, mais IRM si elles sont normales ; échographie possible pour un métatarsien.
  4. Traitement : Repos relatif, décharge selon le site, reprise progressive.
  5. Site à risque : Tibia antérieur, naviculaire, 5e métatarsien… : avis orthopédique.

Les examens selon le cas

ExamenSituationQuandDosePreuve et source
IRM de la hancheFracture de fatigue du col du fémur possiblepriorité 1 (urgent), délai 2 (dans les heures)Non irradiantAccord d'experts · Service de santé des armées (Médecine et Armées) 2015, AAFP (Am Fam Physician) 2007
IRM du site douloureuxSite à risque élevé de complicationpriorité 2 (rapide)Non irradiantAccord d'experts · Service de santé des armées (Médecine et Armées) 2015
Échographie du site douloureuxOs superficiel (métatarsien)priorité 2 (rapide)Non irradiantAccord d'experts · Service de santé des armées (Médecine et Armées) 2015, AAFP (Am Fam Physician) 2007
Radiographies du site, au moins 2 incidencesDouleur d'effort : fracture de fatigue suspectéepriorité 2 (rapide)Classe IAccord d'experts · Service de santé des armées (Médecine et Armées) 2015
IRM du site douloureuxDouleur d'effort : fracture de fatigue suspectéepriorité 2 (rapide)Non irradiantAccord d'experts · Service de santé des armées (Médecine et Armées) 2015, AAFP (Am Fam Physician) 2007
Scintigraphie osseuseDouleur d'effort : fracture de fatigue suspectéepriorité 3 (programmé)Classe IIAccord d'experts · Service de santé des armées (Médecine et Armées) 2015, AAFP (Am Fam Physician) 2007
Scanner du siteDouleur d'effort : fracture de fatigue suspectéepriorité 3 (programmé)Classe IAccord d'experts · Service de santé des armées (Médecine et Armées) 2015
Adresser
  • Orthopédiste : col du fémur, site à risque élevé, retard de consolidation.
Quand les sources divergent

Sources : Service de santé des armées (Médecine et Armées), Fractures de fatigue : stratégies diagnostique et thérapeutique (mini-revue) (2015) · AAFP (Am Fam Physician), Imagerie de la douleur chronique du pied (cotations ACR 2007) (2007). Mise à jour : 13/10/2026.

Douleur du talon (talalgie, fasciite plantaire)

Pas de consensus
  • Pas de consensus publié pour cette situation : examens et délais sont des repères de l'outil, en attendant les données de la veille documentaire.

La stratégie en médecine générale

  1. Clinique : Douleur aux premiers pas, palpation sous le talon : le diagnostic est clinique.
  2. Cas typique : Pas d'imagerie ; traitement et réévaluation.
  3. Échec ou doute : Radiographie et échographie ; IRM en dernier.
  4. Le résultat : Une épine calcanéenne est fréquente et souvent sans rapport avec la douleur.

Les examens selon le cas

ExamenSituationQuandDosePreuve et source
IRM du pied (arrière-pied)Fracture de fatigue du calcanéus possiblepriorité 2 (rapide)Non irradiantAccord d'experts · Insights into Imaging (ESR) 2016, AAFP (Am Fam Physician) 2007
Radiographie du pied de profil en chargeTalalgie rebelle ou atypiquepriorité 3 (programmé)Classe INon gradé · AAFP (Am Fam Physician) 2007
Échographie du fascia plantaireTalalgie rebelle ou atypiquepriorité 3 (programmé)Non irradiantAccord d'experts · Insights into Imaging (ESR) 2016, AAFP (Am Fam Physician) 2007
IRM du piedTalalgie rebelle ou atypiquepriorité 3 (programmé)Non irradiantAccord d'experts · Insights into Imaging (ESR) 2016, AAFP (Am Fam Physician) 2007
Aucune imagerieTalalgie typique : pas d'imageriePas d'imagerieAccord d'experts · Insights into Imaging (ESR) 2016
À ne pas demander
  • Talalgie typique (revue 2016).
  • Radiographie pour poser le diagnostic sans examen clinique (revue 2016).
Adresser
  • Rhumatologue ou médecin du sport : échec du traitement, doute diagnostique.
Quand les sources divergent

Sources : Insights into Imaging (ESR), Imagerie des atteintes du fascia plantaire : radiographie, échographie, IRM (revue) (2016) · AAFP (Am Fam Physician), Imagerie de la douleur chronique du pied (cotations ACR 2007) (2007). Mise à jour : 13/10/2026.

17 — Les situations

Tête, neurologie, ORL

Chaque fiche se lit sans l'outil. « Ouvrir dans l'outil » reprend la situation avec les signes et le terrain de votre patient.

Céphalée de l'adulte

La stratégie en médecine générale

  1. D'abord la clinique : Classer la céphalée (migraine, tension), examen neurologique, tension, température, fond d'œil si possible. Chercher les drapeaux rouges à chaque consultation.
  2. Céphalée habituelle sans drapeau : Le cas le plus fréquent : ni imagerie ni bilan systématique ; traitement de la crise, agenda des crises.
  3. Céphalée brutale ou avec déficit : Urgences avec scanner, sans attendre : scanner sans injection, puis ponction lombaire s'il est normal. Un antalgique efficace ne rassure pas.
  4. Céphalée nouvelle, changée ou avec drapeau : IRM injectée en délai rapide si la céphalée est inhabituelle depuis moins de 7 jours ou s'il existe une hypertension intracrânienne ; sinon IRM à organiser. Scanner si l'IRM est inaccessible.
  5. Après 50 ans : Biologie systématique (NFS, CRP, ionogramme, créatinine, bilan hépatique) et recherche d'une maladie de Horton.
  6. Le résultat : Anomalie : avis neurologique ou neurochirurgical. Imagerie normale mais tableau inquiétant : ponction lombaire ou avis spécialisé.

Les examens selon le cas

ExamenSituationQuandDosePreuve et source
Scanner cérébral sans injectionCéphalée brutale ou avec déficit : suspicion d'hémorragie méningéepriorité 1 (urgent), délai 2 (dans les heures)Classe IIGrade B · SFEMC et SFN 2016
Ponction lombaire, si le scanner est normalCéphalée brutale ou avec déficit : suspicion d'hémorragie méningéepriorité 1 (urgent), délai 2 (dans les heures)Grade B · SFEMC et SFN 2016
Angioscanner cérébral (ou angio-IRM), si l'hémorragie est confirméeCéphalée brutale ou avec déficit : suspicion d'hémorragie méningéepriorité 1 (urgent), délai 2 (dans les heures)Classe IIAccord d'experts · SFEMC et SFN 2016
IRM cérébrale avec angio-IRM, si scanner et ponction lombaire sont normauxCéphalée brutale ou avec déficit : suspicion d'hémorragie méningéepriorité 2 (rapide)Non irradiantAccord d'experts · SFEMC et SFN 2016
Prise en charge aux urgences (biologie, ponction lombaire, imagerie selon l'équipe)Céphalée fébrile avec raideur de nuque ou état altérépriorité 1 (urgent), délai 1 (immédiat)Non gradé · NICE 2025
Scanner cérébral sans injection, selon l'avis des urgencesCéphalée aiguë intense sans critère d'Ottawa : avis urgent malgré toutpriorité 1 (urgent), délai 2 (dans les heures)Classe IIAccord d'experts · SFEMC et SFN 2016, JAMA 2013
IRM cérébrale avec injection (T1, T2, FLAIR, T2*, T1 injecté)Céphalée inhabituelle récente ou signes d'hypertension intracrânienne : imagerie rapidepriorité 1 (urgent), délai 3 (sous 24 à 48 h)Non irradiantAccord d'experts · SFEMC et SFN 2016
Scanner cérébral sans puis avec injectionCéphalée inhabituelle récente ou signes d'hypertension intracrânienne : imagerie rapidepriorité 1 (urgent), délai 3 (sous 24 à 48 h)Classe IIAccord d'experts · SFEMC et SFN 2016
Ponction lombaire, si l'imagerie ne conclut pasCéphalée inhabituelle récente ou signes d'hypertension intracrânienne : imagerie rapidepriorité 1 (urgent), délai 3 (sous 24 à 48 h)Accord d'experts · SFEMC et SFN 2016
IRM cérébrale sans injectionCéphalée nouvelle pendant la grossesse ou le post-partumpriorité 1 (urgent), délai 3 (sous 24 à 48 h)Non irradiantNon gradé · Neurology 2019
IRM cérébrale avec injectionCéphalée nouvelle ou changée avec un drapeau rouge : IRM à organiserpriorité 2 (rapide)Non irradiantAccord d'experts · SFEMC et SFN 2016, Neurology 2019
Scanner cérébral, puis IRM s'il est normalCéphalée nouvelle ou changée avec un drapeau rouge : IRM à organiserpriorité 2 (rapide)Classe IIAccord d'experts · SFEMC 2014
Aucune imagerie (ni scanner ni IRM)Migraine ou céphalée de tension typique, examen normal : pas d'imageriePas d'imagerieAccord d'experts · SFEMC 2014, ANAES 2002, NICE 2025
Radiographies des sinus ou du rachis cervicalMigraine ou céphalée de tension typique, examen normal : pas d'imageriePas d'imagerieClasse IAccord d'experts · SFEMC 2014, ANAES 2002
À ne pas demander
  • Migraine ou céphalée de tension typique avec examen normal (SFEMC 2012, accord professionnel).
  • Imagerie pour rassurer un patient dont le diagnostic est posé (NICE 2012, mis à jour 2025).
  • Radiographies des sinus ou du rachis cervical pour explorer une migraine (SFEMC 2012 ; ANAES 2002).
Adresser
  • Urgences : céphalée brutale, déficit, trouble de la conscience, fièvre avec raideur de nuque.
  • Neurologue : céphalée nouvelle ou changée, après l'imagerie ; céphalée chronique difficile.
  • Ophtalmologiste en urgence : œil rouge et douloureux avec halos ou baisse de vision (glaucome aigu).
Quand les sources divergent
  • Seuil d'âge : imagerie pour une migraine qui débute après 50 ans (SFEMC 2012) ; début après 65 ans comme drapeau (SNNOOP10, 2019, revue et non recommandation) ; NICE parle de changement net, sans âge. L'outil garde 50 ans, seuil de la recommandation française. (SFEMC 2014, Neurology 2019, NICE 2025)
  • Migraineux dont la céphalée change : scanner puis IRM selon la SFEMC 2012 ; IRM d'emblée hors urgence quand elle est accessible selon la SFEMC et la SFN 2016, plus récentes. L'outil suit 2016. (SFEMC 2014, SFEMC et SFN 2016)
  • Délai d'installation de la céphalée brutale : moins d'une minute (SFEMC et SFN, ANAES), 5 minutes (NICE), moins d'une heure pour entrer dans la règle d'Ottawa. (SFEMC et SFN 2016, ANAES 2002, NICE 2025, JAMA 2013)

Sources : SFEMC et SFN, Recommandations françaises pour la prise en charge des céphalées en urgence (2016) · SFEMC, Recommandations françaises révisées sur le diagnostic et la prise en charge de la migraine (texte de 2012) (2014) · ANAES, Migraine de l'adulte et de l'enfant : prise en charge diagnostique et thérapeutique (2002) · NICE, Céphalées après 12 ans : diagnostic et prise en charge (CG150, 2012, mise à jour 2025) (2025) · Neurology, Drapeaux rouges et orange des céphalées secondaires : liste SNNOOP10 (revue de la littérature) (2019) · JAMA, Règle d'Ottawa pour écarter une hémorragie sous-arachnoïdienne (Perry et coll.) (2013). Mise à jour : 13/10/2026.

Traumatisme crânien léger de l'adulte

La stratégie en médecine générale

  1. D'abord la clinique : Heure et mécanisme du choc, perte de connaissance, amnésie, vomissements, Glasgow, examen neurologique, signes de fracture, traitements anticoagulants ou antiagrégants, intoxication.
  2. Aucun facteur de risque : Pas de scanner : retour à domicile si un tiers peut surveiller, avec des consignes écrites.
  3. Risque élevé : Urgences : scanner sans injection idéalement dans l'heure.
  4. Risque intermédiaire : Urgences : scanner dans les 8 heures, ou dosage sanguin (S100B, GFAP et UCH-L1) qui peut l'éviter.
  5. Après : Lésion : avis neurochirurgical. Pas de scanner de contrôle systématique. Symptômes au-delà de 7 jours : réévaluer.

Les examens selon le cas

ExamenSituationQuandDosePreuve et source
Scanner cérébral sans injectionTraumatisme crânien à risque élevépriorité 1 (urgent), délai 2 (dans les heures)Classe IIAccord d'experts · SFMU (avec SFAR, SFBC, SFR, SOFMER) 2022, NICE 2023, Lancet 2001
Angioscanner des artères du cou et de l'encéphale, avec le scanner cérébralSuspicion de lésion d'une artère du coupriorité 1 (urgent), délai 2 (dans les heures)Classe IIAccord d'experts · SFMU (avec SFAR, SFBC, SFR, SOFMER) 2022
Dosage de la protéine S100B (moins de 3 h après le choc) ou de GFAP et UCH-L1 (moins de 12 h), aux urgencesTraumatisme crânien à risque intermédiairepriorité 1 (urgent), délai 2 (dans les heures)Accord d'experts · SFMU (avec SFAR, SFBC, SFR, SOFMER) 2022
Scanner cérébral sans injectionTraumatisme crânien à risque intermédiairepriorité 1 (urgent), délai 2 (dans les heures)Classe IIAccord d'experts · SFMU (avec SFAR, SFBC, SFR, SOFMER) 2022, NICE 2023
Surveillance à l'hôpitalPersonne pour surveiller à domicilepriorité 1 (urgent), délai 2 (dans les heures)Accord d'experts · SFMU (avec SFAR, SFBC, SFR, SOFMER) 2022
Aucune imagerieAucun facteur de risque : pas de scannerPas d'imagerieAccord d'experts · SFMU (avec SFAR, SFBC, SFR, SOFMER) 2022
Radiographie du crâneAucun facteur de risque : pas de scannerPas d'imagerieClasse IGrade B · HAS 2008, SFMU 2012
À ne pas demander
  • Traumatisme crânien léger sans facteur de risque (SFMU 2022, accord fort).
  • Radiographie du crâne (HAS 2008 ; SFMU 2012).
  • Un seul antiagrégant avant 65 ans, sans autre facteur (SFMU 2022 ; NICE 2023 pour l'aspirine seule).
Adresser
  • Urgences : tout facteur de risque élevé ou intermédiaire, ou absence de tiers pour surveiller.
  • Neurochirurgien : lésion au scanner (par les urgences).
Quand les sources divergent
  • Hauteur de chute dangereuse : plus de 1 m ou 5 marches pour NICE 2023 (le plus récent), plus de 2 m ou 5 marches pour la SFMU 2022. L'outil retient le seuil le plus bas. (NICE 2023, SFMU (avec SFAR, SFBC, SFR, SOFMER) 2022)
  • Anticoagulant : risque élevé et scanner recommandé pour la SFMU 2022 ; NICE 2023 propose seulement d'envisager un scanner dans les 8 heures. L'outil garde la position française, plus prudente. (SFMU (avec SFAR, SFBC, SFR, SOFMER) 2022, NICE 2023)
  • NICE 2023 n'impose le scanner pour l'âge, le mécanisme ou l'amnésie qu'après une perte de connaissance ou une amnésie ; la SFMU 2022 range ces éléments en risque intermédiaire sans cette condition. L'outil suit la liste française, plus large. (NICE 2023, SFMU (avec SFAR, SFBC, SFR, SOFMER) 2022)

Sources : SFMU (avec SFAR, SFBC, SFR, SOFMER), Prise en charge des patients présentant un traumatisme crânien léger de l'adulte (2022) · NICE, Traumatisme crânien : évaluation et prise en charge initiale (NG232) (2023) · SFMU, Traumatisme crânien léger (Glasgow 13 à 15) : triage, évaluation, examens et prise en charge précoce (2012) · HAS, Indications de la radiographie du crâne et du massif facial (2008) · Lancet, Règle canadienne du scanner pour le traumatisme crânien mineur (Stiell et coll.) (2001) · JAMA, Comparaison de la règle canadienne et des critères de La Nouvelle-Orléans (Stiell et coll.) (2005) · NEJM, Critères de La Nouvelle-Orléans pour le scanner du traumatisme crânien mineur (Haydel et coll.) (2000). Mise à jour : 13/10/2026.

Syncope de l'adulte (perte de connaissance brève)

La stratégie en médecine générale

  1. D'abord la clinique : Est-ce bien une syncope ? Circonstances, prodromes, témoin, durée, récupération. Tension couché et debout, examen cardiaque et neurologique.
  2. ECG pour tous : Il oriente vers une cause rythmique ; un ECG anormal ou une syncope d'effort font chercher une cause cardiaque sans tarder.
  3. Pas d'imagerie cérébrale : Scanner, IRM, Doppler des carotides et EEG n'ont pas de place dans la syncope sans complication.
  4. Échocardiographie : Si une cardiopathie est connue ou suspectée.
  5. Signes neurologiques : IRM si syndrome parkinsonien, ataxie ou trouble cognitif ; appel du 15 si un déficit persiste.

Les examens selon le cas

ExamenSituationQuandDosePreuve et source
IRM cérébrale en urgence, en filière AVC (scanner si l'IRM n'est pas accessible)Déficit qui persiste : suspicion d'AVCpriorité 1 (urgent), délai 1 (immédiat)Non irradiantGrade B · HAS 2009
Surveillance du rythme cardiaque (monitorage)Syncope d'effort ou ECG anormal : cause cardiaque à écarter vitepriorité 1 (urgent), délai 2 (dans les heures)Non gradé · ESC 2018
ÉchocardiographieSyncope d'effort ou ECG anormal : cause cardiaque à écarter vitepriorité 1 (urgent), délai 2 (dans les heures)Non irradiantNon gradé · ESC 2018
ÉchocardiographieCardiopathie connue ou suspectéepriorité 2 (rapide)Non irradiantNon gradé · ESC 2018
IRM cérébraleSignes neurologiques associés (parkinsonisme, ataxie, trouble cognitif)priorité 2 (rapide)Non irradiantNon gradé · ESC 2018
ÉlectroencéphalogrammePerte de connaissance évoquant une crise d'épilepsiepriorité 2 (rapide)Non gradé · ESC 2018
Ni scanner ni IRM cérébralSyncope sans complication : pas d'imageriePas d'imagerieNon gradé · ESC 2018
Écho-Doppler des artères carotidesSyncope sans complication : pas d'imageriePas d'imagerieNon irradiantNon gradé · ESC 2018
ÉlectroencéphalogrammeSyncope sans complication : pas d'imageriePas d'imagerieNon gradé · ESC 2018
À ne pas demander
  • Scanner ou IRM cérébral dans la syncope sans complication (ESC 2018).
  • Écho-Doppler des carotides dans la syncope typique (ESC 2018).
  • Électroencéphalogramme quand la syncope est la cause probable (ESC 2018).
Adresser
  • Urgences ou cardiologue le jour même : syncope d'effort, ECG anormal.
  • Cardiologue : cardiopathie connue ou suspectée.
  • Neurologue : signes neurologiques associés, doute avec une épilepsie.

Sources : ESC, Recommandations 2018 sur le diagnostic et la prise en charge de la syncope (2018) · HAS, Accident vasculaire cérébral : prise en charge précoce (recommandations) (2009). Mise à jour : 13/10/2026.

Suspicion d'AVC : déficit neurologique brutal

La stratégie en médecine générale

  1. Reconnaître : Déficit brutal du visage, d'un membre, de la parole, de la vision ou de l'équilibre, céphalée brutale. Outils simples : FAST hors de l'hôpital.
  2. Appeler le 15 : Même si les signes régressent ; le médecin qui reçoit l'appel transfère au 15, en restant en ligne si possible. Noter l'heure du début.
  3. Au cabinet : Glycémie capillaire, patient allongé, aucun traitement ; pas d'imagerie à organiser en ville.
  4. À l'hôpital : IRM de préférence, scanner si elle n'est pas accessible ; imagerie des artères du cou et du cerveau.
  5. Ensuite : Bilan de la cause et prévention en filière neuro-vasculaire, puis suivi en ville.

Les examens selon le cas

ExamenSituationQuandDosePreuve et source
Scanner cérébral sans injectionSuspicion d'AVC avec une indication de scanner immédiatpriorité 1 (urgent), délai 1 (immédiat)Classe IINon gradé · NICE 2022
Angioscanner des artères du cou et du cerveau, dans la fouléeSuspicion d'AVC avec une indication de scanner immédiatpriorité 1 (urgent), délai 1 (immédiat)Classe IINon gradé · NICE 2022
Écho-Doppler des artères cervicalesSymptômes disparus : même urgence (AIT)priorité 1 (urgent), délai 2 (dans les heures)Non irradiantGrade B · HAS 2009
IRM cérébrale (diffusion, FLAIR, T2*)Suspicion d'AVC : appel du 15priorité 1 (urgent), délai 1 (immédiat)Non irradiantGrade B · HAS 2009
Scanner cérébral sans injectionSuspicion d'AVC : appel du 15priorité 1 (urgent), délai 1 (immédiat)Classe IIAccord d'experts · HAS 2009
Angioscanner ou angio-IRM des artères du cou et du cerveauSuspicion d'AVC : appel du 15priorité 1 (urgent), délai 1 (immédiat)Classe IIGrade B · HAS 2009
Écho-Doppler des artères cervicalesSuspicion d'AVC : appel du 15priorité 1 (urgent), délai 2 (dans les heures)Non irradiantGrade B · HAS 2009
À ne pas demander
  • Aucune imagerie à organiser en ville : tout passe par le 15 et la filière neuro-vasculaire (HAS 2009).
Adresser
  • Appel du 15 : toujours, même si les symptômes ont disparu.
Quand les sources divergent
  • La HAS 2009 préfère l'IRM ; NICE 2019 (mis à jour 2022), plus récent, demande un scanner immédiat dans certains cas (anticoagulant, trouble de la conscience, aggravation, céphalée brutale, thrombolyse ou thrombectomie envisagées). L'outil affiche le scanner dans ces cas. (HAS 2009, NICE 2022)

Sources : HAS, Accident vasculaire cérébral : prise en charge précoce (recommandations) (2009) · HAS, Accident vasculaire cérébral : prise en charge précoce (synthèse) (2009) · NICE, AVC et AIT après 16 ans : diagnostic et prise en charge initiale (NG128, mise à jour 2022) (2022). Mise à jour : 13/10/2026.

Accident ischémique transitoire (AIT)

La stratégie en médecine générale

  1. Reconnaître : Déficit brutal qui a régressé : faiblesse d'un côté, trouble de la parole, perte de vision d'un œil. Les symptômes durent en général moins d'une heure.
  2. Même urgence que l'AVC : Appel du 15 ou filière AIT ; la HAS classe l'AIT en urgence neuro-vasculaire (grade C).
  3. Au cabinet : ECG, glycémie capillaire ; pas d'examen à organiser en ville qui retarderait l'avis.
  4. À l'hôpital : Exploration urgente des artères du cou (écho-Doppler, angio-IRM ou angioscanner) et IRM cérébrale de diffusion.
  5. Ensuite : Traitement de la cause et prévention vasculaire, suivis en ville.

Les examens selon le cas

ExamenSituationQuandDosePreuve et source
IRM cérébrale (diffusion, FLAIR, T2*), scanner si elle n'est pas accessibleSignes encore présents : AVC en courspriorité 1 (urgent), délai 1 (immédiat)Non irradiantGrade B · HAS 2009
Écho-Doppler des artères cervicalesAIT suspecté : urgence neuro-vasculairepriorité 1 (urgent), délai 2 (dans les heures)Non irradiantGrade B · HAS 2009
IRM cérébrale (diffusion et séquence sensible au sang)AIT suspecté : urgence neuro-vasculairepriorité 1 (urgent), délai 2 (dans les heures)Non irradiantNon gradé · NICE 2022, HAS 2009
Angioscanner ou angio-IRM des artères du couAIT suspecté : urgence neuro-vasculairepriorité 1 (urgent), délai 2 (dans les heures)Classe IIGrade B · HAS 2009
Scanner cérébral seulAIT suspecté : urgence neuro-vasculairePas d'imagerieClasse IINon gradé · NICE 2022
À ne pas demander
  • Scanner cérébral seul pour un AIT, sauf autre diagnostic suspecté (NICE 2019, mis à jour 2022).
Adresser
  • Appel du 15 ou filière AIT : toujours, sans attendre.
Quand les sources divergent
  • Le score ABCD2 (2007) classe le risque d'AVC précoce ; NICE 2019, plus récent, déconseille de s'en servir pour juger de l'urgence et la HAS 2009 traite tout AIT comme une urgence. L'outil ne module pas l'urgence selon le score. (Lancet 2007, NICE 2022, HAS 2009)

Sources : HAS, Accident vasculaire cérébral : prise en charge précoce (recommandations) (2009) · NICE, AVC et AIT après 16 ans : diagnostic et prise en charge initiale (NG128, mise à jour 2022) (2022) · Lancet, Score ABCD2 : risque très précoce d'AVC après un AIT (Johnston et coll.) (2007). Mise à jour : 13/10/2026.

Vertige et syndrome vestibulaire aigu

Pas de consensus
  • Pas de consensus publié pour cette situation : examens et délais sont des repères de l'outil, en attendant les données de la veille documentaire.

La stratégie en médecine générale

  1. D'abord la clinique : Vertige bref et positionnel, ou continu ? Signes neurologiques, baisse d'audition, facteurs de risque vasculaire.
  2. Vertige positionnel typique : Le cas le plus fréquent : manœuvres diagnostiques et libératoires, pas d'imagerie.
  3. Vertige continu : Examen HINTS par un clinicien entraîné ; signe central, signe neurologique ou terrain vasculaire : urgences et IRM.
  4. Atteinte de l'audition ou vertige atypique : Avis ORL, audiogramme, IRM des conduits auditifs internes.
  5. Le résultat : IRM précoce normale avec un tableau central : la refaire ; ne pas se fier à elle seule.

Les examens selon le cas

ExamenSituationQuandDosePreuve et source
IRM cérébrale avec diffusion (fosse postérieure)Suspicion d'AVC de la fosse postérieurepriorité 1 (urgent), délai 2 (dans les heures)Non irradiantGrade B · SFORL 2007, Stroke 2009
Examen HINTS (clinique)Vertige continu sans signe central ni facteur vasculairepriorité 1 (urgent), délai 2 (dans les heures)Règle validée · Stroke 2009, Cochrane 2023
IRM cérébrale avec diffusion, si HINTS central ou douteuxVertige continu sans signe central ni facteur vasculairepriorité 1 (urgent), délai 2 (dans les heures)Non irradiantGrade B · SFORL 2007
IRM cérébrale et des conduits auditifs internesVertige atypique ou associé à une atteinte de l'audition : IRM à organiserpriorité 2 (rapide)Non irradiantGrade C · SFORL 2007
Aucune imagerieVertige positionnel typique : pas d'imageriePas d'imagerieNon gradé · AAO-HNSF 2017
À ne pas demander
  • Vertige positionnel paroxystique bénin typique (AAO-HNSF 2017).
Adresser
  • Urgences : vertige continu avec signe central, signe neurologique ou facteurs de risque vasculaire.
  • ORL : vertige atypique, déficit vestibulaire qui persiste, baisse d'audition.

Sources : Stroke, HINTS pour reconnaître l'AVC dans le syndrome vestibulaire aigu (Kattah et coll.) (2009) · Cochrane, Examen HINTS pour le diagnostic des causes centrales du syndrome vestibulaire aigu (revue) (2023) · AAO-HNSF, Vertige positionnel paroxystique bénin (mise à jour) (2017) · SFORL, Indications et techniques de l'imagerie de l'oreille et du rocher (tableau de synthèse, année non confirmée) (2007). Mise à jour : 13/10/2026.

Rhinosinusite aiguë de l'adulte

La stratégie en médecine générale

  1. D'abord la clinique : Le diagnostic est clinique ; chercher la localisation (maxillaire, frontale, sphénoïdale, ethmoïdale) et les signes de complication.
  2. Sinusite simple : Le cas le plus fréquent : ni radiographie ni scanner.
  3. Localisation à risque : Frontale, sphénoïdale ou ethmoïdale : scanner des sinus.
  4. Complication : Œil, méninges, douleur insomniante : urgences, scanner injecté, IRM si besoin.
  5. Doute diagnostique : Avis ORL avant d'imager.

Les examens selon le cas

ExamenSituationQuandDosePreuve et source
Scanner des sinus et des orbites avec injectionSinusite compliquéepriorité 1 (urgent), délai 2 (dans les heures)Classe I à IIAccord d'experts · Afssaps 2011
IRM avec injectionSinusite compliquéepriorité 1 (urgent), délai 2 (dans les heures)Non irradiantNon gradé · ACR 2022
Scanner des sinus sans injectionSinusite frontale, sphénoïdale ou ethmoïdale suspectéepriorité 1 (urgent), délai 3 (sous 24 à 48 h)Classe IAccord d'experts · Afssaps 2011
Scanner des sinus sans injectionDoute sur le diagnosticpriorité 2 (rapide)Classe INon gradé · AAO-HNSF 2015
Aucune imagerieSinusite aiguë simple : pas d'imageriePas d'imagerieAccord d'experts · Afssaps 2011, AAO-HNSF 2015
Radiographie des sinusSinusite aiguë simple : pas d'imageriePas d'imagerieClasse INon gradé · AAO-HNSF 2015
À ne pas demander
  • Sinusite aiguë simple (Afssaps 2011, accord professionnel).
  • Radiographie des sinus quand les critères cliniques sont réunis (AAO-HNSF 2015).
Adresser
  • Urgences : signe orbitaire, syndrome méningé, douleur insomniante.
  • ORL : sinusite frontale, sphénoïdale ou ethmoïdale, doute diagnostique, sinusites à répétition.
Quand les sources divergent

Sources : Afssaps, Antibiothérapie par voie générale dans les infections respiratoires hautes de l'adulte et de l'enfant (2011) · AAO-HNSF, Sinusite de l'adulte (mise à jour) (2015) · AAO-HNSF, Sinusite de l'adulte : résumé de la mise à jour (2025) · ACR, Critères de pertinence de l'imagerie des maladies naso-sinusiennes (mise à jour 2021) (2022). Mise à jour : 13/10/2026.

Paralysie faciale périphérique

La stratégie en médecine générale

  1. D'abord la clinique : Le front est-il atteint ? S'il est épargné, la paralysie est centrale : penser à un AVC. Examen ORL (oreille, vésicules) et neurologique complet.
  2. Traiter tôt : Corticoïdes dans les 72 heures et protection de l'œil, sans attendre l'imagerie.
  3. Imagerie de la forme typique : IRM injectée de tout le trajet du nerf facial, si possible dans le premier mois (SFORL 2020).
  4. Cause locale : Otite, mastoïdite ou traumatisme : scanner des rochers et ORL en urgence.
  5. Suivi : Récupération incomplète ou évolution atypique : ORL ou neurologue.

Les examens selon le cas

ExamenSituationQuandDosePreuve et source
IRM cérébrale en urgence (filière AVC)Paralysie faciale centrale ou autre signe neurologique : suspicion d'AVCpriorité 1 (urgent), délai 1 (immédiat)Non irradiantGrade B · HAS 2009
Scanner des rochersParalysie faciale avec otite ou après un traumatismepriorité 1 (urgent), délai 2 (dans les heures)Classe IGrade A · SFORL 2007
IRM avec injection de tout le trajet du nerf facialÉvolution atypique ou récupération incomplètepriorité 2 (rapide)Non irradiantNon gradé · SFORL 2007, AAO-HNSF 2013
IRM avec injection de tout le trajet du nerf facialParalysie faciale périphérique typique (Bell)priorité 3 (programmé)Non irradiantNon gradé · SFORL 2020
Pas d'imagerie en urgenceParalysie faciale périphérique typique (Bell)Pas d'imagerieNon gradé · AAO-HNSF 2013
À ne pas demander
  • Imagerie en urgence d'une paralysie de Bell typique (AAO-HNSF 2013 ; la SFORL 2020 prévoit une IRM dans le mois).
Adresser
  • Appel du 15 : front épargné ou autre signe neurologique.
  • ORL en urgence : otite, mastoïdite, traumatisme.
  • ORL ou neurologue : évolution atypique, absence de récupération.
Quand les sources divergent
  • IRM injectée du nerf facial dans le premier mois pour la SFORL 2020 ; pas d'imagerie de routine pour l'AAO-HNSF 2013. L'outil suit la SFORL, plus récente et française. (SFORL 2020, AAO-HNSF 2013)

Sources : SFORL, Prise en charge de la paralysie faciale idiopathique (Bell) (2020) · AAO-HNSF, Paralysie de Bell (2013) · SFORL, Indications et techniques de l'imagerie de l'oreille et du rocher (tableau de synthèse, année non confirmée) (2007) · HAS, Accident vasculaire cérébral : prise en charge précoce (recommandations) (2009). Mise à jour : 13/10/2026.

Première crise d'épilepsie de l'adulte

La stratégie en médecine générale

  1. Est-ce une crise ? : Récit du témoin, confusion après la crise ; distinguer d'une syncope (voir cette situation).
  2. Critère d'urgence : Déficit, début focal, confusion qui dure, fièvre, traumatisme, cancer, anticoagulant, immunodépression, plus de 40 ans, suivi incertain : urgences et imagerie le jour même.
  3. Sinon : Pas d'hospitalisation obligatoire si le patient est revenu à son état habituel : ECG au cabinet, EEG, IRM et neurologue rapides.
  4. IRM pour tous : IRM de référence systématique, sauf épilepsie généralisée idiopathique certaine.
  5. Conseils : Sommeil régulier, arrêt de travail si besoin, information sur les risques en attendant le neurologue.

Les examens selon le cas

ExamenSituationQuandDosePreuve et source
Scanner cérébral, ou IRM selon la disponibilitéCritère d'imagerie en urgencepriorité 1 (urgent), délai 2 (dans les heures)Classe IIGrade B · SFN (label HAS) 2014
IRM cérébrale de référence, ensuite (protocole épilepsie)Critère d'imagerie en urgencepriorité 2 (rapide)Non irradiantNon gradé · SFN (label HAS) 2014
IRM cérébrale (protocole épilepsie)Première crise sans critère d'urgence, retour rapide à l'état habituelpriorité 2 (rapide)Non irradiantNon gradé · SFN (label HAS) 2014
ÉlectroencéphalogrammePremière crise sans critère d'urgence, retour rapide à l'état habituelpriorité 2 (rapide)Grade B · SFN (label HAS) 2014
Scanner cérébralPremière crise sans critère d'urgence, retour rapide à l'état habituelpriorité 2 (rapide)Classe IIGrade B · SFN (label HAS) 2014
Pas d'IRM systématiqueÉpilepsie généralisée idiopathique certaine : pas d'IRM systématiquePas d'imagerieNon gradé · SFN (label HAS) 2014
À ne pas demander
  • IRM systématique en cas d'épilepsie généralisée idiopathique certaine (SFN 2014).
Adresser
  • Urgences : un des critères d'imagerie en urgence, crise qui se répète, état qui ne revient pas à la normale.
  • Neurologue : dans les 15 jours au plus, pour toute première crise.
Quand les sources divergent
  • La même recommandation donne deux délais pour l'IRM du patient non hospitalisé : 15 jours (§ 7.2) et 4 semaines (§ 8.2.1). L'outil retient 15 jours, le plus prudent. (SFN (label HAS) 2014)

Sources : SFN (label HAS), Prise en charge d'une première crise d'épilepsie de l'adulte (2014). Mise à jour : 13/10/2026.

Troubles cognitifs : suspicion de maladie neurodégénérative

La stratégie en médecine générale

  1. D'abord la clinique : Plainte du patient ou de l'entourage, tests brefs, retentissement sur l'autonomie, humeur, traitements.
  2. Biologie : Bilan de première intention pour chercher une cause curable ou aggravante.
  3. Imagerie : IRM cérébrale sans injection pour tout trouble cognitif avéré et récent ; scanner seulement si l'IRM est impossible.
  4. Consultation mémoire : Bilan neuropsychologique, diagnostic, et si besoin examens spécialisés (TEP, DaTSCAN, ponction lombaire).
  5. Ne pas répéter : Une imagerie récente ne se refait pas sans élément nouveau.

Les examens selon le cas

ExamenSituationQuandDosePreuve et source
TEP au FDG ou TEMP de perfusion cérébraleDoute diagnostique après le premier bilan : imagerie fonctionnelle sur avis spécialisépriorité 3 (programmé)Classe IVAccord d'experts · Fédération des centres mémoire, avec SFGG, SF3PA, SFNR, SFMN, SFBC 2026, HAS 2011
Scintigraphie des transporteurs de la dopamine (DaTSCAN)Doute diagnostique après le premier bilan : imagerie fonctionnelle sur avis spécialisépriorité 3 (programmé)Classe II à IVAccord d'experts · HAS 2011
IRM cérébrale sans injection (protocole mémoire)Trouble cognitif récent : IRM cérébrale systématiquepriorité 3 (programmé)Non irradiantAccord d'experts · Fédération des centres mémoire, avec SFGG, SF3PA, SFNR, SFMN, SFBC 2026, HAS 2011
Scanner cérébral sans injectionTrouble cognitif récent : IRM cérébrale systématiquepriorité 3 (programmé)Classe IIAccord d'experts · Fédération des centres mémoire, avec SFGG, SF3PA, SFNR, SFMN, SFBC 2026
Pas de nouvelle imagerieImagerie récente sans élément nouveau : ne pas la refairePas d'imagerieAccord d'experts · HAS 2011
À ne pas demander
  • Refaire une imagerie récente sans élément nouveau (HAS 2011).
  • TEP, TEMP ou DaTSCAN systématiques pour le diagnostic positif (HAS 2011).
Adresser
  • Consultation mémoire ou neurologue : après l'IRM et la biologie, ou d'emblée chez un patient jeune ou si le tableau est atypique.
Quand les sources divergent

Sources : Fédération des centres mémoire, avec SFGG, SF3PA, SFNR, SFMN, SFBC, Recommandations pour le diagnostic de la maladie d'Alzheimer (imagerie morphologique) (2026) · HAS, Maladie d'Alzheimer et maladies apparentées : diagnostic et prise en charge (2011). Mise à jour : 13/10/2026.

Acouphène

La stratégie en médecine générale

  1. D'abord la clinique : Côté, caractère pulsatile, baisse d'audition, vertiges, céphalée ; otoscopie, tension, auscultation du cou.
  2. Audiométrie : Chez l'ORL, pour chercher une asymétrie.
  3. IRM : Systématique si l'acouphène est d'un seul côté, si l'audition est asymétrique ou si les troubles fluctuent ; avec séquences vasculaires s'il est pulsatile.
  4. Pas d'imagerie : Acouphène des deux côtés, non pulsatile, sans asymétrie.
  5. Retentissement : Évaluer la gêne ; thérapie cognitive et comportementale si l'acouphène est invalidant.

Les examens selon le cas

ExamenSituationQuandDosePreuve et source
Imagerie cérébrale en urgence (examen choisi par les urgences)Acouphène récent avec céphalée brutalepriorité 1 (urgent), délai 2 (dans les heures)Classe IINon gradé · HAS 2026
IRM de l'encéphale et des conduits auditifs internesAcouphène d'un seul côté, asymétrie auditive ou troubles fluctuants : IRMpriorité 3 (programmé)Non irradiantNon gradé · HAS 2026
IRM de l'encéphale et des conduits auditifs internes avec angio-IRMAcouphène pulsatile : IRM avec séquences vasculairespriorité 2 (rapide)Non irradiantNon gradé · HAS 2026
Scanner des rochersTympan anormalpriorité 3 (programmé)Classe INon gradé · SFORL 2007
Aucune imagerieAcouphène des deux côtés, non pulsatile, sans asymétrie : pas d'imageriePas d'imagerieNon gradé · HAS 2026, AAO-HNSF 2014
À ne pas demander
  • Acouphène des deux côtés, non pulsatile, sans asymétrie auditive ni trouble fluctuant (HAS 2026 ; AAO-HNSF 2014).
Adresser
  • Urgences : acouphène récent avec céphalée brutale.
  • ORL : audiométrie, acouphène d'un seul côté ou pulsatile, tympan anormal, acouphène invalidant.
Quand les sources divergent
  • HAS 2026 et AAO-HNSF 2014 concordent : pas d'imagerie pour l'acouphène bilatéral non pulsatile sans asymétrie auditive. (HAS 2026, AAO-HNSF 2014)

Sources : HAS, Acouphènes invalidants chez l'adulte : diagnostic et prise en charge (fiche) (2026) · AAO-HNSF, Acouphène (2014) · SFORL, Indications et techniques de l'imagerie de l'oreille et du rocher (tableau de synthèse, année non confirmée) (2007). Mise à jour : 13/10/2026.

Hypoacousie brusque (surdité brusque de perception)

La stratégie en médecine générale

  1. D'abord la clinique : Otoscopie (bouchon, otite), côté atteint, vertiges, acouphène, signes neurologiques.
  2. ORL vite : Audiogramme au plus tard 14 jours après le début ; le traitement se décide tôt avec l'ORL.
  3. Imagerie : IRM des conduits auditifs internes pour chercher une cause rétrocochléaire ; potentiels évoqués si l'IRM est impossible.
  4. Pas de scanner : Le scanner du crâne n'a pas de place dans le bilan initial.
  5. Signes associés : Signe neurologique : urgences ; atteinte des deux oreilles ou épisodes répétés : bilan ORL plus large.

Les examens selon le cas

ExamenSituationQuandDosePreuve et source
IRM cérébrale et des conduits auditifs internes, en urgenceSurdité brusque avec signe neurologiquepriorité 1 (urgent), délai 2 (dans les heures)Non irradiantNon gradé · AAO-HNSF 2019
IRM cérébrale et des conduits auditifs internesAtteinte des deux oreilles ou épisodes répétéspriorité 2 (rapide)Non irradiantNon gradé · AAO-HNSF 2019
AudiométrieSurdité brusque d'une oreillepriorité 2 (rapide)Non gradé · AAO-HNSF 2019
IRM des conduits auditifs internes et de l'encéphaleSurdité brusque d'une oreillepriorité 2 (rapide)Non irradiantNon gradé · AAO-HNSF 2019, SFORL 2007
Potentiels évoqués auditifsSurdité brusque d'une oreillepriorité 2 (rapide)Non gradé · AAO-HNSF 2019
Scanner du crâneSurdité brusque d'une oreillePas d'imagerieClasse IINon gradé · AAO-HNSF 2019
À ne pas demander
  • Scanner du crâne de routine au bilan initial (AAO-HNSF 2019, forte recommandation contre).
Adresser
  • ORL sans tarder : toute surdité brusque.
  • Urgences : signe neurologique associé.

Sources : AAO-HNSF, Surdité brusque (mise à jour) (2019) · SFORL, Indications et techniques de l'imagerie de l'oreille et du rocher (tableau de synthèse, année non confirmée) (2007). Mise à jour : 13/10/2026.

Déficit neurologique focal progressif de l'adulte

Pas de consensus
  • Pas de consensus publié pour cette situation : examens et délais sont des repères de l'outil, en attendant les données de la veille documentaire.

La stratégie en médecine générale

  1. D'abord la clinique : Mode d'installation (minutes, jours, semaines), territoire du déficit, céphalée, fièvre, terrain (cancer, immunodépression).
  2. Installation brutale : Appel du 15 : filière AVC.
  3. Avec céphalée : Urgences : scanner en urgence (SFEMC et SFN 2016, grade B).
  4. Installation progressive : IRM rapide et avis neurologique (repère de l'outil).
  5. Le résultat : Toute lésion : avis neurologique ou neurochirurgical.

Les examens selon le cas

ExamenSituationQuandDosePreuve et source
IRM cérébrale en urgence (scanner si elle n'est pas accessible)Installation brutale : suspicion d'AVCpriorité 1 (urgent), délai 1 (immédiat)Non irradiantGrade B · HAS 2009
Scanner cérébral sans injectionDéficit avec céphaléepriorité 1 (urgent), délai 2 (dans les heures)Classe IIGrade B · SFEMC et SFN 2016, Neurology 2019
IRM cérébrale avec injectionDéficit focal qui s'installe progressivement : IRM rapidepriorité 1 (urgent), délai 4 (dans la semaine)Non irradiantNon gradé · HAS 2023
Scanner cérébral sans puis avec injectionDéficit focal qui s'installe progressivement : IRM rapidepriorité 1 (urgent), délai 4 (dans la semaine)Classe IINon gradé · SFEMC et SFN 2016
Adresser
  • Appel du 15 : installation brutale.
  • Urgences : déficit avec céphalée, aggravation rapide.
  • Neurologue : déficit progressif, avec l'IRM.

Sources : SFEMC et SFN, Recommandations françaises pour la prise en charge des céphalées en urgence (2016) · Neurology, Drapeaux rouges et orange des céphalées secondaires : liste SNNOOP10 (revue de la littérature) (2019) · HAS, Céphalées de l'enfant et de l'adolescent : pertinence de l'imagerie (fiche) (2023) · HAS, Accident vasculaire cérébral : prise en charge précoce (recommandations) (2009). Mise à jour : 13/10/2026.

18 — Les situations

Thorax, cœur et vaisseaux

Chaque fiche se lit sans l'outil. « Ouvrir dans l'outil » reprend la situation avec les signes et le terrain de votre patient.

Suspicion de thrombose veineuse profonde du membre inférieur

La stratégie en médecine générale

  1. D'abord la clinique : Examen complet de la jambe, recherche d'une autre cause, recherche de signes d'embolie pulmonaire (essoufflement, douleur thoracique).
  2. Probabilité clinique : Score de Wells à deux niveaux plutôt que le jugé seul : 2 points ou plus, TVP probable ; 1 ou moins, improbable.
  3. TVP improbable : D-dimères d'abord. Négatifs : pas d'écho. Positifs : écho-Doppler.
  4. TVP probable : Écho-Doppler sans D-dimères préalables, le jour même ; sinon anticoagulant d'attente et écho dans les 24 heures.
  5. Le résultat : TVP confirmée : traitement anticoagulant. Écho normale avec doute persistant : contrôle dans la semaine. Écho normale sans doute : chercher une autre cause, consignes écrites.
  6. Grossesse : L'écho-Doppler reste l'examen de référence (non irradiant). Le score de Wells n'y est pas validé ; la SPLF cite un score dédié (LEFt).

Les examens selon le cas

ExamenSituationQuandDosePreuve et source
Angioscanner thoraciqueSignes associés d'embolie pulmonaire : passer à la démarche « embolie pulmonaire »priorité 1 (urgent), délai 2 (dans les heures)Classe III à IVGrade B · SPLF et sociétés associées 2019
Écho-Doppler veineux des membres inférieursSignes associés d'embolie pulmonaire : passer à la démarche « embolie pulmonaire »priorité 1 (urgent), délai 2 (dans les heures)Non irradiantGrade B · SPLF et sociétés associées 2019
Écho-Doppler veineux complet des membres inférieursTVP probable (Wells 2 ou plus) : écho-Doppler sans attendrepriorité 1 (urgent), délai 2 (dans les heures)Non irradiantGrade B · SPLF et sociétés associées 2019, NICE 2023
Échographie de compression des veines proximalesTVP probable (Wells 2 ou plus) : écho-Doppler sans attendrepriorité 1 (urgent), délai 2 (dans les heures)Non irradiantGrade C · SPLF et sociétés associées 2019, NICE 2023
D-dimèresTVP probable (Wells 2 ou plus) : écho-Doppler sans attendrePas d'imagerieGrade B · SPLF et sociétés associées 2019
Écho-Doppler veineux complet des membres inférieursTVP improbable mais D-dimères positifs : écho-Dopplerpriorité 1 (urgent), délai 2 (dans les heures)Non irradiantGrade B · SPLF et sociétés associées 2019, NICE 2023
D-dimères (dosage quantitatif très sensible)TVP improbable au score de Wells (1 ou moins) : D-dimères d'abordpriorité 1 (urgent), délai 2 (dans les heures)Grade B · SPLF et sociétés associées 2019, NICE 2023
Écho-Doppler veineux des membres inférieursTVP improbable au score de Wells (1 ou moins) : D-dimères d'abordpriorité 1 (urgent), délai 2 (dans les heures)Non irradiantGrade B · SPLF et sociétés associées 2019
Écho-Doppler veineux de contrôlePremière écho normale mais doute persistant : écho de contrôle dans la semainepriorité 2 (rapide)Non irradiantGrade B · SPLF et sociétés associées 2019, NICE 2023
Écho-Doppler veineux des membres inférieursSuspicion de thrombose veineuse superficiellepriorité 1 (urgent), délai 3 (sous 24 à 48 h)Non irradiantGrade B · SPLF et sociétés associées 2019
Aucune imagerieTVP improbable et D-dimères négatifs : pas d'échoPas d'imagerieGrade B · SPLF et sociétés associées 2019, NICE 2023, N Engl J Med 2003
À ne pas demander
  • Score de Wells à 1 ou moins et D-dimères négatifs (SPLF 2019 ; NICE 2023).
  • Pas de D-dimères avant l'écho quand la TVP est probable (SPLF 2019).
Adresser
  • Urgences : signes d'embolie pulmonaire avec gravité (malaise, hypotension, détresse respiratoire).
  • Écho impossible dans les 24 heures : anticoagulant d'attente et filière d'écho rapide.
  • Médecin vasculaire : TVP étendue jusqu'à la veine iliaque ou fémorale commune, récidive sous traitement.
Quand les sources divergent

Sources : SPLF et sociétés associées, Prise en charge de la maladie veineuse thromboembolique de l'adulte (version courte) (2019) · NICE, Maladie veineuse thromboembolique : diagnostic et prise en charge (NG158, 2020, mise à jour 2023) (2023) · N Engl J Med, Score de Wells pour la thrombose veineuse profonde à deux niveaux, associé aux D-dimères (2003) · Lancet, Score de Wells pour la thrombose veineuse profonde : version d'origine à trois niveaux (1997). Mise à jour : 13/10/2026.

Suspicion d'embolie pulmonaire

La stratégie en médecine générale

  1. Y penser : Essoufflement ou douleur thoracique inexpliqués, syncope, crachat de sang. Pas de recherche d'embolie sans aucun signe respiratoire ou hémodynamique.
  2. Gravité d'abord : Hypotension, choc, détresse respiratoire : appel du 15, examens sans délai à l'hôpital.
  3. Probabilité clinique : Score de Wells ou de Genève révisé, ou jugé clinique. Probabilité faible au jugé : règle PERC ; si ses 8 critères sont absents, on s'arrête.
  4. D-dimères : Si la probabilité n'est pas forte : seuil fixe, seuil selon l'âge après 50 ans, ou stratégie YEARS. Sous le seuil : embolie écartée.
  5. Imagerie : Probabilité forte ou D-dimères au-dessus du seuil : angioscanner thoracique le jour même ; scintigraphie si le produit iodé est contre-indiqué. Grossesse : écho veineuse, radiographie, puis scintigraphie de perfusion de préférence.
  6. Le résultat : Embolie confirmée : anticoagulant, orientation selon la gravité. Imagerie normale : chercher une autre cause, signes d'alerte expliqués.

Les examens selon le cas

ExamenSituationQuandDosePreuve et source
Échographie cardiaque au lit du patientSuspicion d'embolie pulmonaire avec signes de gravitépriorité 1 (urgent), délai 1 (immédiat)Non irradiantGrade C · ESC 2019, SPLF et sociétés associées 2019
Angioscanner thoraciqueSuspicion d'embolie pulmonaire avec signes de gravitépriorité 1 (urgent), délai 1 (immédiat)Classe III à IVGrade C · ESC 2019, SPLF et sociétés associées 2019
Écho-Doppler veineux des membres inférieursGrossesse ou post-partum : limiter l'irradiationpriorité 1 (urgent), délai 2 (dans les heures)Non irradiantGrade B · SPLF et sociétés associées 2019
Radiographie du thoraxGrossesse ou post-partum : limiter l'irradiationpriorité 1 (urgent), délai 2 (dans les heures)Classe IGrade B · SPLF et sociétés associées 2019
Scintigraphie pulmonaire de perfusionGrossesse ou post-partum : limiter l'irradiationpriorité 1 (urgent), délai 2 (dans les heures)Classe IIGrade C · SPLF et sociétés associées 2019
Angioscanner thoraciqueGrossesse ou post-partum : limiter l'irradiationpriorité 1 (urgent), délai 2 (dans les heures)Classe III à IVGrade C · SPLF et sociétés associées 2019
Angioscanner thoraciqueEP probable ou D-dimères au-dessus du seuil : angioscannerpriorité 1 (urgent), délai 2 (dans les heures)Classe III à IVGrade A · ESC 2019, SPLF et sociétés associées 2019, NICE 2023
Scintigraphie pulmonaire de ventilation et perfusionEP probable ou D-dimères au-dessus du seuil : angioscannerpriorité 1 (urgent), délai 2 (dans les heures)Classe IIGrade A · ESC 2019, NICE 2023
Écho de compression des veines des membres inférieursEP probable ou D-dimères au-dessus du seuil : angioscannerpriorité 1 (urgent), délai 2 (dans les heures)Non irradiantGrade A · ESC 2019, SPLF et sociétés associées 2019
IRM ou angio-IRM thoraciqueEP probable ou D-dimères au-dessus du seuil : angioscannerPas d'imagerieNon irradiantGrade A · ESC 2019, SPLF et sociétés associées 2019
Phléboscanner systématique en complémentEP probable ou D-dimères au-dessus du seuil : angioscannerPas d'imagerieClasse IVGrade B · ESC 2019, SPLF et sociétés associées 2019
Échographie cardiaque pour le diagnostic (patient stable)EP probable ou D-dimères au-dessus du seuil : angioscannerPas d'imagerieNon irradiantGrade B · SPLF et sociétés associées 2019
Écho de compression des veines des membres inférieursAngioscanner normal malgré une forte probabilité, ou non concluantpriorité 1 (urgent), délai 3 (sous 24 à 48 h)Non irradiantGrade B · SPLF et sociétés associées 2019
Scintigraphie pulmonaire de ventilation et perfusionAngioscanner normal malgré une forte probabilité, ou non concluantpriorité 1 (urgent), délai 3 (sous 24 à 48 h)Classe IIGrade B · SPLF et sociétés associées 2019
D-dimères (dosage quantitatif de laboratoire)Probabilité non forte : D-dimères avant toute imageriepriorité 1 (urgent), délai 2 (dans les heures)Grade A · ESC 2019, SPLF et sociétés associées 2019
Radiographie du thoraxProbabilité non forte : D-dimères avant toute imageriepriorité 1 (urgent), délai 2 (dans les heures)Classe IAccord d'experts · NICE 2023
Aucune imagerieProbabilité non forte et D-dimères sous le seuil : embolie écartée sans imageriePas d'imagerieGrade A · ESC 2019, SPLF et sociétés associées 2019, JAMA 2014, Lancet 2017
Aucune imagerie ni D-dimèresProbabilité faible et règle PERC négative : pas d'examenPas d'imagerieRègle validée · J Thromb Haemost 2004, SPLF et sociétés associées 2019, ESC 2019
À ne pas demander
  • Probabilité faible au jugé et règle PERC négative, hors grossesse (SPLF 2019, GRADE 2+).
  • Probabilité non forte et D-dimères sous le seuil (ESC 2019, classe I, niveau A).
  • IRM thoracique, phléboscanner systématique, échographie cardiaque diagnostique chez le patient stable (SPLF 2019 ; ESC 2019).
Adresser
  • 15 : signes de gravité.
  • Urgences ou filière d'angioscanner le jour même : probabilité forte ou D-dimères au-dessus du seuil.
  • Anticoagulant d'attente si l'imagerie tarde (délais SPLF selon la probabilité).
Quand les sources divergent

Sources : SPLF et sociétés associées, Prise en charge de la maladie veineuse thromboembolique de l'adulte (version courte) (2019) · ESC, Diagnostic et prise en charge de l'embolie pulmonaire aiguë (recommandations ESC et ERS) (2019) · NICE, Maladie veineuse thromboembolique : diagnostic et prise en charge (NG158, 2020, mise à jour 2023) (2023) · Thromb Haemost, Score de Wells pour l'embolie pulmonaire (2000) · Ann Intern Med, Score de Genève révisé (2006) · J Thromb Haemost, Règle PERC : critères pour ne pas explorer une suspicion d'embolie pulmonaire (2004) · Lancet, Stratégie YEARS : diagnostic simplifié de l'embolie pulmonaire (2017) · JAMA, Seuil de D-dimères ajusté à l'âge (étude ADJUST-PE) (2014). Mise à jour : 13/10/2026.

Pneumonie aiguë communautaire de l'adulte

La stratégie en médecine générale

  1. D'abord la gravité : Fréquence respiratoire, saturation, tension, confusion, terrain ; CURB-65 en aide. Signes de gravité : 15.
  2. Antibiotique : Si la présomption de pneumonie bactérienne est forte, ne pas attendre l'imagerie.
  3. Imagerie de diagnostic : Radiographie de bonne qualité ou échographie pleuropulmonaire (médecin formé), de préférence sous 3 jours. Pas de scanner d'emblée en ville.
  4. Réévaluation à 72 heures : Pas d'amélioration : imagerie si elle n'a pas été faite, puis scanner thoracique.
  5. Après la guérison : Pas de contrôle systématique. Fumeur de 50 ans ou plus (20 paquets-années, sevré depuis moins de 15 ans) : scanner à 2 mois ou plus, en décision partagée.

Les examens selon le cas

ExamenSituationQuandDosePreuve et source
Radiographie du thoraxPneumonie avec signes de gravitépriorité 1 (urgent), délai 2 (dans les heures)Classe IGrade B · SPILF, SPLF 2025
Échographie pleuropulmonairePneumonie avec signes de gravitépriorité 1 (urgent), délai 2 (dans les heures)Non irradiantGrade B · SPILF, SPLF 2025
Radiographie du thoraxCURB-65 à 2 ou plus : discuter l'hospitalisationpriorité 1 (urgent), délai 2 (dans les heures)Classe IGrade B · SPILF, SPLF 2025
Scanner thoraciqueÉchec à 72 heures : scanner thoraciquepriorité 1 (urgent), délai 3 (sous 24 à 48 h)Classe IIIAccord d'experts · SPILF, SPLF 2025
Radiographie du thoraxÉchec à 72 heures : scanner thoraciquepriorité 1 (urgent), délai 3 (sous 24 à 48 h)Classe IAccord d'experts · SPILF, SPLF 2025
Scanner thoracique faible dosePatient hospitalisé avec doute diagnostique : scanner faible dosepriorité 1 (urgent), délai 3 (sous 24 à 48 h)Classe I à IIGrade B · SPILF, SPLF 2025
Scanner thoraciqueFumeur de 50 ans ou plus : scanner à distance, en décision partagéepriorité 3 (programmé)Classe IIIGrade C · SPILF, SPLF 2025
Échographie pleuropulmonaire (médecin formé)Grossesse : échographie pleuropulmonaire ou radiographiepriorité 1 (urgent), délai 3 (sous 24 à 48 h)Non irradiantGrade B · SPILF, SPLF 2025
Radiographie du thoraxGrossesse : échographie pleuropulmonaire ou radiographiepriorité 1 (urgent), délai 3 (sous 24 à 48 h)Classe IGrade B · SPILF, SPLF 2025
Radiographie du thorax de face (profil selon le radiologue)Suspicion de pneumonie en ville : imagerie thoracique sous 3 jourspriorité 1 (urgent), délai 3 (sous 24 à 48 h)Classe IGrade B · SPILF, SPLF 2025
Échographie pleuropulmonaire (médecin formé)Suspicion de pneumonie en ville : imagerie thoracique sous 3 jourspriorité 1 (urgent), délai 3 (sous 24 à 48 h)Non irradiantGrade B · SPILF, SPLF 2025
Scanner thoracique d'embléeSuspicion de pneumonie en ville : imagerie thoracique sous 3 joursPas d'imagerieClasse IIIGrade C · SPILF, SPLF 2025
Aucune imagerie de contrôleÉvolution favorable, pas de facteur de risque de cancer : pas d'imagerie de contrôlePas d'imagerieGrade C · SPILF, SPLF 2025
À ne pas demander
  • Scanner thoracique d'emblée pour une pneumonie soignée en ville (SPILF-SPLF 2025, grade C).
  • Imagerie de contrôle systématique après une évolution favorable, sans facteur de risque de cancer (SPILF-SPLF 2025, grade C).
Adresser
  • 15 ou urgences : choc, détresse respiratoire, saturation basse.
  • Avis hospitalier : CURB-65 à 2 ou plus, terrain fragile, impossibilité de suivi à domicile.
  • Pneumologue : échec à 72 heures, anomalie persistante, lésion suspecte au scanner de contrôle.
Quand les sources divergent
  • Plusieurs résumés en ligne parlent d'une radiographie « systématique » ; la SPILF-SPLF 2025 recommande une imagerie pour le diagnostic en ville et accepte l'échographie pleuropulmonaire. L'outil suit la SPILF-SPLF 2025, plus récente et française. (SPILF, SPLF 2025)

Sources : SPILF, SPLF, Pneumonies aiguës communautaires de l'adulte : actualisation des recommandations (2025) · SPILF, Pneumonie aiguë communautaire de l'adulte : messages clés pour le médecin généraliste (2025) · Thorax, Score CURB-65 : gravité de la pneumonie communautaire (2003). Mise à jour : 13/10/2026.

Toux chronique de l'adulte (8 semaines ou plus)

La stratégie en médecine générale

  1. Définition : Toux qui dure 8 semaines ou plus chez l'adulte.
  2. D'abord l'interrogatoire : Signes d'alarme, tabac, médicaments (IEC), symptômes ORL, asthme, reflux ; examen cardiopulmonaire et ORL.
  3. Premier bilan : Radiographie du thorax et spirométrie ; arrêt du tabac et des médicaments en cause pendant 4 semaines.
  4. Scanner : Si la radiographie ou l'auscultation est anormale, ou devant des signes d'alarme ; dans la toux réfractaire, en inspiration et expiration.
  5. Sinus : Pas de radiographie des sinus ; scanner des sinus seulement après l'examen ORL.
  6. Adresser : Signes d'alarme, anomalie d'imagerie, toux de plus de 6 mois sans cause malgré un bilan complet.

Les examens selon le cas

ExamenSituationQuandDosePreuve et source
Radiographie du thorax de face et de profilToux chronique avec signe d'alarme : radiographie rapide, puis scannerpriorité 2 (rapide)Classe IAccord d'experts · SPLF, SNFGE, SFORL, SFPL 2023, ERS 2020
Scanner thoraciqueToux chronique avec signe d'alarme : radiographie rapide, puis scannerpriorité 2 (rapide)Classe IIIAccord d'experts · SPLF, SNFGE, SFORL, SFPL 2023
Scanner thoracique en inspiration et en expirationToux réfractaire : scanner en inspiration et expiration, avis pneumologiquepriorité 3 (programmé)Classe IIIAccord d'experts · SPLF, SNFGE, SFORL, SFPL 2023
Radiographie des sinusSuspicion de rhinosinusite : examen ORL avant toute imagerie des sinusPas d'imagerieClasse IAccord d'experts · SPLF, SNFGE, SFORL, SFPL 2023
Scanner des sinusSuspicion de rhinosinusite : examen ORL avant toute imagerie des sinuspriorité 3 (programmé)Classe IAccord d'experts · SPLF, SNFGE, SFORL, SFPL 2023
Radiographie du thorax de face et de profilToux chronique sans signe d'alarme : radiographie du thoraxpriorité 3 (programmé)Classe IAccord d'experts · SPLF, SNFGE, SFORL, SFPL 2023, ERS 2020
Scanner thoracique systématiqueToux chronique sans signe d'alarme : radiographie du thoraxPas d'imagerieClasse IIIAccord d'experts · ERS 2020
À ne pas demander
  • Radiographie des sinus (SPLF 2023).
  • Scanner des sinus sans examen ORL préalable (SPLF 2023, suggestion d'experts).
  • Scanner thoracique systématique si la radiographie et l'examen sont normaux (ERS 2020, suggestion conditionnelle).
Adresser
  • Pneumologue : signe d'alarme, radiographie anormale, toux réfractaire.
  • ORL : suspicion de rhinosinusite chronique, dysphonie, troubles de la déglutition.
Quand les sources divergent
  • SPLF 2023 : scanner décidé au cas par cas selon l'examen et les signes d'alarme ; ERS 2020 : pas de scanner systématique quand la radiographie et l'examen sont normaux. Les deux sont compatibles. (SPLF, SNFGE, SFORL, SFPL 2023, ERS 2020)

Sources : SPLF, SNFGE, SFORL, SFPL, Toux chronique de l'adulte : recommandations (version de poche) (2023) · ERS, Diagnostic et traitement de la toux chronique de l'adulte et de l'enfant (2020). Mise à jour : 13/10/2026.

Douleur thoracique non traumatique

La stratégie en médecine générale

  1. Trier d'abord : Douleur en cours ou récente faisant craindre un syndrome coronarien aigu, une dissection ou une embolie : 15 ou urgences, sans imagerie en ville.
  2. ECG : Dès la première consultation ; un ECG normal n'écarte pas un syndrome coronarien aigu.
  3. Douleur stable : Typicité de l'angor (trois critères), âge, sexe : probabilité. Puis échographie cardiaque de repos et test non invasif choisi avec le cardiologue.
  4. Quel test ? : Coroscanner si la probabilité est faible à intermédiaire et le patient s'y prête ; test fonctionnel (écho de stress, scintigraphie, IRM) si elle est plus élevée.
  5. Douleur non angineuse : ECG normal : pas de test cardiaque ; chercher une cause digestive, pariétale, pulmonaire ou anxieuse.

Les examens selon le cas

ExamenSituationQuandDosePreuve et source
ECG 12 dérivationsSuspicion de syndrome coronarien aigu : pas d'imagerie en villepriorité 1 (urgent), délai 1 (immédiat)Accord d'experts · NICE 2016
Imagerie non invasive en première évaluationSuspicion de syndrome coronarien aigu : pas d'imagerie en villePas d'imagerieClasse III à IVAccord d'experts · NICE 2016
Angioscanner de l'aorte, du cou au pelvisSuspicion de syndrome aortique aigu (dissection)priorité 1 (urgent), délai 1 (immédiat)Classe IVGrade C · ESC 2024
ECG et troponine à l'hôpitalDouleur évocatrice récente, terminée : évaluation hospitalière le jour mêmepriorité 1 (urgent), délai 2 (dans les heures)Accord d'experts · NICE 2016
Démarche embolie pulmonaire : probabilité clinique, D-dimères ou angioscannerDouleur thoracique avec suspicion d'embolie pulmonairepriorité 1 (urgent), délai 2 (dans les heures)Accord d'experts · NICE 2016
Échocardiographie transthoracique de reposDouleur stable évocatrice d'angor : échographie cardiaque, puis test non invasifpriorité 2 (rapide)Non irradiantAccord d'experts · HAS 2021
CoroscannerDouleur stable évocatrice d'angor : échographie cardiaque, puis test non invasifpriorité 3 (programmé)Classe IIIAccord d'experts · HAS 2021, NICE 2016
Échographie de stressDouleur stable évocatrice d'angor : échographie cardiaque, puis test non invasifpriorité 3 (programmé)Non irradiantAccord d'experts · HAS 2021
Scintigraphie myocardique de perfusionDouleur stable évocatrice d'angor : échographie cardiaque, puis test non invasifpriorité 3 (programmé)Classe III à IVAccord d'experts · HAS 2021, NICE 2016
IRM cardiaque de stressDouleur stable évocatrice d'angor : échographie cardiaque, puis test non invasifpriorité 3 (programmé)Non irradiantAccord d'experts · HAS 2021
Radiographie du thorax de faceTableau atypique, piste pulmonaire ou cardiaque : radiographie du thoraxpriorité 2 (rapide)Classe IAccord d'experts · HAS 2021, NICE 2016
Aucune imagerie cardiaqueDouleur non angineuse, ECG normal : pas d'imagerie cardiaquePas d'imagerieAccord d'experts · NICE 2016, HAS 2021
À ne pas demander
  • Imagerie non invasive ou test d'effort pour une douleur aiguë probablement cardiaque (NICE 2016).
  • Test diagnostique cardiaque pour une douleur non angineuse avec ECG normal (NICE 2016).
Adresser
  • 15 : douleur en cours ou instabilité ; suspicion de dissection.
  • Hôpital le jour même : douleur évocatrice terminée depuis moins de 72 heures.
  • Cardiologue : douleur stable évocatrice d'angor, ECG anormal.
Quand les sources divergent
  • La HAS 2021 reprend l'ESC 2019 ; NICE CG95 date de 2016 ; l'ESC 2024 sur le syndrome coronarien chronique n'a pas pu être lue. Toutes s'accordent sur le coroscanner pour les probabilités faibles à intermédiaires. (HAS 2021, NICE 2016)

Sources : NICE, Douleur thoracique récente d'origine cardiaque suspectée (CG95, mise à jour 2016) (2016) · HAS, Guide du parcours de soins : syndrome coronarien chronique (2021) · ESC, Maladies artérielles périphériques et de l'aorte (recommandations ESC) (2024). Mise à jour : 13/10/2026.

Nodule pulmonaire découvert par hasard

La stratégie en médecine générale

  1. Le champ : Adulte de 35 ans ou plus, nodule découvert par hasard au scanner. Exclus : dépistage, cancer connu, immunodépression.
  2. Avant tout : Comparer avec les imageries anciennes ; noter tabagisme, expositions, symptômes.
  3. Vu à la radiographie : Scanner thoracique pour le confirmer et le mesurer.
  4. Suivi selon la taille et la densité : Solide de moins de 6 mm : rien en routine. 6 à 8 mm : scanner à 6-12 mois. Plus de 8 mm : scanner, TEP ou prélèvement à 3 mois, avec le pneumologue.
  5. Adresser : Nodule de plus de 8 mm, qui grossit, de forme suspecte, ou patient qui a des symptômes.

Les examens selon le cas

ExamenSituationQuandDosePreuve et source
Avis pneumologique (ou de l'oncologue qui suit le patient)Nodule hors du champ des règles de suivi : avis spécialisépriorité 2 (rapide)Accord d'experts · Radiology 2017
Scanner thoracique sans injectionNodule vu sur une radiographie : scanner thoraciquepriorité 2 (rapide)Classe IIINon gradé · Radiology 2017
Scanner thoracique de contrôle à 3 moisNodule solide de plus de 8 mm, ou qui grossit : avis spécialisépriorité 3 (programmé)Classe IIIAccord d'experts · Radiology 2017
TEP-scanner au FDGNodule solide de plus de 8 mm, ou qui grossit : avis spécialisépriorité 2 (rapide)Classe IVAccord d'experts · Radiology 2017
Prélèvement (biopsie)Nodule solide de plus de 8 mm, ou qui grossit : avis spécialisépriorité 2 (rapide)Accord d'experts · Radiology 2017
Scanner thoracique de contrôleNodule solide de 6 à 8 mm : scanner de contrôlepriorité 3 (programmé)Classe IIIAccord d'experts · Radiology 2017
Scanner thoracique de contrôleVerre dépoli de 6 mm ou plus : scanner de contrôlepriorité 3 (programmé)Classe IIIAccord d'experts · Radiology 2017
Scanner thoracique de contrôleNodule en partie solide de 6 mm ou plus : scanner de contrôlepriorité 3 (programmé)Classe IIIAccord d'experts · Radiology 2017
Scanner thoracique à 12 moisNodule de moins de 6 mm chez un patient à haut risque : scanner à 12 mois possiblepriorité 3 (programmé)Classe IIIAccord d'experts · Radiology 2017
Aucun scanner de suiviPetit nodule (moins de 6 mm), patient à faible risque : pas de suivi systématiquePas d'imagerieAccord d'experts · Radiology 2017
À ne pas demander
  • Nodule solide unique de moins de 6 mm chez un patient à faible risque (Fleischner 2017).
  • Verre dépoli pur unique de moins de 6 mm (Fleischner 2017).
Adresser
  • Pneumologue : nodule solide de plus de 8 mm, croissance, forme suspecte, symptômes.
  • Pneumologue ou oncologue : patient hors du champ des règles (cancer connu, immunodépression, moins de 35 ans).
Quand les sources divergent
  • Aucune recommandation française sur le nodule découvert par hasard n'a été trouvée ; la recommandation britannique (BTS 2015) n'a pas été lue. (Radiology 2017)

Sources : Radiology, Nodules pulmonaires découverts fortuitement au scanner : recommandations de la Fleischner Society (2017). Mise à jour : 13/10/2026.

Symptômes inexpliqués pouvant évoquer un cancer du poumon (40 ans ou plus)

La stratégie en médecine générale

  1. Qui est concerné : Adulte de 40 ans ou plus avec des symptômes respiratoires ou généraux sans explication.
  2. Radiographie urgente : Au moins deux symptômes inexpliqués parmi toux, fatigue, essoufflement, douleur thoracique, perte de poids ou d'appétit ; ou un seul chez un fumeur ou ancien fumeur.
  3. À envisager aussi : Infection pulmonaire qui traîne ou revient, hippocratisme digital, ganglion sus-claviculaire ou cervical, signes thoraciques, plaquettes élevées.
  4. Adresser : Radiographie évocatrice ou crachat de sang inexpliqué après 40 ans : pneumologue rapidement, scanner thoracique.

Les examens selon le cas

ExamenSituationQuandDosePreuve et source
Scanner thoracique avec injectionRadiographie évocatrice ou crachat de sang après 40 ans : filière « cancer suspecté »priorité 1 (urgent), délai 4 (dans la semaine)Classe IIIAccord d'experts · NICE 2015
Radiographie du thorax de face et de profilCritères de radiographie du thorax urgentepriorité 1 (urgent), délai 4 (dans la semaine)Classe IAccord d'experts · NICE 2015
Radiographie du thorax de face et de profilSignes associés : radiographie du thorax à envisagerpriorité 2 (rapide)Classe IAccord d'experts · NICE 2015
Pas de radiographie urgenteCritères de radiographie urgente non réunis : réévaluerPas d'imagerieNon gradé · NICE 2015
À ne pas demander
  • Scanner de dépistage hors programme chez un patient sans symptôme : voir la situation « dépistage du cancer du poumon ».
Adresser
  • Pneumologue rapidement : radiographie évocatrice, crachat de sang inexpliqué après 40 ans, symptômes qui persistent malgré une radiographie normale.
Quand les sources divergent
  • Aucune recommandation HAS équivalente n'a été trouvée ; NICE décrit un système de soins britannique (accès direct à la radiographie, filière dédiée). (NICE 2015)

Sources : NICE, Cancer suspecté : repérage et orientation (NG12), poumon et plèvre (2015). Mise à jour : 13/10/2026.

Dépistage du cancer du poumon par scanner faible dose

La stratégie en médecine générale

  1. Où en est la France : La HAS (2022) juge les données insuffisantes pour un dépistage organisé mais autorise un programme pilote ; le programme Impulsion a démarré dans cinq régions.
  2. Qui orienter : 50 à 74 ans, fumeur ou sevré depuis moins de 15 ans, au moins 20 paquets-années (1 paquet par jour pendant 20 ans, ou 2 pendant 10 ans).
  3. Comment : Par le 34 33, le site du programme ou un médecin investigateur ; pas d'ordonnance de scanner de dépistage hors de ce cadre.
  4. Toujours : Aide à l'arrêt du tabac.
  5. Symptômes : Ce n'est plus un dépistage : radiographie du thorax et démarche diagnostique.

Les examens selon le cas

ExamenSituationQuandDosePreuve et source
Radiographie du thorax de face et de profilPatient qui a des symptômes : démarche diagnostique, pas de dépistagepriorité 1 (urgent), délai 4 (dans la semaine)Classe IAccord d'experts · NICE 2015
Scanner thoracique faible dose (dans le programme seulement)Patient éligible : orienter vers le programme pilote Impulsionpriorité 3 (programmé)Classe I à IINon gradé · HAS 2022, Assurance Maladie 2026
Scanner de dépistage hors programmeHors critères du programme : pas de scanner de dépistagePas d'imagerieClasse I à IINon gradé · HAS 2022
Radiographie du thorax de dépistageHors critères du programme : pas de scanner de dépistagePas d'imagerieClasse INon gradé · HAS 2022
À ne pas demander
  • Scanner de dépistage prescrit hors du programme pilote (HAS 2022).
  • Radiographie du thorax comme dépistage.
Adresser
  • Programme Impulsion (34 33, site du programme, médecin investigateur) : patient éligible.
Quand les sources divergent
  • Le rapport HAS de 2022 n'interdit pas explicitement la prescription individuelle ; l'outil conseille de passer par le programme pilote, comme l'Assurance Maladie. (HAS 2022, Assurance Maladie 2026)

Sources : HAS, Dépistage du cancer bronchopulmonaire par scanner faible dose : rapport d'orientation (2022) · Assurance Maladie, Impulsion : programme pilote de dépistage des cancers du poumon (2026) · NICE, Cancer suspecté : repérage et orientation (NG12), poumon et plèvre (2015). Mise à jour : 13/10/2026.

Hémoptysie (crachat de sang)

Pas de consensus
  • Pas de consensus publié pour cette situation : examens et délais sont des repères de l'outil, en attendant les données de la veille documentaire.

La stratégie en médecine générale

  1. Toujours une urgence : Même un petit crachat de sang peut annoncer une récidive abondante.
  2. Gravité : Volume, gêne respiratoire, terrain respiratoire fragile, saignement qui continue : 15.
  3. Examen clé : Angioscanner thoracique avec temps aortique : cause, côté, cartographie des artères avant embolisation.
  4. Ensuite : Fibroscopie bronchique selon le scanner ou en cas de doute sur l'origine ; elle ne retarde pas le scanner.
  5. Terrain : Fumeur de 40 ans ou plus, BPCO : chercher un cancer. Bronchectasies, tuberculose, anticoagulants.

Les examens selon le cas

ExamenSituationQuandDosePreuve et source
Angioscanner thoracique avec temps aortiqueHémoptysie gravepriorité 1 (urgent), délai 1 (immédiat)Classe III à IVAccord d'experts · Collège des enseignants de pneumologie 2023
Angioscanner thoracique avec temps aortiqueHémoptysie peu abondante et bien tolérée : urgence le jour mêmepriorité 1 (urgent), délai 2 (dans les heures)Classe III à IVAccord d'experts · Collège des enseignants de pneumologie 2023
Radiographie du thoraxHémoptysie peu abondante et bien tolérée : urgence le jour mêmepriorité 1 (urgent), délai 2 (dans les heures)Classe IAccord d'experts · Collège des enseignants de pneumologie 2023
Fibroscopie bronchiqueHémoptysie peu abondante et bien tolérée : urgence le jour mêmepriorité 1 (urgent), délai 3 (sous 24 à 48 h)Accord d'experts · Collège des enseignants de pneumologie 2023
À ne pas demander
  • Radiographie seule pour conclure : elle ne suffit pas (Collège des enseignants de pneumologie 2023).
Adresser
  • 15 : saignement abondant, gêne respiratoire, terrain fragile.
  • Urgences ou pneumologie le jour même : toute autre hémoptysie.
Quand les sources divergent

Sources : Collège des enseignants de pneumologie, Hémoptysie (item 205, texte d'enseignement) (2023). Mise à jour : 13/10/2026.

Essoufflement : suspicion d'insuffisance cardiaque

La stratégie en médecine générale

  1. Y penser : Essoufflement récent ou aggravé, orthopnée, œdèmes ; signes peu typiques chez le sujet très âgé.
  2. Premier bilan : Examen, saturation, ECG, peptide natriurétique, biologie, radiographie du thorax.
  3. Peptide bas : Insuffisance cardiaque peu probable : chercher une autre cause.
  4. Peptide élevé : Échocardiographie par le cardiologue pour confirmer et préciser le type.
  5. Détresse : 15 : examens à l'hôpital.

Les examens selon le cas

ExamenSituationQuandDosePreuve et source
Échocardiographie transthoraciqueInsuffisance cardiaque aiguë probablepriorité 1 (urgent), délai 2 (dans les heures)Non irradiantGrade C · ESC 2021
Radiographie du thoraxInsuffisance cardiaque aiguë probablepriorité 1 (urgent), délai 2 (dans les heures)Classe IGrade C · ESC 2021
Échocardiographie transthoracique DopplerPeptide au-dessus des seuils : échographie cardiaquepriorité 2 (rapide)Non irradiantGrade C · ESC 2021, HAS 2012
Radiographie du thoraxPeptide au-dessus des seuils : échographie cardiaquepriorité 2 (rapide)Classe IGrade C · ESC 2021
IRM cardiaqueInsuffisance cardiaque confirmée : bilan de la cause par le cardiologuepriorité 3 (programmé)Non irradiantNon gradé · ESC 2021
NT-proBNP ou BNPSuspicion d'insuffisance cardiaque : peptide natriurétique et ECG d'abordpriorité 2 (rapide)Grade B · ESC 2021, HAS 2012
ECGSuspicion d'insuffisance cardiaque : peptide natriurétique et ECG d'abordpriorité 2 (rapide)Grade C · ESC 2021
Radiographie du thoraxSuspicion d'insuffisance cardiaque : peptide natriurétique et ECG d'abordpriorité 2 (rapide)Classe IGrade C · ESC 2021
Échocardiographie transthoracique DopplerSuspicion d'insuffisance cardiaque : peptide natriurétique et ECG d'abordpriorité 2 (rapide)Non irradiantGrade C · ESC 2021, HAS 2012
Pas d'imagerie cardiaquePeptide sous les seuils : insuffisance cardiaque peu probablePas d'imagerieGrade B · ESC 2021, HAS 2012
Radiographie du thoraxPeptide sous les seuils : insuffisance cardiaque peu probablepriorité 2 (rapide)Classe IGrade C · ESC 2021
À ne pas demander
  • Imagerie cardiaque si le peptide natriurétique est sous les seuils (ESC 2021 ; HAS 2012).
Adresser
  • 15 : détresse respiratoire, saturation basse.
  • Cardiologue : peptide élevé, première décompensation, recherche de la cause.
Quand les sources divergent
  • Seuils des peptides : HAS 2012, BNP sous 100 et NT-proBNP sous 300 ; ESC 2021 hors situation aiguë, BNP sous 35 et NT-proBNP sous 125 pg/mL. L'outil suit l'ESC 2021, plus récente, pour l'essoufflement non aigu. (HAS 2012, ESC 2021)

Sources : ESC, Insuffisance cardiaque aiguë et chronique (recommandations ESC) (2021) · HAS, Guide du parcours de soins : insuffisance cardiaque (2012). Mise à jour : 13/10/2026.

Anévrisme de l'aorte abdominale : dépistage et suspicion

La stratégie en médecine générale

  1. Repérer les patients : Homme fumeur ou ancien fumeur de 65 ans ou plus ; apparenté d'un patient atteint, dès 50 ans ; patient avec AOMI.
  2. Un seul examen : Échographie-Doppler de l'aorte abdominale, non irradiante, une fois dans la vie si elle est normale.
  3. Anévrisme trouvé : Avis vasculaire ; scanner ou IRM pour préparer un éventuel traitement ; prise en charge des facteurs de risque.
  4. Urgence : Douleur brutale avec masse battante ou choc : 15.

Les examens selon le cas

ExamenSituationQuandDosePreuve et source
Angioscanner de l'aorteSuspicion de rupture ou de fissuration d'anévrismepriorité 1 (urgent), délai 1 (immédiat)Classe IVNon gradé · ESC 2024
Échographie-Doppler de l'aorte abdominaleDépistage recommandé : échographie de l'aorte abdominale, une foispriorité 3 (programmé)Non irradiantGrade A · ESC 2024, HAS 2013, HAS 2006
Échographie-Doppler de l'aorte abdominaleDépistage possible, à discuterpriorité 3 (programmé)Non irradiantGrade C · ESC 2024, HAS 2013
Angioscanner de l'aorteAnévrisme découvert : avis vasculaire et bilan morphologiquepriorité 3 (programmé)Classe IVNon gradé · HAS 2013
Angio-IRM de l'aorteAnévrisme découvert : avis vasculaire et bilan morphologiquepriorité 3 (programmé)Non irradiantNon gradé · HAS 2013
Aucune imageriePas de critère de dépistage : pas d'échographie de l'aortePas d'imagerieNon gradé · HAS 2013, ESC 2024
À ne pas demander
  • Dépistage répété après une échographie normale (HAS 2013 : dépistage unique).
  • Femme non fumeuse sans antécédent familial.
Adresser
  • 15 : suspicion de rupture.
  • Chirurgien ou médecin vasculaire : anévrisme découvert, quel que soit son diamètre.
Quand les sources divergent
  • HAS 2013 : hommes de 65 à 75 ans fumeurs, 50 à 75 ans avec antécédent familial. ESC 2024, plus récente : hommes fumeurs de 65 ans ou plus sans limite haute, apparentés dès 50 ans, option après 75 ans et chez la femme fumeuse ou hypertendue. L'outil suit l'ESC 2024 en signalant la position française, plus restrictive en âge. (HAS 2013, ESC 2024)

Sources : HAS, Anévrisme de l'aorte abdominale : dépistage ciblé, opportuniste et unique des hommes à risque (2013) · ESC, Maladies artérielles périphériques et de l'aorte (recommandations ESC) (2024) · HAS, Artériopathie oblitérante des membres inférieurs : recommandations pour la pratique clinique (2006). Mise à jour : 13/10/2026.

Artériopathie oblitérante des membres inférieurs (AOMI)

La stratégie en médecine générale

  1. Repérer : Palpation des pouls et IPS chez les patients à haut risque cardiovasculaire, ou devant une claudication.
  2. Confirmer : IPS de 0,90 ou moins : AOMI. Écho-Doppler artériel pour situer les lésions ; échographie de l'aorte et ECG.
  3. Traiter d'abord : Tabac, statine, antiagrégant, marche ; réévaluer à 3 mois.
  4. Imagerie en coupes : Angioscanner ou angio-IRM seulement si une revascularisation est envisagée.
  5. Adresser vite : Douleur de repos, plaie qui ne guérit pas ; en urgence, membre froid et douloureux.

Les examens selon le cas

ExamenSituationQuandDosePreuve et source
Évaluation en urgence par un médecin vasculaireIschémie aiguë : voir la situation dédiéepriorité 1 (urgent), délai 1 (immédiat)Grade C · ESC 2024
Écho-Doppler artériel des membres inférieursIschémie chronique menaçante : avis vasculaire rapidepriorité 1 (urgent), délai 4 (dans la semaine)Non irradiantGrade C · ESC 2024
Angioscanner des membres inférieursIschémie chronique menaçante : avis vasculaire rapidepriorité 1 (urgent), délai 4 (dans la semaine)Classe IVGrade C · ESC 2024
Angioscanner des membres inférieursÉchec du traitement ou revascularisation envisagée : imagerie en coupespriorité 3 (programmé)Classe IVGrade C · ESC 2024
Angio-IRM des membres inférieursÉchec du traitement ou revascularisation envisagée : imagerie en coupespriorité 3 (programmé)Non irradiantGrade C · ESC 2024
Pression ou index d'orteil, analyse de l'onde DopplerArtères incompressibles : pression d'orteil et écho-Dopplerpriorité 3 (programmé)Grade B · ESC 2024
Écho-Doppler artériel des membres inférieursArtères incompressibles : pression d'orteil et écho-Dopplerpriorité 3 (programmé)Non irradiantGrade C · ESC 2024
Écho-Doppler artériel des membres inférieursAOMI probable ou confirmée : écho-Doppler artérielpriorité 3 (programmé)Non irradiantGrade C · ESC 2024, HAS 2006
Échographie de l'aorte abdominaleAOMI probable ou confirmée : écho-Doppler artérielpriorité 3 (programmé)Non irradiantGrade A · HAS 2006
Artériographie diagnostique d'embléeAOMI probable ou confirmée : écho-Doppler artérielPas d'imagerieNon gradé · HAS 2006
Index de pression systolique (IPS) cheville-brasPatient à risque ou douleur de jambe : examen et IPS d'abordpriorité 3 (programmé)Grade B · ESC 2024, HAS 2006
À ne pas demander
  • Artériographie diagnostique d'emblée (HAS 2006).
  • Imagerie en coupes sans projet de revascularisation (ESC 2024).
Adresser
  • 15 : ischémie aiguë.
  • Médecin ou chirurgien vasculaire rapidement : douleur de repos, plaie.
  • Médecin vasculaire : échec après 3 mois de traitement bien conduit, ou plus tôt si lésion proximale (HAS 2006).
Quand les sources divergent
  • HAS 2006 (ancienne) et ESC 2024 sont d'accord sur l'IPS puis l'écho-Doppler ; l'ESC 2024 ajoute l'index d'orteil pour les artères incompressibles. L'outil suit l'ESC 2024. (HAS 2006, ESC 2024)

Sources : ESC, Maladies artérielles périphériques et de l'aorte (recommandations ESC) (2024) · HAS, Artériopathie oblitérante des membres inférieurs : recommandations pour la pratique clinique (2006). Mise à jour : 13/10/2026.

Ischémie aiguë d'un membre

La stratégie en médecine générale

  1. Reconnaître : Membre brutalement froid, pâle, douloureux, sans pouls ; chercher une perte de sensibilité ou de force.
  2. Agir : Appel du 15 tout de suite, antalgique ; pas d'examen en ville.
  3. À l'hôpital : Évaluation par un médecin vasculaire ; imagerie selon ce qui est disponible, sans retarder la revascularisation.
  4. Ensuite : Contrôle du résultat, surveillance du syndrome des loges, recherche de la cause (embolie, thrombose).

Les examens selon le cas

ExamenSituationQuandDosePreuve et source
Revascularisation en urgenceMembre menacé (déficit sensitif ou moteur) : revascularisation sans attendre l'imageriepriorité 1 (urgent), délai 1 (immédiat)Grade C · ESC 2024
Angioscanner des membresMembre menacé (déficit sensitif ou moteur) : revascularisation sans attendre l'imageriepriorité 1 (urgent), délai 1 (immédiat)Classe IVGrade C · ESC 2024
Évaluation en urgence par un médecin vasculaireSuspicion d'ischémie aiguë : appel du 15priorité 1 (urgent), délai 1 (immédiat)Grade C · ESC 2024
Écho-Doppler artérielSuspicion d'ischémie aiguë : appel du 15priorité 1 (urgent), délai 1 (immédiat)Non irradiantGrade C · ESC 2024
Angioscanner des membresSuspicion d'ischémie aiguë : appel du 15priorité 1 (urgent), délai 1 (immédiat)Classe IVGrade C · ESC 2024
Angio-IRM des membresSuspicion d'ischémie aiguë : appel du 15priorité 1 (urgent), délai 1 (immédiat)Non irradiantGrade C · ESC 2024
À ne pas demander
  • Toute imagerie qui retarderait la revascularisation (ESC 2024, classe I, niveau C).
  • Imagerie en ville.
Adresser
  • 15 : tout cas suspect, immédiatement.
Quand les sources divergent
  • Seule l'ESC 2024 a été lue ; les recommandations ESVS et SVS et une éventuelle recommandation HAS ne l'ont pas été. (ESC 2024)

Sources : ESC, Maladies artérielles périphériques et de l'aorte (recommandations ESC) (2024). Mise à jour : 13/10/2026.

Traumatisme thoracique, fractures de côtes

La stratégie en médecine générale

  1. Gravité d'abord : Fréquence respiratoire, saturation, tension, nombre de côtes douloureuses, auscultation.
  2. Critère de gravité : Plus de 2 côtes, respiration rapide ou saturation basse, tension basse : 15 ; scanner injecté.
  3. Facteur de risque : Âge de plus de 65 ans, maladie chronique, anticoagulant, choc violent : évaluation aux urgences.
  4. Douleur de paroi isolée : Pas de radiographie ; échographie pleuropulmonaire si un doute persiste ; antalgie et réévaluation.

Les examens selon le cas

ExamenSituationQuandDosePreuve et source
Scanner thoracique avec injection (ou scanner corps entier)Traumatisme thoracique avec critère de gravitépriorité 1 (urgent), délai 1 (immédiat)Classe IIIGrade B · SFAR, SFMU 2015
Échographie pleuropulmonaire et abdominale (FAST) au déchocageTraumatisme thoracique avec critère de gravitépriorité 1 (urgent), délai 1 (immédiat)Non irradiantGrade B · SFAR, SFMU 2015
Radiographie du thorax au déchocageTraumatisme thoracique avec critère de gravitépriorité 1 (urgent), délai 1 (immédiat)Classe IGrade B · SFAR, SFMU 2015
Scanner thoracique avec injectionAtteinte autre que la paroi suspectée : scanner thoraciquepriorité 1 (urgent), délai 2 (dans les heures)Classe IIIGrade B · SFAR, SFMU 2015
Échographie pleuropulmonaireFacteur de gravité potentielle : évaluation aux urgencespriorité 1 (urgent), délai 2 (dans les heures)Non irradiantGrade C · SFAR, SFMU 2015
Radiographie du thoraxFacteur de gravité potentielle : évaluation aux urgencespriorité 1 (urgent), délai 2 (dans les heures)Classe IGrade C · SFAR, SFMU 2015
Échographie pleuropulmonaireDouleur de la paroi seule, sans gravité : pas de radiographiepriorité 2 (rapide)Non irradiantGrade C · SFAR, SFMU 2015
Radiographie du thoraxDouleur de la paroi seule, sans gravité : pas de radiographiePas d'imagerieClasse IGrade C · SFAR, SFMU 2015
À ne pas demander
  • Radiographie du thorax pour une douleur de paroi isolée, sans critère de gravité (SFAR-SFMU 2015, GRADE 2+).
Adresser
  • 15 : critère de gravité.
  • Urgences : plus de 65 ans, anticoagulant, maladie respiratoire ou cardiaque, choc violent, douleur non contrôlée, suspicion de pneumothorax.
Quand les sources divergent
  • La recommandation française (SFAR-SFMU 2015) déconseille la radiographie pour la douleur de paroi isolée ; des référentiels nord-américains la garderaient comme examen de base du traumatisme mineur (non lus). (SFAR, SFMU 2015)

Sources : SFAR, SFMU, Traumatisme thoracique : les 48 premières heures (recommandations formalisées d'experts) (2015). Mise à jour : 13/10/2026.

Asthme et BPCO : pas de radiographie systématique

La stratégie en médecine générale

  1. Le diagnostic : Asthme : clinique et explorations fonctionnelles. BPCO : spirométrie. La radiographie ne pose aucun des deux diagnostics.
  2. Radiographie utile : Une fois au bilan initial d'une BPCO ; asthme difficile à contrôler ; exacerbation grave ; suspicion de pneumonie ou de pneumothorax.
  3. Scanner : BPCO avec exacerbations répétées, symptômes sans rapport avec la spirométrie, VEMS très bas avec distension, critères de dépistage du cancer.
  4. Suivi : Pas de radiographie systématique : spirométrie, contrôle des symptômes, observance, tabac.

Les examens selon le cas

ExamenSituationQuandDosePreuve et source
Radiographie du thorax de faceExacerbation grave ou complication suspectée : radiographie du thoraxpriorité 1 (urgent), délai 2 (dans les heures)Classe IAccord d'experts · ANAES, HAS 2004
Radiographie du thorax de face et de profilBPCO découverte : une radiographie au bilan initialpriorité 3 (programmé)Classe INon gradé · HAS 2023, GOLD 2025
Radiographie du thorax de faceAsthme difficile à contrôler : radiographie du thoraxpriorité 3 (programmé)Classe IAccord d'experts · ANAES, HAS 2004
Scanner thoracique sans injectionBPCO : situations où le scanner thoracique se discutepriorité 3 (programmé)Classe IIIAccord d'experts · GOLD 2025, HAS 2023
Aucune radiographie de suiviAsthme ou BPCO stable : pas de radiographie systématiquePas d'imagerieAccord d'experts · ANAES, HAS 2004, SPLF, SP2A 2021
SpirométrieAsthme ou BPCO stable : pas de radiographie systématiquepriorité 3 (programmé)Non gradé · GOLD 2025, HAS 2023
À ne pas demander
  • Radiographie systématique dans le suivi de l'asthme (HAS 2004).
  • Radiographie pour diagnostiquer une BPCO (GOLD 2025).
Adresser
  • Pneumologue : doute diagnostique, asthme ou BPCO sévère, exacerbations répétées.
  • Asthme : voir aussi l'outil du site /asthme/.
  • BPCO : voir aussi l'outil du site /bpco/.
Quand les sources divergent
  • La HAS 2004 sur l'asthme est ancienne ; la SPLF 2021 ne parle pas de radiographie au diagnostic ; pour la BPCO, la HAS 2023 donne une liste d'actes, GOLD 2025 les cas où le scanner se discute. (ANAES, HAS 2004, SPLF, SP2A 2021, HAS 2023, GOLD 2025)

Sources : ANAES, HAS, Suivi médical des patients asthmatiques adultes et adolescents (2004) · SPLF, SP2A, Prise en charge et suivi de l'asthme de l'adulte : mise à jour (2021) · GOLD, Stratégie mondiale pour la BPCO : rapport 2025 (2025) · HAS, Guide ALD 14 : actes et prestations, BPCO et insuffisance respiratoire chronique (2023). Mise à jour : 13/10/2026.

19 — Les situations

Abdomen, reins, urologie

Chaque fiche se lit sans l'outil. « Ouvrir dans l'outil » reprend la situation avec les signes et le terrain de votre patient.

Douleur abdominale aiguë de l'adulte, non localisée

La stratégie en médecine générale

  1. D'abord la clinique : Âge, grossesse possible, chirurgie récente, immunodépression, anticoagulant. Examen de tout l'abdomen, des orifices herniaires, toucher pelvien ou rectal selon le cas.
  2. Signes de gravité : Choc, péritonite : appel du 15. Fièvre, chirurgie récente, neutropénie, douleur intense : urgences le jour même.
  3. Avant l'imagerie : Bandelette urinaire, NFS, CRP, créatinine ; test de grossesse chez toute femme en âge de procréer.
  4. Localiser : Une douleur qui se localise oriente vers la situation dédiée (appendicite, diverticulite, colique hépatique ou néphrétique), chacune avec sa stratégie d'imagerie.
  5. Quel examen : Sans localisation, le scanner injecté est l'examen de référence ; IRM si l'iode est contre-indiqué ; échographie puis IRM chez la femme enceinte.
  6. Le résultat : Imagerie négative et douleur qui persiste : réexaminer vite ; une radiographie de l'abdomen normale ne rassure pas.

Les examens selon le cas

ExamenSituationQuandDosePreuve et source
Scanner abdomino-pelvien avec injection (aux urgences)Douleur abdominale avec signes de gravitépriorité 1 (urgent), délai 1 (immédiat)Classe III à IVAccord d'experts · ACR 2018
Scanner abdomino-pelvien avec injectionDouleur fébrile, après chirurgie récente, sur terrain fragile ou intensepriorité 1 (urgent), délai 2 (dans les heures)Classe III à IVAccord d'experts · ACR 2018
IRM abdomino-pelvienne sans et avec injectionDouleur fébrile, après chirurgie récente, sur terrain fragile ou intensepriorité 1 (urgent), délai 2 (dans les heures)Non irradiantAccord d'experts · ACR 2018
Échographie abdominale et pelvienneDouleur fébrile, après chirurgie récente, sur terrain fragile ou intensepriorité 1 (urgent), délai 2 (dans les heures)Non irradiantAccord d'experts · ACR 2018
Échographie abdominale et pelvienneFemme enceinte : échographie d'abord, IRM ensuitepriorité 1 (urgent), délai 2 (dans les heures)Non irradiantGrade C · WSES 2020
IRM abdomino-pelvienne sans injectionFemme enceinte : échographie d'abord, IRM ensuitepriorité 1 (urgent), délai 2 (dans les heures)Non irradiantGrade B · WSES 2020
Scanner abdomino-pelvien (avec injection le plus souvent)Douleur aiguë non localisée, sans fièvre ni signe de gravitépriorité 1 (urgent), délai 3 (sous 24 à 48 h)Classe III à IVAccord d'experts · ACR 2018
IRM abdomino-pelvienne sans et avec injectionDouleur aiguë non localisée, sans fièvre ni signe de gravitépriorité 1 (urgent), délai 3 (sous 24 à 48 h)Non irradiantAccord d'experts · ACR 2018
Échographie abdominale et pelvienneDouleur aiguë non localisée, sans fièvre ni signe de gravitépriorité 1 (urgent), délai 3 (sous 24 à 48 h)Non irradiantAccord d'experts · ACR 2018
Radiographie de l'abdomen sans préparationDouleur aiguë non localisée, sans fièvre ni signe de gravitéPas d'imagerieClasse IIAccord d'experts · ACR 2018, HAS 2017
À ne pas demander
  • Radiographie de l'abdomen sans préparation pour « rassurer » : elle n'écarte rien (ACR 2018 ; HAS 2017 pour la diverticulite).
  • Lavement opaque, transit du grêle, scintigraphies, TEP : sans place dans la douleur aiguë non localisée (ACR 2018).
Adresser
  • Appel du 15 : choc, péritonite.
  • Urgences le jour même : fièvre, chirurgie récente, neutropénie, douleur intense, terrain fragile.
  • Femme enceinte : urgences adaptées au terme.
Quand les sources divergent
  • L'ACR (2018, États-Unis) propose le scanner d'emblée ; pour l'appendicite, la WSES (2020) préfère l'échographie d'abord. Aucune source française sur la douleur abdominale non localisée. (ACR 2018, WSES 2020)

Sources : ACR, Douleur abdominale aiguë non localisée (critères de pertinence de l'imagerie) (2018) · WSES, Diagnostic et traitement de l'appendicite aiguë : mise à jour 2020 des recommandations de Jérusalem (2020) · NICE, Grossesse extra-utérine et fausse couche : diagnostic et prise en charge initiale (NG126) (2026) · HAS, Prise en charge médicale et chirurgicale de la diverticulite colique (fiche de synthèse) (2017). Mise à jour : 13/10/2026.

Douleur de la fosse iliaque droite : suspicion d'appendicite de l'adulte

La stratégie en médecine générale

  1. D'abord la clinique : Âge, sexe, grossesse possible, durée des symptômes. Examen abdominal et pelvien, bandelette urinaire (colique néphrétique, infection), test de grossesse.
  2. Calculer un score : NFS, CRP puis score AIR (le plus simple en ville) ou Alvarado. Le score sert surtout à écarter et à choisir qui imager.
  3. Score faible : Pas d'imagerie : surveillance, consignes écrites, réévaluation.
  4. Score intermédiaire : Imagerie le jour même : échographie d'abord pour la WSES, scanner injecté d'emblée pour l'ACR ; scanner faible dose si l'échographie ne conclut pas.
  5. Score élevé : Avis chirurgical le jour même ; avant 40 ans, le chirurgien peut opérer sans scanner.
  6. Femme enceinte : Échographie, puis IRM si elle ne conclut pas ; pas de scanner d'emblée.
  7. Le résultat : Appendicite confirmée : chirurgien. Imagerie négative mais douleur qui persiste ou progresse : avis chirurgical (cœlioscopie possible).

Les examens selon le cas

ExamenSituationQuandDosePreuve et source
Pas d'examen en villePéritonite possiblePas d'imagerieNon gradé · WSES 2020
Pas d'imagerie avant l'avis chirurgical (adulte de moins de 40 ans)Probabilité élevée : avis chirurgical le jour mêmePas d'imagerieGrade B · WSES 2020
Scanner abdomino-pelvien avec injectionProbabilité élevée : avis chirurgical le jour mêmepriorité 1 (urgent), délai 2 (dans les heures)Classe III à IVAccord d'experts · ACR 2022
Scanner abdomino-pelvien avec injection, protocole faible doseÉchographie non concluante, douleur qui persistepriorité 1 (urgent), délai 2 (dans les heures)Classe III à IVGrade A · WSES 2020
IRM abdomino-pelvienneÉchographie non concluante, douleur qui persistepriorité 1 (urgent), délai 2 (dans les heures)Non irradiantAccord d'experts · ACR 2022
Échographie abdominale par compression graduéeFemme enceinte : échographie, puis IRM ; pas de scanner d'embléepriorité 1 (urgent), délai 2 (dans les heures)Non irradiantGrade C · WSES 2020, ACR 2022
IRM abdomino-pelvienne sans injectionFemme enceinte : échographie, puis IRM ; pas de scanner d'embléepriorité 1 (urgent), délai 2 (dans les heures)Non irradiantGrade B · WSES 2020
Scanner abdomino-pelvienFemme enceinte : échographie, puis IRM ; pas de scanner d'embléePas d'imagerieClasse III à IVGrade C · WSES 2020
Scanner abdomino-pelvien avec injection (faible dose chez l'adulte jeune)Suspicion d'appendicite, probabilité intermédiaire ou score non calculé : imagerie le jour mêmepriorité 1 (urgent), délai 2 (dans les heures)Classe III à IVAccord d'experts · ACR 2022, WSES 2020
Échographie de la fosse iliaque droiteSuspicion d'appendicite, probabilité intermédiaire ou score non calculé : imagerie le jour mêmepriorité 1 (urgent), délai 2 (dans les heures)Non irradiantGrade B · WSES 2020, ACR 2022
Radiographie de l'abdomen sans préparationSuspicion d'appendicite, probabilité intermédiaire ou score non calculé : imagerie le jour mêmePas d'imagerieClasse IIAccord d'experts · ACR 2022
Aucune imagerieProbabilité faible : pas d'imagerie, surveillancePas d'imagerieGrade A · WSES 2020, Advances in Surgery 2013
À ne pas demander
  • Score faible (AIR 0 à 4, Alvarado inférieur à 5) et état stable (WSES 2020, 1A).
  • Radiographie de l'abdomen, lavement, scintigraphie : sans intérêt (ACR 2022).
Adresser
  • Urgences ou chirurgien : péritonite, score élevé, grossesse, imagerie positive ou non concluante avec douleur qui persiste.
Quand les sources divergent
  • WSES 2020 : échographie d'abord, scanner faible dose si elle ne conclut pas. ACR 2022, plus récent : scanner injecté d'emblée, échographie seulement « possible ». Les deux sont proposés en 1re intention : scanner (ACR 2022) ou échographie (WSES 2020), selon le patient et l'accès. (WSES 2020, ACR 2022)

Sources : WSES, Diagnostic et traitement de l'appendicite aiguë : mise à jour 2020 des recommandations de Jérusalem (2020) · ACR, Douleur de la fosse iliaque droite (critères de pertinence de l'imagerie) (2022) · Annals of Emergency Medicine, Score d'Alvarado : article original (1986) · Advances in Surgery, Score AIR (Appendicitis Inflammatory Response), repris dans une revue sur le diagnostic de l'appendicite (2013) · NICE, Grossesse extra-utérine et fausse couche : diagnostic et prise en charge initiale (NG126) (2026). Mise à jour : 13/10/2026.

Douleur épigastrique, dyspepsie, reflux

La stratégie en médecine générale

  1. D'abord la clinique : Âge, amaigrissement, difficulté à avaler, anémie, vomissements, AINS ou anticoagulants, antécédents familiaux.
  2. Sans signe d'alarme : Pas d'imagerie : revoir les médicaments, traitement d'épreuve, recherche et traitement d'Helicobacter pylori.
  3. Signe d'alarme : Endoscopie digestive haute rapide, sans imagerie préalable.
  4. Autres pistes : Douleur de type biliaire : échographie. Amaigrissement après 60 ans avec symptômes digestifs : scanner du pancréas.
  5. Le résultat : Endoscopie normale et symptômes qui persistent : penser à une cause biliaire ou fonctionnelle.

Les examens selon le cas

ExamenSituationQuandDosePreuve et source
Endoscopie digestive haute en urgence (à l'hôpital)Hémorragie digestive haute mal toléréepriorité 1 (urgent), délai 2 (dans les heures)Non gradé · NICE 2026
Endoscopie œso-gastro-duodénaleSigne d'alarme : endoscopie digestive haute rapidepriorité 2 (rapide)Non gradé · NICE 2026
Scanner abdominal avec injection (pancréas)Amaigrissement après 60 ans avec symptômes digestifs : rechercher un cancer du pancréaspriorité 2 (rapide)Classe III à IVNon gradé · NICE 2026
Échographie abdominaleAmaigrissement après 60 ans avec symptômes digestifs : rechercher un cancer du pancréaspriorité 2 (rapide)Non irradiantNon gradé · NICE 2026
Échographie abdominale (foie, vésicule, voies biliaires), à jeunDouleur de type biliaire : échographie abdominalepriorité 2 (rapide)Non irradiantGrade A · EASL 2016
Aucune imagerieDyspepsie ou reflux sans signe d'alarme : pas d'imageriePas d'imagerieNon gradé · NICE 2019
À ne pas demander
  • Reflux ou dyspepsie non compliqués : pas d'imagerie (NICE CG184).
  • Échographie biliaire pour des brûlures ou ballonnements isolés : ils ne relèvent pas de la lithiase (EASL 2016).
Adresser
  • Appel du 15 : hémorragie digestive mal tolérée.
  • Gastro-entérologue : difficulté à avaler, amaigrissement, anémie, hématémèse, échec du traitement après 55 ans.
Quand les sources divergent
  • Seuils d'âge et délais issus de recommandations britanniques (NICE) : leurs filières diffèrent des nôtres. (NICE 2026, NICE 2019)

Sources : NICE, Reflux gastro-œsophagien et dyspepsie de l'adulte (CG184) (2019) · NICE, Suspicion de cancer : repérage et adressage (NG12) (2026) · EASL, Lithiase biliaire : prévention, diagnostic et traitement (2016). Mise à jour : 13/10/2026.

Colique néphrétique (douleur lombaire aiguë évoquant un calcul)

La stratégie en médecine générale

  1. D'abord soulager : AINS en première intention ; l'imagerie ne doit pas retarder l'antalgie. Bandelette, ECBU, créatinine.
  2. Chercher la complication : Fièvre, anurie, rein unique, insuffisance rénale aiguë, douleur rebelle ou doute diagnostique : urgences, imagerie immédiate.
  3. Colique simple : Échographie puis scanner sans injection faible dose dans les 24 heures ; pas de radiographie de l'abdomen si le scanner est prévu.
  4. Femme enceinte, enfant : Échographie d'abord. Grossesse : IRM en deuxième, scanner en dernier. Enfant : scanner faible dose seulement si le doute persiste.
  5. Le résultat : Petit calcul : expulsion spontanée attendue, filtrer les urines, consignes de retour. Gros calcul, obstacle ou infection : urologue (en urgence si infection).
  6. Le suivi : Échographie ou radiographie selon le calcul ; éviter les scanners répétés.

Les examens selon le cas

ExamenSituationQuandDosePreuve et source
Scanner abdomino-pelvien sans injectionColique compliquée ou diagnostic douteux : imagerie immédiatepriorité 1 (urgent), délai 1 (immédiat)Classe III à IVGrade A · EAU 2026, AFU (CLAFU) 2022
Échographie rénale et vésicaleColique compliquée ou diagnostic douteux : imagerie immédiatepriorité 1 (urgent), délai 1 (immédiat)Non irradiantAccord d'experts · EAU 2026, AFU (CLAFU) 2022
Scanner abdomino-pelvien avec injectionColique compliquée ou diagnostic douteux : imagerie immédiatepriorité 1 (urgent), délai 1 (immédiat)Classe III à IVAccord d'experts · AFU (CLAFU) 2022
Échographie rénale et vésicaleFemme enceinte avec fièvre, anurie, rein unique ou doute : échographie immédiatepriorité 1 (urgent), délai 1 (immédiat)Non irradiantAccord d'experts · EAU 2026, AFU (CLAFU) 2022, NICE 2019, ACR 2023
IRM sans injection (uro-IRM)Femme enceinte avec fièvre, anurie, rein unique ou doute : échographie immédiatepriorité 1 (urgent), délai 2 (dans les heures)Non irradiantGrade C · EAU 2026
Échographie rénale et vésicale (endovaginale si besoin)Femme enceinte : échographie, puis IRM, le scanner en dernierpriorité 1 (urgent), délai 2 (dans les heures)Non irradiantAccord d'experts · EAU 2026, AFU (CLAFU) 2022, NICE 2019, ACR 2023
IRM sans injection (uro-IRM)Femme enceinte : échographie, puis IRM, le scanner en dernierpriorité 1 (urgent), délai 2 (dans les heures)Non irradiantGrade C · EAU 2026
Scanner sans injection, faible doseFemme enceinte : échographie, puis IRM, le scanner en dernierpriorité 1 (urgent), délai 2 (dans les heures)Classe III à IVGrade C · EAU 2026, NICE 2019
Échographie rénale et vésicaleEnfant : échographie d'abordpriorité 1 (urgent), délai 2 (dans les heures)Non irradiantAccord d'experts · EAU 2026, NICE 2019
Scanner sans injection, faible doseEnfant : échographie d'abordpriorité 1 (urgent), délai 2 (dans les heures)Classe I à IIAccord d'experts · NICE 2019, EAU 2026
Radiographie de l'abdomen sans préparationEnfant : échographie d'abordpriorité 1 (urgent), délai 2 (dans les heures)Classe I à IIAccord d'experts · EAU 2026
Échographie rénale et vésicale (vessie pleine)Colique néphrétique simple : imagerie dans les 24 heurespriorité 1 (urgent), délai 3 (sous 24 à 48 h)Non irradiantAccord d'experts · EAU 2026, AFU (CLAFU) 2022
Scanner abdomino-pelvien sans injection, faible doseColique néphrétique simple : imagerie dans les 24 heurespriorité 1 (urgent), délai 3 (sous 24 à 48 h)Classe III à IVGrade A · EAU 2026, NICE 2019, ACR 2023
Radiographie de l'abdomen sans préparationColique néphrétique simple : imagerie dans les 24 heuresPas d'imagerieClasse IIAccord d'experts · AFU (CLAFU) 2022
Uroscanner (scanner avec injection et temps tardif)Scanner sans injection non concluantpriorité 2 (rapide)Classe IVAccord d'experts · ACR 2023, AFU (CLAFU) 2022
Uro-IRMScanner sans injection non concluantpriorité 2 (rapide)Non irradiantAccord d'experts · ACR 2023
Échographie rénale et vésicaleCalcul connu : suivi sans scanner systématiquepriorité 2 (rapide)Non irradiantAccord d'experts · AFU (CLAFU) 2022, EAU 2026
Radiographie de l'abdomen sans préparationCalcul connu : suivi sans scanner systématiquepriorité 2 (rapide)Classe IIAccord d'experts · ACR 2023, AFU (CLAFU) 2022
À ne pas demander
  • Radiographie de l'abdomen quand un scanner sans injection est prévu (CLAFU 2022).
  • Scanner pour toute douleur abdominale : seulement si la colique néphrétique est suspectée (NICE 2019).
  • Scanner en première ligne chez la femme enceinte (NICE 2019, EAU 2026).
  • Scanner systématique pour le suivi des calculs (CLAFU 2022).
Adresser
  • Urgences : fièvre, anurie, rein unique, insuffisance rénale aiguë, douleur rebelle, doute diagnostique, grossesse.
  • Urologue : calcul volumineux ou qui ne descend pas, récidives.
Quand les sources divergent
  • EAU 2026 et CLAFU 2022 : échographie d'abord, puis scanner sans injection. NICE 2019 et ACR 2023 : scanner faible dose d'emblée. L'outil suit la plus récente (EAU 2026). (EAU 2026, AFU (CLAFU) 2022, NICE 2019, ACR 2023)

Sources : EAU, Lithiase urinaire (mise à jour de mars 2026) (2026) · AFU (CLAFU), Calculs et lithiase urinaire : diagnostic, traitement, suivi et prévention (argumentaire) (2022) · NICE, Calculs du rein et de l'uretère : évaluation et prise en charge (NG118) (2019) · ACR, Douleur aiguë du flanc, suspicion de calcul urinaire (critères de pertinence de l'imagerie) (2023). Mise à jour : 13/10/2026.

Colique hépatique, lithiase biliaire, cholécystite aiguë

La stratégie en médecine générale

  1. D'abord la clinique : Siège, durée et horaire de la douleur ; fièvre, ictère, urines foncées. Une douleur de plus de 5 heures évoque une cholécystite.
  2. Colique terminée : Antalgique, échographie à jeun dans les jours qui suivent.
  3. Douleur qui dure, fièvre, vomissements : Échographie le jour même, aux urgences si besoin ; scanner, IRM ou scintigraphie selon le radiologue.
  4. Échographie négative : Si la suspicion reste forte, ou si le bilan hépatique est perturbé : IRM avec cholangio-IRM ou avis gastro-entérologique.
  5. Le résultat : Calculs avec crises : avis chirurgical. Calculs sans symptôme : pas de traitement. Cholécystite : chirurgien en urgence.

Les examens selon le cas

ExamenSituationQuandDosePreuve et source
Échographie abdominaleAngiocholite ou cholécystite grave possiblepriorité 1 (urgent), délai 1 (immédiat)Non irradiantGrade A · WSES 2020
Scanner abdominal avec injectionAngiocholite ou cholécystite grave possiblepriorité 1 (urgent), délai 1 (immédiat)Classe III à IVAccord d'experts · ACR 2022
Échographie abdominale (foie, vésicule, voies biliaires)Suspicion de cholécystite aiguë : échographie le jour mêmepriorité 1 (urgent), délai 2 (dans les heures)Non irradiantGrade A · WSES 2020, ACR 2022
Scanner abdominal avec injectionSuspicion de cholécystite aiguë : échographie le jour mêmepriorité 1 (urgent), délai 2 (dans les heures)Classe III à IVAccord d'experts · ACR 2022
IRM avec cholangio-IRMSuspicion de cholécystite aiguë : échographie le jour mêmepriorité 1 (urgent), délai 2 (dans les heures)Non irradiantAccord d'experts · ACR 2022
Scintigraphie des voies biliairesSuspicion de cholécystite aiguë : échographie le jour mêmepriorité 1 (urgent), délai 3 (sous 24 à 48 h)Classe IIAccord d'experts · ACR 2022
Échographie abdominaleDouleur biliaire avec ictèrepriorité 1 (urgent), délai 2 (dans les heures)Non irradiantAccord d'experts · ACR 2018
IRM avec cholangio-IRMÉchographie négative mais suspicion forte de calculpriorité 2 (rapide)Non irradiantGrade C · EASL 2016
Écho-endoscopie (gastro-entérologue)Échographie négative mais suspicion forte de calculpriorité 2 (rapide)Grade C · EASL 2016
IRM avec cholangio-IRMCalcul du cholédoque possiblepriorité 2 (rapide)Non irradiantGrade A · WSES 2020
Écho-endoscopie (gastro-entérologue)Calcul du cholédoque possiblepriorité 2 (rapide)Grade A · WSES 2020
Échographie abdominale (foie, vésicule, voies biliaires), à jeunCrise biliaire terminée : échographie dans les jours qui suiventpriorité 2 (rapide)Non irradiantGrade A · EASL 2016, ACR 2022
Radiographie de l'abdomen sans préparationCrise biliaire terminée : échographie dans les jours qui suiventPas d'imagerieClasse IIAccord d'experts · ACR 2022
Aucune imagerieCalculs sans crise, ou troubles digestifs non biliaires : pas d'imageriePas d'imagerieNon gradé · EASL 2016
À ne pas demander
  • Calculs découverts par hasard, sans crise : pas de surveillance par imagerie (EASL 2016).
  • Brûlures, ballonnements, digestion lente isolés (EASL 2016).
  • Radiographie de l'abdomen : sans valeur pour la vésicule (ACR 2022).
Adresser
  • Urgences : fièvre, douleur de plus de 5 heures, vomissements qui ne cèdent pas, ictère, terrain fragile, grossesse.
  • Chirurgien : calculs responsables de crises.
  • Gastro-entérologue : calcul du cholédoque possible.
Quand les sources divergent
  • EASL 2016, WSES 2020 et ACR 2022 s'accordent sur l'échographie en premier ; elles diffèrent sur l'examen suivant (IRM, écho-endoscopie, scanner, scintigraphie selon le cas). (EASL 2016, WSES 2020, ACR 2022)

Sources : EASL, Lithiase biliaire : prévention, diagnostic et traitement (2016) · WSES, Cholécystite aiguë lithiasique : mise à jour 2020 (2020) · ACR, Douleur de l'hypochondre droit (critères de pertinence de l'imagerie) (2022) · ACR, Ictère (critères de pertinence de l'imagerie) (2018). Mise à jour : 13/10/2026.

Ictère de l'adulte

La stratégie en médecine générale

  1. D'abord la clinique : Fièvre, douleur, amaigrissement, prurit, alcool, médicaments, antécédent de lithiase ou de cancer, âge.
  2. Ictère fébrile ou mal toléré : Urgences sans délai : angiocholite possible, le drainage précoce compte.
  3. Avant l'imagerie : Bilan hépatique le jour même.
  4. Quel examen : Échographie d'abord dans tous les cas : elle dit s'il y a un obstacle.
  5. Le résultat : Voies biliaires dilatées : IRM avec cholangio-IRM ou scanner, gastro-entérologue. Pas de dilatation : cause hépatique « médicale ».
  6. Quand adresser : Fièvre, douleur intense, confusion ; ictère récent après 40 ans avec amaigrissement.

Les examens selon le cas

ExamenSituationQuandDosePreuve et source
Échographie abdominaleIctère fébrile ou mal tolérépriorité 1 (urgent), délai 1 (immédiat)Non irradiantAccord d'experts · ACR 2018
Scanner abdominal avec injectionIctère fébrile ou mal tolérépriorité 1 (urgent), délai 1 (immédiat)Classe III à IVAccord d'experts · ACR 2018
Échographie abdominaleIctère douloureux : lithiase à rechercherpriorité 1 (urgent), délai 2 (dans les heures)Non irradiantAccord d'experts · ACR 2018
Échographie abdominaleIctère sans douleur ou après 40 ans : rechercher une tumeurpriorité 1 (urgent), délai 4 (dans la semaine)Non irradiantAccord d'experts · ACR 2018
Scanner abdominal avec injection (pancréas)Ictère sans douleur ou après 40 ans : rechercher une tumeurpriorité 1 (urgent), délai 4 (dans la semaine)Classe III à IVAccord d'experts · ACR 2018, NICE 2026
IRM abdominale avec cholangio-IRM (sans et avec injection)Voies biliaires dilatées : trouver l'obstaclepriorité 1 (urgent), délai 4 (dans la semaine)Non irradiantAccord d'experts · ACR 2018
Scanner abdominal avec injectionVoies biliaires dilatées : trouver l'obstaclepriorité 1 (urgent), délai 4 (dans la semaine)Classe III à IVAccord d'experts · ACR 2018
Écho-endoscopie ou cholangiographie endoscopique (CPRE)Voies biliaires dilatées : trouver l'obstaclepriorité 2 (rapide)Accord d'experts · ACR 2018
Échographie abdominaleIctère sans fièvre ni douleur : échographie rapidepriorité 1 (urgent), délai 4 (dans la semaine)Non irradiantAccord d'experts · ACR 2018
Scanner sans injectionIctère sans fièvre ni douleur : échographie rapidePas d'imagerieClasse III à IVAccord d'experts · ACR 2018
Pas d'autre imagerie d'embléePas de dilatation : cause hépatique à rechercherPas d'imagerieAccord d'experts · ACR 2018
À ne pas demander
  • Scanner sans injection ou en triple phase (ACR 2018).
  • Écho-endoscopie et CPRE quand aucune obstruction n'est suspectée (ACR 2018).
Adresser
  • Urgences : fièvre, frissons, confusion, saignements.
  • Gastro-entérologue : voies biliaires dilatées, suspicion de tumeur, hépatopathie inexpliquée.

Sources : ACR, Ictère (critères de pertinence de l'imagerie) (2018) · NICE, Suspicion de cancer : repérage et adressage (NG12) (2026) · Japanese Society of Hepato-Biliary-Pancreatic Surgery, Recommandations de Tokyo 2018 sur la cholécystite et l'angiocholite (résumé) (2018) · WSES, Cholécystite aiguë lithiasique : mise à jour 2020 (2020). Mise à jour : 13/10/2026.

Douleur de la fosse iliaque gauche : suspicion de diverticulite

La stratégie en médecine générale

  1. D'abord la clinique : Douleur de la fosse iliaque gauche, fièvre, défense ; immunodépression, comorbidités, grossesse.
  2. Avant l'imagerie : NFS, CRP, créatinine.
  3. Quel examen : Scanner abdomino-pelvien injecté le jour même, à chaque épisode ; échographie seulement si le scanner est impossible.
  4. Le résultat : Non compliquée et patient stable : traitement en ville, souvent sans antibiotique. Compliquée : hôpital ou chirurgien.
  5. Après la poussée : Coloscopie à distance après une forme compliquée ; ni scanner ni coloscopie systématiques après une forme simple.

Les examens selon le cas

ExamenSituationQuandDosePreuve et source
Scanner abdomino-pelvien avec injection (aux urgences)Péritonite possiblepriorité 1 (urgent), délai 1 (immédiat)Classe III à IVAccord d'experts · HAS 2017, ACR 2023
Scanner abdomino-pelvien avec injectionDiverticulite sur terrain fragile ou avec signe de gravitépriorité 1 (urgent), délai 2 (dans les heures)Classe III à IVAccord d'experts · HAS 2017, ACR 2023
Échographie abdominaleDiverticulite sur terrain fragile ou avec signe de gravitépriorité 1 (urgent), délai 2 (dans les heures)Non irradiantNon gradé · HAS 2017
Échographie abdominaleFemme enceinte : prise en charge hospitalièrepriorité 1 (urgent), délai 2 (dans les heures)Non irradiantNon gradé · HAS 2017
Scanner abdomino-pelvien avec injectionSuspicion de diverticulite : scanner injecté le jour même, à chaque épisodepriorité 1 (urgent), délai 2 (dans les heures)Classe III à IVAccord d'experts · HAS 2017, ACR 2023
Échographie abdominaleSuspicion de diverticulite : scanner injecté le jour même, à chaque épisodepriorité 1 (urgent), délai 2 (dans les heures)Non irradiantNon gradé · HAS 2017
Radiographie de l'abdomen sans préparationSuspicion de diverticulite : scanner injecté le jour même, à chaque épisodePas d'imagerieClasse IINon gradé · HAS 2017
IRM abdomino-pelvienneSuspicion de diverticulite : scanner injecté le jour même, à chaque épisodePas d'imagerieNon irradiantNon gradé · HAS 2017
Coloscopie en phase aiguëSuspicion de diverticulite : scanner injecté le jour même, à chaque épisodePas d'imagerieNon gradé · HAS 2017
Coloscopie, à distance de la pousséeAprès une diverticulite compliquée : coloscopie à distancepriorité 3 (programmé)Non gradé · HAS 2017
Ni scanner de contrôle ni coloscopie systématiquesAprès une poussée non compliquée : pas d'examen de contrôlePas d'imagerieNon gradé · HAS 2017
À ne pas demander
  • Radiographie de l'abdomen, lavement opaque, IRM, coloscopie ou coloscopie virtuelle au diagnostic (HAS 2017).
  • Coloscopie en phase aiguë (HAS 2017).
  • Scanner de contrôle systématique après une poussée traitée, sans signe d'appel (HAS 2017).
Adresser
  • Urgences : péritonite, signe de gravité, immunodépression, ASA supérieur à 3, grossesse, échec du traitement en ville, complication au scanner.
  • Gastro-entérologue : coloscopie à distance d'une forme compliquée.

Sources : HAS, Prise en charge médicale et chirurgicale de la diverticulite colique (fiche de synthèse) (2017) · ACR, Douleur de la fosse iliaque gauche (critères de pertinence de l'imagerie) (2023). Mise à jour : 13/10/2026.

Hématurie visible ou microscopique de l'adulte

La stratégie en médecine générale

  1. D'abord confirmer : ECBU avec examen au microscope ; écarter infection, règles, effort, calcul. La bandelette seule ne suffit pas.
  2. Classer le risque : Âge, sexe, tabac (paquets-années), nombre d'hématies, antécédent d'hématurie visible (classement AUA).
  3. Risque faible : Nouvelle analyse d'urine dans les 6 mois, pas d'imagerie.
  4. Risque intermédiaire : Échographie des reins et de la vessie, et cystoscopie par l'urologue.
  5. Risque élevé ou hématurie visible : Uroscanner (uro-IRM si l'iode est contre-indiqué) et cystoscopie.
  6. Le résultat : Lésion suspecte : urologue. Bilan négatif : surveillance, nouvel avis si l'hématurie persiste ou devient visible.

Les examens selon le cas

ExamenSituationQuandDosePreuve et source
Échographie de la vessie et des reinsHématurie avec caillots, rétention ou mauvaise tolérancepriorité 1 (urgent), délai 2 (dans les heures)Non irradiantNon gradé · AUA, SUFU 2025
Uroscanner (scanner avec injection en plusieurs temps)Hématurie visible ou microhématurie à risque élevé : uroscanner et cystoscopiepriorité 2 (rapide)Classe IVGrade C · AUA, SUFU 2025, ACR 2023
Cystoscopie (urologue)Hématurie visible ou microhématurie à risque élevé : uroscanner et cystoscopiepriorité 2 (rapide)Grade C · AUA, SUFU 2025
Uro-IRMHématurie visible ou microhématurie à risque élevé : uroscanner et cystoscopiepriorité 2 (rapide)Non irradiantGrade C · AUA, SUFU 2025
Échographie des reins et de la vessieMicrohématurie à risque intermédiaire : échographie et cystoscopiepriorité 2 (rapide)Non irradiantGrade C · AUA, SUFU 2025
Cystoscopie (urologue)Microhématurie à risque intermédiaire : échographie et cystoscopiepriorité 2 (rapide)Grade C · AUA, SUFU 2025
Uroscanner, selon l'urologueBilan négatif, hématurie qui persiste : réévaluation par l'urologuepriorité 3 (programmé)Classe IVGrade C · AUA, SUFU 2025
Pas d'imagerie immédiateMicrohématurie à faible risque : nouvelle analyse dans les 6 moisPas d'imagerieGrade C · AUA, SUFU 2025
Pas d'imagerie avant confirmationHématurie à la bandelette : confirmer et classer le risque avant toute imageriePas d'imagerieGrade C · AUA, SUFU 2025
À ne pas demander
  • Bandelette positive non confirmée au microscope (AUA 2025).
  • Microhématurie à faible risque : recontrôle à 6 mois plutôt qu'imagerie (AUA 2025).
  • Cytologie et marqueurs urinaires en routine (AUA 2025).
Adresser
  • Urgences : caillots, rétention, anémie ou malaise.
  • Urologue : hématurie visible, microhématurie à risque intermédiaire ou élevé, hématurie qui persiste.
  • Néphrologue : protéinurie, créatinine élevée, orientation vers une cause rénale médicale.
Quand les sources divergent
  • L'AUA 2025 réserve l'uroscanner au risque élevé et propose l'échographie au risque intermédiaire ; l'ancienne pratique française demandait plus largement l'uroscanner. L'outil suit l'AUA 2025, la plus récente lue. (AUA, SUFU 2025)

Sources : AUA, SUFU, Microhématurie (recommandation de 2020 amendée en 2025) (2025) · NICE, Suspicion de cancer : repérage et adressage (NG12) (2026) · ACR, Douleur aiguë du flanc, suspicion de calcul urinaire (critères de pertinence de l'imagerie) (2023). Mise à jour : 13/10/2026.

Troubles urinaires du bas appareil de l'homme (adénome de la prostate)

La stratégie en médecine générale

  1. D'abord la clinique : Gêne, nycturie, médicaments (diurétiques, anticholinergiques), diabète, maladie neurologique, hématurie, infections, calculs.
  2. Bilan de base : Score de symptômes, toucher rectal, bandelette, créatinine, mesure du résidu ; PSA après information.
  3. Quel examen : Échographie des reins et de la vessie avec résidu ; volume de la prostate avant un traitement ciblé ou une chirurgie.
  4. Le résultat : Résidu élevé, reins dilatés, toucher suspect ou PSA élevé : urologue.
  5. Quand adresser : Rétention, hématurie, infections répétées, toucher suspect, PSA élevé, échec du traitement.

Les examens selon le cas

ExamenSituationQuandDosePreuve et source
Échographie de la vessie (mesure du volume, souvent au lit)Rétention aiguë d'urinepriorité 1 (urgent), délai 1 (immédiat)Non irradiantNon gradé · EAU 2026
Échographie des reins et de la vessie, avec résidu après mictionSigne d'alerte : échographie des reins et de la vessiepriorité 2 (rapide)Non irradiantGrade C · EAU 2026
Consultation d'urologieToucher rectal suspect, PSA élevé ou cause neurologique possible : urologuepriorité 2 (rapide)Non gradé · NICE 2026
Échographie de la prostate (sus-pubienne ou endorectale) avec volumeMesurer le volume de la prostate avant un traitementpriorité 3 (programmé)Non irradiantAccord d'experts · EAU 2026
Échographie des reins et de la vessie, avec résidu après mictionTroubles urinaires sans signe d'alertepriorité 3 (programmé)Non irradiantGrade C · EAU 2026, ACR 2019
IRM, scanner ou urographieTroubles urinaires sans signe d'alertePas d'imagerieAccord d'experts · EAU 2026, ACR 2019
À ne pas demander
  • IRM, scanner ou urographie d'emblée (EAU 2026, ACR 2019).
  • Imagerie systématique de la prostate sans projet de traitement (EAU 2026).
Adresser
  • Urgences : rétention aiguë.
  • Urologue : résidu élevé, reins dilatés, hématurie, toucher suspect, PSA élevé, cause neurologique, échec du traitement.
Quand les sources divergent
  • PSA : à proposer seulement s'il change la prise en charge pour l'EAU 2026 ; à envisager chez tout homme avec des symptômes urinaires pour le NICE 2026. L'outil suit l'EAU, plus prudente et aussi récente. (EAU 2026, NICE 2026)
  • Échographie : recommandée (faible) pour les voies urinaires hautes par l'EAU 2026 ; seulement « possible » pour l'ACR 2019. L'outil suit l'EAU, la plus récente. (EAU 2026, ACR 2019)

Sources : EAU, Troubles urinaires du bas appareil de l'homme, d'origine non neurologique (mise à jour de mars 2026) (2026) · ACR, Troubles urinaires du bas appareil, suspicion d'hypertrophie bénigne de la prostate (critères de pertinence de l'imagerie) (2019) · NICE, Suspicion de cancer : repérage et adressage (NG12) (2026). Mise à jour : 13/10/2026.

Douleur scrotale aiguë : torsion du testicule à écarter

La stratégie en médecine générale

  1. D'abord la clinique : Douleur brutale, nausées, testicule remonté ou horizontal, réflexe crémastérien aboli : torsion jusqu'à preuve du contraire, surtout à la naissance et vers la puberté, mais aussi chez l'adulte.
  2. Adresser tout de suite : Urgences chirurgicales ou urologiques (pédiatriques chez l'enfant) : le testicule se sauve dans les 4 à 6 premières heures.
  3. L'imagerie : Échographie-Doppler sur place si elle ne retarde pas la chirurgie ; aucun examen en ville.
  4. Le score TWIST : Aide à la décision, jamais seul : 5 ou plus, chirurgie ; 3 ou 4, échographie ; 2 ou moins, risque bas mais pas nul.
  5. Le résultat : Torsion ou doute : exploration chirurgicale. Épididymite : antibiotique adapté. Torsion d'un appendice testiculaire : anti-inflammatoire.

Les examens selon le cas

ExamenSituationQuandDosePreuve et source
Exploration chirurgicale en urgence (urologue ou chirurgien pédiatre)Torsion très probable : chirurgie sans attendre l'imageriepriorité 1 (urgent), délai 1 (immédiat)Grade C · EAU 2026
Échographie-Doppler du scrotumTorsion très probable : chirurgie sans attendre l'imageriepriorité 1 (urgent), délai 1 (immédiat)Non irradiantGrade B · EAU 2026, ACR 2024
Échographie-Doppler du scrotum (comparative)Épididymite probable, torsion non exclue : échographie-Doppler le jour mêmepriorité 1 (urgent), délai 2 (dans les heures)Non irradiantGrade B · EAU 2026, ACR 2024
Échographie-Doppler du scrotum (comparative), sur placeDouleur scrotale aiguë : urgences sans délai, la torsion doit être écartéepriorité 1 (urgent), délai 1 (immédiat)Non irradiantGrade B · EAU 2026, ACR 2024
Exploration chirurgicale si le doute persisteDouleur scrotale aiguë : urgences sans délai, la torsion doit être écartéepriorité 1 (urgent), délai 1 (immédiat)Grade C · EAU 2026
À ne pas demander
  • Échographie en ville qui retarderait l'exploration chirurgicale (EAU 2026).
  • Se fier à un Doppler rassurant ou à un score bas quand la clinique est évocatrice (EAU 2026).
Adresser
  • Urgences sans délai : toute douleur scrotale aiguë où la torsion n'est pas formellement écartée.
Quand les sources divergent
  • L'intérêt du Doppler avant la chirurgie reste discuté à cause du délai : l'EAU 2026 ne l'accepte que s'il ne retarde pas le traitement ; l'ACR 2024 le juge pertinent chez l'adulte comme chez l'enfant. (EAU 2026, ACR 2024)

Sources : EAU, Urologie pédiatrique, chapitre torsion du testicule (mise à jour de mars 2026) (2026) · ACR, Douleur scrotale aiguë sans traumatisme ni masse connue (critères de pertinence de l'imagerie) (2024) · Journal of Urology, Score TWIST de la torsion du testicule : élaboration et première validation (résumé) (2013). Mise à jour : 13/10/2026.

Constipation de l'adulte et de l'enfant

La stratégie en médecine générale

  1. D'abord la clinique : Durée, médicaments, alimentation, signes d'alarme (sang, anémie, amaigrissement, début récent, antécédent familial). Chez l'enfant : méconium, croissance, examen neurologique.
  2. Sans signe d'alarme : Pas d'imagerie : règles hygiéno-diététiques et laxatifs.
  3. Signe d'alarme chez l'adulte : Coloscopie par le gastro-entérologue.
  4. Signe d'alerte chez l'enfant : Avis pédiatrique en urgence, sans imagerie en ville.
  5. Échec du traitement : Avis spécialisé : examens fonctionnels ; radiographie ou échographie seulement à sa demande.

Les examens selon le cas

ExamenSituationQuandDosePreuve et source
Pas d'imagerie en villeEnfant avec un signe d'alerte : avis pédiatrique urgentPas d'imagerieNon gradé · NICE 2017
Coloscopie (gastro-entérologue)Adulte avec un signe d'alarme : coloscopiepriorité 2 (rapide)Non gradé · Vidal Recos 2022, NICE 2026
Radiographie de l'abdomen sans préparationConstipation rebelle : avis spécialisépriorité 3 (programmé)Classe IINon gradé · NICE 2017
Échographie abdominaleConstipation rebelle : avis spécialisépriorité 3 (programmé)Non irradiantNon gradé · NICE 2017
Aucune imagerieConstipation sans signe d'alarme : pas d'imageriePas d'imagerieNon gradé · NICE 2017, Vidal Recos 2022
Radiographie de l'abdomen sans préparationConstipation sans signe d'alarme : pas d'imageriePas d'imagerieClasse IINon gradé · NICE 2017
Échographie abdominaleConstipation sans signe d'alarme : pas d'imageriePas d'imagerieNon irradiantNon gradé · NICE 2017
À ne pas demander
  • Radiographie de l'abdomen ou échographie pour poser le diagnostic chez l'enfant (NICE CG99).
  • Endoscopie, manométrie ou temps de transit en routine chez l'enfant (NICE CG99).
Adresser
  • Pédiatre en urgence : enfant avec un signe d'alerte.
  • Gastro-entérologue : signe d'alarme chez l'adulte, constipation rebelle.
  • Urgences : arrêt des matières et des gaz avec vomissements (voir « Douleur abdominale aiguë »).

Sources : NICE, Constipation de l'enfant et de l'adolescent (CG99) (2017) · NICE, Suspicion de cancer : repérage et adressage (NG12) (2026) · Vidal Recos, Constipation de l'adulte : prise en charge (synthèse) (2022). Mise à jour : 13/10/2026.

Dysphagie de l'adulte

Pas de consensus
  • Pas de consensus publié pour cette situation : examens et délais sont des repères de l'outil, en attendant les données de la veille documentaire.

La stratégie en médecine générale

  1. D'abord la clinique : Solides ou liquides, douleur, amaigrissement, âge, reflux ancien, tabac, alcool, antécédents ORL ou neurologiques.
  2. Urgence : Impossibilité d'avaler, fausses routes, hématémèse ou douleur thoracique : urgences.
  3. Quel examen : Endoscopie digestive haute rapide, sans imagerie préalable.
  4. Le résultat : Lésion : spécialiste. Endoscopie normale : manométrie, avis ORL ou neurologique.

Les examens selon le cas

ExamenSituationQuandDosePreuve et source
Endoscopie digestive haute en urgence (à l'hôpital)Dysphagie compliquéepriorité 1 (urgent), délai 2 (dans les heures)Non gradé · NICE 2026
Endoscopie œso-gastro-duodénaleDysphagie : endoscopie digestive haute rapide, sans imagerie préalablepriorité 2 (rapide)Non gradé · NICE 2026
À ne pas demander
  • Transit baryté ou scanner avant l'endoscopie : pas en première intention dans les documents lus.
Adresser
  • Urgences : aphagie, fausses routes, hématémèse, douleur thoracique.
  • Gastro-entérologue : toute dysphagie persistante.

Sources : NICE, Suspicion de cancer : repérage et adressage (NG12) (2026). Mise à jour : 13/10/2026.

Masse abdominale palpable (adulte et enfant)

Pas de consensus
  • Pas de consensus publié pour cette situation : examens et délais sont des repères de l'outil, en attendant les données de la veille documentaire.

La stratégie en médecine générale

  1. D'abord la clinique : Siège, taille, mobilité, battements, ascite ; amaigrissement, anémie, antécédent de cancer ; test de grossesse chez la femme.
  2. Urgences : Masse battante douloureuse ou mal tolérée : appel du 15. Enfant : avis spécialisé sous 48 heures.
  3. Quel examen : Échographie rapide, orientée par le siège (foie, vésicule, aorte, pelvis) ; endoscopie pour une masse gastrique.
  4. Le résultat : Masse solide, ascite, ganglions : scanner et avis spécialisé en urgence relative.

Les examens selon le cas

ExamenSituationQuandDosePreuve et source
Échographie de l'aorte (aux urgences)Masse battante douloureuse ou mal toléréepriorité 1 (urgent), délai 1 (immédiat)Non irradiantAccord d'experts · ACR 2023
Échographie abdominaleEnfant : avis spécialisé sous 48 heurespriorité 1 (urgent), délai 3 (sous 24 à 48 h)Non irradiantNon gradé · NICE 2026
Échographie de l'aorte abdominaleMasse battante sans douleur : échographie de l'aortepriorité 2 (rapide)Non irradiantAccord d'experts · ACR 2023
Échographie abdominale (foie, vésicule)Gros foie ou vésicule palpable : échographie rapidepriorité 2 (rapide)Non irradiantNon gradé · NICE 2026
Endoscopie œso-gastro-duodénaleMasse épigastrique : endoscopiepriorité 2 (rapide)Non gradé · NICE 2026
Échographie pelvienne et abdominaleFemme avec masse pelvienne ou ascite : cancérologie gynécologiquepriorité 2 (rapide)Non irradiantNon gradé · NICE 2026
Échographie abdomino-pelvienneMasse abdominale de l'adulte : échographie rapidepriorité 2 (rapide)Non irradiantNon gradé · NICE 2026
Scanner abdomino-pelvien avec injectionMasse abdominale de l'adulte : échographie rapidepriorité 2 (rapide)Classe III à IVNon gradé · NICE 2026
Test immunologique de sang dans les sellesMasse abdominale de l'adulte : échographie rapidepriorité 2 (rapide)Non gradé · NICE 2026
À ne pas demander
  • Douleur abdominale aiguë associée : suivre la situation « Douleur abdominale aiguë ».
Adresser
  • Appel du 15 : masse battante douloureuse, malaise.
  • Pédiatre spécialisé sous 48 heures : toute masse ou gros organe inexpliqué chez l'enfant.
  • Spécialiste rapidement : toute masse confirmée ou qui persiste.

Sources : NICE, Suspicion de cancer : repérage et adressage (NG12) (2026) · ACR, Masse abdominale battante, suspicion d'anévrisme de l'aorte (critères de pertinence de l'imagerie) (2023). Mise à jour : 13/10/2026.

Hernie de l'aine (inguinale ou crurale)

La stratégie en médecine générale

  1. D'abord la clinique : Examen debout et couché, à la toux ; réductibilité ; signes d'occlusion. Chez la femme, penser à la hernie crurale.
  2. Hernie évidente : Pas d'imagerie ; chirurgien si elle gêne.
  3. Doute : Tuméfaction vague, douleur sans tuméfaction, récidive : échographie.
  4. Échographie non contributive : IRM dynamique (ou scanner dynamique), surtout si une autre cause est possible.
  5. Urgence : Hernie dure, douloureuse, irréductible, vomissements : urgences chirurgicales sans attendre l'imagerie.

Les examens selon le cas

ExamenSituationQuandDosePreuve et source
Pas d'imagerie avant l'avis chirurgicalHernie étranglée possiblePas d'imagerieGrade C · HerniaSurge Group 2018
Échographie de l'aineHernie étranglée possiblepriorité 1 (urgent), délai 2 (dans les heures)Non irradiantGrade C · HerniaSurge Group 2018
Échographie de l'aine, debout et couché, avec ValsalvaDiagnostic incertain ou hernie récidivée : échographiepriorité 3 (programmé)Non irradiantGrade C · HerniaSurge Group 2018
IRM dynamique de l'aine (avec Valsalva)Échographie non contributive ou autre cause possible : IRM dynamiquepriorité 3 (programmé)Non irradiantGrade C · HerniaSurge Group 2018
Scanner dynamique de l'aineÉchographie non contributive ou autre cause possible : IRM dynamiquepriorité 3 (programmé)Classe III à IVGrade C · HerniaSurge Group 2018
Échographie de l'aineDouleur chronique après cure de herniepriorité 3 (programmé)Non irradiantGrade C · HerniaSurge Group 2018
IRM de l'aineDouleur chronique après cure de herniepriorité 3 (programmé)Non irradiantGrade C · HerniaSurge Group 2018
Aucune imagerieHernie typique et réductible : pas d'imageriePas d'imagerieNon gradé · HerniaSurge Group 2018
À ne pas demander
  • Hernie typique, réductible, avec gêne locale (HerniaSurge 2018).
Adresser
  • Urgences : hernie irréductible et douloureuse, signes d'occlusion.
  • Chirurgien (programmé) : hernie qui gêne, hernie de la femme (risque de hernie crurale).

Sources : HerniaSurge Group, Recommandations internationales sur la prise en charge de la hernie de l'aine (2018). Mise à jour : 13/10/2026.

20 — Les situations

Gynécologie, sein, grossesse

Chaque fiche se lit sans l'outil. « Ouvrir dans l'outil » reprend la situation avec les signes et le terrain de votre patient.

Saignement génital après la ménopause

La stratégie en médecine générale

  1. D'abord l'examen : Spéculum et toucher vaginal : col, vagin, vulve ; frottis à jour. S'assurer que le sang vient de l'utérus et non des urines ou du rectum.
  2. Le contexte : Délai depuis la ménopause, THS, tamoxifène, anticoagulant, obésité, diabète, antécédents familiaux.
  3. Échographie endovaginale : Par un opérateur formé, dans la semaine, avec mesure de l'épaisseur maximale de l'endomètre.
  4. Le résultat : 4 mm ou moins après un premier saignement : surveillance. Plus de 4 mm, endomètre mal vu ou saignement qui revient : gynécologue pour prélèvement ou hystéroscopie.
  5. Quand adresser : Récidive, endomètre épais, lésion visible, saignement qui persiste sous THS ; à partir de 55 ans, avis gynécologique rapide en parallèle (NICE 2026).

Les examens selon le cas

ExamenSituationQuandDosePreuve et source
Biopsie de l'endomètre ou hystéroscopie (gynécologue)Endomètre épais ou saignement qui revient : prélèvementpriorité 2 (rapide)Accord d'experts · ACOG 2018
Hystérosonographie (échographie avec sérum instillé dans l'utérus)Endomètre épais ou saignement qui revient : prélèvementpriorité 2 (rapide)Non irradiantAccord d'experts · ACOG 2018, ACR 2020
IRM pelvienne sans et avec injectionEndomètre épais ou saignement qui revient : prélèvementpriorité 2 (rapide)Non irradiantAccord d'experts · ACR 2020
Échographie pelvienne endovaginale, mesure de l'endomètre55 ans ou plus, sans THS : avis gynécologique rapide en parallèlepriorité 2 (rapide)Non irradiantNon gradé · NICE 2026, ACOG 2018
Échographie pelvienne endovaginalePertes vaginales inexpliquées à 55 ans ou plus : échographiepriorité 2 (rapide)Non irradiantNon gradé · NICE 2026
Échographie pelvienne endovaginale, mesure de l'endomètreSaignement après la ménopause : échographie endovaginalepriorité 2 (rapide)Non irradiantAccord d'experts · ACOG 2018, ACR 2020
Échographie pelvienne sus-pubienneSaignement après la ménopause : échographie endovaginalepriorité 2 (rapide)Non irradiantAccord d'experts · ACR 2020
Pas d'autre imageriePremier saignement et endomètre fin : surveillancePas d'imagerieAccord d'experts · ACOG 2018
Pas d'exploration systématiqueEndomètre épais découvert sans saignement : pas d'exploration systématiquePas d'imagerieAccord d'experts · ACOG 2018
Échographie de dépistage chez une femme ménopausée sans saignementEndomètre épais découvert sans saignement : pas d'exploration systématiquePas d'imagerieNon irradiantAccord d'experts · ACOG 2018
À ne pas demander
  • Échographie de dépistage chez une femme ménopausée sans saignement (ACOG 2018).
  • Endomètre épais découvert par hasard sans saignement : pas d'exploration systématique (ACOG 2018).
Adresser
  • Gynécologue rapidement : endomètre de plus de 4 mm ou mal vu, saignement qui revient, lésion visible du col, du vagin ou de la vulve.
  • À partir de 55 ans : avis gynécologique rapide sans attendre le résultat de l'échographie (NICE 2026).
Quand les sources divergent
  • NICE 2026 oriente directement vers la gynécologie à partir de 55 ans ; l'ACOG 2018 commence par l'échographie. L'outil propose les deux en parallèle à partir de 55 ans. (NICE 2026, ACOG 2018)

Sources : ACOG, Place de l'échographie endovaginale pour explorer l'endomètre en cas de saignement après la ménopause (avis de comité n° 734) (2018) · ACR, Critères d'adéquation de l'imagerie : saignement utérin anormal (2020) · NICE, Suspicion de cancer : repérage et orientation (NG12) (2026). Mise à jour : 13/10/2026.

Douleur pelvienne aiguë de la femme

La stratégie en médecine générale

  1. Test de grossesse d'abord : Chez toute femme en âge de procréer qui a mal au ventre, même avec une contraception : test urinaire au cabinet.
  2. Constantes et examen : Pouls, tension, température ; examen abdominal et pelvien ; bandelette urinaire. Instabilité : appel du 15, sans attendre aucun examen.
  3. Test positif et douleur : Urgences gynécologiques ou consultation de début de grossesse, immédiatement : grossesse extra-utérine à écarter.
  4. Test négatif : Échographie pelvienne avec Doppler le jour même (torsion, kyste rompu, infection). Scanner si la cause semble digestive.
  5. Le résultat : Grossesse extra-utérine ou torsion : hôpital. Kyste rompu stable : antalgiques et contrôle. Infection : traitement et réévaluation.

Les examens selon le cas

ExamenSituationQuandDosePreuve et source
Échographie pelvienne (endovaginale et sus-pubienne), aux urgencesDouleur pelvienne avec signes de chocpriorité 1 (urgent), délai 1 (immédiat)Non irradiantNon gradé · NICE 2026
Échographie pelvienne endovaginale avec DopplerTest positif et douleur : grossesse extra-utérine à écarterpriorité 1 (urgent), délai 2 (dans les heures)Non irradiantAccord d'experts · NICE 2026, ACR 2023
Échographie pelvienne sus-pubienneTest positif et douleur : grossesse extra-utérine à écarterpriorité 1 (urgent), délai 2 (dans les heures)Non irradiantNon gradé · NICE 2026
Scanner ou IRM en premier examenTest positif et douleur : grossesse extra-utérine à écarterPas d'imagerieClasse III à IVAccord d'experts · ACR 2023
Échographie pelvienne endovaginale avec Doppler des annexesDouleur brutale : torsion d'annexe possiblepriorité 1 (urgent), délai 2 (dans les heures)Non irradiantAccord d'experts · ACR 2023
Échographie pelvienne sus-pubienne avec DopplerDouleur brutale : torsion d'annexe possiblepriorité 1 (urgent), délai 2 (dans les heures)Non irradiantAccord d'experts · ACR 2023
Échographie pelvienne endovaginale avec DopplerFièvre et douleur pelvienne : infection génitale haute possiblepriorité 1 (urgent), délai 3 (sous 24 à 48 h)Non irradiantAccord d'experts · ACR 2023
Scanner abdomino-pelvien avec injectionCause digestive ou urinaire plus probable, test négatifpriorité 1 (urgent), délai 3 (sous 24 à 48 h)Classe III à IVAccord d'experts · ACR 2023
Échographie pelvienne endovaginale avec DopplerCause digestive ou urinaire plus probable, test négatifpriorité 1 (urgent), délai 3 (sous 24 à 48 h)Non irradiantAccord d'experts · ACR 2023
Échographie abdominale et pelvienneCause non gynécologique possible chez une femme enceintepriorité 1 (urgent), délai 2 (dans les heures)Non irradiantAccord d'experts · ACR 2023
IRM abdomino-pelvienne sans injectionCause non gynécologique possible chez une femme enceintepriorité 1 (urgent), délai 2 (dans les heures)Non irradiantAccord d'experts · ACR 2023
Scanner abdomino-pelvien avec injectionCause non gynécologique possible chez une femme enceintepriorité 1 (urgent), délai 2 (dans les heures)Classe III à IVAccord d'experts · ACR 2023
Test de grossesse urinaireGrossesse possible, test non fait : le faire maintenantpriorité 1 (urgent), délai 2 (dans les heures)Non gradé · NICE 2026
Échographie pelvienne endovaginale avec DopplerGrossesse possible, test non fait : le faire maintenantpriorité 1 (urgent), délai 2 (dans les heures)Non irradiantAccord d'experts · ACR 2023
Test de grossesse urinaireDouleur pelvienne aiguë, état stable : test de grossesse puis échographie le jour mêmepriorité 1 (urgent), délai 2 (dans les heures)Non gradé · NICE 2026
Échographie pelvienne endovaginale avec DopplerDouleur pelvienne aiguë, état stable : test de grossesse puis échographie le jour mêmepriorité 1 (urgent), délai 2 (dans les heures)Non irradiantAccord d'experts · ACR 2023
Échographie pelvienne sus-pubienne avec DopplerDouleur pelvienne aiguë, état stable : test de grossesse puis échographie le jour mêmepriorité 1 (urgent), délai 2 (dans les heures)Non irradiantAccord d'experts · ACR 2023, NICE 2026
IRM pelvienneDouleur pelvienne aiguë, état stable : test de grossesse puis échographie le jour mêmepriorité 2 (rapide)Non irradiantAccord d'experts · ACR 2023
À ne pas demander
  • Saignement avant 6 semaines de grossesse, sans douleur ni facteur de risque : pas d'échographie, nouveau test urinaire 7 à 10 jours plus tard (NICE 2026).
  • Scanner ou IRM en premier examen quand la cause semble gynécologique et le test positif (ACR 2023).
  • Scanner sans injection limité au pelvis (ACR 2023).
Adresser
  • Appel du 15 : malaise, syncope, signes de choc.
  • Urgences gynécologiques immédiatement : test positif avec douleur, douleur brutale évoquant une torsion.
  • Urgences : fièvre mal tolérée, douleur qui s'aggrave.
Quand les sources divergent
  • NICE 2026 et ACR 2023 concordent : échographie pelvienne avec Doppler en premier, quel que soit le résultat du test. (NICE 2026, ACR 2023)

Sources : NICE, Grossesse extra-utérine et fausse couche : diagnostic et prise en charge initiale (NG126) (2026) · ACR, Critères d'adéquation de l'imagerie : douleur pelvienne aiguë en âge de procréer (2023). Mise à jour : 13/10/2026.

Masse de l'ovaire ou kyste ovarien

La stratégie en médecine générale

  1. Clinique : Âge, ménopause, symptômes persistants (ballonnement, satiété, douleur, urines), antécédents familiaux d'ovaire ou de sein, endométriose. Examen abdominal et pelvien ; test de grossesse.
  2. Biologie selon l'âge : CA125 à partir de 40 ans ; avant 40 ans, échographie sans attendre le CA125 (NICE 2026).
  3. Échographie endovaginale : Premier examen, avec description selon les règles IOTA (bénin, suspect, non classable).
  4. Le résultat : Kyste simple avant la ménopause : moins de 50 mm, rien ; 50 à 70 mm, contrôle ; plus de 70 mm, IRM ou chirurgien. Masse non classable : échographiste expert ou IRM. Critère M : oncologie gynécologique.
  5. Quand adresser : Ascite, critère M, CA125 élevé avec symptômes : oncologie gynécologique. Douleur brutale : urgences. Kyste après la ménopause : gynécologue.

Les examens selon le cas

ExamenSituationQuandDosePreuve et source
Échographie pelvienne endovaginale avec DopplerDouleur brutale sur kyste : torsion ou rupture possiblepriorité 1 (urgent), délai 2 (dans les heures)Non irradiantAccord d'experts · ACR 2023
Échographie pelvienne endovaginale et sus-pubienneSignes évocateurs de cancer : gynécologue oncologue sans attendrepriorité 1 (urgent), délai 4 (dans la semaine)Non irradiantGrade B · RCOG, BSGE 2011, IOTA 2008
Dosage du CA125Signes évocateurs de cancer : gynécologue oncologue sans attendrepriorité 1 (urgent), délai 4 (dans la semaine)Non gradé · NICE 2026
Dosage du CA125Symptômes persistants : CA125 dès 40 ans et échographiepriorité 2 (rapide)Non gradé · NICE 2026
Échographie abdominale et pelvienne (avec voie endovaginale)Symptômes persistants : CA125 dès 40 ans et échographiepriorité 2 (rapide)Non irradiantNon gradé · NICE 2026
Échographie endovaginale par un échographiste expert (seconde lecture)Masse non classable : échographiste expert ou IRMpriorité 2 (rapide)Non irradiantGrade A · CNGOF, HAS 2018, RCOG, BSGE 2011
IRM pelvienneMasse non classable : échographiste expert ou IRMpriorité 2 (rapide)Non irradiantGrade B · CNGOF, HAS 2018
IRM pelvienneKyste simple de plus de 70 mm : IRM ou avis chirurgicalpriorité 3 (programmé)Non irradiantAccord d'experts · RCOG, BSGE 2011
Échographie endovaginale de contrôleKyste simple de 50 à 70 mm : échographie de contrôlepriorité 3 (programmé)Non irradiantAccord d'experts · RCOG, BSGE 2011
Dosage du CA125Kyste après la ménopause : CA125 et avis gynécologiquepriorité 2 (rapide)Non gradé · NICE 2026
Échographie pelvienne endovaginale (règles IOTA)Masse de l'ovaire suspectée ou découverte : échographie endovaginalepriorité 2 (rapide)Non irradiantGrade B · RCOG, BSGE 2011, IOTA 2008
Échographie pelvienne sus-pubienneMasse de l'ovaire suspectée ou découverte : échographie endovaginalepriorité 2 (rapide)Non irradiantGrade B · RCOG, BSGE 2011
Dosage du CA125Masse de l'ovaire suspectée ou découverte : échographie endovaginalepriorité 2 (rapide)Non gradé · NICE 2026
Pas de suivi d'imagerieKyste simple de moins de 50 mm avant la ménopause : pas de suiviPas d'imagerieAccord d'experts · RCOG, BSGE 2011
Dosage du CA125Kyste simple de moins de 50 mm avant la ménopause : pas de suiviPas d'imagerieAccord d'experts · RCOG, BSGE 2011, NICE 2026
Pas d'imagerie complémentaire systématiqueCritères B seulement : masse probablement bénignePas d'imagerieAccord d'experts · RCOG, BSGE 2011, IOTA 2008
À ne pas demander
  • Kyste simple de moins de 50 mm avant la ménopause : pas de suivi (RCOG 2011).
  • CA125 quand l'échographie montre clairement un kyste simple avant la ménopause (NICE 2026, RCOG 2011).
  • Imagerie complémentaire systématique après l'échographie endovaginale (RCOG 2011).
Adresser
  • Oncologie gynécologique en urgence : ascite, masse palpable, critère M, CA125 élevé avec image suspecte.
  • Urgences gynécologiques : douleur brutale (torsion, rupture).
  • Gynécologue : masse non classable, kyste de plus de 70 mm, kyste après la ménopause.
Quand les sources divergent
  • Le RCOG 2011 est ancien ; NICE 2026 fixe des seuils de CA125 selon l'âge et ne fait plus décider le CA125 avant 40 ans. L'outil suit NICE pour la biologie, le RCOG pour la conduite selon la taille du kyste. (NICE 2026, RCOG, BSGE 2011)

Sources : RCOG, BSGE, Masses ovariennes suspectes chez la femme non ménopausée (Green-top n° 62) (2011) · IOTA, Règles simples d'échographie pour le diagnostic du cancer de l'ovaire (groupe IOTA) (2008) · NICE, Suspicion de cancer : repérage et orientation (NG12) (2026) · CNGOF, HAS, Prise en charge de l'endométriose (RPC), qui cite les RPC 2013 sur les tumeurs bénignes de l'ovaire (2018) · ACR, Critères d'adéquation de l'imagerie : douleur pelvienne aiguë en âge de procréer (2023). Mise à jour : 13/10/2026.

Suspicion d'endométriose

La stratégie en médecine générale

  1. Y penser : Règles très douloureuses, douleur profonde pendant les rapports, à la défécation ou en urinant pendant les règles, douleur pelvienne qui dure, infertilité. Ces signes sont peu spécifiques et le diagnostic tarde souvent plus de 8 ans.
  2. Interrogatoire ciblé : Intensité et rythme des douleurs, retentissement (travail, études, sexualité), signes digestifs et urinaires rythmés par les règles, projet de grossesse, contraception en cours.
  3. Examen clinique : Spéculum (lésions bleutées) et toucher vaginal (nodule du cul-de-sac, ligaments utéro-sacrés douloureux, ovaire fixé), s'ils sont acceptés. Un examen normal n'écarte rien. Écarter grossesse et infection.
  4. Traitement de 1re ligne : Sans projet de grossesse : pilule œstroprogestative ou DIU au lévonorgestrel 52 mg (CNGOF-HAS 2018, grade B), sans attendre la preuve par l'imagerie. Adolescente : contraception combinée d'abord.
  5. Échographie endovaginale : En parallèle, par un opérateur formé à l'endométriose, avec un compte rendu structuré (HAS 2025, grade A). Voie endovaginale impossible : IRM pelvienne d'emblée.
  6. 2e intention : Échec du traitement, échographie normale ou douteuse avec des symptômes qui persistent, signes d'atteinte profonde : gynécologue référent, échographie experte, IRM pelvienne (HAS 2025, grade A).
  7. Projet de grossesse : Ne pas bloquer l'ovulation si le projet est proche ; bilan du couple et orientation vers un gynécologue référent ou un centre d'AMP.
  8. Quand adresser : Échec du traitement, atteinte digestive ou urinaire, dilatation du rein, endométriome, infertilité, chirurgie discutée : centre ou filière endométriose. Douleur aiguë intense ou fièvre : voir « douleur pelvienne aiguë ».

Les examens selon le cas

ExamenSituationQuandDosePreuve et source
Échographie des reins et des voies urinairesDilatation du rein possible : échographie rénale rapidepriorité 2 (rapide)Non irradiantGrade C · CNGOF, HAS 2018
Échographie pelvienne endovaginale par un échographiste référent en endométrioseSignes d'atteinte profonde : échographie par un référent, ou IRMpriorité 3 (programmé)Non irradiantGrade B · CNGOF, HAS 2018, HAS (SIFEM, SFR, CNGOF) 2025
IRM pelvienneSignes d'atteinte profonde : échographie par un référent, ou IRMpriorité 3 (programmé)Non irradiantGrade B · CNGOF, HAS 2018
Échographie des reinsSignes d'atteinte profonde : échographie par un référent, ou IRMpriorité 3 (programmé)Non irradiantGrade C · CNGOF, HAS 2018
Coloscopie pour une atteinte du rectum ou du sigmoïdeSignes d'atteinte profonde : échographie par un référent, ou IRMPas d'imagerieGrade C · CNGOF, HAS 2018
IRM pelvienneÉchec du traitement ou échographie non concluante : IRM pelvienne et avis spécialisépriorité 3 (programmé)Non irradiantGrade A · HAS (SIFEM, SFR, CNGOF) 2025
Échographie endovaginale par un échographiste référentÉchec du traitement ou échographie non concluante : IRM pelvienne et avis spécialisépriorité 3 (programmé)Non irradiantAccord d'experts · CNGOF, HAS 2018
Cœlioscopie diagnostiqueÉchec du traitement ou échographie non concluante : IRM pelvienne et avis spécialisépriorité 3 (programmé)Grade C · CNGOF, HAS 2018, ESHRE 2022
Échographie pelvienne endovaginale par un échographiste référent en endométrioseDésir de grossesse ou infertilité : imagerie et bilan du couple, avis spécialisépriorité 2 (rapide)Non irradiantGrade A · HAS (SIFEM, SFR, CNGOF) 2025, CNGOF, HAS 2018
IRM pelvienneDésir de grossesse ou infertilité : imagerie et bilan du couple, avis spécialisépriorité 2 (rapide)Non irradiantGrade A · HAS (SIFEM, SFR, CNGOF) 2025
Bilan du couple : réserve ovarienne, trompes, spermogrammeDésir de grossesse ou infertilité : imagerie et bilan du couple, avis spécialisépriorité 2 (rapide)Non gradé · CNGOF, HAS 2018
Échographie pelvienne (voie sus-pubienne ; endovaginale seulement si elle est acceptée)Adolescente : contraception hormonale d'abord, échographie adaptéepriorité 3 (programmé)Non irradiantAccord d'experts · CNGOF, HAS 2018
IRM pelvienneAdolescente : contraception hormonale d'abord, échographie adaptéepriorité 3 (programmé)Non irradiantGrade A · HAS (SIFEM, SFR, CNGOF) 2025
IRM pelvienneVoie endovaginale impossible ou refusée : IRM pelvienne en 1re intentionpriorité 3 (programmé)Non irradiantGrade A · HAS (SIFEM, SFR, CNGOF) 2025
IRM pelvienne de cartographie (classification dPEI)Chirurgie envisagée : bilan d'extension décidé en concertationpriorité 3 (programmé)Non irradiantGrade B · HAS (SIFEM, SFR, CNGOF) 2025
Échographie des reinsChirurgie envisagée : bilan d'extension décidé en concertationpriorité 3 (programmé)Non irradiantGrade C · CNGOF, HAS 2018
Écho-endoscopie rectaleChirurgie envisagée : bilan d'extension décidé en concertationpriorité 3 (programmé)Grade C · HAS (SIFEM, SFR, CNGOF) 2025
Entéro-IRMChirurgie envisagée : bilan d'extension décidé en concertationpriorité 3 (programmé)Non irradiantAccord d'experts · HAS (SIFEM, SFR, CNGOF) 2025
Coloscanner à l'eauChirurgie envisagée : bilan d'extension décidé en concertationpriorité 3 (programmé)Classe III à IVAccord d'experts · HAS (SIFEM, SFR, CNGOF) 2025
Échographie pelvienne endovaginale par un opérateur formé à l'endométrioseDouleurs évocatrices, sans projet de grossesse : traitement hormonal et échographie endovaginale en parallèlepriorité 3 (programmé)Non irradiantGrade A · HAS (SIFEM, SFR, CNGOF) 2025, CNGOF, HAS 2018
IRM pelvienneDouleurs évocatrices, sans projet de grossesse : traitement hormonal et échographie endovaginale en parallèlepriorité 3 (programmé)Non irradiantGrade A · HAS (SIFEM, SFR, CNGOF) 2025
Cœlioscopie pour seulement confirmer le diagnosticDouleurs évocatrices, sans projet de grossesse : traitement hormonal et échographie endovaginale en parallèlePas d'imagerieGrade B · CNGOF, HAS 2018
Marqueurs sanguins (dont CA125) pour le diagnosticDouleurs évocatrices, sans projet de grossesse : traitement hormonal et échographie endovaginale en parallèlePas d'imagerieNon gradé · ESHRE 2022
Pas de recherche d'endométrioseRègles douloureuses seules, soulagées par la contraception : pas de bilanPas d'imagerieAccord d'experts · CNGOF, HAS 2018
À ne pas demander
  • Règles douloureuses seules, soulagées par la contraception, sans projet de grossesse proche (CNGOF-HAS 2018, accord d'experts).
  • Marqueurs sanguins (CA125…) pour faire le diagnostic (ESHRE 2022).
  • Cœlioscopie pour seulement confirmer quand l'imagerie montre des lésions typiques (CNGOF-HAS 2018, grade B).
  • Coloscopie pour une atteinte rectale suspectée (CNGOF-HAS 2018, grade C).
  • Coloscanner à l'eau quand l'entéro-IRM est possible, car il irradie (HAS 2025, accord d'experts).
Adresser
  • Gynécologue référent en endométriose (2e recours) : échec du traitement de 1re ligne, échographie normale ou douteuse avec symptômes, signes d'atteinte profonde, endométriome.
  • Centre ou filière endométriose (3e recours) : atteinte digestive, urinaire ou de plusieurs organes, chirurgie envisagée, dilatation du rein.
  • Médecine de la reproduction : infertilité ou projet de grossesse avec endométriose suspectée ou connue.
  • Centre de la douleur : douleur chronique installée avec sensibilisation.
Quand les sources divergent
  • Traiter avant la preuve : l'ESHRE 2022 accepte un traitement hormonal sans diagnostic formel ; la HAS 2025 veut une meilleure stratégie diagnostique pour limiter les traitements empiriques qui échouent. L'outil suit la RPC CNGOF-HAS 2018 (traitement de 1re ligne) et fait l'échographie en même temps. (ESHRE 2022, HAS (SIFEM, SFR, CNGOF) 2025, CNGOF, HAS 2018)
  • Échographie de 1re intention : accord d'experts en 2018 (CNGOF-HAS), grade A en 2025 (HAS). L'outil suit la HAS 2025, plus récente. (HAS (SIFEM, SFR, CNGOF) 2025, CNGOF, HAS 2018)

Sources : HAS (SIFEM, SFR, CNGOF), Place des examens d'imagerie pour diagnostiquer l'endométriose (recommandation labellisée) (2025) · CNGOF, HAS, Prise en charge de l'endométriose (recommandations pour la pratique clinique) (2018) · ESHRE, Endométriose : recommandations (2022) · NICE, Troubles de la fertilité : bilan et traitement (NG257) (2026). Mise à jour : 13/10/2026.

Hypofertilité du couple : bilan des trompes et de l'utérus

La stratégie en médecine générale

  1. Le couple : Âge de la femme, durée de l'infertilité, cycles, antécédents (infection génitale, grossesse extra-utérine, endométriose, chirurgie), santé du partenaire.
  2. Bilan de base : Ovulation (progestérone en milieu de 2e phase) et spermogramme avant toute imagerie des trompes.
  3. Les trompes : Sans antécédent pelvien : hystérosalpingographie, ou HyCoSy là où l'équipe la pratique. Avec antécédent pelvien : cœlioscopie avec épreuve au bleu.
  4. Le résultat : Trompes perméables : suite du bilan du couple. Obstruction ou doute : médecine de la reproduction.
  5. Quand adresser : Échec de conception au-delà de la durée retenue, femme plus âgée, antécédent pelvien, spermogramme anormal.

Les examens selon le cas

ExamenSituationQuandDosePreuve et source
Cœlioscopie avec épreuve au bleu (chirurgien gynécologue)Antécédent pelvien : cœlioscopie plutôt qu'hystérosalpingographiepriorité 3 (programmé)Non gradé · NICE 2026
Hystérosalpingographie d'embléeAntécédent pelvien : cœlioscopie plutôt qu'hystérosalpingographiePas d'imagerieClasse IINon gradé · NICE 2026
Cœlioscopie avec épreuve au bleuHystérosalpingographie anormale : médecine de la reproductionpriorité 3 (programmé)Non gradé · NICE 2026
Bilan préalable : ovulation (progestérone en 2e phase) et spermogrammeBilan d'hypofertilité sans antécédent pelvien : hystérosalpingographiepriorité 3 (programmé)Non gradé · NICE 2026
HystérosalpingographieBilan d'hypofertilité sans antécédent pelvien : hystérosalpingographiepriorité 3 (programmé)Classe IINon gradé · NICE 2026
Hystérosalpingo-échographie de contraste (HyCoSy)Bilan d'hypofertilité sans antécédent pelvien : hystérosalpingographiepriorité 3 (programmé)Non irradiantNon gradé · NICE 2026
À ne pas demander
  • Hystérosalpingographie d'emblée en cas d'antécédent pelvien (infection, grossesse extra-utérine, endométriose) : cœlioscopie (NICE 2026).
  • Courbe de température, test post-coïtal, prolactine systématique (NICE 2026).
Adresser
  • Médecine de la reproduction : obstruction ou doute sur les trompes, spermogramme anormal, endométriose connue.
  • Gynécologue : antécédent pelvien, pour discuter la cœlioscopie.
Quand les sources divergent
  • NICE 2026 a conservé ses recommandations de 2004 sur les trompes ; aucune recommandation française récente sur l'hypofertilité n'a été lue. (NICE 2026)

Sources : NICE, Troubles de la fertilité : bilan et traitement (NG257) (2026) · CNGOF, HAS, Prise en charge de l'endométriose (recommandations pour la pratique clinique) (2018). Mise à jour : 13/10/2026.

Masse du sein ou symptôme mammaire

La stratégie en médecine générale

  1. Examen clinique : Inspection et palpation comparatives des deux seins, aires axillaires et sus-claviculaires (CNGOF 2015, grade C). Noter âge, grossesse ou allaitement, antécédents, THS.
  2. Imagerie selon l'âge : Toute masse palpable s'image (CNGOF 2015, grade B). Avant 30 ans : échographie. À partir de 30 ans : mammographie et échographie. Grossesse ou allaitement : échographie d'abord.
  3. Compte rendu BI-RADS : 1 ou 2 avec une masse concordante : surveillance clinique. 3 : contrôle au délai fixé par le radiologue. 4 ou 5 : biopsie.
  4. Signes particuliers : Sein inflammatoire, écoulement unipore ou sanglant : échographie et mammographie ; IRM seulement en 2e intention.
  5. Quand adresser : BI-RADS 4 ou 5, masse qui persiste ou grossit malgré une imagerie rassurante, peau d'orange, rétraction du mamelon, ganglion axillaire, mastite qui ne guérit pas.

Les examens selon le cas

ExamenSituationQuandDosePreuve et source
Biopsie percutanée guidée par l'imagerieBI-RADS 4 ou 5 : biopsiepriorité 2 (rapide)Non irradiantGrade B · CNGOF 2015
Échographie mammaire avec les aires axillairesSein inflammatoire : échographie et mammographie rapidespriorité 1 (urgent), délai 4 (dans la semaine)Non irradiantGrade C · CNGOF 2015
Mammographie bilatéraleSein inflammatoire : échographie et mammographie rapidespriorité 1 (urgent), délai 4 (dans la semaine)Classe IGrade C · CNGOF 2015
IRM mammaireSein inflammatoire : échographie et mammographie rapidespriorité 2 (rapide)Non irradiantGrade C · CNGOF 2015
Imagerie de contrôle au délai indiqué par le radiologueBI-RADS 3 : surveillance fixée par le radiologuepriorité 3 (programmé)Non irradiantNon gradé · ACR 2022
Échographie mammaire ciblée sur la masseMasse palpable mais imagerie rassurante : vérifier et confronterpriorité 2 (rapide)Non irradiantAccord d'experts · ACR 2022
IRM mammaireMasse palpable mais imagerie rassurante : vérifier et confronterpriorité 2 (rapide)Non irradiantGrade C · CNGOF 2015
Échographie mammaireÉcoulement unipore, sanglant ou coloré : échographie et mammographiepriorité 2 (rapide)Non irradiantGrade C · CNGOF 2015
Mammographie bilatéraleÉcoulement unipore, sanglant ou coloré : échographie et mammographiepriorité 2 (rapide)Classe IGrade C · CNGOF 2015
IRM mammaireÉcoulement unipore, sanglant ou coloré : échographie et mammographiepriorité 2 (rapide)Non irradiantGrade C · CNGOF 2015
Échographie mammaire bilatérale avec les aires axillairesGrossesse ou allaitement : échographie d'abordpriorité 2 (rapide)Non irradiantGrade B · CNGOF 2015
MammographieGrossesse ou allaitement : échographie d'abordpriorité 2 (rapide)Classe IAccord d'experts · CNGOF 2015
Échographie mammaire bilatérale avec les aires axillairesMoins de 30 ans : échographie seule d'abordpriorité 2 (rapide)Non irradiantGrade B · CNGOF 2015, ACR 2022
Mammographie d'embléeMoins de 30 ans : échographie seule d'abordPas d'imagerieClasse IAccord d'experts · ACR 2022
Mammographie bilatérale (ou tomosynthèse)30 ans et plus : mammographie et échographiepriorité 2 (rapide)Classe IGrade B · CNGOF 2015, ACR 2022
Échographie mammaire bilatérale avec les aires axillaires30 ans et plus : mammographie et échographiepriorité 2 (rapide)Non irradiantGrade B · CNGOF 2015
Échographie mammaire bilatérale avec les aires axillairesSymptôme du sein : examen des deux seins, puis imagerie selon l'âgepriorité 2 (rapide)Non irradiantGrade B · CNGOF 2015
Mammographie bilatéraleSymptôme du sein : examen des deux seins, puis imagerie selon l'âgepriorité 2 (rapide)Classe IGrade B · CNGOF 2015, ACR 2022
IRM mammaireDouleur du sein seule, examen normal : pas d'examen de plusPas d'imagerieNon irradiantGrade C · CNGOF 2015
BiopsieDouleur du sein seule, examen normal : pas d'examen de plusPas d'imagerieGrade C · CNGOF 2015
À ne pas demander
  • Mammographie de dépistage pour explorer une masse (ACR 2022).
  • Mammographie d'emblée avant 30 ans (ACR 2022).
  • IRM, TEP ou biopsie en premier examen (ACR 2022).
  • Douleur isolée avec imagerie normale : ni IRM ni biopsie (CNGOF 2015, grade C).
Adresser
  • Centre du sein : BI-RADS 4 ou 5, peau d'orange, rétraction récente du mamelon, ganglion axillaire suspect.
  • Avis spécialisé : masse qui persiste malgré une imagerie rassurante, écoulement sanglant, mastite qui ne guérit pas.
Quand les sources divergent
  • Tranches d'âge : la RPC CNGOF 2015 associe l'échographie à la mammographie selon l'âge sans seuil précis ; l'ACR 2022 découpe en moins de 30 ans, 30 à 39 ans, 40 ans et plus. L'outil suit l'ACR, plus récent, pour l'âge, et le CNGOF pour « au moins une échographie ». (CNGOF 2015, ACR 2022)

Sources : CNGOF, Les tumeurs bénignes du sein (recommandations pour la pratique clinique) (2015) · ACR, Critères d'adéquation de l'imagerie : masse palpable du sein (2022) · NICE, Suspicion de cancer : repérage et orientation (NG12) (2026). Mise à jour : 13/10/2026.

Dépistage du cancer du sein

La stratégie en médecine générale

  1. Repérer le risque : Antécédent personnel, irradiation du thorax, biopsie avec atypies, antécédents familiaux (arbre généalogique, score d'Eisinger).
  2. Risque moyen : Dépistage organisé par mammographie de 50 à 74 ans ; examen clinique des seins chaque année dès 25 ans.
  3. Haut risque : Suivi propre à chaque situation (HAS 2014) : mammographie annuelle, IRM annuelle pour l'irradiation ou le risque très élevé.
  4. Antécédents familiaux : Score d'Eisinger de 3 ou plus : oncogénétique, qui fixe le niveau de risque et le suivi.
  5. Le résultat : Anomalie au dépistage ou symptôme : imagerie diagnostique (voir « masse du sein »).

Les examens selon le cas

ExamenSituationQuandDosePreuve et source
Mammographie bilatérale annuelleAntécédent de cancer du sein : mammographie chaque annéepriorité 3 (programmé)Classe IAccord d'experts · HAS 2014
Échographie mammaireAntécédent de cancer du sein : mammographie chaque annéepriorité 3 (programmé)Non irradiantAccord d'experts · HAS 2014
IRM mammaire annuelleIrradiation du thorax : IRM et mammographie chaque annéepriorité 3 (programmé)Non irradiantAccord d'experts · HAS 2014
Mammographie annuelle, en complémentIrradiation du thorax : IRM et mammographie chaque annéepriorité 3 (programmé)Classe IAccord d'experts · HAS 2014
Mammographie bilatérale annuelle, pendant 10 ansHyperplasie atypique ou carcinome lobulaire in situ : mammographie chaque annéepriorité 3 (programmé)Classe IAccord d'experts · HAS 2014
Échographie mammaireHyperplasie atypique ou carcinome lobulaire in situ : mammographie chaque annéepriorité 3 (programmé)Non irradiantAccord d'experts · HAS 2014
Consultation d'oncogénétiqueScore d'Eisinger de 3 ou plus : consultation d'oncogénétiquepriorité 3 (programmé)Accord d'experts · HAS 2014
IRM mammaire annuelle (risque très élevé)Score d'Eisinger de 3 ou plus : consultation d'oncogénétiquepriorité 3 (programmé)Non irradiantAccord d'experts · HAS 2014
Mammographie annuelle avant 50 ans (risque élevé)Score d'Eisinger de 3 ou plus : consultation d'oncogénétiquepriorité 3 (programmé)Classe IAccord d'experts · HAS 2014
Suivi par l'oncogénéticien et l'équipe spécialiséeMutation BRCA : suivi par l'équipe d'oncogénétiquepriorité 3 (programmé)Non gradé · HAS 2014
Mammographie du dépistage organisé50 à 74 ans : dépistage organisé par mammographiepriorité 3 (programmé)Classe INon gradé · HAS 2014, HAS 2026
Pas d'imagerie particulière tant que le score reste sous 3Antécédents familiaux : calculer le score d'EisingerPas d'imagerieAccord d'experts · HAS 2014
Pas d'imagerie en plus du programmeSeins denses, THS ou mutation familiale absente : rien de plus que le dépistage organiséPas d'imagerieAccord d'experts · HAS 2014
Mammographie de dépistage hors 50-74 ansSans facteur de risque, hors 50-74 ans : pas d'imagerie de dépistagePas d'imagerieClasse INon gradé · HAS 2014
Échographie mammaire de dépistageSans facteur de risque, hors 50-74 ans : pas d'imagerie de dépistagePas d'imagerieNon irradiantNon gradé · HAS 2014
À ne pas demander
  • Mammographie ou échographie de dépistage hors 50-74 ans sans facteur de risque (HAS 2014).
  • Imagerie en plus du programme pour des seins denses, un THS ou une mutation familiale absente chez la patiente (HAS 2014).
Adresser
  • Oncogénétique : score d'Eisinger de 3 ou plus, mutation familiale connue.
  • Équipe spécialisée : mutation BRCA identifiée, irradiation du thorax.
Quand les sources divergent
  • La HAS évalue depuis 2026 l'âge de début du dépistage organisé et son extension à 75-79 ans ; les bornes restent 50-74 ans tant que la recommandation finale n'est pas publiée. (HAS 2026, HAS 2014)

Sources : HAS, Dépistage du cancer du sein : femmes à haut risque et modalités de dépistage (2014) · HAS, Élargir les bornes d'âge du dépistage organisé du cancer du sein ? (note de cadrage) (2026). Mise à jour : 13/10/2026.

21 — Les situations

Cou, thyroïde, ganglions

Chaque fiche se lit sans l'outil. « Ouvrir dans l'outil » reprend la situation avec les signes et le terrain de votre patient.

Nodule thyroïdien

La stratégie en médecine générale

  1. Clinique : Âge, irradiation du cou dans l'enfance, antécédents familiaux, gêne pour avaler ou respirer, voix modifiée, ganglions du cou.
  2. TSH d'abord : TSH basse : échographie et scintigraphie, endocrinologue. TSH normale ou élevée : échographie seule.
  3. Échographie : Score EU-TIRADS pour chaque nodule significatif et examen des ganglions, avec un schéma.
  4. Le résultat : EU-TIRADS 2 : rassurer. EU-TIRADS 3, 4 ou 5 au-dessus de leur seuil de taille : cytoponction. Score 5 de 10 mm ou moins : surveillance active ou cytoponction, décidées ensemble.
  5. Cytologie : Bethesda II : surveillance. I ou III : nouvelle cytoponction. IV à VI : avis médico-chirurgical.
  6. Quand adresser : Cytoponction, score 5, ganglion suspect, compression, TSH basse, cytologie IV à VI.

Les examens selon le cas

ExamenSituationQuandDosePreuve et source
Échographie de la thyroïde et des aires ganglionnaires du couSignes de compression ou ganglion anormal : échographie rapidepriorité 2 (rapide)Non irradiantNon gradé · HAS 2021
Échographie de la thyroïde et des aires ganglionnairesTSH basse : échographie et scintigraphiepriorité 3 (programmé)Non irradiantNon gradé · HAS 2021
Scintigraphie thyroïdienneTSH basse : échographie et scintigraphiepriorité 3 (programmé)Classe IINon gradé · HAS 2021
Échographie de la thyroïde et des aires ganglionnairesTSH basse pendant la grossesse ou l'allaitement : échographie seulepriorité 3 (programmé)Non irradiantNon gradé · HAS 2021
Scintigraphie thyroïdienneTSH basse pendant la grossesse ou l'allaitement : échographie seulePas d'imagerieClasse IINon gradé · HAS 2021
Cytoponction échoguidée du noduleNodule au-dessus du seuil de son score : cytoponctionpriorité 3 (programmé)Non irradiantGrade B · European Thyroid Association 2017, HAS 2021
Surveillance échographique rapprochée, ou cytoponction échoguidéeNodule très suspect de 10 mm ou moins : surveillance active ou cytoponction, à décider ensemblepriorité 3 (programmé)Non irradiantGrade B · European Thyroid Association 2017, HAS 2021
Nouvelle cytoponction échoguidéeCytologie non contributive ou indéterminée : nouvelle cytoponctionpriorité 3 (programmé)Non irradiantNon gradé · HAS 2021
Avis médico-chirurgical (endocrinologue, chirurgien)Cytologie Bethesda IV, V ou VI : décision médico-chirurgicalepriorité 2 (rapide)Non gradé · HAS 2021
TSHNodule thyroïdien : TSH d'abord, puis échographie avec score EU-TIRADSpriorité 3 (programmé)Non gradé · HAS 2021
Échographie de la thyroïde et des aires ganglionnaires du couNodule thyroïdien : TSH d'abord, puis échographie avec score EU-TIRADSpriorité 3 (programmé)Non irradiantNon gradé · HAS 2021, European Thyroid Association 2017
Échographie de surveillanceCytologie bénigne : surveillance clinique et échographiquepriorité 3 (programmé)Non irradiantNon gradé · HAS 2021
CytoponctionNodule bénin ou sous le seuil : pas de cytoponctionPas d'imagerieNon irradiantGrade B · European Thyroid Association 2017, HAS 2021
Échographie thyroïdienne systématiqueDysthyroïdie typique sans nodule : pas d'échographie systématiquePas d'imagerieNon irradiantNon gradé · HAS 2021
Échographie thyroïdienneNodule fortuit, bénéfice incertain : on peut ne pas faire d'échographiePas d'imagerieNon irradiantNon gradé · HAS 2021
À ne pas demander
  • Échographie systématique pour une hypothyroïdie, une maladie de Basedow ou une thyroïdite subaiguë typiques, sans nodule (HAS 2021).
  • Surveillance échographique d'un goitre homogène sans évolution clinique (HAS 2021).
  • Chirurgie d'un nodule sans cytoponction préalable (HAS 2021).
Adresser
  • Endocrinologue : TSH basse, cytoponction à organiser, EU-TIRADS 5, ganglion suspect.
  • Équipe médico-chirurgicale : Bethesda IV, V ou VI.
  • ORL rapidement : voix modifiée, compression.
Quand les sources divergent
  • L'ETA 2017 fixe des seuils de 20, 15 et 10 mm selon le score ; la HAS 2021 indique la cytoponction au-delà de 10 mm « selon le score » sans reprendre les seuils de 15 et 20 mm. Les deux sont compatibles : l'outil affiche les seuils de l'ETA. (European Thyroid Association 2017, HAS 2021)

Sources : HAS, Pathologies de la thyroïde de l'adulte : pertinence de l'échographie et de la cytoponction (fiche) (2021) · European Thyroid Association, Score EU-TIRADS : risque de cancer des nodules thyroïdiens à l'échographie (2017) · NICE, Suspicion de cancer : repérage et orientation (NG12) (2026). Mise à jour : 13/10/2026.

Adénopathie périphérique

La stratégie en médecine générale

  1. Examen complet : Toutes les aires ganglionnaires, foie, rate ; taille, consistance, durée, signes généraux, porte d'entrée infectieuse, voyages, animaux, IST, médicaments.
  2. Biologie : NFS et CRP ; sérologies selon le contexte. Adénopathies diffuses : NFS sous 48 heures (NICE 2026).
  3. Surveiller ou explorer : Ganglion localisé sans signe d'alerte : surveillance 4 semaines. Siège à risque, ganglion dur, signes généraux, persistance : imagerie puis biopsie.
  4. Quel examen : Enfant jusqu'à 14 ans : échographie. Adulte : scanner selon l'ACR cité par l'AFP, l'échographie servant aux ganglions superficiels et au guidage. 40 ans et plus avec ganglion du cou qui persiste : radiographie du thorax.
  5. Quand adresser : Enfant : avis spécialisé sous 48 heures. Signes généraux, ganglion sus-claviculaire, image suspecte, persistance : ORL ou hématologue pour biopsie. Détresse : urgences.

Les examens selon le cas

ExamenSituationQuandDosePreuve et source
Scanner thoracique (et cervical) avec injectionMasse ganglionnaire avec détresse ou compressionpriorité 1 (urgent), délai 2 (dans les heures)Classe IIINon gradé · AAFP (American Family Physician) 2016
Échographie du ganglion et de son territoireEnfant ou adolescent avec adénopathie inexpliquée : avis spécialisé sous 48 heurespriorité 1 (urgent), délai 3 (sous 24 à 48 h)Non irradiantGrade C · AAFP (American Family Physician) 2016, NICE 2026
NFS avec frottis sanguinEnfant ou adolescent avec adénopathie inexpliquée : avis spécialisé sous 48 heurespriorité 1 (urgent), délai 3 (sous 24 à 48 h)Non gradé · NICE 2026
NFS avec frottis sanguinAdénopathies diffuses ou gros foie, grosse rate : NFS très rapidepriorité 1 (urgent), délai 3 (sous 24 à 48 h)Non gradé · NICE 2026
Scanner cervico-thoracique avec injectionAdénopathie suspecte ou qui persiste : imagerie puis biopsiepriorité 2 (rapide)Classe IIIGrade C · AAFP (American Family Physician) 2016
Échographie des aires ganglionnaires concernéesAdénopathie suspecte ou qui persiste : imagerie puis biopsiepriorité 2 (rapide)Non irradiantGrade C · AAFP (American Family Physician) 2016
Cytoponction ou biopsie guidée du ganglionAdénopathie suspecte ou qui persiste : imagerie puis biopsiepriorité 2 (rapide)Non irradiantGrade C · AAFP (American Family Physician) 2016
Radiographie du thorax40 ans et plus, ganglion du cou qui persiste : radiographie du thoraxpriorité 2 (rapide)Classe INon gradé · NICE 2026
Pas d'imagerie d'embléeAdénopathie localisée, cause bénigne probable : surveillance 4 semainesPas d'imagerieNon gradé · AAFP (American Family Physician) 2016
À ne pas demander
  • Adénopathie localisée sans signe d'alerte, cause bénigne probable : surveillance 4 semaines (AFP 2016).
  • Corticoïdes avant le diagnostic (AFP 2016).
Adresser
  • Urgences : détresse respiratoire, syndrome cave, compression de la moelle.
  • Pédiatre ou hématologue sous 48 heures : enfant avec adénopathie inexpliquée (NICE 2026).
  • ORL ou hématologue : adénopathie suspecte ou qui persiste, pour biopsie.
Quand les sources divergent
  • L'AFP 2016 (États-Unis) reprend un avis ancien de l'ACR qui préfère le scanner après 14 ans ; NICE 2026 traite surtout l'orientation. Aucune recommandation française n'a été lue. (AAFP (American Family Physician) 2016, NICE 2026)

Sources : AAFP (American Family Physician), Adénopathie inexpliquée : démarche diagnostique (revue de pratique) (2016) · NICE, Suspicion de cancer : repérage et orientation (NG12) (2026). Mise à jour : 13/10/2026.

22 — Les situations

Enfant

Chaque fiche se lit sans l'outil. « Ouvrir dans l'outil » reprend la situation avec les signes et le terrain de votre patient.

Boiterie de l'enfant (sans traumatisme)

Pas de consensus
  • Pas de consensus publié pour cette situation : examens et délais sont des repères de l'outil, en attendant les données de la veille documentaire.

La stratégie en médecine générale

  1. Interroger : Âge, fièvre, traumatisme oublié, appui, siège de la douleur (une hanche peut faire mal au genou).
  2. Examiner : Enfant déshabillé : marche, rotation des hanches, genoux, pieds, rachis, abdomen, peau.
  3. Fièvre ou refus d'appui : Urgences pédiatriques le jour même : biologie, échographie, ponction.
  4. Sans fièvre, hanche douloureuse : Radiographies du bassin face et profil, puis échographie si elles sont normales.
  5. Sans fièvre, examen normal : Surveillance 48 h à 7 jours avec consignes de retour.
  6. Ça dure : Plus de 7 jours ou récidive : avis spécialisé, IRM.

Les examens selon le cas

ExamenSituationQuandDosePreuve et source
Échographie de la hancheArthrite septique ou ostéomyélite possiblepriorité 1 (urgent), délai 2 (dans les heures)Non irradiantAccord d'experts · AAFP (Am Fam Physician) 2015, HAS 2008
Radiographies du bassin de face et de profil (Lauenstein)Arthrite septique ou ostéomyélite possiblepriorité 1 (urgent), délai 2 (dans les heures)Classe I à IIGrade B · HAS 2008
Ponction articulaire guidée, avec NFS, CRP, VS et hémoculturesArthrite septique ou ostéomyélite possiblepriorité 1 (urgent), délai 2 (dans les heures)Accord d'experts · AAFP (Am Fam Physician) 2015, Hôpitaux universitaires de Norfolk et Norwich (NHS) 2024
Radiographies du bassin de face et de profil (Lauenstein)Hanche douloureuse sans fièvrepriorité 1 (urgent), délai 3 (sous 24 à 48 h)Classe I à IIGrade B · HAS 2008
Échographie de la hancheHanche douloureuse sans fièvrepriorité 1 (urgent), délai 3 (sous 24 à 48 h)Non irradiantAccord d'experts · AAFP (Am Fam Physician) 2015, HAS 2008
Radiographies des deux membres inférieurs entiersDouleur impossible à localiserpriorité 2 (rapide)Classe I à IIAccord d'experts · AAFP (Am Fam Physician) 2015, HAS 2008
Radiographies du bassin de face et Lauenstein, 6 semaines à 3 mois aprèsAprès une synovite aiguë transitoirepriorité 3 (programmé)Classe I à IIAccord d'experts · HAS 2008
IRM de la région douloureuseBoiterie qui dure ou récidivepriorité 2 (rapide)Non irradiantAccord d'experts · AAFP (Am Fam Physician) 2015
Scintigraphie osseuseBoiterie qui dure ou récidivepriorité 2 (rapide)Classe IIAccord d'experts · AAFP (Am Fam Physician) 2015, HAS 2008
Pas d'imagerie pour l'instantSans fièvre, appui possible, examen normal : surveillancePas d'imagerieNon gradé · Hôpitaux universitaires de Norfolk et Norwich (NHS) 2024, HAS 2008
À ne pas demander
  • Enfant sans fièvre, qui marche, avec un examen normal : surveillance d'abord (protocole NHS 2024).
  • Radiographie du bassin pour une douleur du dos de l'enfant (HAS 2008).
Adresser
  • Urgences pédiatriques : fièvre, refus d'appui, enfant altéré, épiphysiolyse suspectée.
  • Orthopédiste pédiatrique : boiterie qui dure ou récidive, anomalie radiographique.
Quand les sources divergent
  • La HAS 2008 rend les radiographies du bassin systématiques devant une boiterie ; le protocole NHS 2024, plus récent mais local, propose d'abord une surveillance si l'enfant n'a ni fièvre ni refus d'appui et un examen normal. L'outil suit la surveillance, en gardant les radiographies dès que la hanche est douloureuse. (HAS 2008, Hôpitaux universitaires de Norfolk et Norwich (NHS) 2024)
  • Les critères de Kocher ne se vérifient pas partout ; avant 4 ans et avec Kingella kingae, ils sont souvent faussement rassurants (revue 2024). (J Bone Joint Surg Am 1999, Microorganisms 2024)

Sources : HAS, Indications de la radiographie du bassin (2008) · AAFP (Am Fam Physician), Démarche devant un enfant qui boite (2015) · Hôpitaux universitaires de Norfolk et Norwich (NHS), Protocole : enfant qui boite sans traumatisme (2024) · J Bone Joint Surg Am, Critères de Kocher (1999, 2004) et de Caird (2006) : arthrite septique ou synovite de hanche (1999) · Microorganisms, Critères de Kocher-Caird à l'ère de Kingella kingae (revue) (2024). Mise à jour : 13/10/2026.

Céphalée de l'enfant et de l'adolescent

La stratégie en médecine générale

  1. D'abord la clinique : Interrogatoire de l'enfant et des parents, examen neurologique complet, fond d'œil si possible, courbe de croissance, puberté.
  2. Sans drapeau rouge : Le cas le plus fréquent : migraine ou céphalée de tension, pas d'imagerie.
  3. Drapeau rouge : L'IRM est l'examen de référence ; le délai dépend du drapeau : sans délai, 24 à 72 h, dans la semaine, dans le mois.
  4. Scanner d'emblée : Seulement si l'enfant est instable, a un trouble de la conscience ou une céphalée en coup de tonnerre.
  5. Céphalée qui dure : Sans drapeau, l'avis du pédiatre, du neuropédiatre ou de l'ophtalmologiste passe avant l'imagerie.

Les examens selon le cas

ExamenSituationQuandDosePreuve et source
Scanner cérébralCéphalée en coup de tonnerre ou trouble de la consciencepriorité 1 (urgent), délai 1 (immédiat)Classe IIAccord d'experts · HAS 2023
IRM cérébrale, ensuite selon le résultatCéphalée en coup de tonnerre ou trouble de la consciencepriorité 1 (urgent), délai 2 (dans les heures)Non irradiantAccord d'experts · HAS 2023
IRM cérébraleAnomalie neurologique brutale ou fébrile, ou hypertension intracrânienne menaçantepriorité 1 (urgent), délai 1 (immédiat)Non irradiantAccord d'experts · HAS 2023
Scanner cérébralAnomalie neurologique brutale ou fébrile, ou hypertension intracrânienne menaçantepriorité 1 (urgent), délai 1 (immédiat)Classe IIAccord d'experts · HAS 2023
IRM cérébraleSignes d'hypertension intracrânienne : IRM sous 24 à 72 heurespriorité 1 (urgent), délai 3 (sous 24 à 48 h)Non irradiantAccord d'experts · HAS 2023
Scanner cérébralSignes d'hypertension intracrânienne : IRM sous 24 à 72 heurespriorité 1 (urgent), délai 3 (sous 24 à 48 h)Classe IIAccord d'experts · HAS 2023
IRM cérébraleAnomalie neurologique progressive sans fièvre : IRM dans la semainepriorité 1 (urgent), délai 4 (dans la semaine)Non irradiantAccord d'experts · HAS 2023
IRM cérébrale (région hypophysaire si signe endocrinien)Céphalée récente qui s'aggrave ou signe endocrinien : IRM dans le moispriorité 2 (rapide)Non irradiantAccord d'experts · HAS 2023
Pas d'imagerie avant l'avis spécialiséPas de drapeau rouge, mais céphalée qui dure ou symptôme visuel : avis plutôt qu'imageriePas d'imagerieAccord d'experts · HAS 2023
Aucune imagerieMigraine ou céphalée de tension sans drapeau rouge : pas d'imageriePas d'imagerieAccord d'experts · HAS 2023
À ne pas demander
  • Migraine ou céphalée de tension sans drapeau rouge (HAS 2023).
  • Troubles de la concentration ou du comportement après un traumatisme crânien léger, sans drapeau rouge (HAS 2023).
Adresser
  • Appel du 15 : céphalée brutale, trouble de la conscience, anomalie neurologique brutale ou fébrile.
  • Pédiatre ou neuropédiatre : céphalée chronique ou résistante, doute diagnostique.
  • Ophtalmologiste : céphalée chronique avec fatigue ou symptôme visuel.
Quand les sources divergent
  • La fiche HAS 2023 reconnaît un faible niveau de preuve : ses délais reposent surtout sur l'accord d'experts. (HAS 2023)

Sources : HAS, Céphalées de l'enfant et de l'adolescent : pertinence de l'imagerie (fiche) (2023). Mise à jour : 13/10/2026.

Traumatisme crânien léger de l'enfant

La stratégie en médecine générale

  1. D'abord la clinique : Âge (moins de 3 mois, moins de 1 an, moins de 2 ans), mécanisme, perte de connaissance, vomissements, somnolence, comportement, bosse du cuir chevelu, signes de fracture, Glasgow pédiatrique.
  2. Penser à la maltraitance : Au moindre doute de maltraitance : hospitaliser, avec scanner et bilan du squelette.
  3. Signe de gravité : Urgences pédiatriques : scanner dans l'heure.
  4. Un facteur isolé ou un critère PECARN : Urgences pédiatriques pour surveillance ; scanner si l'état change.
  5. Aucun critère : Très bas risque : pas de scanner, retour à domicile avec des consignes écrites.

Les examens selon le cas

ExamenSituationQuandDosePreuve et source
Scanner cérébral sans injection (dose adaptée à l'enfant)Signe de gravité : scanner dans l'heurepriorité 1 (urgent), délai 2 (dans les heures)Classe IINon gradé · NICE 2023, SFMU 2012
Radiographies de tout le squelette, dont le crâneSuspicion de maltraitancepriorité 1 (urgent), délai 3 (sous 24 à 48 h)Classe I à IIAccord d'experts · SFMU 2012
Surveillance à l'hôpital, au moins 4 heures après le chocUn seul facteur NICE : surveillance d'au moins 4 heurespriorité 1 (urgent), délai 2 (dans les heures)Non gradé · NICE 2023
Scanner cérébral sans injection, si l'état changeUn seul facteur NICE : surveillance d'au moins 4 heurespriorité 1 (urgent), délai 2 (dans les heures)Classe IINon gradé · NICE 2023
Surveillance hospitalière en pédiatrieCritère PECARN présent : l'enfant n'est pas à très bas risquepriorité 1 (urgent), délai 2 (dans les heures)Accord d'experts · SFMU 2012
Scanner cérébral sans injection, selon l'équipeCritère PECARN présent : l'enfant n'est pas à très bas risquepriorité 1 (urgent), délai 2 (dans les heures)Classe IIRègle validée · Lancet 2009, SFMU 2012
Aucune imagerieAucun critère : très bas risque, pas de scannerPas d'imagerieRègle validée · Lancet 2009, SFMU 2012
Radiographie du crâneAucun critère : très bas risque, pas de scannerPas d'imagerieClasse IAccord d'experts · SFMU 2012
À ne pas demander
  • Enfant sans aucun critère PECARN (PECARN 2009 ; SFMU 2012).
  • Radiographie du crâne, sauf bilan de maltraitance (SFMU 2012).
  • Scanner ou radiographie systématiques (SFMU 2012).
Adresser
  • Urgences pédiatriques : signe de gravité, facteur de risque, critère PECARN.
  • Hospitalisation : toute suspicion de maltraitance.
Quand les sources divergent
  • Seuils différents selon les règles : perte de connaissance de 5 secondes (PECARN avant 2 ans) ou de 5 minutes (NICE, CHALICE) ; chute de plus de 3 m (NICE, CHALICE), de 0,9 ou 1,5 m (SFMU 2012), de 91 cm ou 5 marches (CATCH). NICE 2023, le plus récent, fixe les indications de scanner ; PECARN sert à reconnaître le très bas risque. (NICE 2023, Lancet 2009, Arch Dis Child 2006, CMAJ 2010, SFMU 2012)
  • La SFMU 2012 recommande PECARN en France tout en demandant une validation française. (SFMU 2012)

Sources : NICE, Traumatisme crânien : évaluation et prise en charge initiale (NG232) (2023) · Lancet, Règle PECARN : enfants à très bas risque de lésion cérébrale après un traumatisme crânien (Kuppermann et coll.) (2009) · SFMU, Traumatisme crânien léger (Glasgow 13 à 15) : triage, évaluation, examens et prise en charge précoce chez le nouveau-né, l'enfant et l'adulte (2012) · CMAJ, Règle CATCH pour le scanner de l'enfant après un traumatisme crânien mineur (Osmond et coll.) (2010) · Arch Dis Child, Règle CHALICE : prédiction des événements graves après traumatisme crânien de l'enfant (Dunning et coll.) (2006). Mise à jour : 13/10/2026.

Suspicion d'appendicite de l'enfant

La stratégie en médecine générale

  1. D'abord la clinique : Âge, durée, fièvre, vomissements, état général ; douleur à la toux, au saut, à la percussion. Avant 5 ans, le tableau est trompeur.
  2. Biologie et score : NFS, CRP, bandelette urinaire ; calculer le PAS. Un score bas aide à écarter, sans suffire seul.
  3. Quel examen : Suspicion modérée ou forte : urgences pédiatriques pour une échographie par un opérateur formé. Pas de scanner en ville.
  4. Échographie non concluante : IRM de préférence au scanner, ou surveillance hospitalière, selon le centre.
  5. Le résultat : Échographie positive : chirurgien pédiatre. Doute persistant : surveillance hospitalière et nouvel examen.

Les examens selon le cas

ExamenSituationQuandDosePreuve et source
Échographie abdominale (sur place)Péritonite possiblepriorité 1 (urgent), délai 1 (immédiat)Non irradiantGrade B · WSES 2020
IRM abdomino-pelvienneÉchographie non concluante : IRM de préférence au scannerpriorité 1 (urgent), délai 2 (dans les heures)Non irradiantGrade B · WSES 2020
Scanner abdomino-pelvien, protocole pédiatriqueÉchographie non concluante : IRM de préférence au scannerpriorité 1 (urgent), délai 2 (dans les heures)Classe I à IIGrade B · WSES 2020
Échographie de la fosse iliaque droiteSuspicion d'appendicite : échographie aux urgences pédiatriquespriorité 1 (urgent), délai 2 (dans les heures)Non irradiantGrade B · WSES 2020
Scanner abdomino-pelvien d'embléeSuspicion d'appendicite : échographie aux urgences pédiatriquesPas d'imagerieClasse I à IIGrade B · WSES 2020
Aucune imagerie d'embléeProbabilité faible : surveillance, pas d'imagerie d'embléePas d'imagerieGrade C · WSES 2020, MDCalc 2025
À ne pas demander
  • Scanner en première ligne chez l'enfant (WSES 2020, 2B).
  • Score bas avec enfant en bon état : surveillance d'abord (WSES 2020 ; seuil d'après MDCalc 2025).
Adresser
  • Urgences pédiatriques : suspicion modérée ou forte, enfant de moins de 5 ans avec douleur abdominale qui persiste, péritonite.
Quand les sources divergent

Sources : WSES, Diagnostic et traitement de l'appendicite aiguë : mise à jour 2020 des recommandations de Jérusalem (2020) · Journal of Pediatric Surgery, Score pédiatrique d'appendicite (PAS) : article original (2002) · MDCalc, Revue du score pédiatrique d'appendicite (2025). Mise à jour : 13/10/2026.

Suspicion d'invagination intestinale aiguë du nourrisson et de l'enfant

Pas de consensus
  • Pas de consensus publié pour cette situation : examens et délais sont des repères de l'outil, en attendant les données de la veille documentaire.

La stratégie en médecine générale

  1. D'abord la clinique : Nourrisson ou jeune enfant : crises de pleurs, vomissements, pâleur, somnolence, selles sanglantes, masse. La triade complète est rare.
  2. Adresser tout de suite : Urgences pédiatriques sans examen en ville ; appel du 15 si l'enfant est mal.
  3. Quel examen : Échographie par une équipe pédiatrique : elle confirme et guide le traitement. La radiographie cherche seulement une perforation.
  4. Le résultat : Invagination confirmée : réduction par lavement si pas de péritonite ni de perforation ; sinon chirurgie.
  5. Échographie négative : Si le tableau reste évocateur : surveillance hospitalière et nouvelle échographie. Après 5 ans, penser à une cause organique.

Les examens selon le cas

ExamenSituationQuandDosePreuve et source
Échographie abdominale (à l'hôpital)Invagination avec signes de gravitépriorité 1 (urgent), délai 1 (immédiat)Non irradiantNon gradé · Clinical and Experimental Pediatrics 2023
Radiographie de l'abdomenInvagination avec signes de gravitépriorité 1 (urgent), délai 1 (immédiat)Classe I à IINon gradé · Clinical and Experimental Pediatrics 2023
Échographie abdominaleEnfant de 5 ans ou plus : chercher aussi une cause organiquepriorité 1 (urgent), délai 1 (immédiat)Non irradiantNon gradé · Clinical and Experimental Pediatrics 2023
Scanner abdominal avec injectionEnfant de 5 ans ou plus : chercher aussi une cause organiquepriorité 1 (urgent), délai 2 (dans les heures)Classe I à IINon gradé · Clinical and Experimental Pediatrics 2023
Échographie abdominaleSuspicion d'invagination : urgences pédiatriques pour une échographiepriorité 1 (urgent), délai 1 (immédiat)Non irradiantNon gradé · Clinical and Experimental Pediatrics 2023
Lavement de réduction (radiologue pédiatre)Suspicion d'invagination : urgences pédiatriques pour une échographiepriorité 1 (urgent), délai 1 (immédiat)Non gradé · Clinical and Experimental Pediatrics 2023
Radiographie de l'abdomenSuspicion d'invagination : urgences pédiatriques pour une échographiepriorité 1 (urgent), délai 2 (dans les heures)Classe I à IINon gradé · Clinical and Experimental Pediatrics 2023
Scanner abdominal de routineSuspicion d'invagination : urgences pédiatriques pour une échographiePas d'imagerieClasse I à IINon gradé · Clinical and Experimental Pediatrics 2023
Nouvelle échographie abdominaleÉchographie négative, tableau toujours évocateurpriorité 1 (urgent), délai 2 (dans les heures)Non irradiantNon gradé · Clinical and Experimental Pediatrics 2023
À ne pas demander
  • Radiographie de l'abdomen pour écarter l'invagination : elle n'en est pas capable (revue 2023).
  • Scanner de routine : réservé aux formes atypiques (revue 2023).
  • Tout examen en ville qui retarderait l'adressage.
Adresser
  • Urgences pédiatriques immédiatement : toute suspicion.
  • Appel du 15 : enfant mou, pâle, choqué, ventre dur.

Sources : Clinical and Experimental Pediatrics, Invagination intestinale de l'enfant : diagnostic et réduction guidée par l'imagerie (revue) (2023). Mise à jour : 13/10/2026.

23 — Sources

Sources, méthode et mise à jour

Comment l'outil est fait

  • Sources publiques : recommandations de la HAS, de NICE et des sociétés savantes, règles cliniques publiées (Ottawa, NEXUS, PECARN, Wells…), fiches de l'ANSM, du CRAT, de l'IRSN et des sociétés de radiologie sur les produits de contraste. Toutes sont citées, avec leur date.
  • Écrit avec nos mots : aucun texte, tableau ni arborescence d'un guide existant n'est recopié. Quand deux sources divergent, la plus récente fait foi et l'autre est citée (74 divergences signalées dans les fiches).
  • Repères de l'outil : la priorité et le délai, quand la source ne les chiffre pas, sont des repères à confronter au jugement clinique, marqués d'une étoile.
  • Ce que l'outil ne remplace pas : l'avis du radiologue, qui reste juge de la réalisation, de l'injection et du protocole, ni l'examen clinique.
  • Mise à jour : 13/10/2026 ; relecture prévue avant le 13/10/2027, et à chaque nouvelle recommandation repérée par la veille du site.

Le guide officiel des radiologues

La Société française de radiologie publie un guide d'aide à la demande d'examens, ADERIM, réservé aux professionnels inscrits. Il n'a pas servi à construire cet outil. Présentation et accès : la fiche ADERIM d'au-cabinet.fr.

Toutes les sources (194)